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Brieuc Le Fèvre

Brieuc Le Fèvre

Docteur en Géochimie, actuellement en phase de reconversion vers une vie plus durable, et j’espère aussi plus "utile" à mes concitoyens ; j’espère réussir à mettre mes compétences et ma culture générale au service des citoyens du monde, à travers diverses actions de solidarité. Eclectique, je m’intéresse à presque tout ce qui a trait à la connaissance humaine, en fuyant tout ce qui est "pipeul", car je pense que le contenu et les modes du "pipeul" nous sont imposés par des groupes industriels et financiers dont le seul objectif est de nous décérébrer pour mieux nous enfermer dans des comportements pavloviens, qui sont prévisibles, donc exploitables et rentabilisables. Je préfère donc cultiver atypisme et esprit libre, dans le respect de l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 28/02/2008
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Derniers commentaires



  • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 29 septembre 2008 22:12

    Et avec tout ça, on oublie que la monnaie aujourd’hui est totalement virtuelle, dématérialisée, et peut se fabriquer à tout montant désiré (ou plutôt, pour rester dans des marges correctes, à tout montant nécessaire). Si seulement les Etats pouvaient émettre la monnaie nécessaire à leur citoyens pour commercer, plutôt que de laisser ce pouvoir aux mains de banquiers avides et cupides.

    C’est le moment de reprendre à la finance privée notre droit régalien de battre monnaie. Sus à l’article 104 du traité de Maastricht ! Reprenons aux banquiers ce privilège que nos édiles ultra-libérales leur ont abandonné si négligemment ! En échange de quoi, nous leur laisserons la tête sur les épaules, ce qui, par les temps qui courent, n’est déjà pas si mal...

    Le monde va couler peu ou prou pour un problème qui n’en est pas un. Le pétrole est un donné naturel : quand y’en a plus, y’en a plus. Le taux de CO2 dans l’air est un donné physique : quand y’en a trop, y’en a trop. La courbe de la démographie est un donné statistique : quand ça grimpe, ça grimpe. Remédier à tout ceci est long, difficile, et demande des changements comportementaux profonds, voire des révolutions technologiques et scientifiques. Ca prend du temps, et il est normal de craindre l’échec face à de tels défis.

    Par contre, la monnaie est une pure création humaine, modifiable aisément, rapidement, et sans douleur. Pourquoi dès lors l’humanité se lamente-t-elle de son impuissance face à la monnaie, alors même que, de tous les merdiers qui nous attendent à l’horizon 2040, c’est bien sur celui-ci que nous pouvons facilement et rapidement agir pour pouvoir nous donner les moyens (physiques, matériels et humains) d’affronter enfins les autres défis de ce XXIème siècle naissant ? Serions-nous dans le déni des autres urgences qui se pointent ? Ou bien est-il tout simplement plus facile de se lamenter sur ce point, pour lequel il serait facile pourtant d’agir, ce qui évite de trop se remuer le derche pour affronter des cas réellement difficiles ?

    L’humanité va droit dans le mur pour cause de refus de changer de direction ! Nous sommes en train de mourir de soif à côté d’une source fraîche et pure, pour cause de nous refuser à nous-mêmes le droit d’en boire ! C’est stupide, et cela pose finalement la question de savoir si il est vraiment utile de sauver une espèce aussi bête...

    Brieuc



  • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 29 septembre 2008 21:50

    Le choix pour la retraite se pose en fait en ces termes :

    Garder confiance dans une répartition dont les Etats veulent se débarasser (idéologie libérale oblige), ce qui assure le futur retraité qu’il cotisera toute sa vie pour avoir droit à rien.

    Placer sa confiance dans la capitalisation et l’assurance que la Bourse ne peut que monter, et son entreprise que grandir, et son fond de pension que se développer, et la Terre augmenter de surface et de volume avec notre consommation. Tout ceci assure le participant qu’il cotisera toute sa vie pour avoir droit à rien.

    Personnellement, j’ai choisi une troisième voie : je claque le peu de fric que je gagne ici et maintenant. Pour le reste, Dieu y pourvoira (c’est le pari de Pascal, en fait : vivre aussi bien que possible tant que c’est possible, parce que si ça se trouve, rien ne sert de cumuler des points pour l’au-delà, suffira de se repentir au bon moment).

