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ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 29 mai 2007 00:00

    Bonjour.

    je serai tenté de te dire, de qu’elle gauche tu parles. J’étais encore au PS quand il décida de s’ouvrir au centre pour conquérir le pouvoir, depuis ce centre la absorbé. en 1993 j’étais de ceux qui voulaient qu’après le changement de cap vers le libéralisme l’on change aussi de sigle pour ne pas entretenir de confusion. si nous avions fait cela tu n’aurais pas posé cette question « quel avenir pour la gauche ». J’ai lu l’ouvrage de J.Attali « Une brève histoire de l’avenir ». Un excellant et courageux ouvrage d’une lucidité linéaire. Pour autant avoir un programme politique n’est pas s’inscrire dans les traces des événements que nous avons suscités. Si nous ne disposons pas de la maitrise de notre existence, nous pouvons par la mémorisation et l’apprentissage des évènements passés émettre des options pour le futur. Mais ces options ne trouveront une réalité que lorsqu’ils deviendront des comportements effectifs ayant une réelle efficience. Et pour l’instant la majorité des français, comprenant bien-sur des socialistes prônent des valeurs de droite voire pétainiste ; l’effondrement des repères de classe auquel à contribué le PS n’y ai pas pour rien, et la répétitivité médiatique univoque pour baucoup. Sans retourner vers les totalitarismes gauchisants l’on peut espérer autre chose que l’attente de l’apogée du capitalisme. Je te joins deux lettres que j’avais écrite à un ami au durant la période du vote référendaire sur la constitution Européenne. Elles te renseigneront sur ma vision de la gauche de demain. Celle qui est entrain de naitre dans les cités comme au bon vieux temps de Casimir Perrier en 1897, qui s’écriait les barbares cernent les portes de nos villes. C’est chez ces barbares que sous l’impulsion d’hommes convaincus ils ont acquis une conscience de classe et contribués à fabriquer les petits bourgeois d’aujourd’hui qui les rejettent. 1° lettre. « Je te fais cette petite lettre car j’aimerais connaître le point de vue de l’organisation dans le débat sur la constitution européenne. Je regarde peu les informations mais j’ai entendu, il y a quelque temps que la cgt, du moins son bureau confédéral, s’était prononcée pour la constitution européenne et que cela avait fait quelque remue ménage. Comme je n’ai eu aucun écho concernant le point de vu de l’organisation FO, et qu’aucun débat tardif ne m’ont été rapporté où il aurait été entendu quoi que ce soit en ce sens. Si tu pouvais m’en dire un peu et me dire comment est l’ambiance générale toi qui tourne beaucoup et côtoie de fait aussi beaucoup de monde.

