Tout le monde se fout complètement de ce que je pense, mais à la lecture de cet « article », j’ai deux trois réactions :
- le marché des biens immobiliers en France est BEAUCOUP trop cher, tant à la location qu’à l’achat. C’est un fait indéniable.
- quand on n’a pas les moyens de faire un gosse, on n’en fait pas, tout est remboursé par les impôts que nous payons pour que ça n’arrive pas.
Donc, en un mot comme en cent, le fait que des irresponsables décident d’avoir un gosse parce-ce-que-c’est-mon-droit-voire-mon-devoir-d’être-humain et qu’après je suis dans la merde parce que j’avais pas pensé qu’en réalité j’avais pas les moyens d’en avoir, ça m’en touche une sans faire bouger l’autre.
Pire, le fait que l’argument que la femme soit enceinte soit avancé, ça m’horripile. Exactement dans la droite lignée dont sont traitées toutes les informations par le système que « l’auteur » doit sans aucun doute exécrer : on fait de l’émotion, et on ne parle pas de raison.
Oui, c’est bien le problème de la représentativité qui est en cause... Car à tous égards, ceux qui nous représentent sont censés rechercher l’intérêt général, et uniquement l’intérêt général.
Malheureusement, les intérêts partisans et particuliers sont souvent le moteur des décisions prises par les politiques.
Pardonnez-moi de vous contredire, mais je crois que quelques mises au point s’imposent, en tout cas de mon point de vue.
Le fait de dire que la réforme des rythmes scolaires coûte de l’argent, et par simplification extrême relier cela au jour d’école du mercredi ou du samedi matin, n’est pas tout à fait exact : ce qui coûtera de l’argent aux collectivités locales, financées par nos impôts dois-je le rappeler, est le fait que des activités péri-éducatives doivent obligatoirement être mises en place. Ces activités nécessiteront de rémunérer du personnel, et, entre parenthèse, ne seront pas obligatoires pour les élèves, dans la mesure où il n’est écrit nulle part qu’elles seront gratuites pour les parents d’élèves.
@Sinbuck
Vous écrivez qu’un des problèmes essentiels de l’éducation nationale est le fait que les enseignants ne sont pas consultés.
La réalité est en fait assez différente de ce que vous décrivez. Les organisations syndicales, censées représenter les enseignants, sont systématiquement consultées. Alors oui, leur représentativité est certes contestable - et l’on est en droit de se demander s’il n’en est pas ainsi de notre représentativité en tant que citoyen - mais dans l’état actuel du système, les OS représentent les enseignants.
J’ajouterais même que s’il existe bien un ministère co-géré par les OS, c’est bien l’éducation nationale. Pourquoi ? Tout simplement parce que le personnel enseignant représente un nombre non négligeable d’électeurs que ni la droite ni la gauche n’aiment se mettre à dos tant leur inclination à descendre dans la rue est manifeste.
Enfin, vous vous méprenez sur la manière dont les choses sont pensées et mises en oeuvre : l’administration ne fait qu’appliquer une politique, ou répondre à une commande. En d’autres termes, si consultation des acteurs de terrain il n’y a pas - ce qui est déplorable - c’est uniquement le fait d’une volonté politique, mais certainement pas du fait de l’administration bureaucratique telle que vous la qualifiez.
Si l’on en revient à la réforme des rythmes, accompagnée par d’autres mesures telles que la mise en place de dispositifs dénommés « plus de maîtres que de classes » et « l’accueil des enfants de moins de 3 ans », ce que tous les acteurs de terrains vous diront, y compris les « bureaucrates », c’est que le gouvernement a décrété une réforme, sans avoir pris suffisamment le temps de consulter toutes les parties prenantes, et donc sans avoir anticipé les difficultés de la mise en oeuvre d’une telle réforme.
En somme, si tout le monde s’accorde à dire que le fonds de la réforme est bon, la méthode est plus que discutable, tout comme son calendrier d’application : l’amateurisme à un tel niveau de responsabilités est pour ma part assez effrayant.
Je l’ai déjà dit sur un autre fil, il y a longtemps, la France - et par extension beaucoup de pays - ont au moins deux ennemis :
- la cupidité, dont la filiation se nomme ultralibéralisme, libéralisme, capitalisme et consors. - le fanatisme, dont la filiation se nomme religion, qu’elle soit chrétienne, ou musulmane.
Si en France, nous ne sommes pas capable d’identifier clairement, sans peur de se faire taxer de raciste ou de communiste, ce qui cause la perte de notre pays, alors nous courrons à grand pas vers une guerre civile couplée d’une crise financière d’une gravité sans précédent, sachant que l’une peut déclencher l’autre - ad libitum.
@ Bracam Je ne vois pas en quoi je suis sensé proposer quelque chose de constructif. J’exprime ce que cet engouement suscite en moi, rien de plus. Du reste, si cela vous agace, ce qui semble être le cas vu le ton que vous adoptez, c’est peut-être que vous redoutez que ce que je dis soit vrai. Pour votre sophisme concernant ce que vous appelez ma prétendue condamnation,« stupide », il n’engage que vous. Je note au passage, que l’argumentation avec les gens de votre genre se limite à l’insulte, preuve s’il en est de votre force. Pour moi, un candidat de gauche qui ne jure que par la croissance fait une politique de droite libérale. Du point de vue purement politique, et non électoraliste, c’est tout simplement trahir un idéal de gauche, en abusant de la naïveté du bon peuple, dont soit dit en passant, je fais partie, tout autant que vous.