Laconique est ici lapidaire mais il a raison. C’est pourquoi je vais me permettre de développer.
Il y a une grande différence entre un homme qui cherche à devenir Dieu et un homme qui offre sa vie pour permettre au Verbe de s’incarner. Ce n’est pas l’homme qui devient Dieu mais Dieu qui se fait homme dans l’homme qui s’efface devant lui. « Qui s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé »
Le premier est dans « le développement personnel », le second est dans l’extinction de sa personnalité. J’ai peux-être mal lu mais je crois bien que l’auteur parle de « développement personnel » en quête de l’homme divin. Il parle donc bien de l’homme en quête de divinité.
Ensuite je pourrais faire un long commentaire pour dire que le boudhisme, le taoisme, le védantisme, l’Islam et le judaisme vont tous dans le même sens mais cela deviendrait un article et non plus un commentaire.
Maryam Pougetoux portait le hijab avant d’être délégué à l’UNEF. Celui-ci a donc décidé, à tort ou à raison, de la désigner comme une de leur représentante en toute connaissance de cause. Est-elle politisée ? manifestement oui puisqu’elle est à l’UNEF. Porte-elle le voile pour des raisons politiques ? c’est possible.
Mais là où je ne suis pas d’accord avec vous c’est lorsque vous dites qu’elle aurait dû le retirer devant le l’AN ou que l’UNEF aurait dû le lui demander.
De son point de vue, elle représente tous les jours l’UNEF en hijab, elle se serait désavouer en l’enlevant devant l’AN. De la même manière, l’UNEF a accepté d’être représenter par une femme voilé, il n’y a donc pas de raison pour qu’elle ne le représente pas devant l’AN dans la même tenue vestimentaire.
Que cela gêne aux entournures les députés LR et d’autres.... C’est le jeu ma pauvre Lucette !
Les œuvres d’Homère, d’Orphée, d’Ovide ou de Virgile étaient sacrées dans l’antiquité gréco-romaine. La raison en est simple, elles étaient les références les plus éminentes sur leur mythologie. Les personnes qui y voient de la laïcité font un contre-sens majeur !
Contre toute attente, Ulysse refuse l’immortalité. Il résiste au cadeau d’une déesse car il n’oublie pas Ithaque Calypso signifie « qui couvre », qui « enveloppe ». Accepter l’immortalité, c’était accepter d’être à jamais couvert. En vérité, un des sens de cette épisode est de l’ordre d’une épiphanie... De même Léto, « celle qui est cachée », erra sur la terre poursuivie par le Serpent Python sur les ordres d’Era jusqu’à trouver une île qui dérivait. Là elle se fixe et accouche d’Apollon et d’Artémis. l’île se fixa quant à elle au fond de la mer. Depuis on la nomme Délos, « la visible », « la manifeste ». Les similitudes entre la théophanie d’Apollon (Dieu grec mineur s’il en est) et le début de l’Odyssée ne sont que purs coïncidences et n’avaient aucunes portées théologiques pour les grecs...
Que l’espérance d’immortalité ou d’éternelle jeunesse, que proposent les
spiritualités religieuses, ne change rien à cela ; au contraire, elle
consiste à nous faire accepter cette vie hors de soi, elle est une
fuite, un renoncement.
Là, c’est le sens de la tradition du Livre qui n’est pas entendu Le véritable but des trois religions du Livre est l’incarnation du Verbe et non une vie hors de soi-même. « je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob ? Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants. » (MT 22:32)
Que ce qui ont des oreilles pour entendre entendent !
« C’est bien sûr une morale laïque qui s’exprime dans l’Odyssée... »
Voilà qui est une très audacieuse, mais toutefois très moderne, assertion sur une des oeuvres du divinAède comme aimait l’appeler Platon pour le citer.
L’odyssée est le joyau de la poésie sacrée hellène. A ce titre, le sujet est parfaitement religieux et certainement pas moral ou laïque.