• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Céline Ertalif

Céline Ertalif

Je suis directrice des services municipaux d'une commune de 9000 habitants. Dans le milieu des collectivités locales depuis 25 ans, j'ai cependant aussi exercé en tant que profession libérale. Mes centres d'intérêt se portent notamment sur la politique et sur la communication. J'aime les engagements concrets.

Tableau de bord

  • Premier article le 06/09/2006
  • Modérateur depuis le 01/12/2006
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 29 1049 982
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 75 34 41
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Céline Ertalif Céline Ertalif 24 novembre 2006 00:21

    Il me semble que cet article pose une question aussi simple que justifiée : quel est le sens de cette démocratie participative ? Je suis assez fascinée par l’excitation autour de ce thème qui semble n’avoir d’égale qu’une absence absolue du questionnement évident qu’elle mérite.

    Et avec les commentaires de candidat 007, on arrive à quelque chose de vraiment intéressant.

    Eh oui, quelles sont les modalités de la démocratie participative ? Le dernier paragraphe de l’article de 6pour1, évoquant l’exemple la peine de mort est malencontreux, parce qu’il montre, à mon sens, une relative incompréhension de la question de fond.

    Comme l’évoque parfaitement candidat 007, les modalités participatives (commission extra-municipales, comité de quartier, enquête publique...) se sont souvent abîmées dans les procédures. Nos administrations sont pleines de juristes qui n’ont pas leur pareil pour lessiver pour vélléité de mobilisation publique. Or l’intérêt véritable de la participation, sans doute le seul, c’est de partager l’élaboration d’une réflexion pour construire un débat collectif qui sorte la société d’une simple distribution des arbitrages en fonction des clivages a priori.

    Nous restons un pays jacobin qui ne comprend pas la dimension démocratique de l’élaboration des choix publics. Par exemple, l’agenda 21 représente quelque chose d’important en Allemagne. Chez nous, les politiques ne partagent leur réflexion sur l’élaboration des politiques qu’avec les fonctionnaires et ignorent totalement la mobilisation de leurs électeurs pour élaborer leurs choix de politiques publiques. Le principe d’une démocratie moderne, c’est que les décisions ne s’arbitrent pas à plat face à un rapport de force immobile mais elles doivent au contraire s’appuyer sur une maturation par l’échange de points de vue des acteurs concernés. Les décideurs modèle Villepin pose à l’évidence un sérieux problème d’intégration culturelle de notre modèle politique national dans le cadre européen et, quoiqu’on puisse en penser par ailleurs, Ségolène a au moins compris cela.



  • Céline Ertalif Céline Ertalif 23 novembre 2006 00:31

    Bonjour,

    Je suis plutôt d’accord avec cet article. Sauf que le premier paragraphe après le chapeau donne une idée complètement fausse, et même si la source (Vie publique) a l’air autorisée, elle induit gravement en erreur.

    Les communes ont une compétence générale, indéfinie, contrairement aux syndicats, aux EPCI, au Conseil Général ou à la Région. C’est d’ailleurs un problème constant puisqu’un certain nombre de limites à l’intervention municipale dépend d’une jurisprudence complexe et pas toujours si constante... Toutefois, en ce qui concerne l’Etat-civil et les élections : ben non, pas de chance, ce n’est pas une compétence municipale... le Maire intervient en exécutant (et non pas en exécutif) de l’Etat. En clair, les communes sont les larbins de l’Etat quand celui-ci a besoin de services de proximité. C’est le cas aussi pour le recensement (et l’INSEE me met spécialement de mauvaise humeur - je vais peut être prendre le temps d’écrire un article sur ce sujet...).

    Alors effectivement, avec 500 habitants on ne gère rien du tout. Et donc, cela ne sert à rien, il faut fermer ces 21 000 communes d’une manière ou d’une autre. Une compétence générale sans moyens est évidemment un leurre. La solution est extrêmement simple : pas de gestion publique possible, pas de DGF ! Ce serait le minimum de cohérence de la part de l’Etat.

