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Brieuc Le Fèvre

Brieuc Le Fèvre

Docteur en Géochimie, actuellement en phase de reconversion vers une vie plus durable, et j’espère aussi plus "utile" à mes concitoyens ; j’espère réussir à mettre mes compétences et ma culture générale au service des citoyens du monde, à travers diverses actions de solidarité. Eclectique, je m’intéresse à presque tout ce qui a trait à la connaissance humaine, en fuyant tout ce qui est "pipeul", car je pense que le contenu et les modes du "pipeul" nous sont imposés par des groupes industriels et financiers dont le seul objectif est de nous décérébrer pour mieux nous enfermer dans des comportements pavloviens, qui sont prévisibles, donc exploitables et rentabilisables. Je préfère donc cultiver atypisme et esprit libre, dans le respect de l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 28/02/2008
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Derniers commentaires



  • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 10 février 2009 21:39

    Bonjour,

    Pour aller dans le sens de Mouche-Zélée, j’ajouterais que Not’ Président est bien gonflé de venir dire qu’il investira les intérêts des prêts consentis aux banques dans le social. 1 milliard et des poussières, peut-être moins, qu’est-ce que c’est, quand les seuls intérêts dus sur la "dette" déjà existante nous bouffent plus de 40 milliards à l’année ? Inutile d’espérer voir ce pauvre petit milliard finir ailleurs que dans le "service de la dette".

    Le système bancaire gagne encore et toujours. A qui l’Etat emprunte-t-il ces 25 milliards ? Aux plus riches, avec en tête bancassureurs et fonds d’investissements spéculatifs. A qui destine-t-il ces milliards d’aide ? Aux bancassureurs. A qui payera-t-il les intérêts sur l’emprunt ? Aux bancassureurs et fonds d’investissement spéculatifs.

    Au total, les déjà plus riches nous ont "prêté" 25 milliards, afin que nous leur les prêtions pour les sauver de leur inanité ! Cela ne leur coûtera que le différentiel d’intérêt entre le taux de prêt à l’Etat et le taux d’emprunt à l’Etat, soit environ 1%. Et pendant ce temps, ils conservent le droit de prélever sur notre sueur 40 et plus milliards d’intérêts annuels, plus le privilège de continuer à nous endetter pour les siècles futurs. C’est ce qui s’appelle un bon plan !

    Il y a quelque chose de très pourri au royaume de l’argent, et notre seule planche de salut serait de retirer le privilège exhorbitant de création monétaire accordé aux financiers privés, pour le rendre aux sociétés civiles. Mais cela, comme souligné par Tzecoatl, impliquerait une gouvernance nouvelle, pour ne pas laisser à nouveau les mêmes décider du pourquoi et du comment investir. La planche à billets aux mains d’un gouvernement sans scrupule est aussi dangereuse qu’aux mains d’un système financier privé. Le réarmement de l’Allemagne hitlérienne et la crise actuelle sont deux illustrations caricaturales de ces faits.

    Alors, supprimer l’argent, demande boris ? Pourquoi pas ! Ce qui est nécessaire à une société de spécialisation comme la nôtre, c’est un moyen de distribuer le travail et le produit du travail. La monnaie est, sous certaines conditions, un tel moyen. Ce n’est pas le seul, et elle n’est en rien indispensable. Elle est juste pratique.

    Par ailleurs, posez-vous cette question : qu’est-il advenu du gain de productivité permis par les avancées techniques des cinq derniers siècles (gain estimé de 800 environ depuis la fin du Moyen-Age, gain de 6 depuis seulement 1950 en France) ? Pourquoi devrions-nous travailler encore et toujours plus pour obtenir le droit de vivre, quand les machines produisent pour nous plus que ce qui nous est nécessaire ? La population mondiale n’a pas augmenté 800 fois depuis le début du 16ème siècle, donc, la richesse disponible par individu devrait s’être considérablement accrue. Or, que constatons-nous ? Quelques privilégiés (dont nous faisons partie en tant qu’occidentaux, même de classe modeste) qui triment pour gagner de quoi consommer du superflu, et une immense majorité qui ne dispose de rien ou presque, et qui cherche à trimer pour nous offrir notre superflu en échange d’un peu de nourriture.

