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Comeau-Montasse

Comeau-Montasse

Habitant de la Drôme des collines.
 

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  • Premier article le 13/12/2014
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Derniers commentaires



  • Comeau-Montasse Comeau-Montasse 13 avril 2017 16:55

    @Rmanal
    Absolument : la créativité n’est pas produite par l’enseignement, pas plus que l’homme ne produit l’eau qui coule dans les rivières. Mais, pour filer la métaphore, l’homme peut réguler le court de l’eau et certaines de ses actions être bénéfique dans l’accompagnement de ce voyage, ou catastrophique (la plupart du temps dans les projets trop raides, ou trop grands)L’enseignement doit lui aussi prendre garde à ne pas briser, notamment en évitant de mettre en place des automatismes stérilisateurs d’impulsion comme peuvent l’être les tests à gros enjeu (la note qui compte dans la moyenne et qui seule est prise en compte par les parents, l’orientation, les conseils de classe ...)


    Je ne sais si c’est très répandu, mais lorsqu’on me pose une question, il m’arrive souvent de me retrouver dans la situation de ces fortes sollicitations en temps limité et de perdre une partie de mes moyens (sans réelle panique mais avec une relative incapacité) comme par exemple face à un distributeur d’argent, qui ajoute un « attention vous n’avez le droit qu’à trois essais ».

    Donc oui, l’enseignement agit peu sur la créativité de façon positive, en tous les cas lorsque l’enseignant reste dans les clous.

    Toujours dans « Le génie de la bêtise » l’auteur, déjà cité, explique que ce qu’il a reçu de plus positif de l’école était la liberté que son professeur de mathématiques lui avait laissé d’être peu actif dans cette matière (et d’avoir un systématique zéro sur son bulletin sans que cela soit une catastrophe)Des positions beaucoup trop raides conduisent souvent à sous évaluer un élève qui « résiste » (de différentes manières) à l’apprentissage. Et l’on connait la force des prophéties (qui par leur annonce même devienne auto-réalisatrice).

    Je plaide donc ici pour une école moins persuadée d’avoir raison et donc moins intrusive, notamment du point de vue des matières scientifiques ** qui proposent notamment en France trop précocement des contenus et des savoir faire fermés, et ne laissent pas assez longtemps l’enfant travailler les fondamentaux (liaison entre la perception immédiate et la perception interprétée : par exemple « ce que je vois et ce que je sais et que mon cerveau me montre en interprétant l’information visuelle.)


    Je ne peux que conseiller le numéro évoqué de science et vie (réussir l’école) qui montre à quel point le modelage du cerveau par l’activité est important,ainsi que l’importance des premières phases de »colonisation du cerveau" par les différents apprentissages ***

    * L’auteur a part la suite été champion d’échec (sur échiquier (sourire²))
    ** Les professeurs de Alexandre Grothendieck  ne donnaient pas cher de son avenir en maths, jusqu’à sa licence
    *** Un apprentissage trop précoce d’une méthode, règle ... au stade expert peut développer une intuition fausse qui ne disparaîtra jamais.


  • Comeau-Montasse Comeau-Montasse 13 avril 2017 11:53

    Une des recommandation d’Agoravox, est de ne pas faire trop long (sourire)²


    Je n’ai donc pas développé les buts de l’éducation (je parle ici de celle que donne l’école)

    Les échanges en commentaires permettent cette précision et vous m’en donnez l’occasion.

    Oui, l’humain doit être adapté et il n’est pas possible (C’est d’ailleurs ce que montrent les neurosciences) de développer fortement par exemple des compétences concurrentes* (au niveau neuronale).
    Ce pour quoi je plaide ici c’est précisément ce « panel large » d’activités correspondant à des compétences de base, à des acquis fondamentaux.
    Le codage, introduit de façon massive dès l’école primaire et au moyen de « briques opaques » contenant des sous routines qui transforment une fois de plus l’enfant et l’adolescent en assembleur de pièces qui s’emboîtent** ne me semble pas (tout du moins sous cette forme technique et opaque) faire partie de ces compétences fondamentales.

