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Armelle Barguillet Hauteloire

Armelle Barguillet Hauteloire

Formation : journalisme, psychologie, graphologie. A exercé la graphologie pendant plusieurs années.
Mariée, mère de deux enfants.

A publié plusieurs ouvrages de poésie :

Terre promise
Incandescence
Le chant de Malabata -
 couronné par l'Académie française
Cantate pour un monde défunt - Prix Renaissance de poésie
Je t'écris d'Atlantique - Prix des Cahiers Froissart
Profil de la nuit - un itinéraire en poésie



 Des ouvrages pour la jeunesse :

Le poisson qui volait vers le soleil ( conte )
Le petit chasseur de vent  ( conte )
Le passeur d'horizon  ( roman )
La ronde des fabliaux

Des essais :

Proust ou la recherche de la rédemption
Proust et le miroir des eaux


Deux romans

Les signes pourpres
Le jardin d'incertitude


Anime les blogs :  " La plume et l'image"  et  "Interligne"
Membre du conseil d'administration du "Cercle littéraire proustien de Cabourg-Balbec"

Tableau de bord

  • Premier article le 02/01/2008
  • Modérateur depuis le 11/01/2008
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 22 mai 2008 10:07

    Mircéa Eliade a posé le sacré comme un archétype de la conscience humaine. Un archétype au sens psychologique, c’est une image originaire primordiale ( ou archaïque ) que l’on rencontre dans toutes les cultures, par exemple, le dragon, le chevalier, le feu. Jung pensait qu’il existe un fonds commun d’archétypes, " qui appartiennent au trésor commun de l’humanité" et qui constituent l’inconscient collectif.
    Par ailleurs, Maurice Pradines a analysé finement la nature humaine. Il a établi que l’une des fonctions de cette nature, c’est la fonction religieuse. Dans son traité de psychologie générale, étudiant " le génie humain", il y décèle les fonctions suivantes : technique, religion,art, langage, société. La religion, c’est le rapport de l’homme a une Force capable de "mouvoir organiquement le monde depuis la pierre jusqu’à l’homme", sorte de sympathie, " principe universel de l’animation, c’est-à-dire de l’âme élémentaire" (t.II, p.122 , l’étude sera développée dans son ouvrage L’Esprit de la religion ).

    Depuis les temps les plus reculés, l’homme s’est posé la question : d’où venons-nous ou allons-nous ? et de cette prise de conscience sont nées la philosophie et la théologie. Si la tentation de l’homme d’aujourd’hui est de ne s’étudier qu’à travers les sciences humaines, deux choses l’en détournent et prennent valeur de signe : l’estime et le respect de soi. Jean Rostand écrivait : " De quelque façon qu’il s’envisage, qu’il le veuille ou non, qu’il le croie ou non, l’homme ne peut se refuser à être pour lui-même une chose sainte. Il ne peut qu’il ne se voie comme l’objet le plus haut et le plus précieux de la planète, l’aboutissement d’une lente et laborieuse évolution dont il est loin d’avoir pénétré tous les ressorts, l’être unique, irrefaisable et irremplaçable, qui, dans l’immense univers, peut-être, n’a pas sa réplique : miracle".

    Miracle que cette espèce qui a produit Léonard de Vinci et Mozart, Spinoza et Goethe, Marie Curie et Bach, Martin Luther King et Mère Thérésa. Toute énumération est vaine. Accepterons-nous de dissoudre tout cela dans un ensemble de conditions physico-chimiques ou accepterons-nous de garder posée la possibilité inhérente à la nature de l’homme d’une possible transcendance ? Tout est là...

     



  • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 21 mai 2008 14:41

    Oui, on sait que tout ce qui a rapport au religieux a mauvaise presse aujourd’hui ou la laïcité est au goût du jour. Je n’ai rien contre, mais il y a peu de temps de cela, le village se blottissait autour de sa chapelle, de son église, et les fêtes religieuses rythmaient la vie de la population. C’était encore des symboles forts qui avaient forgé une civilisation, qu’on le veuille ou non, judéo-chrétienne. Tous les grands créateurs s’ y sont référés : pensons aux musiciens, aux architectes, aux peintres, auxquels nous devons cet art sacré qui a semé sur nos terres tant de merveilles. Souvenons-nous aussi qu’aucune civilisation, jusqu’au nazisme et au communisme, et désormais au mondialisme, ne s’est construite sans support religieux. L’art égyptien, par exemple, qui ne cesse de nous interpeller, est marqué du poinçon du sacré et du rituel. L’homme ne peut se séparer de ce qui relève du sacré sans perdre une part de sa dimension humaine. Proust, que l’on ne peut soupçonner de bigoterie, le savait et a su magnifiquement utiliser les symboles bibliques. Il l’a fait avec autant d’intelligence que de pertinence et a joué de la métaphore en virtuose. Quant à Rimbaud, je le considère comme l’un de nos plus grands poètes, mais lui aussi a eu recours aux symboles religieux. Avec lui, c’est la lutte de Jacob contre l’ange, mais cela nous entraînerait trop loin...



  • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 21 mai 2008 11:25

    Comme vous avez raison, Sandro, l’émotion ne suffit pas. C’est là où interviennent le savoir-faire, le métier, l’habileté, l’instinct, le patient travail de la main, de l’oreille, de la plume, de l’oeil... tout ce qui fait que l’art est art : savant dosage entre émotion et raison. Cela déçoit certains qui ne voudraient que du sentiment, mais en rassure d’autres pour qui une oeuvre est d’abord une réalisation de la pensée et, par voie de conséquence, de l’esprit. Sans vouloir peiner quiconque.



  • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 20 mai 2008 19:12

    Certes, il n’avait aucune prétention métaphysique, ce vigneron de l’Aude, né à Pieussec en 1894, et qui vint à Paris pour y courir sa chance, romancier aimable, au demeurant excellent garçon, qui, certes, préférait le bistrot au bar, et prit un jour la sage décision de rentrer dans sa province natale y cultiver le soi-disant bon sens et l’amour des choses simples, avec une sorte de supposée candeur. Mais lui aussi abusa du dopage et de la combine et mêla outrance visionnaire, farces flambantes et avidité de scandale d’un vieux collégien. Il eut, je le reconnais bien volontiers, des bouffées de fraîcheur campagnarde et une chaude bonne humeur charnelle. Mais cela suffit-il à l’excuser d’avoir trop souvent dépassé les bornes de la grossièreté ? 



  • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 16 mai 2008 11:37

    Laissons aux femmes le soin d’être elles-mêmes. J’ai parfois été révoltée contre certaines formes caricaturales de revendication de la part de mes consoeurs, qui se sont souvent trompées de combat. Je crois personnellement que la progrès ne viendra pas de la nature mais de l’esprit. C’est intellectuellement, qu’au cours des siècles, la femme a marqué son temps par son implication originale et a su user, à bon escient, de son influence. Il ne s’agit pas, en effet, d’être semblable à l’homme, mais d’être autrement et avec lui dans ce rude et difficile parcours de la vie. Il est vrai que bien des femmes se sont laissées embrigader dans des concepts qui, avec le recul, sont apparus plus contraignants que libérateurs. D’abord faut-il savoir ce que l’on entend faire de sa liberté ? La liberté, pour quelles fins ? C’est à cela qu’elles doivent penser. C’est comme cela que leur combat aura sens. Tant il est vrai que le danger reste la récupération sous ses modes d’implication les plus équivoques. L’égalitarisme à tout crin, et si en vogue aujourd’hui, n’engendre que l’ennui.

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