    Aujourd’hui, nous ne devrions pas être en train de nous demander comment rétablir et maintenir un système qui tente de produire et faire consommer du superflu à une minorité riche, mais bel et bien en train de chercher de toute la force de nos compétences comment enfin donner le nécessaire à tous.

    Nous produisons chaque année 800 fois plus de biens qu’en 1500. Nous sommes seulement environ 10 fois plus nombreux qu’en 1500. Où est la difficulté du développement ?

    La question se pose dans les même termes pour les retraitéss, les chômeurs, les malades, leurs médecins et soignants, les professeurs-enseignants-chercheurs, les magistrats, etc. Où se situe la difficulté de donner à tous ces gens le minimum dont ils ont besoin, puisque ce dont ils ont besoin est là, produit presque sans effort par les machines (nourriture, vêtement, logement,...) ? La difficulté est dans nos têtes : argent rare et précieux (faux depuis 1971), salariat obligatoire pour accéder au droit à disposer de ces biens (stupide, puisque le salariat disparaît grâce aux gains de productivité).

    Un autre monde est à inventer de toute urgence, dans lequel la monnaie ne serait qu’une représentation symbolique et temporaire de la production réelle, symbole accordé à chacun non en fonction de son seul travail, mais aussi, et en premier lieu, en fonction de ses besoins.

    Brieuc



  • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 26 décembre 2008 14:17

    @ Virgule,

    Je vous laisse l’entière responsabilité de vos propos, mais je vous rappelle que l’espèce humaine est un peu en dehors des lois de l’évolution des espèces, depuis plusieurs millénaires, et entre autres depuis qu’elle s’évertue à sauver, sans distinction, tous ceux de l’espèce (ce que vous fîtes dans votre vie professionnelle, et c’est tout à votre honneur). Vous parlez des "plus forts, plus intelligents", qui se sauvent d’eux mêmes, par leurs qualités intrinsèques. Je vous rétorquerai par un seul contre-exemple, qui suffit à démolir votre système de pensée : Stephen Hawking. Cet homme est, selon Darwin, destiné à mourir sans échappatoire, puisqu’il est atteint d’une maladie génétique dégénérative, qu’il ne peut ni se déplacer, ni se nourrir, ni même communiquer sans assistance. Et pourtant, il possède un des cerveaux les plus brillants de notre temps, et ses découvertes sur la structure intime de l’espace et du temps pourraient, à terme, nous apporter des solutions aujourd’hui inimaginables sur le transport, l’énergie, etc. Il est titulaire de la prestigieuse chaire de mathématique de l’université de Cambridge, qui fût, en son temps, celle de Newton.

    Ce que vous oubliez, cher Virgule, c’est que l’humanisme n’est pas seulement une belle conscience, qu’il n’est pas réservé aux idéalistes ni aux doux rêveurs. Il est l’espérance que l’homme moderne ne trouve plus dans les religions, mais qu’il place dans sa propre action. Il est le fer de lance de l’émancipation de l’humanité. Par contre, ce sont des gens comme vous qui affirmaient, il y a un siècle et demi, que l’esclavage avait toujours existé, et que toujours il existerait, que le monde était ainsi, et que penser un monde sans esclave était pure utopie, douce rêverie d’humaniste à la belle conscience.

    Par ailleurs, vous avez totalement tort de croire que donner du confort de vie et de la sécurité à l’ensemble de l’humanité apporterait une explosion démographique irrepressible. Si c’était le cas, les pays occidentaux devraient avoir un énorme problème de surpopulation, surtout dans les tranches d’âge les plus jeunes. Or, ce qui est observé, c’est un vieillissement de la population et une stagnation de la natalité. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’élévation du niveau de vie s’accompagne immanquablement d’une baisse de la natalité, pour diverses raisons a posteriori que je n’exposerai pas ici. Ce fait n’a jamais été pris en défaut, même si il reste une observation qui, peut-être, n’attend que son démenti. Toutefois, en l’état actuel des choses, il me semble que le vrai suicide, c’est de laisser des populations pauvres se reproduire comme des castors, plutôt que de leur apporter un développement qui ferait, mécaniquement, baisser leur natalité, d’après tous les exemples de développement que nous avons pu observer jusqu’ici.

