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Céline Ertalif

Céline Ertalif

Je suis directrice des services municipaux d'une commune de 9000 habitants. Dans le milieu des collectivités locales depuis 25 ans, j'ai cependant aussi exercé en tant que profession libérale. Mes centres d'intérêt se portent notamment sur la politique et sur la communication. J'aime les engagements concrets.

Tableau de bord

  • Premier article le 06/09/2006
  • Modérateur depuis le 01/12/2006
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Derniers commentaires



  • Céline Ertalif Céline Ertalif 9 septembre 2006 11:53

    Il est normal que les maires rendent compte de ce pourquoi ils ont été élus, c’est-à-dire de ce qu’ils ont fait pour leur commune. Mais les maires des petites communes ont un rapport à la politique de personnes privées et non un rapport de politicien professionnel et, pour l’instant, le vote est secret. Le Maire doit même fournir des isoloirs à ses concitoyens...

    C’est vrai que ce sont les maires ruraux qui ouvrent des possibilités. Sur 40 000 parrains potentiels, 8 à 10 000 signatures sont bloquées d’avance (parlementaires, conseillers régionaux et généraux, maires des villes). Il y a une zone un peu plus floue qui concerne les 4 à 5 000 maires des communes de 1 000 à 10 000 habitants, et finalement toute la pression est sur les maires ruraux (les 25 000 cités plus haut). Ces maires ruraux ont un rapport de personnes privées à la politique, mais ils sont aussi plus dépendants que tout autre des « grands élus » pour leur mairie. Il y a, dans ce système, quelque chose de vraiment pourri que ceux qui défendent ici la transparence ne mesurent pas. Je pense que si vous connaissiez mieux le contexte des élus locaux, votre opinion serait tout à fait différente.

    Par ailleurs, je vais vous dire pourquoi cette fois-ci le problème des signatures sera, à mon avis, particulièrement aigü. Pas à cause de l’inflation du nombre de candidats, ni tellement à cause du verrouillage de Hollande et de Sarkosy, mais parce que les maires sollicités pour 2007 sont exactement les mêmes que ceux qui l’ont été en 2002. Ils connaissent tous les dangers du parrainage rendu public et, en plus, le renouvellement municipal aura lieu en 2008 ! En 2002, Pasqua n’a pas trouvé les 500 signatures, en 2007 de plus grosses pointures seront scotchés, j’en fais le pari !



  • Céline Ertalif Céline Ertalif 9 septembre 2006 00:00

    Il arrive maintenant une à deux demandes de parrainage par semaine dans nos mairies. A mes yeux, la proposition de loi organique présentée par le sénateur UMP Del Picchia, représentant des français de l’étranger, constituerait une amélioration par rapport à la situation actuelle. Il n’est pas mauvais de revenir sur les textes, celui de 1962 et celui de 1976.

    Je crois que les arguments sur la transparence sont décalés. Pourquoi le choix de choisir tel ou tel candidat devrait-il être public ? Il me semble que ceux qui défendent cette thèse de la transparence ne mesure pas bien la différence entre la position d’un parlementaire qui vote publiquement une loi et celle d’un maire d’une commune 350 habitants qui est connu par tous les habitants depuis des lustres et qui ne se sent qu’une liberté très limitée sous surveillance sur tout ce qui est politique.

    La loi actuelle met la pression sur les élus des petites communes, pas sur les élus des grandes. Au-dessus de 3500 habitants, rares sont les maires qui ne sont pas marqués politiquement et la loi actuelle ne pose pas de problème. Elle laisse toute tranquilité aux deux grands partis politiques et dans une moindre mesure à quelques autres, comme aux maires des grandes communes. Mais il ne faut pas oublier que 25 000 communes ont moins de 700 habitants. Ces communes ne réunissent que 5% des français mais représentent 60% des parrains potentiels. Est-ce que votre oncle ou votre cousine, maire du village, doit être soumis(e) à cette « transparence » ? Est-ce un(e) responsable politique ?

    La publication des parrainages au JO a créé des difficultés dans plusieurs petites communes en 2002, comme par exemple à Mareuil. Ce système des parrainages pose effectivement un problème de séparation des pouvoirs, comme le dit Jean-Brice ci-dessus, mais ce n’est pas à proprement parler au niveau de la distinction entre exécutif et légistatif que cela se passe. Ce système donne un pouvoir de pression assez discutable au bénéfice des groupes politiques dominants, y compris et peut être surtout au-travers de l’administration préfectorale, sur les petites communes.

    Au demeurant, on peut se demander en quoi les maires ont une légitimité particulière par rapport à une élection présidentielle pour intervenir dans la sélection des candidats.



  • Céline Ertalif Céline Ertalif 8 septembre 2006 00:11

    C’est bien possible que j’ai voulu parler de trop de choses à la fois. En revanche, je ne crois pas forcément utile de m’agiter parce que « la balle est dans mon camp ».

    Je suis partie d’une critique du rêve technophile qui voudrait faire de l’édition en ligne la résolution des problèmes de la démocratie, de la complexité et de je-ne-sais-quoi... en insinuant tout de même qu’il fallait bien que ce rêve se rapporte un peu au désir de ceux qui écrivent.

    Mais mon article était aussi drôle que sérieux, non ? J’aurai tout de même avancé puisque les commentaires m’ont fait comprendre que la « reconnaissance » était vraiment le sujet central qu’il fallait creuser, et que personne n’ose trop en rigoler. Eh bien, l’échange ça doit servir justement à ça. Et c’est là, dans l’échange qu’on peut vraiment trouver quelque chose d’original et intéressant dans le journalisme citoyen. Cela marche à condition qu’il y ait du calme, de la compréhension et un peu de maîtrise de l’ego. Tout le contraire du langage publicitaire, de la compétition et de la démagogie. Un grand verre d’agaravox et une pillule de désintox tous les matins, voilà le régime que je propose !



  • Céline Ertalif Céline Ertalif 6 septembre 2006 23:32

    Pas forcément si bien vu que cela puisque la meute ne s’est pas déchaînée, les internautes sont très gentils, et pas même l’ombre d’un commentateur méchant... j’en serais presque déçue.

    Peut-être le dernier paragraphe était dissuasif... Plus sérieusement, c’est vrai que pour ce premier article j’ai critiqué plusieurs intervenants réguliers d’Agoravox. Sans les citer, mais également sans hostilité.

    Un ami m’a fait découvrir aujourd’hui qu’il y a une réflexion qui émerge autour de la notion « d’alter-médiation » et qui reprend notamment certaines analyses de Paul Ricoeur sur le thème de la reconnaissance.

    « Nous croyons aborder la société de la connaissance quand en fait nous construisons celle de la reconnaissance, des internautes altermédiaires, qui veulent reconnaître qui bon leur semble et être reconnus. Les réseaux sociaux, les blogs et les outils de ce qui est appelé Web 2.0 sont là pour satisfaire ce besoin. » C’est ici. Et il me semble qu’il y a matière à approfondissement.

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