    Brieuc



  • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 17 septembre 2008 22:23

    @Hermès
    Oui, des gens se sont payés grassement, car ils ont clôturé leur positions avant le krach, et ont empoché des plus values (ils ont en fait vendu des actions ou des produits dérivés contre du cash, qui devient réel dès lors qu’ils le retirent de leur compte pour se payer une ferrari ou la pépette sur le siège passager, ou les deux). Du vol ? oui, c’est du vol, et du beau, en col blanc et tout et tout. Et nous, pauvres couillons de rien du tout, nous n’avons rien d’autre à dire que Amen car les banquiers ont fait évoluer la loi pour que ces pratiques mafieuses soient la plus pure légalité (article 104 du Traité de Maastricht qui interdit la création monétaire par les Etats, obligeant tout un chacun, y compris le gouvernement et le parlement, à emprunter aux banques privées). Résultat : en 1973, la France, par exemple, n’avait pas de dette. Aujourd’hui, après avoir déjà payé environ 1200 milliards d’euros d’intérêts en 35 ans, elle a 1200 milliards d’euros de dette, dont plus de 650 milliards sont encore des intérêts cumulés !!! Et le plus beau dans tout ça, c’est que les dépenses de l’Etat sont restées constantes en proportion, à 22% du PIB, ce qui veut dire que l’Etat n’a jamais augmenté ses dépenses au delà de ce que la croissance du PIB lui permettait. Autrement dit, nous trimons comme des dingues, nous regardons se démanteler notre système social, nous perdons nos libertés publiques et individuelles (voir le durcissement des sanctions contre les chômeurs "récalcitrants" à accepter des "bad jobs"), tout cela uniquement pour remplir les poches des banques, sans fin (c’est mathématiquement impossible). C’est un jeu de con, duquel le seul moyen de sortir est d’arrêter de jouer.

    @manuelarm
    il y a bien, au final, création monétaire ex-nihilo, puisque la masse monétaire globale augmente, à partir de rien (sinon la somme des crédits accordés à des millions de petits clients). De plus, la monnaie déposée sur le compte du client n’existe pas avant son dépôt, et n’existe qu’à partir de son retrait du compte courant de l’emprunteur. Par ailleurs, je ne vois pas en quoi la banque est obligée de trouver une somme correspondante à droite ou à gauche pour "remplacer" l’argent retiré par le client, puisqu’elle a un contrat de prêt qui stipule que cet argent lui appartient (le client doit rembourser).

    Soit je n’ai pas compris quelque chose dans ce que vous voulez dire, soit vous confondez les mouvements de monnaie scripturale (chèques, cartes de crédits, virement, etc) et les retraits de monnaie fiduciaire (billets et pièces). Car en effet, en cas de retrait de pièces et billets (ce que les banquiers appellent des "fuites"), la banques "perd" de la monnaie réelle qui était dans son actif, et se doit de la remplacer, sans quoi ces "fuites" finiraient par assécher le réservoir (son capital). Elle se rend alors sur les marchés où l’on trouve la monnaie fiduciaire, ou monnaie centrale : change, obligation, etc, ou bien se "refinance" en empruntant de la monnaie centrale (mais scripturale celle-là !) auprès de la banque centrale.

    Enfin, si j’ai bien capté la chose, ça devrait être quelque chose de ce genre (sans entrer dans les détails, mais en gros)



  • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 17 septembre 2008 21:52

    A proprement parler, la bourse ne crée en effet pas d’argent, pas de monnaie. Par contre, elle est censée donner à chaque entreprise et matière première côtée sa "juste valeur". Et il n’en ressort pas moins que certains traders empruntent de l’argent à des banques (argent créé ex nihilo pour l’occasion) afin d’investir plus que ce qu’ils ont en poche : c’est cela même, l’effet de levier exposé dans l’article ici discuté.

    Donc, la bourse ne crée pas de monnaie, mais elle incite à en créer, et une fois créé, cette monnaie virtuelle (au moment du prêt) peut devenir réelle (au moment de la fermeture des positions prises par le trader-emprunteur).

    Si il a gagné, probablement que la monnaie du crédit sera remboursée, et disparaîtra, tandis que la plus-value, détenue en action, restera dans le circuit financier sous une forme non immédiatement monétisable (donc sans être au sens propre une monnaie).

    Si il a perdu, il devra assumer, à titre d’emprunteur, le remboursement d’un passif dont la contre-partie en actif a disparu dans la moins-value des positions prises. Il devra donc trouver quelque part de l’argent réel pour rembourser la banque, par exemple en vendant un actif (action, placement, option, bien personnel).

    Donc, la bourse est bien, de manière marginale, responsable d’une création monétaire, même si il s’agit d’un mécanisme externe à ses propres rouages.



  • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 17 septembre 2008 21:38

    Nationaliser, certes, mais en changeant la règle du jeu : l’Etat ne privatise pas les banques, ils les confisque, puis efface les dettes pourries au cas par cas (histoire de garder aux pauvres travailleurs baisés un toit sur la tête, et d’envoyer sur les roses les pauvres spéculateurs baisés), et enfin, il émet, pour les besoins de l’économie réelle, du crédit à taux zéro, voire des subventions directes et sans condition.

    Bref, on en revient au même : le Peuple (à travers sa représentation institutionnelle) récupère son droit de battre monnaie.

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