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Bertrand Loubard

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Tableau de bord

  • Premier article le 08/10/2015
  • Modérateur depuis le 09/01/2016
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Derniers commentaires



  • Bertrand Loubard 29 novembre 2012 16:21

    Les frontières héritées du colonialisme ont été « figées » par l’OUA elle-même…mais les exemples de l’ex-Sahara espagnol et du sud Soudan, entre autres, sont bien là pour montrer que le remise en cause de la « géopolitique héritée » est peut être relativement rentable en terme de retour sur investissement.

    Tout d’abord les « autochtones » des régions annexées, des territoire divisés, des zones conquises seront-ils des victimes ? Et si oui, seront-elles des victimes « worthy » ou « unworthy ». Et si cela en vaut la peine, reconnaissons que certain(e)s ont déjà estimé qu’il faut parfois pouvoir regarder dans une autre direction et laisser aux peuples « amis » le droit de « choisir » leur destinée. Et bien entendu les media « main stream » de nos démocraties s’empresseront de dénoncer les crimes de Guerres des ennemis de nos « amis » tout en occultant les crimes contre la Paix de nos clients.

    Ce que représentera la pagaille d’une balkanisation du Congo ? Cela devra se compter en « milliards » d’armements, en « milliards » de transports, en « milliards » de trafic, en « milliards » du produit des pillages des ressources minières, en « milliards » d’aides humanitaires et de programmes de reconstruction. Il ne faudra pas oublier le côté positif sur les surpopulations de ces régions que représente une mortalité accrue par guerres, épidémies et dégâts collatéraux Il n’est pas cynique de compter en millions de morts (les « nègres » se comptent-ils aussi en « millions de morts » ?).

    Pour ce qui est des cours des matières premières l’effet d’un chaos au Congo est sans doute plus que satisfaisant, compte tenu que l’offre se maintiendra à un niveau relativement bas du fait que les faibles rendements du « creusage » et du « concassage » manuels entraîneront la non satisfaction de la demande et donc des tensions se manifesteront pour que le flux et les cours de ces matières premières gardent une élasticité réduite, prévisible et « durable ».

    Finalement les investissements nécessaires à l’« émergence » de nouvelles marionnettes au Rwanda, en Ouganda ou au Congo ne se justifient pas encore, compte tenu que les dépenses liées à la mise en place des tyrans actuellement intronisés ne sont pas encore amorties, depuis 1990….Le boulot pourra être laissé à l’alternance du pourvoir, attendue dans la Communauté Internationale, dans environ quatre ans.

    Non, la balkanisation de l’Afrique centrale a encore de beaux jours devant elle. Depuis les « indépendances », n’avons-nous pas cessé de nous mettre en cas de légitime défense vis-à-vis des pays du tiers monde….Ne nous encerclent-ils pas ? Même par Islamistes interposés ? Les attitudes du "droit à la légitime défense« ont fait place à celles de la »légitime défense préventive", à l’intervention humanitaire et ce, jusqu’à l’ingérence libératrice, cause de l’« Otanasie » de 60.000 Libyens sur les 80.000 morts de la Guerre.

    Il y a des signes qui ne trompent pas….Non, ce n’est pas l’admission du Rwanda au Conseil de Sécurité. En effet, en 1976-1977, la Roumanie, sous le régime de Ceausescu qui se proclamait alors « le Génie des Carpates » et "le Danube de la Pensée", avait méritée cette place….alors pourquoi pas le Rwanda de Kagamé en 2012… ? Non, ce qui semblerait plus signifiant sinon plus inquiétant, c’est que des gens comme les Forest, Michel, Blair et Cie "retireraient leurs billes du jeu" ; les dégâts collatéraux risqueraient-ils de leur faire perdre trop de temps…… ?



  • Bertrand Loubard 9 octobre 2012 16:12

     »L’idée que les Rwandais bénéficieront d’une totale impunité jusqu’à la fin des temps est une illusion……"

    Jusqu’à la fin des temps…. ? Et pourquoi pas ?…On sait quant a commencé l’ère post-coloniale, on ne sait pas quant elle finira…..

