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Brieuc Le Fèvre

Brieuc Le Fèvre

Docteur en Géochimie, actuellement en phase de reconversion vers une vie plus durable, et j’espère aussi plus "utile" à mes concitoyens ; j’espère réussir à mettre mes compétences et ma culture générale au service des citoyens du monde, à travers diverses actions de solidarité. Eclectique, je m’intéresse à presque tout ce qui a trait à la connaissance humaine, en fuyant tout ce qui est "pipeul", car je pense que le contenu et les modes du "pipeul" nous sont imposés par des groupes industriels et financiers dont le seul objectif est de nous décérébrer pour mieux nous enfermer dans des comportements pavloviens, qui sont prévisibles, donc exploitables et rentabilisables. Je préfère donc cultiver atypisme et esprit libre, dans le respect de l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 28/02/2008
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Derniers commentaires



  • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 1er octobre 2008 21:34

    M. Lyon,

    Vous écrivez tout et son contraire, ce me semble. Diminuer les impôts, c’est un crédo, vous avez le droit de croire que cela rendra plus de pouvoir d’achat à tout le monde. Ce n’est pas faux, mais comme en face, faute de financement, le service public disparaît (école, justice, santé, etc), il s’ensuit que les services à la charge de chaque acteur économique grimpent fortement. La charge supplémentaire liée au paiement individuel de ce qui était antérieurement un service public croît proportionnellement d’autant plus vite que l’on payait auparavant moins d’impôts. Ce qu’il convient de considérer, ce n’est pas la charge globale de l’impôt (débat stérile), mais bien le ratio taux d’imposition / valeur du service public offert à la population (autrement dit, le vrai débat est "le service public est-il à la hauteur de l’impôt collecté ?").

    Ensuite, en préconisant de réduire les impôts, vous rencontrez fatalement le "problème" de la dette. Sans impôt, plus moyen de la rembourser (sans parler de la nécessité corrélative de l’augmenter par l’emprunt).

    Enfin, vous vous retournez vers l’Etat pour qu’il garantisse vos petits fonds perso (ou faites comme si, en enscensant le relèvement du plafond garanti par le gouvernement US). Bien. Et avec quoi va-t-il garantir cette épargne, votre Etat, s’il n’a plus d’impôt pour remplir ses caisses ? Par un emprunt qu’il ne pourra pas rembourser, faute de recettes propres ? Donc en déteriorant sa dette, à charge pour les générations futures de s’en dépatouiller ?

    C’est ridicule. Vous ne savez que proférez votre cathéchèse néo-libérale, sans prendre la peine de réfléchir à ses violentes contradictions internes, ce qui est dommage, car il semble que vous soyez capable parfois de pertinence.

    Brieuc





  • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 30 septembre 2008 21:51

    La faute à la technologie, la faute à Bush, la faute aux méchants spéculateurs, la faute aux traders véreux, la faute au paradis fiscaux, la faute aux démocrates, la faute aux républicains, la faute à sarko, la faute à M. Bwele, la faute à M. Lyon, la faute à moi-même, ...

    Pourquoi chercher un ou des coupables, des boucs-émissaires, des raisons valables après coup ("on ne pouvait pas savoir" autant que "on l’avait prévu") ?

    La faute ne revient-elle pas tout simplement à la cupidité du genre humain, dans sa course devant la Mort ? La cupiditié, c’est l’expression de la peur de manquer, de la peur de l’autre, de la peur de mourir.

    Aucun système, finalement, ne sera capable d’apporter un peu de répit à l’homme et à la planète tant que nous n’aurons pas, collectivement, résolu notre peur primale de la mort.

    Etre conscient de sa propre vie, c’est, paradoxalement, être conscient de sa propre mort. Accepter de mourir, c’est accepter enfin de vivre, tandis que refuser de mourir, c’est se contraindre à seulement survivre.

    Nous avons beaucoup à apprendre des écoles zen et soufis, entre autres, à ce sujet. Détachement devant les choses matérielles, confiance dans l’autre et dans l’avenir sont les seules façons de parvenir à cesser ces luttes stupides et fratricides sous-entendues par la Sainte Trinité du Dieu Marché : Concurrence, Compétition, Profit Personnel.

