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Brieuc Le Fèvre

Brieuc Le Fèvre

Docteur en Géochimie, actuellement en phase de reconversion vers une vie plus durable, et j’espère aussi plus "utile" à mes concitoyens ; j’espère réussir à mettre mes compétences et ma culture générale au service des citoyens du monde, à travers diverses actions de solidarité. Eclectique, je m’intéresse à presque tout ce qui a trait à la connaissance humaine, en fuyant tout ce qui est "pipeul", car je pense que le contenu et les modes du "pipeul" nous sont imposés par des groupes industriels et financiers dont le seul objectif est de nous décérébrer pour mieux nous enfermer dans des comportements pavloviens, qui sont prévisibles, donc exploitables et rentabilisables. Je préfère donc cultiver atypisme et esprit libre, dans le respect de l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 28/02/2008
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Derniers commentaires



  • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 10 novembre 2008 22:59

    La guerre n’est jamais une solution. Quant à ceux qui confondent "pacifisme" et "non-violence", qu’ils relisent Gandhi. La "non-violence" n’implique pas le "non-combat", seulement, le combat non-violent exclut la violence, pour se concentrer sur la vérité. Si je me fais envoyer au front pour défendre des intérêts qui ne sont pas les miens, si je dois tuer pour une cause que j’estime injuste, alors mon devoir est de me lever face à mon commandement, et de dire "non !", au risque de me faire fusiller, car c’est cela l’essence de la non-violence : affirmer la vérité, quelles qu’en soient les conséquences. Et cela demande sacrément plus de courage que de suivre les ordres en espérant sauver un petit bout de sa peau.

    Cela implique aussi, face à une idéologie anti-humaine, belliciste, fascisante, voire nazi, de dire "non !", lorsque l’on est responsable politique et diplomatique. Autrement dit, aucun non-violent n’aurait, comme Daladier et Chamberlain l’ont fait, baissé son froc devant Hitler. Eux étaient des pacifistes, refusant tout acte de guerre. Le non-violent aurait fermement et définitivement dit "non !", avec la franchise du regard qui indique l’inflexibilité. Cela seul recèle une force qui fait reculer n’importe quel psychopathe va-t-en-guerre. Seule la non-violence, continuée individu après individu, sauvera l’humanité de la guerre perpétuelle.

    Je dois maintenant ajouter que je ne retire cependant pas ma commisération à ceux qui, entre 1914 et 1918 n’ont pas eu le courage de dire "ça suffit", car je ne suis pas moi-même certain d’en avoir assez pour dire "non !" face à un peloton d’exécution, avec douze fusils pointés sur ma poitrine.

    Les fusillés de la "Der des Der " étaient non-violents sans le savoir, et leur sacrifice a été le plus grand de tous, car ils sont morts non pour la France, non pour l’Allemagne, non par patriotisme ou héroïsme, non pour qu’on parle d’eux et de leur sacrifice, pas même pour la paix, mais tout simplement pour la Vérité, qui est que cette guerre, comme toutes les guerres, était moche et inutile. L’affirmer haut et fort, seuls dans une hystérie belliciste, leur a demandé plus de courage que de monter à l’assaut au milieu de la meute hurlante et enivrée.

    Une citation, pour finir. Elle est de Fernand Reynaud : "La guerre, ce sont des gens qui ne se connaissent pas et qui se massacrent, au profit de gens qui, eux, se connaissent, mais ne se massacrent pas."



  • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 10 novembre 2008 21:57

    J’ai vu passer quelques commentaires assez incisifs et éclairés sur la réalité de la situation : c’est la monnaie qui chie dans la colle ! Or, la monnaie est bien la seule chose que l’humanité peut fabriquer à gogo, sans aucune limite. Pourquoi alors toutes ces dettes ? D’où viennent ces millions de milliards que les banques privées prêtent aux Etats ? Un début de réponse ici : http://www.dailymotion.com/video/x6zdoa_largent-dette-de-paul-grignon-fr-mo_news

    Par ailleurs, il y a souvent débat (et c’est le cas ici aussi) entre partisans de l’inflation et partisans de la déflation/stabilité des prix. Que recouvre foncièrement cette dichotomie ? C’est très simple : elle recouvre deux approches de l’objet monnaie, toutes deux valides actuellement, et fondée chacune sur une des fonction de cet objet.