    Le premier juillet 2012, la petite ville côtière de Nieuport, en Belgique, a réhabilité 17 sorcières et sorciers qui avaient été, entre 1602 et 1652, condamnés à périr sur le bûcher sur la Place de l’Hôtel de Ville. Une plaque commémorative a été apposée, reprenant les noms de ces victimes, mais pas le nom de leurs bourreaux.

    A Katyn, un monument a été inauguré, en 2010 en l’honneur des prisonniers polonais que les soviétiques avaient exécutés non seulement en 1940 mais aussi par après. Et cependant on oublie que les coupables n’ont même pas été cités au procès de Nuremberg.

    L’anniversaire des 10 ans de la CPI aurait presque été passé sous silence, si Desmond Tutu n’avait déclaré que Bush et Blair devraient être traînés devant la plus haute juridiction internationale. Il aurait pu y ajouter Clinton et Kagamé.

    Dénoncer un acte condamnable semble tellement évident. Il n’est pas besoin que l’acte ait été posé pour qu’il soit condamnable. Mais il est impossible de reconnaître un acte condamnable, une fois commis, sans nommer ceux qui en sont coupables. Le silence assourdissant des média sur les poly-génocides en cours depuis 1990 dans la région des Grands Lacs Africains, s’explique par la volonté de ne pas désigner les coupables. Ces coupables sont, in fine, les « sponsors » mêmes du système auquel participent ces médias. Les observateurs qui pourraient reconnaître leurs erreurs de jugement sont rendus muets, tétanisés, paralysés par l’incommensurable dimension de la falsification massive de ces 22 dernières années.

    A l’ONU, il faut se taire en chœur car les tyrans qui devraient être condamnés ne le seront que quand leurs substituts ou leur avatars seront prêts à être mis en place par la Communauté Internationale, amie des peuples congolais et rwandais. Jusqu’à présent il faut continuer à toujours faire plus de la même chose, avec ce qu’on a. La Communauté Internationale ne peut pas encore invoquer la légitime défense préventive pour éliminer ceux qui sont, de fait ses alliés objectifs. Car ces dictateurs, produits du colonialisme par procuration, sont encore débiteurs des aides, civiles et militaires, dont ils ont profités pour perpétrer depuis le début, les carnages qu’ils peuvent perpétuer en toute impunité.

    Parler aux Rwandais ?



  • Bertrand Loubard 27 septembre 2012 10:57

    Cessons d’invoquer l’intégrité territoriale du Congo quand on laisse, sciemment, les Rwandais et Ougandais continuer impunément d’envahir, sournoisement, depuis 22 ans ce 01/10, les territoires de l’ouest des Grands Lacs Africains. C’est honteux de parler de rebelles (comme en octobre 1990) et de mutinerie (comme avec le M23) alors que tout le monde sait que ce sont les Rwandais et les Ougandais qui ont posé et posent, encore toujours, les actes de première injuste agression militaire. A-t-on parlé de rébellion et de mutinerie de l’armée belge en 1939 quand l’armée nazie a envahi la Belgique ? Depuis la fin de la guerre 39-45, les pays occidentaux ont tout fait pour se mettre en cas de légitime défense vis-à-vis des pays du Tiers Monde et cela continue. La légitime défense est maintenant ouvertement déclarée préventive. C’est une doctrine militaire de la Communauté Internationale qui, depuis l’époque de la guerre froide, s’est appliquée suivant divers modes opératoires, en Asie, en Amérique Latine et en Afrique. En tant que doctrine économique, elle a présidé aux guerres d’Irak, d’Afghanistan, de Libye, de Syrie. Dans tous les cas, elle se base sur des infiltrations de proxies, la perpétration d’attentats terroristes, l’imposition de l’insécurité, le déplacement et la précarité des populations civiles et puis elle invoque le soulèvement des ces mêmes populations. C’est exactement ce que font actuellement le Rwanda et l’Ouganda en RDC, ce que la Communauté Internationale laisse faire « en regardant ailleurs »(Susan Rice). Qu’à l’AG de l’ONU nos représentants quittent la salle quand le plus grand criminel Chef d’Etat en fonction qu’est Kagamé, monte à la tribune. C’est Kagamé qui accuse la Communauté Internationale de ne pas être intervenue lors du génocide ! Lui, à qui avaient été proposé des troupes américaines, des troupes belges et le contingent de l’ONU pour participer à l’arrêt des tueries en 1994 et qui a empêché leurs interventions, en les menaçant. Kagamé, lui, est accusé par des rapports de l’ONU, de toutes les ONG et de tous les observateurs impartiaux de crime de guerre et peut-être même de génocide en RDC. Que les coopérations bilatérales et multilatérales, Européennes et BM, gouvernementales et ONG, avec le Rwanda, soient suspendues (pour les petits paysans rwandais ce n’est de toutes les façons que « mort à crédit »). Qu’un embargo effectif soit appliqué aux armes à destination du Rwanda et de l’Ouganda. Que la traçabilité des minerais du sang devienne effective. Qu’un siège au Conseil de Sécurité soit refusé au Rwanda. Que soit appliquée la convention de Schengen pour les criminels tels que les Kabarebe et consorts recherchés par plusieurs justices européennes. Rappelons-nous que Carla Del Ponte a envisagé l’éventualité que l’Histoire du Génocide Rwandais soit revue à propos de l’assassinat d’Habyarimana. Relisons la question que le Général Dallaire se posait il y a déjà 18 ans, question curieusement sans réponse depuis : "…le Génocide n’aurait-il pas été orchestré pour un retour du Rwanda au statut quo d’avant 1959, époque à laquelle les Tutsi dirigeaient tout. Les extrémistes hutu avaient-ils été plus dupes que je ne l’avais moi-même été ? ...je ne peux toujours pas éluder cette troublante question surtout à la lueur des événements qui, depuis, ont eu lieu dans la région. "



