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Céline Ertalif

Céline Ertalif

Je suis directrice des services municipaux d'une commune de 9000 habitants. Dans le milieu des collectivités locales depuis 25 ans, j'ai cependant aussi exercé en tant que profession libérale. Mes centres d'intérêt se portent notamment sur la politique et sur la communication. J'aime les engagements concrets.

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  • Premier article le 06/09/2006
  • Modérateur depuis le 01/12/2006
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Derniers commentaires



  • Céline Ertalif Céline Ertalif 9 octobre 2015 11:14

    @Daniel Roux



    Cependant, l’histoire nous montre que le pouvoir ne se partage pas : ce que vous écrivez là est faux. C’est ce qu’on est en train de redécouvrir autour du thème des communs. Il y a un puissant mouvement intellectuel international qui se développe depuis quelques années sur cette question - totalement ignoré des médias bien sûr. Actuellement, du 5 au 18 octobre, le festival du temps des communs est ouvert, c’est le moment de découvrir !

    Pour tout le reste, je suis d’accord Daniel : ceux qui ont le pouvoir ne veulent pas le lâcher, et même quand ils ne l’ont plus ils veulent encore en garder l’image ! C’est le temps des fureurs...


  • Céline Ertalif Céline Ertalif 9 octobre 2015 11:00

    @César Castique C’est le cas de la pétition de l’article d’Élise Lucet citée dans l’article, qui a beaucoup freiné les ardeurs des politiques ! En fait, les chats sont rarement tout blanc ou tout noir, voir ce que dit un article du Monde à ce sujet qui a à peu près un an. 





  • Céline Ertalif Céline Ertalif 9 octobre 2015 10:49

    @JL Internet est un instrument qui permet de prendre la parole, ce n’est cependant pas si facile que cela de la faire entendre. Cela dit, Sarkosy dit bien que cela gêne déjà ceux qui en disposaient tout seul et de droit avec les medias du 20ème siècle par leur position institutionnelle.


    Sur le fond de ta question, je constate qu’avant de faire des propositions institutionnelles, il faut mettre en oeuvre des collaborations communautaires. Sans dénier ni les intentions ni les mérites d’Étienne Chouard, je constate qu’il est l’héritier de la sphère militante très imprégnée de culture protestataire. Et je vois que les groupes locaux qui savent développer une culture sociale collaborative construisent une pensée plus opérationnelle et pas moins politique.

    Au fond, je pense qu’on se tourne aisément vers le « penser global » alors que pour construire le futur dans un sens démocratique, il faut surtout trouver les méthodes pour « agir local » ou sectoriellement. Je peux citer le mouvement colibris qui va dans cette direction ou encore ce que fait http://www.a-brest.net/. Le dernier lien dans l’article ci-dessus vient d’ailleurs de Brestois qui expliquent précisément les difficultés des élus locaux à mener une action par rapport à l’économie collaborative. Je le redonne. On y voit parfaitement que la réflexion de ces acteurs du développement collaboratif a quitté les rives de l’incantation pour atteindre celles de l’action.


  • Céline Ertalif Céline Ertalif 22 septembre 2015 12:34

    Il ne suffit pas d’être au contact de la population pour faire de la politique, il faut au moins passer des intérêts individuels (généralement privés) aux intérêts communs (généralement publics).


    Amusant aussi cette croyance que l’investissement permet d’échapper au gaspillage mieux que le fonctionnement. C’est juste oublier qu’il faut bien amortir l’investissement, ah ces gestionnaires amateurs ! 

    « Nous devons faire mieux avec moins d’argent public, mais tout est fait pour nous en empêcher » : alors ça, c’est tout de même pas faux ! Les injonctions contradictoires sont la marque des politiques qui ont perdu la boussole. La contradiction la plus évidente de ce type, c’est la mission de faire des économies budgétaires en sauvegardant simultanément l’emploi, et accessoirement le statut de la fonction publique.