    Retour aux bases : la monnaie a trois fonctions, à savoir unité de compte, moyen d’échange et réserve de valeur.

    En tant qu’unité de compte, elle sert à mesurer avec une référence unique, au point x et au temps t, la valeur de choses par ailleurs totalement étrangères l’une à l’autre (des carottes et des voitures, par exemple).

    En tant que moyen d’échange, elle favorise le commerce, car elle est à la fois plus transportable et plus facilement divisible que les objets qu’elle peut être amenée à représenter.

    En tant que réserve de valeur, elle sert à garantir son possesseur qu’il pourra obtenir plus tard un bien en échange d’un autre dont il vient de se débarasser contre espèces sonnantes et trébuchantes.

    Le moyen d’échange s’accomode fort bien d’une dévaluation constante (donc de l’inflation), puisque alors, il vaut mieux ne pas conserver la monnaie (qui sinon perd significativement du pouvoir d’achat), ce qui fait qu’elle circule plus vite, dynamisant donc fortement les échanges. Ce scénario est propice au travail, et fort peu à la rente.

    De son côté, la réserve de valeur nécessite une stabilité des prix, puisque c’est alors que le rendement de l’épargne est au maximum. Par contre, les échanges sont ralentis par d’une part une rétention de la monnaie sur des comptes sans mouvement, et d’autre part par une ponction perpétuelle sur la masse monétaire pour rémunérer cette épargne. Ce scénario est favorable à la rente et pénalise le travail.

    Donc, avant de parler de politique d’inflation ou de stabilité, et de partir sur des discussions sans fin chargées d’arguments tout prêts, il faut se poser cette question : je propose une politique de stabilité favorable aux rentiers, ou une politique d’inflation favorable au travail ? C’est, je crois, la méconnaissance de cette schizophrénie de la monnaie qui conduit nos politiques à tirer dogmatiquement à hue et à dia, avec les conséquences que l’on connait : enfermement de la BCE dans une voie pure et dure de stabilité des prix, décisions contradictoires des gouvernements pour ménager tout à la fois le capital et le travail, etc.

    Une solution passerait effectivement par une refonte totale du système monétaire, avec rétablissement de l’émission par les gouvernement, et surtout, surtout, un choix délibéré de ne conserver à la monnaie qu’une seule de ses fonctions : celle de moyen d’échange. Vous me direz : "Pourquoi ne pas choisir la fonction réserve de valeur ?" Eh bien tout simplement parce que d’une part, une réserve de valeur sans moyen d’échange, hein, ben c’est pas futé, et d’autre part, parce que un tel système dans lequel la monnaie est créée par les Etats suppose la possibilité de création illimitée, donc gratuite, ce qui implique la fin de l’épargne, donc la fin de la rémunération de l’épargne, et conséquemment, la fin du prêt d’investissement. Et comme tout ceci signe, ensemble, la fin du capitalisme, et bien finalement, cela élimine tout simplement la notion même de "réserve de valeur" (alias "le capital"). Disons qu’en période de transition, un système bi-monétaire pourrait être envisagé*.

    Comme quoi, vous voyez, la fin du capitalisme n’est peut-être pas si loin : il suffit de comprendre ce qu’est la monnaie, comment elle abrite en son sein deux fonctions contradictoires, et de choisir celle qui permet une plus grande richesse d’échange entre les Hommes. Le capitalisme a été une étape cruciale du développement de l’humanité, il a permis de finaliser notre planète, de mondialiser les échanges, de rendre toute la population humaine consciente de l’existence des autres cultures. Maintenant, il est dépassé, et génère plus de contraintes et de dégâts que de bienfaits. Il faut le remplacer.

    A nous, humains, de choisir notre avenir.

