Puisqu’on vous dit que cela fait longtemps, allons, ce n’est pas si grave ! Au fond, elle a finalement eu de la chance cette petite, pensez donc, qu’un tel génie s’intéresse à elle ! Et puis si ça se trouve, elle a pris du plaisir et c’est peut-être elle qui l’a provoqué... On sait pas hein, on n’était pas là...
Mon Dieu ce que les petites gens sont incapables d’être miséricordieux ! Aucune hauteur d’esprit !
La thèse avancée peut paraître intéressante, néanmoins il m’est d’avis qu’elle est farfelue, et ceci pour plusieurs raisons :
- l’anglais US se situe globalement dans les mêmes fréquences que le français : à ma connaissance, les français ne sont pas meilleurs en anglais américain qu’en anglais britannique - Pour un peu que vous ayez eu l’occasion de rencontrer des allemands, vous avez pu constater que non seulement ils parlent bien le français, mais aussi l’anglais. Toutefois, le graphique présenté montre clairement que les allemands utilisent dans leur langue maternelle quasiment les mêmes fréquences que les français.
Pour avoir fait des études d’anglais jusqu’en maîtrise et avoir tenté de réfléchir à l’origine du mauvais niveau en langue anglaise des français, j’ai une autre explication :
- Naturellement, une langue s’apprend d’abord à l’oral. Songez que vous même, si vous avez été élevés en France, vous avez d’abord parlé la langue pendant environ quatre à cinq années avant que l’on vous apprenne à l’écrire. Actuellement, on apprend en même temps aux élèves de 6ème à écrire et parler une langue étrangère. - Egalement, la plus grosse lacune de l’enseignement de l’anglais en France réside dans le fait que l’on nous apprend un anglais littéraire, c’est à dire un anglais qui ne se parle pas : c’est une grossière erreur. - Troisième point, et pas des moindres, l’étude de la phonétique - un élément capital - est bien trop superficielle, en tout cas « de mon temps » c’était le cas : en 91 je suis arrivé en fac d’anglais sans avoir JAMAIS fait de phonétique ! Pour les curieux, jetez un oeil ici et vous verrez que l’anglais comporte un certain nombre de sons facilement identifiables, pour peu qu’on nous les ait appris : ça va sans dire, mais ça va mieux en le disant !