  • Bertrand Loubard 25 septembre 2012 17:42

    Pour ce qui est des exécuteurs de basses œuvres de la Communauté Internationale dans la région des Grands Lacs, Musévéni est devenu une étoile pâlissante. En effet, il soutient l’Iran dans ses revendications nucléaires, il propose d’accueillir Laurent Gbagbo, il achète des Migs, il « fonde », à l’envi, par son épouse interposée, des « églises » faisant ombrage au Pasteur Rick Warren, il affabule et se décrédibilise sur Kony et sa LRA, et en plus, il voudrait exploiter, tout « seul », tout le pétrole du Lac Albert, etc., etc. Les assassinats de Fred Rwigéma, Chris Bunyenyezi et Peter Bayingana n’ont fait que mettre en évidence en octobre 1990 les tensions entre lui et Kagamé. Les maladroites tentatives de soutien des Rudasingwa, Nyamwasa, Karegeya, Gahima et autre Rujugiro lui sont ouvertement reprochées par Kagamé. Les « incidents » qui précèdent les rencontres des deux tyrans, qui émaillent leurs « réunions » et succèdent à leurs « discussions » sont révélateurs d’une érosion du capital confiance que la Communauté Internationale avait mis en Musévéni et qu’elle préférerait investir maintenant dans un autre « pantin ». Tout cela a fait, petit à petit, de Musévéni, un « Bad Boy » dont il faut se défaire. Et donc, tout cela fait, petit à petit, de Kagamé un « Good Guy » de remplacement, bon teint, tout trouvé, prêt pour la relève et la suite des opérations dans la Région. Kagamé soutient le M23 ? Et nous, nous avons bien soutenu les Talibans. Kagamé pratique le terrorisme rampant ? Et nous, nous avons bien « provoqué » Al Qaïdat. Kagamé intervient en RDC ? Et nous, nous intervenons bien en Irak, en Afghanistan, en Libye, sans parler des autres pays d’Orient (Tibet, Birmanie, Sri Lanka) et d’Amérique du Sud (Argentine, Nicaragua, Salvador). Sa femme et lui ont « travaillé » avec Viktor Bout et reprennent aujourd’hui du service avec les succursales du trafiquant ? Et nous, n’avons pas eu besoin de Viktor Bout pour nos transports vers l’Afghanistan et l’opération Turquoise ? Kagamé trafique les minerais du sang du Kivu ? Mais ne « lui » achetons-nous pas, indirectement, « son » coltan ? Kagamé devrait être traîné devant la CPI ? Mais n’est-ce pas Desmond Tutu qui souhaitait que George Bush et Tony Blair y soient aussi traînés ?

