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Brieuc Le Fèvre

Brieuc Le Fèvre

Docteur en Géochimie, actuellement en phase de reconversion vers une vie plus durable, et j’espère aussi plus "utile" à mes concitoyens ; j’espère réussir à mettre mes compétences et ma culture générale au service des citoyens du monde, à travers diverses actions de solidarité. Eclectique, je m’intéresse à presque tout ce qui a trait à la connaissance humaine, en fuyant tout ce qui est "pipeul", car je pense que le contenu et les modes du "pipeul" nous sont imposés par des groupes industriels et financiers dont le seul objectif est de nous décérébrer pour mieux nous enfermer dans des comportements pavloviens, qui sont prévisibles, donc exploitables et rentabilisables. Je préfère donc cultiver atypisme et esprit libre, dans le respect de l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 28/02/2008
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Derniers commentaires



  • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 25 novembre 2008 21:56

    Le capitalisme, actuellement, scie la branche sur laquelle il est assis (voir mon commentaire au-dessus du vôtre). Un des moteurs principaux de la tronçoneuse est la course au rendement, dont l’origine est elle-même à rechercher dans le mécanisme de la création monétaire par le système des réserves fractionnaires (voir à ce sujet les travaux de Paul Grignon, sur "l’argent dette", références faciles à trouver avec un moteur de recherche internet).

    Le résultat global est une gigantesque pompe à ramener les biens réels dans les mains des créateurs de la monnaie virtuelle. Alors bien sûr, comme la masse monétaire augmente énormément (autour de 10% par an sur la zone euro depuis 2002), il y en a toujours plus à se partager, et cela finit même par "ruisseler" sur le tiers-état ("ruisseler" étant un bien grand mot, puisque le crachouillis qui devrait atteindre les pauvres des pauvres s’évapore au soleil des pays du sud avant même d’avoir été sorti des poches des nantis).

    Ces étages emboîtés du fonctionnement du capitalisme créent une dynamique qui conduit les humains à s’étriper les uns les autres (parfois au sens propre, hélas !) pour "rester dans la course", c’est à dire pour trouver assez de monnaie au sein d’une croissance réelle de 3% pour rémunerer des créateurs de monnaie et des prêteurs de monnaie à hauteur de 15 ou 20%. Tout le reste de la théorie libérale (les avantages compétitifs, la concurrence pure et parfaite, les idéologies libre-échangistes ou protectionnistes) c’est de la poudre aux yeux pour se donner bonne conscience, ou pour expliquer après coup pourquoi le système semble tourner comme ceci ou comme cela.

    Outre qu’il est donc invivable pour le commun des mortels, et qu’il ne peut absolument pas améliorer leur sort, le système capitaliste globalisé épuise les ressources naturelles à une vitesse vertigineuse, pour produire uniquement des biens et des services susceptibles de rapporter plus de monnaie que ce qu’ils ont demandé d’investissement, sans aucune considération quant aux conditions environnementale ni humaines de la production.

    Ce système n’a donc rien de merveilleux. Je le remplace par un autre qui conserve :

    * le libre échange et l’entreprise individuelle
    *la monnaie comme moyen d’échange
    *la création monétaire

    par contre je supprime :
    *le capital d’investissement (et donc l’investisseur qui va avec)
    *la monnaie réserve de valeur

    et je retire aux banques le privilège de création monétaire.

    Je crée la monnaie au moment de la production, pour rémunérer le travail.
    Je détruis la monnaie au moment de la consommation finale d’un bien ou service, pour éliminer le souci inflationniste, et parce que, très logiquement, une masse monétaire créée au moment d’une production, pour représenter cette production, n’a plus lieu d’être quand cette production a disparu du marché.
    Le prix de vente d’un bien est la somme de monnaie créée pour rémunérer le travail tout au long du circuit de production.
    Je crée de la monnaie supplémentaire que je distribue à tous les humains, sans condition, et je la détruis par une surcôte des ventes.