    Les charges de personnel, ou disons plutôt la masse salariale (barrons les ambiguïtés libérales), est une dépense obligatoire qu’il est très difficile de limiter, et même souvent d’empêcher de croître. Je vais vous dire quelque chose qui paraîtra affreux à nombre d’entre vous, quand on réduit les effectifs, non seulement on fait des économies mais on modernise des services qui fonctionnent bien souvent nettement mieux après la réduction ! Oh que je suis méchante ! Mais enfin, j’ai tout de même visité quelques services publics... Tout cela pour dire que je pense comme Bernard Stiegler qu’on ne peut pas continuer dans un modèle qui confond le travail (un acte créatif avec des mains et des cerveaux) avec l’emploi salarié (une condition sociale de dépendance et de soumission au propriétaire des moyens de production).

    Or ce qui est dramatique, c’est que les collectivités locales sont l’endroit où l’on défend le plus l’emploi salarié au lieu d’ouvrir de nouveaux modèles sociaux où la contribution sociale à la production devrait échapper le plus facilement au schéma de l’appropriation privée. Qu’est-ce qui doit être bénévole, quel travail doit-on automatiser, quelles contributions doit-on rémunérer par la monnaie ? Voilà de la matière pour le débat public local !

    Il faudrait juste s’occuper de revenir à la souveraineté du citoyen (empowerment), à la responsabilité individuelle et collective. Pendant ce temps-là, les uns vont défendre les acquis appelés dotations auprès de « l’exécutif (national) qui ne rend plus de comptes à personne »( formule de Pierre Rosanvallon la semaine dernière sur Médiapart), les autres vont défendre l’emploi pour sauvegarder les revenus salariaux et par là-même le salariat. Il n’y a qu’un problème dans tout cela, c’est qu’on ne sortira pas de nos malheurs croissants dans un système et de plus en plus contre-productif par la soumission. Je fais partie de celles qui veulent la liberté, la démocratie et qui ne portent pas dans le coeur le modèle patronal top/down autoritaire dans les entreprises, voilà pourquoi je regrette que les administrations publiques (prétendument dirigées par des représentants du peuple) soient la caricature de cette anti-démocratie d’une part et que les élus locaux puissent se laisser « empêcher » par des institutions qui ont encore moins de relation démocratique avec la population qu’eux-mêmes.


  • Céline Ertalif Céline Ertalif 21 septembre 2015 23:22
    Il me paraît tout à fait justifié de railler le caractère syndicalo-corporatiste des élus dans une distribution des rôles alternative suivant la couleur politique du Gouvernement. La « logique propriétaire » des élus qui souhaitent conserver leurs mandats longtemps est également patente et il est faux de croire que cela existe moins dans les petites communes que dans les grandes.
    Faut-il critiquer les élus ? Voilà une question quasiment tabou, les médias font quotidiennement leur miel des contradictions, des dérapages, parfois des excès répréhensibles des élus, mais ils diffusent le lobbying des maires sans la moindre critique. Un jour on dénonce les palais régionaux ou les projets pharaoniques des « roitelets » de province, ces élus locaux parvenus aux allures de bourgeois gentilshommes, et le lendemain on s’apitoie sur la misère de ces pauvres maires si braves et si démunis...
    Je déteste que l’on méprise les élus locaux, mais cependant il est certainement nécessaire qu’il y ait un exercice critique de leur action. Aujourd’hui, ce qui manque le plus, c’est l’accès à la critique par les citoyens - dit autrement, c’est le contrôle démocratique qui manque. Pour des raisons qui échappent en partie aux élus locaux : le code général des collectivités territoriales énonce des règles souvent inadaptées, les tuyaux financiers entre les différents niveaux d’administration sont d’une complexité phénoménale, la fiscalité locale est incompréhensible pour le contribuable et régie par l’État, etc... Mais les élus locaux ne sont indemnes de toute critique.
    Les élus locaux n’aiment pas la critique. C’est humain. Ils ont un peu tendance à confondre critique de leur politique et critique de leur personne, et à se comporter en propriétaire en oubliant qu’ils ne sont pas les propriétaires mais seulement les représentants temporaires des propriétaires, c’est-à-dire de vous et moi, citoyens et citoyennes. Si tant est que l’élection a un rapport avec la démocratie.
    Le problème est certainement que l’élection ne suffit pas au contrôle démocratique. Les élus sont protégés du contrôle des citoyens par un système opaque, mais c’est aussi leur faiblesse. Pourquoi les maires ne s’appuient-ils pas sur la population quand ils veulent protester contre l’État ou toute autre puissance quand celles-ci portent atteinte aux intérêts de la commune qu’ils représentent ?  
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