    L’efficacité de la tactique de Kagamé (« Talk and Fight », « Shoot to Kill », "Too Big to Fail« , »Too Big to Jail") lui confère une aura qu’il devient de plus en plus difficile à remettre en cause sans paraître négationniste et complice des génocidaires

    Cela procède de la même stratégie que celle qu’il a mise en œuvre depuis le début de la Guerre d’Octobre 1990, qu’il a élaborée pour le Génocide Rwandais et exécutée dans le Génocide Congolais. En effet, la monstruosité de la planification de ses crimes est telle qu’elle provoque la cécité des témoins, tétanise la réflexion des experts et donc avalise les dires de Madeleine Allbright et Suzan Rice : "si c’est le prix à payer….nous n’avons qu’à regarder ailleurs, ils savent bien ce qu’ils doivent faire…." Cela devra donc perdurer longtemps vu qu’il n’y a pas de remplaçant crédible pour le moment. Les tyrans machiavéliques du « type Kagamé » ont l’art de se rendre, préventivement, irremplaçables en créant les conditions du chaos qu’entraînerait leur « éloignement ». On ne demandera pas à l’ONU que soit décrété un embargo sur les armes destinées au Rwanda et à l’Ouganda ; on ne demandera pas qu’un embargo soit décrété sur les minerais exportés par le Rwanda. Il faudra encore quelques millions de congolais en moins…."puisqu’ils ont l’habitudes des massacres dans ces pays-là (Mitterand ?)"….



  • Bertrand Loubard 31 juillet 2012 09:43

    La question a été posée : "Est-ce le compte à rebours pour Kagamé«  ? C’est sans »compter" que la question de ce qu’il faudrait « faire » de Kagamé, à la fin du compte à rebours, est sans réponse raisonnable (au sens où "toute question à laquelle il y a une réponse raisonnable, peut être posée de plein droit" suivant Konrad Lorenz). Il « tient » les Bush, Clinton, Blair, Gates, Warren, Kouchner, Bout, Forest, d’Avignon, les recteurs des Universités qui lui décernent aux quatre coins du mondes des Doctorats Honoris Causa, les Ambassadeurs des pays de la Communauté Internationale qui lui ont lécher le bottes depuis 22 ans et qui ont couvert ses crimes crapuleux, le Pentagone où il aurait toujours quelques amoureux, mignons et autres proxies, les « entreprises » et « compagnies » associées aux seigneurs de la guerre et aux marchands de mort ; il les tient tous au sens de la « Causa Nostra »……. Sauf s’il devait être « éloigné » comme il l’a fait d’Habyarimana, Ndadaye, Ntaryamira, Kabila, Katabazi, Gapyisi, Sedashonga, Lizinde et encore de tant d’autres anonymes……Mais, là aussi, quelle serait l’"après de cet éloignement" ? Car ceux qui se bousculent au portillon pour faire le « nécessaire » et le « remplacer » ce sont ses propres complices de naguère qui ont couvert ses crimes contre la Paix, qui ont accepté ses crimes contre l’humanité, qui ont eux-mêmes commis des crime de guerre et qui connaissent tout des dessous du génocide. Ce sont les Gahima, Karegeya, Ryudasingwa, Nyamwasa, Rujugiro et consorts, avec quelques "Hutus de service", tshitshi-boys pour faire couleur locale et autres authenticités, le compte est bon….Ils ont déjà proposé leurs services à la Communauté des Multinationales pour mieux pérenniser leurs intérêts communs et assurer l’Omerta (comme avec Kadhafi en Libye…..). Alors que choisir : la peste avec l’association maffieuse des Kagamé et Musévéni, ou la choléra avec de nouvelles hyènes, charognards, qui se boufferont entre elles ? C’est le propre des dictateurs que de disparaître en laissant un vide, un « appel d’air » pour de meilleurs larrons qui, à leur tour, vireront potentats, leurs temps venus. C’est tout le machiavélisme de Kagamé que de faire faire l’erreur fatale à l’adversaire et de ne lui laisser que le choix diabolique : la « Paix et l’Injustice » ou la « Justice et la Guerre ».

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