    J’ai donc bien un système qui permet le partage du travail et le partage des fruits du travail, sans aucun besoin d’un capital financier préalable. Je me passe donc parfaitement d’investisseurs et d’actionnaires, je me passe de les rémunérer, et je peux donc me concentrer sur l’essentiel : le développement humain. Comme j’ai besoin de savoir ce qui relève du développement humain, j’ai besoin de discuter avec mes concitoyens au sein de la Démocratie.

    Je replace donc le fait politique au sein de la Cité.

    Et comme j’ai besoin de développer des activités non rentables en termes financiers ou comptables, je crée aussi de la monnaie pour ces activités, monnaie qui sera absorbée par la vente à prix surévalué des biens et services rentables. Mais comme mes biens et services "rentables" sont ceux qui sont produits avec une forte automatisation, je peux me permettre de faire monter un peu leur prix, puisque celui-ci ne reflète que la somme du travail humain rémunéré tout au long de la chaîne !

    Par un cercle vertueux, je permets donc une libération des humains vis-à-vis du travail répétitif, désormais accompli par des machines, ce qui me permets de trouver des humains libres pour les tâches non rentables financièrement, mais rentables socialement et humainement. Je rémunère ces humains par de la monnaie créée pour l’occasion, qui leur permet d’accéder à la consommation du travail des machines. Cela rend rentable le fait d’utiliser des machines, et favorise une automatisation plus poussée des tâches mécaniques de la production. Le cercle se referme.

    Plus de capital, cela veut surtout dire plus de choix de la part de ce capital du lieu où il va s’investir. Or, c’est bien là notre plus gros problème actuellement : nous produisons des foules de trucs idiots et gadgets, mais qui se vendent aux riches, plutôt que de fabriquer l’indispensable dont sont privés les plus pauvres. Ce dernier point est développé dans un autre article dont je suis l’auteur : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=36667



  • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 25 novembre 2008 19:44

    Extrait de "l’Histoire Economique" de Jevoy Loing, édition 2173 :

    "Le capitalisme libéralisé du XXIème siècle naissant est :

    *Un système qui produit plus d’exigences de remboursement que de monnaie créée.

    *Un système qui réduit systématiquement la masse salariale disponible pour acheter ce qu’il produit, entraînant une spirale infernale de recherche de la décroissance des prix par la baisse des salaires.

    *Un système qui augmente continuellement sa productivité, et donc diminue constamment son besoin de main d’oeuvre, mais qui continue à faire du salaire un prérequis à toute forme d’existence sociale de l’individu.

    En clair, un système qui scie avec ardeur la branche sur laquelle il est assis." Fin de citation.

    Toute chose produite en ce monde l’est par le travail des hommes (un peu) et par Dame Nature (beaucoup : ressources énergétiques fossiles, ressources minières, ressources halieutiques, air, eau, insectes pollinisateurs, la liste est longue).

    La nature ne se fait pas payer pour ses bienfaits ; l’homme n’a pas besoin de se faire payer pour travailler. Pour fonder une civilisation, seul est utile un système qui permette la distribution du travail et la distribution des fruits du travail. L’entreprise individuelle et le libre échange sont une manière efficace de répartir le travail. La monnaie est une manière efficace de répartir le fruit du travail.

    Vous remarquerez que jusqu’ici, il n’a pas été question de capitalisme ni de communisme : ce sont deux formes possibles d’organisation de la répartition du travail et des fruits du travail. Deux formes hélas ! tout aussi ineptes l’une que l’autre, car fondées avant tout sur une conscience de rareté et sur la cupidité de leurs acteurs clés.

    Ma conclusion : ce n’est pas le protectionnisme qui sauvera le monde. C’est l’abolition du capitalisme, i.e. l’abolition de ce système qui établit que la préexistence d’une somme monétaire donnée (le capital) est indispensable à toute entreprise, et qui plante comme axiome que le prêt de cette somme doit être rémunéré (dividende), même si cette somme a été créée pour l’occasion (création monétaire par le crédit bancaire, auquel cas la rétribution du capital se nomme "intérêt").

    Le capitalisme n’est peut-être pas encore mort (du fait du nombre astronomique d’humains qui le défendent bec et ongles), mais il n’en est pas moins dépassable, et sera dépassé.