    Autrement dit, l’humanisme est peut-être notre seule planche de salut, et nous avons intérêt à nous y accrocher rapidement, parce que la planète est au bord d’une surpopulation destructrice. Encore quelques décennies de laisser-faire, et la population pauvre atteindra des sommets ingérables. La seule solution à ce point sera effectivement de suivre vos préceptes : tout le monde à la baille, et que les meilleurs nagent.

    J’espère ne pas avoir à vivre cela, alors je continuerai à penser humaniste, et à propager la pensée humaniste, ne vous en déplaise.

    Brieuc



  • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 26 décembre 2008 10:27

    Virgule, vous choisiriez qui doit vivre et qui doit mourir, sur la base de critères moraux qui sont les vôtres, (et donc discutables, puisque purement liés à votre culture, vos croyances, etc) ? Vous décideriez arbitrairement qui sera "utile" à la société issue du naufrage, et abandonneriez à leur triste sort tous les "moins utiles" et les inutiles" ?

    Puis vous accusez ceux qui voudraient sauver tout le monde de se prendre pour des dieux ?

    Quand on s’engage dans ce type de discussion, il faut être totalement cohérent (ou du moins essayer de l’être), et commencer par ne pas accuser les autres de faire, dire ou penser exactement comme l’on fait, dit ou pense soi même smiley

    Bonnes fêtes,

    Brieuc



  • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 26 décembre 2008 10:18

    Il y a assez de canots de sauvetage pour toute l’humanité. A condition que personne n’emporte le moindre bagage.

    Autrement dit, la question cruciale de l’économie mondiale n’est pas le nombre de personnes, mais la répartition des biens indispensables. Si l’économie était tournée vers la réalisation des besoins de base de chaque humain, plutôt que vers la captation des ressources financières des plus riches (=classes moyennes occidentales), le monde commencerait (peut-être) à évoluer dans la bonne direction.

    Or, une économie du développement doit absolument allouer des ressources en quantité aux activités non rentables que sont la distribution gratuite d’eau potable et de nourriture aux plus démunis, l’éducation, la santé, etc. Chose impossible quand ce sont des institutions privées qui décident de la création monétaire. Chose impossible quand c’est le plus total "laisser faire" qui gouverne le monde.

    Dans l’absolu, pour reprendre l’analogie de Virgule, l’humanité a choisi de couler d’abord tous les canots, puis de sauter à l’eau. C’est l’application à la lettre du principe "Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens".

    Tout ceci me permet de conclure que finalement, l’article discuté ici est en plein dans le mille : le développement ne peut et ne doit pas être une question purement économique. C’est d’abord et avant tout une question essentiellement politique. Or, sans moyen d’action sur l’économie, c’est à dire sans son principal outil, le politique ne peut rien pour le développement. Et il se trouve que le premier instrument de l’outil économique aux mains du politique, c’est la monnaie. Sans monnaie publique, sans une refonte du système monétaire et financier, jamais aucune politique de développement digne de ce nom ne verra le jour.

    Le développement humain ne sera pas le fait d’une "main invisible" qui irait, de manière totalement immanente, distribuer au bon endroit les bonnes richesses. Adam Smith s’est planté en beauté. Non, le développement sera le fruit d’un action humaine concertée, décidée. Le fruit d’une politique de développement.

    Pour faire taire de suite les commentaires sur l’aspect "collectivisme" qui pourrait être perçu de mes propos, je le dis tout net : une politique de développement n’est pas incompatible avec la libre entreprise. Au contraire : une véritable politique de développement crée avant tout les conditions d’existence d’une libre entreprise dédiée au développement. Le libéralisme actuel ne laisse d’autres choix d’activité que la vente à ceux qui peuvent encore acheter de babioles dont ils n’ont pas besoin (deuxième portable, troisième télé, changer la cuisine, refaire sa garde-robe, etc). Rien pour ceux qui ont faim ou soif, mais pas de monnaie. Rien pour ceux qui ont froid mais pas de monnaie. Rien pour ceux qui sont malades mais n’ont pas de monnaie.

