De mon expérience personnelle, les délocalisations sont faites surtout à cause des syndicats en France, en Allemagne et aux états unis. Dans ces 3 pays dans lesquels j’ai participé à des missions de délocalisations, il s’avère que le gain en main d’oeuvre est vrai mais faible (il faut former et retenir les travailleurs que l’on a formé). Nous payons mieux que les employeurs autochtones, et nous formons plus. En revanche, on n’est pas en permanence emmerdé par les con... de syndicalistes. On a une souplesse pour travailler, et une meilleure efficacité globale.
C’est cette souplesse qui est recherché. Nos usines sont de conception identique dans le monde entier, et nous sommes certifiés iso 9000 et iso 14000 donc pas un problème de norme et de respect de l’environnement. Cela ne veut pas dire qu’on ne pourrait pas faire encore mieux, mais plutôt qu’on fait la même chose en europe de l’est, au mexique, au japon, en france, allemagne et état unis/canada.
Il faudrait aussi aux élèves des notions d’économie et de finance pour comprendre ce qu’est un emprunt, les conséquences d’une offre revolving par un banquier, les avantages et pièges d’une carte de crédit, etc. On rajoute bien entendu l’informatique, les langues étrangères (au moins 2), un peu de psychologie et de sociologie. Sans réduire l’apprentissage des arts : la musique (instrument et chant + solfège), le dessin, la peinture, et pourquoi pas la sculture. C’est très formateur, la sculture : construction dans l’espace, etc. ah ! j’oubliais le théatre : pour apprendre l’assurance de soi et le positionnement dans l’espace par rapport aux autres, le théatre c’est bien aussi. Allez, on rajoute des cours de théatre. Et dans le bâtiment, si vous saviez ce qu’on entend comme erreur de raisonnement chez les clients ! Alors quelques cours sur la construction d’une maison ? Très formateur aussi, je vous assure. Et l’écologie ? On peut faire d’une pierre 2 coups : apprenons à l’école à monter un mur en torchi. C’est ludique, facile, et très formateur. Si si, réellement formateur pour des tas de matières transversale : la géométrie, l’écologie, l’agriculture, l’économie, etc. etc. Je vous parle aussi des vertus d’un petit jardin potager à l’école ? STOP !!!
Plutôt que d’augmenter le nombre de matière, on ne peut pas rajouter aux programmes actuels surchargés du droit, de l’architecture, et tout ce qui dans l’absolu serait nécessaire. Il faudait mieux un « cours d’apprentissage à la citoyenneté » avec toutes ces notions. Mais alors, et l’éducation civique ? N’est-ce pas son rôle ?
Plus sérieusement, le rôle de l’école c’est de donner une bonne culture générale et une bonne capacité de raisonnement. Rien d’autre. Alors cessons d’en rajouter. Quelques matières générales : math, français, histoire, philo : c’est suffisant. Et un cours d’éducation civique. Pas plus.
Il semble que Napoléon avait suprimé les cours de philo et d’histoire. Je ne sais pas si c’est vrai, mais cela ne m’étonne pas. C’est dans ces 2 matières que l’on aprend la distanciation et la capacité de raisonner. Encore faut-il être d’accord avec le rôle de l’école. Pour moi, ce n’est surement pas d’apprendre un métier.
Non. Si l’on est censé, l’opération est économiquement fiable et stable dans le temps. Donc en cas de pépins, notre entourage a intérêt à faire la jonction durant le temps du problème et à récupérer l’affaire. L’assurance est donc une erreur à ne pas commettre. Si l’on n’est pas censé, en effet l’assurance vient résoudre le problème quand il se posera, parce que personne de censé ne viendra aider.
Des éléments particuliers aux grandes entreprises expliquent sans doute la situation actuelle de l’économie de notre pays. De même, les 35 heures ne sont pas, à elles seules, l’explication de tous nos problèmes. Néanmoins, en tant que chef d’entreprise, on peut constater que l’ambiance et la perception générale des français (au moins de ceux qu’on embauche) est très négative sur le monde du travail. Les salariés « font leurs heures » et surtout pas plus de 35 par semaine. En soi, ce n’est ni bien ni mal. Mais sous le prétexte qu’ils « font leurs heures » éventuellement un peu plus, on ne peut rien leur dire. Tout de suite : « mais j’ai fait mon travail » Comprendre : « j’ai fait mes heures ». Le problème est que les salariés appellent « travail » le fait d’être là et de s’occuper vaguement des problèmes liés à leur fonction ou décrit dans leur contrat de travail. Mais aucun esprit de résultat ne vient valider le salaire en fin de mois ou de semestre (bonus semestriel). J’ai des exemples très précis, de salariés ayant suite à des « erreurs » fait perdre des clients à l’entreprise, mais ce n’est jamais ni leur faute ni leur problème. Le fait de « faire les heures » et de produire régulièrement du papier suffit à valider leur droit à rémunération dans leur esprit. Or une entreprise a besoin de résultat. D’implication et de suivi de façon plus large et plus globale. Le salarié (sauf exception) n’est pas (ou plus) dans cette logique. Les 35 heures n’y sont pour rien au sens ou le nombre 35 n’est pas en lui même responsable. Mais plus nous mettons l’accent sur les heures et pas sur le résultat, moins les résultats sont là. Et quand on doit licencier un salarié pour absence complète de résultat (je ne parle même pas de résultats négatifs), les dit salariés ne comprennent pas. Pour eux, les heures sont faites, les papiers sont produits, donc on devrait leur dire merci. les 35 heures ont psychologiquement insisté sur la notion d’heure, de temps de présence, de façon déconnecté de la notion de résultat, de confirmation de commande, d’évolution de CA, de maitrise des couts. La culture des salariés, à cause des 35 heures, s’est encore plus éloigné de la culture économique et de la fierté d’obtenir un résultat. C’est effarant et grave. Cela n’a rien a voir avec le débat gauche droite, encore que la gauche est pire que la droite dans la démagogie. La situation économique est grave, cela provient de la mentalité des salariés d’abord, d’autres causes ensuite.