    "Il n’y a pires esclaves que ceux qui croient faussement être libres". Goethe.



  • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 25 novembre 2008 18:39

    Cher Tzecoatl,

    Si le message ne passe pas par voie orale, peut-être devrions-nous essayer le suppositoire ? smiley A force de se faire mettre par ce bout-là, sans compter les multiples sondages dont ils sont victimes, nos concitoyens doivent disposer, côté pile, d’une véritable autoroute de l’information...

    Serait là l’origine de l’expression "parle à mon cul, ma tête est malade !" ??? A méditer...

    Brieuc.

    P.S. : Tout mon commentaire est bien sûr du second degré smiley



  • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 23 novembre 2008 21:48

    Chaque enfant est différent, et en tant que tel, il reçoit l’enseignement de manière unique.

    Conclusion : l’idéal est un enseignant par élève. Un adulte qui accompagne le jeune dans sa construction d’un être citoyen.

    Seulement voilà, révolution industrielle oblige, société de marché à la clé, les parents sont contraints de bosser plus pour... (pour quoi au fait, puisque le pouvoir d’achat recule, même en bossant le dimanche ?). De leur côté, les profs se trouvent, boom démographique oblige, avec de plus en plus de mômes en classe, et de moins en moins de moyens pour rattraper l’absence des parents (sans compter l’éclatement familial).

    Résultat des courses : des classes de jeunes sans repères autres que la connerie télévisuelle, sans centres d’intérêt autres que la violence et le foot (pour le garçons), ou la violence et la mesquinerie (pour les filles).

    Un bon début pour sortir de là, ce serait de financer enfin une réelle éducation (ça occuperait pas mal de désoccupés), et de supprimer les chaînes de télé privées qui déversent leurs immondices dans les jeunes cervelles par trop disponibles (et pas la peine de venir me parler de "faillite de l’Etat français" : si faillite il y a , c’est celle d’une idéologie de la "monnaie privée qui fait mieux que la monnaie publique").

    Quand je pense qu’en plus de ce petit souci éducatif, nous avons aussi sur la planche la crise économique, la crise écologique, la crise alimentaire, la crise démographique, la crise sociale, la crise climatique, la crise énergétique... et que le bon peuple passe plusieurs dizaines d’heures par semaine à mater des stupidités télévisuelles ! Jetez votre boîte à cons ! Brisez votre antenne, massacrez votre décodeur TNT et votre parabole au TNT ! Brisez les chaînes de votre esclavage intellectuel, et utilisez enfin le temps de cerveau ainsi libéré pour PENSER !!!!

    Le slogan ambiant est "Ne pensez plus, DEPENSEZ !" Eh bien ! moi, je vous propose de faire exactement l’inverse.



  • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 23 novembre 2008 21:05

    La réalité de la "réforme", en particulier au lycée, c’est que le ministère a commandé un rapport à des "experts" pour savoir si il était possible de supprimer 80 000 postes d’enseignants. Réponse : oui, mais pas en conservant la structure éducative actuelle. D’où cette "réorganisation" du lycée (perte quasi achevée des sciences éco et sociales, "parcours à la carte", etc), et des maternelles/primaires (fin de la scolarisation précoce, bourrage des classes, suppression des RASED, etc).

    Ces réformes sont faites non pas en vue d’améliorer le système éducatif, mais en vue de réduire l’offre éducative et de réorganiser l’utilisation du temps de personnel de telle sorte qu’il soit possible de "sortir" 80 000 enseignants.

    C’est une réforme faite purement sur des objectifs comptables. Ni les profs, ni les parents, ni les élèves ne sont considérés.

    La seule considération éducative en jeu, c’est sûrement que si l’école fabriquait de bons éléments, elle finirait par en produire quelques uns qui seraient meilleurs que les "élites" actuellement au pouvoir. Or, la règle numéro un quand on est un con au pouvoir, c’est de ne s’entourer QUE de plus cons que soi. Et si ceux-ci viennent à manquer....

    Donc, notre bon ministre, en con avisé qu’il est, a décidé de transformer l’Ecole de la République en Usine à Fabriquer des Plus Cons que Lui.

    CQFD

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