    Monnaie, monnaie, monnaie. Tout est devenu une question de monnaie. La monnaie est une barière mentale, un mur psychologique contre lequel l’humanité est en train de se fracasser le crâne. Posez-vous cette simple question : qu’est-ce qui empêche un pays comme la France, ou une région continentale comme l’Europe, ou même votre commune de résidence, d’entreprendre la réalisation d’un besoin pour lequel elle dispose des ressources nécessaires en matériaux, maîtrise de compétence et main d’oeuvre ? L’argent. L’humanité a décidé que la possession de monnaie était LE préalable à toute activité productrice, puis elle a décidé de ne pas créer suffisament d’argent pour permettre TOUTES les activités productrices possibles, ni même simplement pour celles qui seraient souhaitable. C’est tout bonnement stupide.

    Et cela va nous tuer tous, si rien n’est fait pour changer de mentalité. Qu’importe à la rigueur la forme finale de l’économie adoptée (créditiste, écosociétaliste, distributiste, etc). Ce qui compte, c’est de parvenir à allouer aux activités du développement la masse de ressources nécessaires, sans plus en attendre aucune rentabilité financière.

    Bonnes fêtes à tout le monde,

    Brieuc



  • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 1er décembre 2008 21:58

    La loi du Talion est une survivance du passé, qui n’appelle aucune chance de rédemption pour le criminel, aucune chance de pardon pour la victime.

    Le fait est que tous ceux qui réagissent par sympathie avec la victime sont dans le domaine de la passion. Or, la justice est dans le domaine de la raison. Si un individu vient violer et tuer mes filles, je n’aurai de cesse que de le trucider à la petite cuillère. Ce qui est un crime odieux, qui n’efface rien du précédent (vengeance n’est ni punition, ni pardon, ni rédemption). Seule une justice aveugle (sans mauvais jeu de mot sur le cas dramatique décrit dans l’article) est à même de juger objectivement les faits, et de les comdamner en juste proportion. La déclaraion des Droits de l’Homme et du Citoyen stipule d’ailleurs que "La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires.../..." (Article 8)

    Bien sûr, les juges, les avocats, sont des humains, aussi faillibles dans leurs jugements que tous les autres. Mais cela n’enlève rien à cette vérité : une peine corporelle est une atteinte profonde à la dignité humaine, et celui qui se rend coupable d’un acte inhumain, par les faits ou par procuration légale, se retranche lui-même des rangs de l’humanité.

    Crier vengeance et en appeler à la loi du Talion, c’est aller un peu vite en besogne, puisque le plus souvent, ce n’est pas celui qui hurle à la guillotine qui basculera le condamné sur la planche. Ce n’est pas lui qui ira tirer un humain du sommeil à 4 heures du matin, qui lui fendra la chemise, lui rasera la nuque, le conduira à travers les couloirs tapissés de couverture pour étouffer le bruit des pas, le mènera, enchainé, sur l’échafaud, lui passera la tête dans le trou, et ramassera les morceaux dans la sciure.

    Que ceux qui pensent que la loi du Talion est une forme de justice y réfléchissent à deux fois, car qu’ils se retrouvent un jour, par accident de la vie, victime ou bourreau, il leur faudra alors en passer par là : subir le même sort que leur victime, ou l’infliger à leur agresseur.

    Si des pays comme l’Iran se dotaient d’une véritable politique de protection de la femme, avec comdamnation systématique des agresseurs à des peines "humanistes", les mentalités finiraient par changer. Il existe bien des façons de restreindre un type donné de criminalité, sans en passer par oeil pour oeil, dent pour dent. La privation systématique des droits civique, la déchéance de paternité, l’interdiction de contracter un futur mariage, la honte publique, et même la prison, sont des façons efficaces de travailler la société en profondeur. Bien plus que l’excitation populiste autour d’un spectacle macabre.

    D’ailleurs, si nous appliquions la loi du Talion dans notre République, il faudrait que chacun de nous aille finir sa vie en Afrique, comme esclave des descendants des populations déportées par l’esclavage ; il faudrait que tous les hommes acceptent de se soumettre aux femmes, de recevoir 1/4 de salaire de moins qu’elles à travail et compétences égales et de se taper la majeure partie du travail domestique ; il faudrait aussi que tous ceux qui militent contre l’avortement subissent un avortement raté, avec ses conséquences (stérilité, blessure morale grave, parfois la mort), etc.

    Bref, la loi du Talion est intenable, puisque dès lors qu’il y a crime ou délit qualifié, c’est le déchaînement de la barbarie, c’est la satisfaction morbide des plus bas instincts animaux de l’Homme.

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