    De tous les biens, la monnaie est le plus virtuel et le plus symbolique (d’où sans doute sa puissance de séduction, car l’argent n’est rien, mais il donne l’illusion de tout pouvoir). C’est à force de placer toute notre force de (sur-)vie en lui que nous sommes arrivés à cette équation terrible : la monnaie domine notre monde au point que, quand elle vient à manquer, nous nous empêchons d’agir de quelque manière que ce soit. A tel point encore que des gens brillants, tels ceux cités dans l’article, consacrent une partie non négligeable de leur temps et de leurs efforts à comprendre et prédire les comportements erratiques du dieu Marché, afin de donner à ceux qui sont les plus cupides les moyens de satisfaire encore plus leur névrose.

    Qu’aurions nous aujourd’hui entre les mains si de telles personnes avaient consacré autant d’efforts à des sujets comme le comportement du système climatique ou l’énergie du vide ? Sans doute quelque espoir pour l’avenir de l’homme, en lieu et place de ce gâchis humain que représente un monde de la finance désormais désarticulé, brisé.

    Je vais jouer les prophètes de malheur, voire les prédicateurs de foire, mais j’affirme ici que cette crise, grave et profonde, de tout notre système économique (car ce n’est sans doute pas fini...) n’est que le résultat d’une course débridée au profit, qui tente de masquer une psychose profonde du genre humain en noyant les états d’âmes dans la "lutte pour la compétitivité". Nous avons tous péché par négligence, en écartant d’un revers de techno-science la réalité profonde de notre dualité animal/divin, matériel/spirituel. Le retour de manivelle s’annonce violent.

    Repentez-vous...

    Brieuc




  • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 30 septembre 2008 19:26

    Il semble que M. Lyon soit un néo-ultra-libéral convaincu (ce qui est son droit), qu’il l’exprime ouvertement (ce qui est son droit), voire vertement (ce qui est discourtois). Par contre, il semble qu’il n’a pas encore assimilé la claque monumentale que son cher modèle (de développement ?) économique vient de prendre. C’est encore son droit, mais plus dure sera la chute.

    Le Divin Marché a montré, depuis trente ans et plus, son incapacité à distribuer la richesse phénoménale permise par l’entreprise individuelle. Conserver l’entreprise et la partie dynamisante du marché, mais rejeter les phénomènes qui creusent les disparités de niveau de vie et bouffent la planète sans rien produire de bon, c’est possible ? Parce que finalement, c’est un peu là que pourrait se trouver un certain idéal sociétal, non ? C’est le bon moment pour y réfléchir, ce me semble !

    Brieuc



  • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 29 septembre 2008 22:34

    Je répète : reprenons aux financiers privés le droit de battre notre propre monnaie ! Si la vie dans votre quartier devient difficile, lancez une monnaie complémentaire locale ! Chacun trouvera sur internet toutes les références et idées nécessaires à cette démarche (demander "monnaie complémentaire", "monnaie libre" ou "open currency(-ies)" par exemple).

    La monnaie, c’est quoi aujourd’hui ? C’est uniquement des chiffres dans des mémoires d’ordinateurs. Quant à ce qui la rend si réelle, c’est seulement notre relation (quasi fusionnelle, hélas !) à elle. La bonne monnaie, ce n’est pas plus celle d’une banque que celle proposée par une association de commerçants ou celle qui pourrait être émise par les Etats. Non, la bonne monnaie, c’est tout simplement celle en laquelle les acteurs économiques ont confiance. C’est tout. La monnaie, c’est une promesse de recevoir quelque chose de tangible en échange, et à ce titre, un bon d’achat de chez carrouf’ vaut aussi bien qu’un talbin de 20 euros ou qu’un relevé de compte dans le vert !

    Et là, pour le coup, les banques privées nous ont prouvées qu’elles n’étaient pas dignes de confiance, ce qui doit nous inciter à refuser leur monnaie de singe, etr à re-fonder le système monétaire de telle sorte qu’il puisse tout à la fois profiter à tous, et donner à chacun la capacité d’affronter sa part des défis qui nous attendent (défis énergétique, démographique, environnemental, climatique, et j’en passe).

    Brieuc

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