Beaucoup d’idées préconçues et de contre-vérités dans cet article.
Le premier :
- Le bilinguisme serait favorable en terme de résultats scolaires.
Aucune étude ne l’a prouvé. Récemment en Allemagne, une étude sur des enfants turcs n’a pas montré d’avantages scolaires chez ceux qui apprenaient leur langue maternelle et la pratiquaient régulièrement.
Que d’ignorance profonde !!!
Les Turcs qui sont arrivés en Allemange étaient pour la plus grande majorité des ouvriers qui parlaient le même turc que le Français que parlent les ouvriers français. Les prendre pour exemple est une ineptie profonde.
Car on ne peut partir pour comparer que de plusieurs niveaux culturels. A vocabulaire et syntaxe pauvre dans sa propre langue correspond la même chose dans une langue étrangère.
Pour obtenir un bilinguisme parfait, il faut absolument qu’un interlocuteur ne parle QUE cette langue avec l’enfant et un autre l’autre langue, sans JAMAIS mélanger les deux. Or les ouvriers turcs en Allemagne, parlent turc avec leurs enfants, mais aussi un assez mauvais allemand en leur présence.
La séparation stricte entre les deux mondes linguistiques et la condition sine qua non à la réussite du bilinguisme.
C’est ce que j’ai pratiqué avec mon fils qui a parlé 2 langues correctement dès sa plus petite enfance, ce qui lui a facilité l’apprentissage des autres langues - il en parle quatre couramment aujourd’hui - français, allemand, anglais, polonais, peut lire les journaux russes et comprendre le contexte ainsi que se débrouiller en Tchéquie.
Au niveau scolaire, il a sauté une classe en lycée et commence son doctorat à 23 ans.
Ayant vécu dans un milieu bilingue, j’ai vu les échecs des enfants qui ne réussissaient à parler qu’une seule langue. Leurs parents avaient mélangé les deux langues en leur présence.
Donc il ne faut surtout pas répandre cette ineptie selon laquelle l’apprentissage d’une langue étrangère dès la plus petite enfance ne serait pas un avantage. Les neurones de notre cerveau fonctionnent d’autant mieux qu’elles ont davantage de connections entre elles. Le fait d’apprendre 2 langues dès la plus petite enfance - de manière correcte - ne peut être qu’un avantage, à condition de respecter la règle de la séparation stricte des locuteurs. Un enfant sait très vite si la personne en face de lui parle une langue de manière naturelle ou non. C’est pourquoi l’apprentissage d’une langue étrangère en maternelle et au primaire ne peut être réalisée que par des enseignantes venant des pays où ces langues sont parlées « native speakers ».
2ème ineptie :
- Les Français sont nuls en langues, et l’herbe est plus verte chez le voisin !
Non : les Français sont comme tout le monde, leur cerveau est identique, les méthodes guère différentes.
Cette remarque montre que vous ne connaissez rien au problème.
Certes leur cerveau est identique, mais ils leur a manqué une ouverture d’esprit dès la plus petite enfance et leurs neurones n’ont pas profité de l’apprentissage d’une langue étrangère dès la plus petite enfance, ce que pratiquent d’autres pays avec succès, et pas seulement l’anglais.
De plus JE CONFIRME QUE LES FRANCAIS SONT NULS en langues étrangères. Il suffit de les écouter parler en anglais ou allemand par exemple. C’est à se terrer de honte !!!
Je travaille dans le recrutement sur 2 pays et parle avec les candidats qui postulent en écrivant courageusement : « anglais, allemand courant ».
Quelle honte. Un accent à se boucher les oreilles, un vocabulaire réduit, une expression souvent à peine compréhensible...
Voilà la pure réalité.
Sans parler de tous les autres qui postulent sur des postes internationaux et ne savent parler aucune langue correctement autre que le français.
Alors, continuez à encourager votre nullité avec des articles comme le vôtre... et à vous complaire dans votre jus franco-français... la France est de plus en plus isolée et considérée avec amusement à l’étranger...
Ce texte est écrit par un Alsacien souffant du syndrome alsacien... Les élucubrations qu’il contient sont à l’image de ce syndrome... les accusations et sous-entendus qu’il prête á l’Allemagne sont ridicules et montées de toutes pièces.
On y sent la peur de l’Allemagne qui lui ôte toute faculté de jugement.
Voilà un article qui tend à renfermer la France comme autrefois les villes françaises qui étaient entourées d’une frontière douanière, l’octroi qui ne fut supprimé en France qu’en 1948 !!!
Autrefois on avait peur de sortir de sa ville, il fallait la protéger d’une douane, aujourd’hui on a peur de sortir de son pays...
Pensez-vous VRAIMENT qu’une ville avec son octroi aurait pu tenir dans l’évolution du monde ?
Il en est de même des pays aujourd’hui, un petit pays de 60 millions d’habitants comme la France, pensez-vous SERIEUSEMENT qu’il peut continuer longtemps face à des ensembles comme l’Inde - où il y a dans une seule ville davantage d’ingénieurs que dans toute la France - ou la Chine, etc... ???
Ce texte est essentiellement conservateur et tourné vers le PASSE.
Pourquoi avez-vous PEUR d’une Europe Fédérale ? Parce que vous avez PEUR d’un fonctionnement que vous ne connaissez pas, car la France ne l’a pas encore expérimenté.
Le système fédéral, comme il est pratiqué dans de nombreux pays démocratiques fonctionne bien mieux que le système centralisé français. Il est plus proche des citoyens et il n’y a AUCUN abandon de la spécificité des différentes parties dans le système fédéral.
Vous parlez uniquement avec vos références au passé sans avoir comme ambition de réaliser un ensemble tourné vers l’avenir.
Il faut être fier de son passé mais tourné vers l’avenir avec une SEULE CONDITION :
Veiller au respect des principes de démocratie.
Le fédéralisme n’est pas en contradiction - absolument pas - avec la démocratie, bien au contraire !
Vous agitez les peurs, notez des phrases sorties de leur contexte pour étayer votre peur d’une Europe que vous ne connaissez pas. Voyagez en Europe, habitez-y pour voir comment fonctionnent les autres parties de ce continent et vous verrez que la plupart des pays qui la composent fonctionnent de manière bien plus démocratique que la France hypercentralisée.
C’est peut-être ce système français que vous pensez rapporter à l’Europe qui vous fait peur.
Mais soyez sans crainte, l’Europe ne veut PAS du système hypercentralisé français.
Il faut que les pays d’Europe joignent leurs forces, leurs recherches, leurs défenses, leurs économies, pour former une puissance forte, unie, riche de ses passés différents mais ayant un avenir commun.