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Blé

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  • Blé 15 octobre 2007 07:28

    En lisant cet article, je pensais à BOURDIEU.

    En France, la société vous assigne une place (non dite) dès la naissance et vous devez y rester. Il y a toujours les exceptions qui vous confirmeront la règle mais globalement sur ces 20 dernières années les analyses de Bourdieu se vérifient. Vous êtes libre bien évidemment d’entreprendre et d’étudier mais les marges de manoeuvre sont devenues tellement étroites qu’il est de plus en plus difficile d’avancer et de modifier un parcours de vie.

    Combien de personnes ayant Bac +2 +3 vont participer à des concours d’état de niveaux « c » ?

    Marianne a fait un article il n’y a pas longtemps sur la France du piston. Si vous n’avez pas un réseau de connaissances bien placé, vous avez peu de chance d’accéder à un poste équivalent à votre formation et à votre diplôme.

    La VAE ne remet pas en cause les diplômes. Ce qu’il y a de nouveau, c’est que les élites généralement très aisée pour transmettre leur patrimoine à leur descendance ont de plus en plus de facilité et leur statut a plus de chance de perdurer aujourd’hui qu’hier alors que parallèlement, le statut des gens diplômés perd de plus en plus de stabilité (formation continue tout au long de la vie, plusieurs métiers dans sa vie professionnelle, précarisation massive de tous les emplois salariés où le diplôme était une assurance ce qu’il n’est plus aujourd’hui). Qu’est-ce que la classe moyenne et défavorisée a à transmettre à sa descendance ?

    Personnellement j’ai quitté le système scolaire à 14 ans, j’ai réappris à lire et à écrire à 30 ans, j’ai passé l’équivalent du bac à 34 ans, un diplôme universitaire à 36 ans, un DESS à 52 ans. J’ai une expérience professionnelle certaine.

    J’ai analysé les raisons pour lesquelles j’étais si peu payé et si peu reconnu dans mon travail alors que d’autres ayant moins de qualification et d’expérience sont mieux payés (mais parfaitement malléable). C’est simple, des gens capables de travailler et de poursuivre des études parce qu’ils sont passionnés par leur métier arrivent à être plus diplômés que ceux qui les commandent et cela est impardonnable surtout si en plus ces fadas tiennent à s’émanciper. Je suis à peu près certaine que s’il y avait une enquête de faite à ce sujet, il y aurait pas mal de surprises. Les chefs, les cadres, la hiérarchie demandent beaucoup à leurs subordonnés et généralement ils demandent ce qu’eux même ne peuvent pas donner. Ils ont une place avec un salaire et tienne à la garder, on ne peut pas leur reprocher par contre ce que l’on pourrait leur reprocher c’est qu’ils utilisent leur pouvoir de chef et les compétences de leur subordonnés pour s’y maintenir.

    Les gens se syndicalisent peu ou pas, le harcèlement moral quotidien est la norme, il faut que les gens se suicident pour voir qu’il y a un problème. Dans l’entreprise, le premier souci n’est pas la qualité mais le profit. Je ne vois aucune raison pour le moment que les choses s’améliorent pour les salariés tant qu’il y aura si peu de contres pouvoirs.



  • Blé 14 octobre 2007 17:17

    Il est un fait que la démocratie à l’échelon local serait une bonne chose surtout pour les catégories sociales pauvres et défavorisées. Cette catégorie a pratiquement disparu de l’espace public sauf pour mentionner qu’« elle coûte » aux contribuables par des revenus de substitution (RMI, ASSEDIC, contrat aidé, etc...).

    Je ne sais pas ce que vaut une démocratie dans un pays si à l’échelon européen les décisions sont prises par des lobbies, des bureaucrates et techniciens compétents (soi disant).

    Les classes moyennes et défavorisées sont sur les genoux sur le plan économique parce que la démocratie politique sans la démocratie économique ne change strictement rien pour les salaiés. Quand une entreprise délocalise, elle ne demande pas l’avis de ceux qui ont produit de la richesse, elle se sert des droits de l’homme qui prétend que le droit de propriété est inaliénable. Ce droit propriété prend le pas sur le droit de vivre du plus grand nombre.

    L’aristocratie européenne n’a pas envie que l’europe soit vraiment démocratique. Le rôle de Sarkozy est le même que pour tout chef d’état européen, c’est de maintenir les conditions nécessaires pour casser tout ce que le CNR a mis en place après la guerre.

    Ce n’est pas les gens du peuple qui sont individualistes, ce sont les conditions dans lesquelles nous vivons qui isolent, séparent, qui divisent, qui fragilisent les individus.Dans une entreprise, ce n’est pas le salarié qui choisit de se mettre en concurence avec les autres salariés, c’est l’entreprise qui l’impose. On peut dire que l’état d’esprit des entreprises se manifeste partout et à tous les niveaux.Rentabilité, concurence, rationnalisation, compétitivité sont les qualités hautement valorisées dans l’économie de marché et le néolibéralisme.

    Il ne fait pas bon en ce moment d’appartenir à un syndicat, il faut le cacher sinon c’est la porte. J’en parle en connaissance de cause. Je veux bien croire que nous soyons dans un pays démocratique mais le citoyen perd son statut et oublie les droits de l’homme et du citoyen quand il franchit le seuil de l’entreprise.

