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BangBangO

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  • BangBangO 9 octobre 2012 15:39

    Bonjour, 


    J’ai cru lire que la culture demandait effort et discernement dans les commentaires donc je me permets de m’inscrire afin d’éventuellement partager certaines choses en réaction à cet article. 

    Je sais pertinemment que cet article se veut plus d’opinion que de documentation, malgré tout, pour travailler dans le secteur du livre, je pense que des précisions s’imposent. Elles vont être, je le crains, assez nombreuses. 
    • c’est un écran que les utilisateurs du net rechignent à utiliser trouvant qu’ils passent suffisamment de temps devant leur ordinateur ;

      Eh bien il existe une différence entre l’écran d’un ordinateur ou d’une tablette et l’écran d’une liseuse. L’écran d’une liseuse est de technologie e-ink, ou encre électronique en français. Il fonctionne sur le même principe que la pieuvre. 

      Or, et cela a été mesuré scientifiquement, les dernières liseuses Kindle Paperwhite et Kobo Glo ont le même taux de contraste que le livre de poche, soit 55 à 60 %.

      Ces écrans étant éclairés et non pas rétroéclairés, ils offrent un confort de lecture supérieur à l’écran d’une tablette. De fait, le confort de lecture d’un écran à encre électronique est légèrement voire pas du tout inférieur au confort d’un livre de poche au niveau oculaire.

      Là où le le livre numérique est encore inférieur, c’est au niveau de la typographie. Et encore, à voir les livres traités par des grosses boîtes de composition en France, la typographie de certains livres vendus plus de 20 euros est une véritable catastrophe qui vaudrait au typographe en charge de l’ouvrage d’être instantanément viré dans une maison d’édition anglo-saxonne.

    • le « livre » numérique n’a pas la même facilité d’utilisation que le VRAI ouvrage papier ;

      On peut pourtant y rechercher des mots, tourner des pages, annoter et surligner, appeler la définition d’un terme voire même le traduire.

    • les passionnés du livre aiment le sentir, le toucher et même l’exposer ;

      Attention quand même, l’odeur de certains livres est cancérigène, et je vais y revenir de suite.

    • c’est une catastrophe écologique puisque sa fabrication engendre 250 kg d’équivalent CO2 contre un kg pour un ouvrage papier ;

      Une autre catastrophe écologique qui se déroule depuis des décennies dans le domaine du livre papier ne semble pourtant pas choquer les adorateurs du livre papier.

      En effet, en France, on fabrique une grande partie des livres pour les détruire six mois plus tard. Des bibliothécaires et libraires que je côtoie pourraient d’ailleurs en pleurer.

      Grosso modo, le système est le suivant : un éditeur connait les volumes de ventes moyens des livres, sait qu’il n’en vendra certainement que tant mais en fait pourtant imprimer X fois plus. Pourquoi ? Parce que ça lui coûte beaucoup moins cher que d’en fabriquer un peu plus que le nombre qu’il a prévu d’en vendre à force de calculs savants et très détaillés. Or, ce surplus ne peut être stocké ensuite puisque le stockage coûte extrêmement cher. On l’envoie donc au pilon six mois plus tard, voire carrément trois si le livre ne se vend pas du tout. Aussi, quel impact écologique (de ne pas fabriquer ni détruire) cela aurait-il de ne pas produire ces surplus d’impressions des livres que l’éditeur sait d’avance condamnés ! Pour information, les gros éditeurs anglo-saxons commencent à passer sur l’impression à la demande afin d’éviter ce désastre écologique. Et Hachette s’est également engagé dans cette voie.

      Revenons-en à ce fameux aspect cancérigène évoqué plus haut. Le papier recyclé est une autre catastrophe écologique. Nous ne pourrions faire autrement puisque si nous devions abattre les arbres, il n’y en aurait déjà plus dans le monde sur la seule consommation du livre ces cinquante dernières années en Amérique du Nord. Mais, le blanchiment des pages crée des résidus extrêmement toxiques et les encres utilisées également. Ce n’est pas parce qu’on emploie le terme « recyclé » que c’est propre, au contraire. D’ailleurs, à ce sujet, nous risquons de voir arriver des nouveaux livres, aux pages de plastique et à l’encre soluble tous deux prévus pour être réutilisés maintes et maintes fois, tant le papier recyclé devient un problème écologique aujourd’hui.

    • la concentration déjà très forte avec une centaine de diffuseurs détenant 80% du marché du livre risque de conduire à la quasi disparition du livre citoyen, de qualité écrit par des « inconnus » ;

      Puisqu’il est très facile aux inconnus de se (faire) publier en papier, bien évidemment. Et c’est assez paradoxal que des auteurs anglo-saxons et désormais français décident de passer par ces revendeurs pour s’autopublier parce qu’ils en ont marre de leur éditeur (qui censure les textes ou ne fait rien pour eux). 

    • de nombreux ouvrages n’existent pas en version électronique et en plus le lecteur potentiel perd le plaisir de toucher, de regarder et de chercher...

      Pour l’anecdote, la personne ayant créé InternetArchives.org a également lancé un vaste programme de préservation des livres. Ils sont systématiquement numérisés et leur exemplaire d’origine est placé dans des containers extrêmement chers puisqu’ils ont dû être adaptés afin de garantir une température ambiante très précise, un environnement sain et j’en passe les plus infimes détails pour que ces livres papier ne s’abîment pas. Au final, il n’y eu aucun choix fait entre papier et numérique pour la préservation de ces livres, on utilise les deux parce que ces gens sont suffisamment documentés pour savoir qu’on oppose pas mais que ce sont des choses complémentaires. 

      Et puis, je ne vais pas vous faire l’injure de rappeler que toute la chaîne du livre est numérisée depuis bien longtemps et qu’au final, un livre papier n’est qu’un fichier PDF imprimé...

      • comment ferais-je sur mon ordinateur pour faire des cornes sur mes pages ?

        en tapotant en haut à droite de l’écran de la liseuse ou sur l’icône marque-page.

      • Comment pourrais-je continuer à déposer sur le banc mon livre lu pour qu’il soit repris par une autre personne...Je tiens au « passe culture »....

        Eh bien, vous partagez bien votre opinion avec cet article alors pourquoi ne pas partager vos découvertes sur les forums de lecteurs voire envoyer un livre numérique par mail à vos amis ?



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