    * A propos de système bi-monétaire, certains me rappelleront sans doute la loi de Gresham, qui dit que "la mauvaise monnaie chasse la bonne". En réalité, je pense que Gresham a commis deux erreurs ; la première a été de donner un jugement de valeur sur l’or, qui serait intrinsèquement une meilleure monnaie que l’argent, et la seconde, de ne pas explorer à fond la nature de la monnaie. Si, en effet, il s’en était tenu à la stricte impartialité cartésienne, il aurait dit "l’argent chasse l’or des échanges commerciaux". Or, que savons-nous du bi-métallisme outre Manche à cette époque ? Qu’il était un système dans lequel, pour résumer, l’or s’appréciait continuement par rapport à l’argent, du fait d’une parité fixée par l’Etat, mais qui ne respectait pas la réalité des valeurs de marché. En conséquence, les acteurs économiques cherchaient à se débarrasser de l’argent (ce qu’ils faisaient en l’utilisant comme moyen d’échange), et à garder l’or (ce qu’ils faisaient en conservant, puis refondant les pièces d’or, afin de les revendre plus tard, contre plus de pièces d’argent que ce que leur avaient coutées les pièces d’or !). L’or avaient accaparé la fonction de réserve de valeur, l’argent celle de moyen d’échange. Ainsi, la loi de Gresham complétée doit dire  : "Lorsque deux monnaies coexistent, celle qui se dévalue relativement à l’autre va assurer l’essentiel de la fonction d’échange, tandis que celle qui s’apprécie va assurer l’essentiel de la fonction réserve de valeur".



  • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 10 novembre 2008 20:49

    Perso, je pencherais plutôt pour "sarkozet", à placer juste entre juillet et août. Sarkozet aurait 32 jours (il suffirait d’en retirer deux autres à février : au point où il en est, le pauvre ! Et puis, c’est compatible avec l’ensemble des autres réformes, qui consistent à prendre à ceux qui ont le moins pour redistribuer à ceux qui ont déjà le plus).

    Bien évidemment, sarkozet serait l’unique mois de vacances d’été pour l’ensemble de l’Europe (travailler plus, on vous dit !), ce qui aurait, en outre, l’avantage de réconcilier tout le monde : plus de juilletistes, plus d’aoûtiens, uniquement des sarkosetistiens. Quant au 32ème jour de ce mois béni, il est bien sûr ajouté uniquement pour clouer le bec à la gauche, et à ses revendications sociales sur le temps de travail et la durée des congés.







  • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 24 octobre 2008 21:10

    Stratégiquement, l’alliance UE-Russie-Chine est payante à long terme : un bloc continental unique, riche de ressources minières et énergétiques.

    Les USA, de leur côté, sont isolés entre deux océans, sur un bout de terre aux ressources presque épuisées par 150 ans d’exploitation iraisonnée, sans industrie, sans savoir faire, sans même de ressources réelles en R&D (puisque la plupart des brevets des universités américaines sont pondus par des chercheurs immigrés du monde entier : donnez à ces gens de moyens identiques ou supérieurs dans leur pays d’origine, et adieu l’Amérique !)

    Qui parmi les "dirigeants" enropéens saura voir cela ?



  • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 23 octobre 2008 20:50

    Ce que je ne comprends pas, c’est l’insistance des "braves gens" à croire que, vraiment, y’a pas de quoi paniquer, tout va s’arranger (d’ailleurs, "on" nous le dit à la télé : "les autorités prennent les mesures qui s’imposent", c’est comme pour la crise financière).

    En fait, Michel a raison : nous sommes dans le caca bien profond. Et comme le précise un autre internaute : cela ne concerne que notre survie en tant qu’espèce, mais surtout, et en premier lieu, en tant que civilisation.

    Reste donc cette conclusion : nous sommes dans la mârde, qu’est-ce que cela nous inspire ? Voulons-nous disparaître dans la souffrance, ou bien voulons nous nous donner à nous-mêmes les moyens de dépasser les crises majeures qui nous attendent, et gagner encore un niveau de conscience ?

    Je suis persuadé que l’humain a les ressources intellectuelles pour rester dans la course. Et Michel fait partie de ceux qui attirent notre attention sur le fait qu’il y a là matière à reflexion.

    Quant à aller chercher du fer dans l’espace, je n’aurais qu’un mot : une crise (celle de l’épuisement des ressources par notre techno-science) ne se résout pas au niveau de conscience qui l’a générée. Donc, ce n’est pas la techno-science qui nous sauvera des catastrophes causées par la techno-science.

    Vous me direz : "C’est quoi alors ?". Justement, c’est bien à cela qu’il faut réfléchir maintenant.

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