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Blé

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  • Blé 7 mars 2008 18:34

    Je ne crois pas que ce soit de la haine que les trentenaires éprouvent, je dirai plutôt que c’est une forme de désespoir.

     



  • Blé 7 mars 2008 15:07

    Juste un témoignage à grands traits.

    En 1968 j’avais 18 ans. J’avais déjà 4 années de travail derrière moi dans le cadre d’un apprentissage dans la coiffure dame. En tant qu’apprentie, à 18 ans je gagnais l’équivalent de 10€ par mois en étant au salon 45 heures semaines. Alors je faisais des petits boulots au noir pour me payer mes collants, c’était nouveau à l’époque, mon entrée à la piscine et de quoi boire un coup avec les ami-e-s.

    J’appartiens à ce milieu populaire où le maquillage pour les jeunes filles était très mal perçu, où lire pour une fille était un signe de fénéantise. Je devais savoir coudre, tricoter, cuisiner, etc....J’ai connu l’époque où un homme pouvait engrosser une demoiselle sans avoir à assumer une responsabilité quelconque, la fille ayant "fauté", c’était à elle d’assumer.Dans le meilleur des cas, la famille prenait en charge le bébé mais très souvent la jeune était foutue à la porte de chez elle. Les plus chanceuses pouvaient avoir recours aux "faiseuses d’ange". La pilule a vraiment libéré les femmes de cette peur constante d’être enceinte.

    Le mai 68 transmis par les médias n’est pas le mai 68 que j’ai vécu à Paris durant plusieurs semaines. Les grèves dans les usines mais aussi de tous les transports, les défilés, les manifestations, etc...

    Il ne faudrait pas généraliser car les classes dominantes de 1968 sont toujours majoritairement dominantes aujourd’hui. Les classes dominées d’hier le sont aussi aujourd’hui mais je reconnais que c’est plus dur pour elles aujourd’hui qu’hier. Ce sont les classes dominantes qui ont imposé une manière de vivre au reste de la société. (maison individuelle, télé, voiture, vacances, voyages,mode, spécialités, etc...)Ce ne sont pas les classes ouvrières et salariés qui imposent le libéralisme et l’économie de marché mais les classes dominantes. Ces dernières font tout ce qui est possible pour casser ce que le C N R avait mis en place après la guerre.

     Les populations sont beaucoup plus dépendantes des nouvelles technologies (médias, ordi, téléphone portable,D V D, etc... ) de produits finis, il faut tout acheter et quand on n’a pas les moyens, la transmission des savoirs traditionnels n’ayant pas été faite, on ne sait plus faire par soi même, on se sent démuni.La dévalorisation des savoirs traditionnels, la dévalorisation, la non reconnaissance du travail des femmes (le travail fantôme d’Ivan Illich), à la maison, dans les fermes, chez les artisans et commerçants, etc... et la marchandisation constante de toutes les activités de la vie ont largement contribué au développement du monde dans lequel nous vivons à ce jour. 

     



  • Blé 3 mars 2008 06:26

    Je suis d’accord avec J.L., c’est l’économie qui nous possède. Plus précisément, les élites politiques offrent à la finance les peuples poings et pieds liés. Le "travailler plus pour gagner plus" de Sarko annonce une diminution globale du pouvoir d’achat des ménages. En France, il y a du travail, même beaucoup de travail mais pas d’emploi. Grâce à cela les oligarchies qui nous gouvernent maintiennent leurs bénéfices (que ces bénéfices se fassent en Europe où en Chine ce n’est pas leur problème), seul réel critère reconnu dans le néo-libéralisme. Tout le reste n’est que paroles, paroles paroles.

    Avez-vous entendu parler des travailleurs allemands à 1 € ? Ces travailleurs qui ont souvent de bons niveaux de qualification reviennent à 1€ à leur employeur, l’état paie la diférence pour le minimum de salaire garanti (à l’allemande, bien évidemment). Je veux bien croire que l’Allemagne soit une démocratie mais quand un pays en arrive à payer avec des fonds publics des salariés pour les employeurs privés, je pense que la démocratie se porte très très mal. Le miracle allemand à une face cachée très peu commentée par nos spécialistes en économie.

