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Céline Ertalif

Céline Ertalif

Je suis directrice des services municipaux d'une commune de 9000 habitants. Dans le milieu des collectivités locales depuis 25 ans, j'ai cependant aussi exercé en tant que profession libérale. Mes centres d'intérêt se portent notamment sur la politique et sur la communication. J'aime les engagements concrets.

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  • Premier article le 06/09/2006
  • Modérateur depuis le 01/12/2006
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Derniers commentaires



  • Céline Ertalif Céline Ertalif 2 septembre 2015 14:19

    @Stéphane Lhomme  Eh oui, les lendemains s’annoncent très difficiles pour notre auteur qui ne s’avère pas très fort non plus en arithmétique : « le coût du kWh pour un ménage français est 87,4% moins cher pour les particuliers en France par rapport à l’Allemagne », mais 50 € au lieu de 90, cela fait 44,44 %... 87,4%, c’est plutôt le type d’augmentation qu’on pourrait avoir.


    La grande nouvelle en matière d’énergie, c’est la construction de la giga factory de Tesla au Nevada qui favorisera la production autonome d’énergie (cette décision n’a pas forcément été orientée par une volonté écologique - mais ça ne changera rien aux effets sur les fournisseurs d’électricité de type centralisé EdF). 


  • Céline Ertalif Céline Ertalif 2 septembre 2015 14:04

    @boudboud Voilà le contenu des pressions de ce que certains appellent ici les « zozos » écolos : 



  • Céline Ertalif Céline Ertalif 2 septembre 2015 00:29

    Bernie Sanders, bof... Non, le candidat démocrate vraiment intéressant, c’est L Lessig



  • Céline Ertalif Céline Ertalif 2 septembre 2015 00:07

    @Michel DROUET et @Aristide


    Les observations ou les interrogations d’Aristide me paraissent de bon sens.

    L’acte II de la décentralisation nous a inventé un truc absolument incroyable avec le transfert des ATOS aux conseils généraux, maintenant départementaux, et aux régions. Plus de 10 ans après, j’en suis toujours baba. Nous connaissons depuis bien longtemps maintenant la cohabitation dans les écoles entre la gestion municipale et l’Éducation Nationale qui gère le personnel enseignant - encore que c’est un grand mot. La gestion de nos collectivités locales va du pas mal au pas terrible, mais même au plus bas la comparaison entre le management public local et celui de l’État est une éternelle consolation pour les territoriaux. Enfin et surtout, mettre 2 patrons sous un même toit n’a jamais été une idée très intelligente, c’est une cohabitation absurde, on l’a encore vu récemment avec la réforme des temps scolaires : une bisbille permanente entre les deux financeurs, une grande irresponsabilité vis-à-vis des enfants puisqu’on a abouti bien souvent au strict inverse du but annoncé pour des raisons de gestion, à savoir un maintien de la durée quotidienne scolaire et une augmentation de la durée hebdomadaire ! 

    Cela dit, je suis en désaccord sur l’enjeu de la mutualisation par rapport au transfert de compétences. Essentiellement pour la raison suivante : la concentration au sein du secteur public n’est pas une bonne chose en soi (le vaisseau amiral de l’EN illustre bien...), mais en même temps on ne gère pas de service public avec 1 000 habitants. Il faut regrouper mais dé-verticaliser, employer les méthodes transversales correspondant à notre époque et aux nouvelles technos. De ce point de vue, le transfert de compétences crée une concentration sans aucune réflexion alors que la mutualisation a le mérite de reposer le problème du rapport entre une administration unique et les décideurs politiques en raison de leur pluralité. Or, justement, l’un des problèmes vraiment importants, c’est que les élus se prennent de plus en plus pour des gestionnaires, des petits patrons alors qu’ils n’ont a priori aucune compétence professionnelle et que ce n’est d’ailleurs pas leur rôle si tant est que nous souhaitons la démocratie. Je suis sûre d’être en accord avec Michel sur cette idée que nous croyons importante : la priorité est de dé-professionnaliser les élus locaux.

    Les représentants des électeurs doivent retrouver le chemin de l’activité politique, être un lien entre les experts (internes ou externes) et leurs électeurs, et se recentrer sur les finalités. Qu’ils soient des passeurs pour fabriquer des choix sur les enjeux que les experts peuvent éclairer et qu’ils ressourcent le lien de l’intérêt public avec la population. Aujourd’hui, les élus locaux sont des écrans, ils fantasment un pouvoir patronal alors qu’ils ne sont ni propriétaires ni des managers qualifiés, et de la politique ils ne connaissent plus que l’allégeance à une étiquette politicienne pour se faire reconnaître électoralement tellement ils sont devenus transparents. Ce qui entraîne un rejet du côté des électeurs où la validité de la légitimation du processus électoral est de plus en plus mise en doute, et un rejet par la génération Y du côté des administrations où l’on ne croit pas une seconde à la compétence managériale des élus.

    Il est nécessaire de décloisonner les processus administratifs, de les simplifier, de passer d’une domination réglementaire au design par expérimentation progressive. Il s’agit donc de supprimer les emplois sans utilité publique. Cette vision du futur ne peut que choquer la génération actuelle des élus encore attachée à une vision patrimoniale des services publics locaux, teintée de clientélisme, qui choque les jeunes territoriaux hostiles à une hiérarchie pyramidale à la compétence incertaine où les élus se sont installés d’eux-mêmes au sommet. C’est un mouvement parallèle à celui des électeurs qui ne vont plus voter parce que leur sens de la citoyenneté dénonce un déficit démocratique. Cette opposition repose moins sur des conflits d’intérêt que sur une rupture de valeurs, elle conduit droit à un effondrement si l’aveuglement perdure.


  • Céline Ertalif Céline Ertalif 1er septembre 2015 14:50

    Bonjour,


    Si seulement nous avions eu une réforme qui aboutissait à des euro-régions, au démantèlement de l’État, et au fédéralisme... Nous en sommes bien loin.

    Un effort de mutualisation des « fonctions supports des administrations de l’État » devra également être conduit : effectivement, l’État est très centré sur l’économie de ses moyens et c’est ce qui reste principalement du projet quand on arrive à l’aboutissement de la réforme territoriale. J’observe cependant que les services de l’État continue à invoquer à tort et à travers la mutualisation quand il ne s’agit nullement de cela mais de redéploiement. Tout ça parce que le mot redéploiement n’emballe pas dans les rangs des administrations, pourtant le nouveau mot ne trompe personne. Cette utilisation a juste un travers, dont les services de l’État se contrefichent, c’est qu’elle pollue la compréhension du terme pour les collectivités locales qui, elles, auraient légitimement à développer de la mutualisation comme une méthode alternative, pour ne pas dire contraire, au transfert de compétence. J’en parle au conditionnel tellement le concept de mutualisme semble poser un problème de compréhension. Voici cependant quelques repères sur le sujet : 

    Le mutualisme fait partie intégrante d’une idéologie de l’entraide et de la solidarité qui s’oppose à la concentration des pouvoirs d’une part et au contrôle des objectifs par le propriétaire des moyens d’autre part. C’est donc un chemin différent du collectivisme centralisé, étatique par exemple, et de l’appropriation privée, capitaliste notamment. Le mutualisme accepte la concentration des moyens, pas la centralisation des objectifs.


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