    Je pense que pour les puissants, le peuple est là pour servir, produire, mais certainement pas pour avoir le droit de vivre correctement.

    On demande au peuple de fermer le robinet d’eau pendant qu’il se lave les dents et dans le même on arrose des jours durant en plein soleil des champs de maïs dont la France n’a pas besoin.(sauf pour l’exportation).

    La seule issue que je vois pour le peuple à cette situation c’est qu’il reprenne le pouvoir de gré ou de force, au niveau national et européen.



  • Blé 14 octobre 2007 06:41

    Voilà ce que j’écrivais le 9 août 2007

    J’ai été à l’âge de trente ans en situation d’illettrisme, je ne maîtrisais pratiquement plus la lecture et j’avais perdu l’usage de l’écriture même en phonétique. Mon métier aujourd’hui est formatrice auprès des personnes en difficulté face à l’écrit, mon parcours et mon expérience pour ce métier m’aident beaucoup.

    Personnellement, je pense que le problème ne vient pas des enseignants mais du système scolaire. Pour certains enfants, la transition entre la maternelle et le C.P. est trop rapide, ils ne savent pas pourquoi ils doivent apprendre à lire et à écrire. Un apprentissage qui n’a pas de sens pour un enfant ne peut qu’évoluer vers l’échec.

    Je suis persuadée que cet échec, c’ est d’abord l’échec de transmission des savoirs par les adultes.

    Il faut comprendre que c’est un ensemble de causes:l’origine socio professionnel de l’enfant, un enfant trop immature ne peut pas s’adapter dans un grand groupe, il est perdu, un enseignant pour 25 enfants est insuffisant pour des enfants qui on un lexique réduit (le code familial ne fonctionne pas à l’école), etc.., etc...

    L’insertion devrait logiquement commencer dès la maternelle. Les politiques ont suffisamment de conseillers de toutes disciplines pour le savoir mais ce n’est pas au programme du gouvernement actuel.Le Grenelle de l’insertion occupe et distrait des esprits sans autre objectif.



  • Blé 13 octobre 2007 06:14

    « Les échecs sont patents notamment en matière d’illettrisme et d’exclusion scolaire. »

    Cette année les crédits alloués à la lutte contre l’illettrisme ont diminué de 50% en Lorraine. Ce qui signifie que les centres de resources de lutte contre l’illettrisme vont fermer (Moselle, Meuse,pour les autres départements je ne sais pas)ainsi que des centres de formations.

    Je ne pense pas que la volonté de l’état soit d’enrayer l’illetrisme car avec l’expérience accumulée de ces 10 dernières années, il est reconnu qu’une personne qui devient autonome au niveau de l’écrit est plus productive qu’une personne dépendant d’un tiers pour lire et utiliser correctement les écrits de la vie quotidienne. En sachant cela pourquoi l’état diminuerait-il les crédits ?

    Les personnes qui ne savent pas lire ne se déplacent pas, elles ne veulent pas quitter leur quartier ou leur village pour aller vers l’inconnu car elles ne peuvent pas se repérer sur un plan, sur un tableau d’horaires, une direction, etc...Prendre les transports en commun ou passer son permis semble une épreuve insurmontable pour beaucoup de jeunes et de moins jeunes et limite la recherche d’emploi ou de formation.

    Par ailleurs, l’expérience montre qu’il y a plus d’échecs scolaires dans les milieux où l’entourage adulte de l’enfant est en situation d’illettrisme ou maîtrisant peu ou pas du tout la langue française.La raison socio-économique arrive bien après la raison linguistique.

    Donc la prévention de l’illettrisme chez les futurs adultes devrait passer par une réappropriation de l’écrit par les parents parallèlement à un soutien scolaire pour les enfants.Nous en sommes loin.

    Les entreprises privées qui s’occupent du périscolaire et de l’aide aux devoirs se multiplient et sont encouragées par l’état, je ne pense pas dans ces conditions que l’état fasse quoi que ce soit pour favoriser le soutien scolaire gratuit. En diminuant ou en coupant les crédits aux associations qui font ce travail depuis des années l’état montre clairement que l’illettrisme est un problème dont la responsabilité est porté sur l’individu et c’est donc à lui de se débrouiller dans les offres que propose l’ économie de marché des services.



  • Blé 10 octobre 2007 21:11

    Si mes souvenirs sont bons, l’école n’a pas été crée pour donner le goût d’apprendre aux enfants mais pour en faire des citoyens, ce qui n’est pas tout à fait la même chose.

    L’individu arrive au monde avec le goût d’apprendre car il ne peut pas faire autrement, il apprend parce qu’il est équipé d’organes pour cet objectif. Quand tout fonctionne bien, il n’a pas d’effort à faire pour voir, entendre, sentir, etc...

    Dans un monde de marchandisation, il est nécessaire que ce goût d’apprende stimulé par un entourage familial ne connaissant pas les enjeux pour l’avenir de l’enfant soit détourné à d’autre fin par le système scolaire. Je parle du sytème pas des enseignants.

    Les gens qui s’occupent d’enfants et qui les aiment savent parfaitement que l’échec scolaire d’un enfant c’est avant tout l’échec de la transmissions des savoirs par l’adultes.

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