    En fluidifiant le travail , les élites dominantes ont surtout la possibilité de mettre les classes subordonnées sur la paille. Il y a une loi non écrite mais bien présente pour tous les mortels : un billet de banque n’a jamais rempli une assiette. Les millions d’étatsuniens qui sont jetés dans la rue depuis quelques mois en savent quelque chose.

    Une politique de développement pour quoi faire ? Augmenter la dégradation de l’environnement, appauvrir un peu plus les peuples pour enrichir les pays (la France s’enrichit tout en appauvrissant les classes moyennes). Il faut reconnaitre que Sarko a une solution pour redonner de l’espérance aux gens, les revoyer dans les Eglises plutôt que rétablir un minimum d’égalité entre le prix du travail et les bénéfices des richesses produites.

     



  • Blé 1er mars 2008 07:04

    Je veux juste apporter un témoignage.

    Dans les années 50, la médecine scolaire vérifiait l’état des dents des élèves et quand il y avait des caries, les enfants étaient soignés. J’ai eu la chance, bien que d’origne d’un milieu plus que modeste d’avoir reçu, ainsi que mes camarades de classes des soins dentaires dès la matenelle, cela se passait en 1955, ce n’est donc pas hier.

    Concernant le respect, je me souviens d’une institutrice qui s’est aperçue qu’une élève trichait au moment où nous devions réciter nos leçons par écrit. L’institutrice a demandé a l’élève pourquoi elle trichait. L’élève a répondu en pleurant que chez elle, il lui était impossible d’apprendre les leçons et faire ses devoirs. Ainée de 10 enfants, l’élève avait 10 ans, quand elle rentrait à la maison, elle devait aider sa mère et s’occuper de sa fratrie. Alors l’institutrice lui a proposée de rester en classe pendant la récréation pour travailler avec elle. Ce jour là, l’élève est repartie chez elle heureuse car si elle trichait ce n’était que pour faire plaisir à sa mère qui avait déjà beaucoup de soucis.

    La façon d’agir de cette institutrice s’est gravée dans ma mémoire d’enfant et maintenant que je suis à la veille de ma retraite je m’en souviens comme si c’était hier. Le respect se transmet par des actes. Les discours sont bien jolis mais pour "éduquer " un enfant les discours ne sont que du vent.

     



  • Blé 26 février 2008 05:31

    Ce n’est pas nouveau que de dire que dans la transmission des savoirs, il y a trois acteurs : l’enseignant, l’enseigné et les contenus des programmes. Si l’enseigné, quelque soit son âge ne veut pas recevoir un enseignement, les plus grandes qualités pédagogiques de l’enseignant resteront vaines. On ne donne pas à boire à un âne qui n’a pas soif. Cette absence de soif d’apprendre chez les enfants est largement conditionnée par l’environnement culturel, social et médiatique.

    - On perd trop facilement la mémoire en cette période où la "République" est mal menée : une des raisons de l’école gratuite, et laïque à sa fondation a été de former des citoyens capables de lire et écrire car ces citoyens devaient voter, participer à la vie de la nation, il fallait retirer les enfants des griffes des curés. Les soldats devaient tous parler le français.

    - Mission accomplie, la loi de la séparation de l’Eglise et de l’état a été voté en 1905. Sur le plan linguistique, il a fallu attendre encore une génération.

    - Cette belle idée de l’école s’est très vite transformée en outil de sélection pour écarter le plus possible les enfants du peuple aux postes clés de décision de la démocratie, cela a été moins vrai après la deuxième guerre mondiale (massification scolaire). Les deux filières sont cependant toujours présentes : filière longue et de qualité pour les enfants des élites, filière courte pour les classes ouvrières et modestes.

    Quelle est le projet de notre société ?Pour le moment je n’en sais rien mis à part une société d’économie de marché qui règle tout.. Donc la mission de l’école ne peut être que très vague, voire sans objectif. Former des consommateurs, des cerveaux disponibles pour recevoir la publicité, ou encore former des têtes pour répondre aux besoins de l’économie de marché ? Pour cette dernière, pas trop d’instructions, un bon conditionnement suffit.

    Je considère que l’échec scolaire d’un enfant c’est d’abord l’échec des adultes et avec ce que nous propose le ministre, les échecs ont encore de beaux jours devant eux. Le commerce scolaire va être fleurissant.

     

     

     

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