    Dans l’attachement des français aux maires et aux communes, il y a une part d’illusion d’optique. Les 21 000 communes évoquées regroupent moins de 3% de la population, ce qui n’empêche pas de faire la part essentielle des grands électeurs qui élisent les sénateurs dans de nombreux départements et de nourrir un mouvement très hostile à l’intercommunalité (exprimé par exemple par le mouvement CPNT). Les élus ruraux sont très réservés sur l’intercommunalité et leurs agents communaux encore plus.

    Mais le plus grave problème de la France rurale, c’est que c’est un désert de richesses et de services publics. Toutes ces petites communes sont un frein considérable à la valorisation des espaces ruraux : pas de structures de gestion, pas de cadres territoriaux qualifiés, trop d’élus et pas de leaders politiques dynamisants. On voit d’ailleurs que les régions rurales avec un maillage dense, équilibrées par la présence de communes moyennes se portent mieux (c’est le cas de la Vendée, de la Bretagne ou de l’Alsace).



  • Céline Ertalif Céline Ertalif 22 novembre 2006 23:44

    Pas plus un giratoire que d’autres travaux de voirie... La pression pour obtenir un giratoire provient généralement des usagers qui disent aux élus que tel carrefour est dangereux et pas du tout des entreprises qui ont pour préoccupations de faire de faire du chiffre. Point barre.

    Quant à l’influence des entreprises de BTP, c’est une autre affaire. C’est un secteur économique très dépendant des collectivités locales effectivement.



  • Céline Ertalif Céline Ertalif 22 novembre 2006 22:57

    Le lien sur le rond point de Marennes n’est pas passé (pour une raison qui m’échappe) : http://www.sens-giratoire.com/imagesrp/photos_rp/marennes.jpg

    rond point de Marennes.

    Excellent site dans son genre d’ailleurs ce www.sens-giratoire.com



  • Céline Ertalif Céline Ertalif 22 novembre 2006 22:49

    Bonjour,

    Aldoo n’a pas tort : cet article ne manque pas de contradictions entre ce qu’il dénonce vaguement et les arguments néanmoins plus précis qu’il évoque pour expliquer le grand développement des giratoires que l’on constate.

    Ces giratoires ont d’abord remplacé les feux et si vous saviez combien coûte l’entretien des feux de circulation, cela ferait sans doute taire un certain nombre de commentateurs que j’ai lus ici.

    On a l’impression parfois que tous les élus locaux sont des imbéciles victimes des entreprises du BTP, quand ils ne sont pas corrompus comme les territoriaux par la même occasion... surtout quand on lit ceux qui n’ont jamais pris aucune responsabilité de gestion et qui ne savent pas comment sont calculés les primes des territoriaux.

    Sur le plan de la circulation, le problème c’est de calmer l’automobiliste quand il passe de la route à la ville, et il est souhaitable de rester dans le fluide pour limiter le bruit, la pollution et les accidents. Après cela, il y a aussi des enjeux de communication : c’est certes tout à fait discutable mais on ne peut pas analyser le coût de ce rond point de Marennes par exemple comme un coût de voirie.

    Je ne dis pas que tout est bien, loin de là. Il y a, à mes yeux, une incurie face à la dégradation des entrées de ville dont le rond-point fait partie intégrante, mais c’est à mon avis un aspect seulement de problèmes plus fondamentaux et plus larges d’aménagement.

    Finalement, quel lobby des giratoires ? Le titre est une dénonciation gratuite (et un brin populiste, les commentaires en attestent) que l’article ne démontre pas du tout. Cela ne cache pas la bonne nouvelle : il y a des vraies questions d’intérêt public dans la gestion locale et il est bon d’en parler. Très bon, il faut approfondir encore un peu, c’est tout.

Voir tous ses commentaires (20 par page)







Palmarès