    La question de l’adaptation est cruciale.
    Mais nous avons ici un choix : qui doit s’adapter à quoi ?
    Il est plus facile d’évaluer les sciences exactes donc la tendance est de tout enseigner comme une science (poésie y compris ! Puisque l’outil principal est dans toutes les matières « l’analyse »)

    Une piste : il semblerait que les systèmes d’éducation des pays développés aient de plus en plus de mal à atteindre les objectifs qu’ils se fixent (objectifs qualitatifs ... les quantitatifs s’ajustent en redéfinissant la norme (sourire)²) et qu’apparaissent de plus en plus d’enfant dys (notamment les dystraits fonctionnels )
    Il serait peut-être temps de se demander si c’est l’enfant qui est dys, ou si c’est le durcissement des apprentissages précoces qui le produit (entre autres facteurs) et si la résistance à l’apprentissage de certains, n’est pas le signe de zones neuronales qui résistent à la colonisation d’un apprentissage que l’individu rejette ... pour des raisons qui ne sont pas que mauvaises. 
     

    * Je connais un certain nombre d’artistes (plasticiens, poètes, musiciens) qui ont eu beaucoup de difficulté à être encore créatifs à partir du jour où ils ont commencé à enseigner de façon régulière (et conforme).
    Je ne parle pas ici de « l’art conceptuel », qui lui (s’appuyant précisément sur la parole et la rationalité pure que privilégie l’enseignement actuel) est parfaitement compatible avec le métier de professeur de l’éducation nationale. (n’y voir aucun jugement de valeur de ma part)

    ** différence entre les LEGO et le jeu de cube en bois où il n’y a pas d’emboîtement parfait, comme c’est le cas dans la vie réelle


  • Comeau-Montasse Comeau-Montasse 18 juin 2016 11:56

    Au niveau de votre alimentation quels choix faites vous
    N’êtes vous pas un tant soit peu acteur comme consommateur ?

    Alors ...
    Faut-il laisser se poursuivre cette industrialisation (profitable pour tous ceux qui vivent du système) de l’enseignement ?


  • Comeau-Montasse Comeau-Montasse 18 juin 2016 11:51

    @Le p’tit Charles
    Et vous, où en êtres vous ? (sourire)²



  • Comeau-Montasse Comeau-Montasse 18 juin 2016 11:49

    @Allexandre
    Pour aller de l’avant (en matière d’enseignement comme ailleurs) il est utile de voir ce qui globalement est à l’oeuvre. 

    L’économie d’échelle que donne à croire la production standardisée est une erreur. Elle mène, dans l’industrie de la nourriture, à ce que l’on connait (ou pas, pour ceux qui s’y sont habitués) de la dégradation des valeurs nutritives et du gout (réel) des aliments. Pour l’enseignement c’est la même chose qui est à l’oeuvre.
    Le bio que j’évoque (c’est un raccourci) est précisément le contraire de cette dépersonnalisation.
    Il s’agit de redonner de la marge de manœuvre à l’opérateur, de rendre à nouveau le terrain vivant (dans l’enseignement aussi on produit hors-sol) 
    Dans un enseignement bien compris, le contenu n’est la plupart du temps (en particulier avant le lycée) qu’un prétexte à développement de l’individu (que ce soit le théorème de Pythagore, Virgile, La civilisation Égyptienne, ...) c’est l’enseignant par sa culture personnelle, la manière dont il vit l’utilité de ce qu’il y a derrière cette connaissance enseignée, permettra le PASSAGE et la FORMATION de l’individu par l’assimilation de cette connaissance à son vécu propre.
    L’industrialisation de l’éducation nationale conduit à une dépersonnalisation des enseignements (standardisation produite par tous les documents figés dans l’écrit, le son ou la vidéo) la transmission n’est plus vivante, elle est centrée sur elle-même. Ce que l’on produit à la fin n’est pas une personne intégrée à des connaissances, mais ... un ELEVE PROFESSIONNEL.
    C’est ce qui explique à quel point il y a un décalage entre les lauréats des examens et concours et leur efficience réelle (professionnelle et vie privée)

    Tant que les crispations entre la défense de la culture ancienne et la nécessité de former au travail de demain (le plus vite possible à l’école) sera l’angle d’entrée du pour ou contre, il sera impossible de réformer réellement un système qui appauvrit de plus en plus l’enfant qu’on lui confie.
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