    Pour ma part j’ai à ma disposition la constitution que j’ai lue et dont si tu le veux bien tu pourras lire ci-suivant mes commentaires. Dans un premier temps j’ai qualifié cette constitution, de constitution du totalitarisme Entreprenarial. Ceci parce que la constitution pose, confirme et entérine comme socle de son édifice central « la loi du marché ». Ceci rend de fait anti-constitutionnel toutes autres organisations économiques qui pourraient poindre, naître pour mettre en échecs les conséquences néfastes qui découlent de la concurrence sans limite qui y est confirmée sous l’égide de la libre concurrence. Cette précision enterre de fait toute aptitude aux citoyens via leurs mandants de disposer d’une possibilité d’orientation infléchissant cette loi du marché, car toutes activités s’organisent autour d’elle. Toute tentative de régulation par les pouvoirs publics (donc les citoyens) devient anti-constitutionnelle, par exemple une politique libérale keynésienne serait illégale si elle venait à minimiser les effets du libre échange. De fait tous les pro-Keynésien se trouvent hors la loi. Ensuite c’est pour moi la confirmation de la suprématie d’une élite qui se refuse à prendre des décisions politiques qui s’opposeraient aux détenteurs du pouvoir économique. Pouvoir économique dont la régulation par la monnaie a été confiée depuis longtemps à la banque européenne. Et dont la mission est claire, ne pas donner les moyens financiers à un état de mener ses projets politiques à terme en dehors de la dites « loi du marché » auquel il faut que les pouvoirs politiques se plient pour disposer des fonds dont ils auraient besoin pour financer leurs projets politiques. D’autant plus que dans mon premier essai, j’avais écrit que le changement de sigle du patronat français en Mouvement des entreprises était la confirmation d’une suprématie Entreprenariale qui n’a fait que se confirmer et qui maintenant réclame sa reconnaissance sociétale, avant peut-être de fournir d’authentiques hommes politiques du sérail, pour remplacer ses hommes de paille. Ainsi quand je vois que la suprématie du capitalisme moderne est érigée en socle fondateur, je ne peux pas ne pas songer à ce qui est le passé de notre organisation syndicale qui a trouvé ses fondements dans la lutte contre le capitalisme du XIX et XX siècle avec des hommes comme Fernand Pelloutier et Pierre joseph Proudhon. Si effectivement dans le monde ouvrier, devenu salarial par le jeu de la dialectique, ils demeurent inconnus, à nous qui les connaissons et connaissons leur histoire c’est un enterrement définitif de première classe du « socialisme utopique » qu’ils ont défendu par l’intermédiaire du combat syndical et de leur désir d’émancipation de la classe ouvrière. Si la nécessité de lutter contre le totalitarisme communiste nous a conduits à collaborer avec les employeurs et les gouvernants ce n’a pas été pour livrer les salariés corvéables à merci, ce que nous demande cette constitution entre les lignes. Qui peut croire que ce que l’Europe n’a pas pu faire à dix, elle va pouvoir le faire à vingt-cinq. Durant plus de trente années nous n’avons même pas pu élaborer l’ébauche d’une convention collective interprofessionnelle européenne. Pourquoi les patrons qui s’y sont opposés hier l’accepteraient aujourd’hui ; Maintenant qu’ils disposent en plus du pouvoir politique par l’intermédiaire des contraintes que fait peser sur les choix politiques la banque européenne, de leurs hommes de main, et que le syndicalisme n’a jamais été aussi peu puissant. Je pense que pour des militants issus de l’anarcho-syndicalisme il y a une certaine décence à dire que l’on ne peut pas être pour une constitution qui institue la victoire du capitalisme même si c’est dans sa forme moderne. Que la cgt y trouve son compte cela les regarde mais la CGT dont est issue Force Ouvrière ne peut pas collaborer à mon sens par son silence à cette mascarade de constitution totalitariste. Totalitariste car en plus elle ne prévoit aucun textes qui pourraient envisager une quelconque modification constitutionnelle, comme cela existe dans un État qui se dit démocratique. Ainsi l’on nous colle ad vitam- aeternam comme seul rapport ou relation économique celle de l’exploitation de l’homme par l’homme. Justement ce que dans nos statuts de la charte d’Amiens nous combattons. C’est pour cela que tu peux comprendre pourquoi je te demande quelle est la position de l’organisation. Je ne pense pas que devant une telle constitution malgré le souci Européaniste qui est celui de Force Ouvrière l’on puisse avaler n’importe quelle couleuvre. D’autant plus que notre constitution française prévoit le droit au travail, au logement, à la sécurité sociale etc. acquis par la lutte. Alors que la constitution européenne dit qu’elle devra œuvrer pour le plein emploi ce qui n’est pas la même chose. Déjà en Allemagne sur Internet via ebay un programme de dumping job a été lancé. Cela signifie qu’il y a une vente aux enchères du travail, et c’est le plus offrant qui l’emporte ; soit qu’il accepte les plus bas salaires soit il paie pour l’avoir, comme des cas qui ont existé en France du côté de Marseille dans les années début 90. Un reflet de la place de Grève au XIX siècle, mais bien sur avec les moyens modernes de l’information. Primo Levi attirait jadis l’attention sur un comportement qui annoncait la funeste venu de la Shoah, par la négation de la réalité des comportements. Aujourd’hui il y a une négation à vouloir nier les dégâts engendrés par la loi du marché, tant les individus y sont incorporés par leurs comportements au quotidien. Si bien qu’ils ne voient pas les risques que comporte cette idéologie économique. Idéologie économique qui d’ailleurs refuse de se présenter comme telle en laissant croire qu’elle est une science. Pourtant au travers de cette constitution elle a glissé dans le dogmatisme en ne tolérant plus aucune autre forme de relations économiques. Malheureusement ses dégâts sont bien présents et les salariés, sans culture de classe, ont fini par accepter toutes les fractures. Dégâts dont au début je te rappelais les noms de ceux qui les avaient combattus.

    Ensuite je l’ai appelé le testament de l’union européenne car elle confirme la permanence d’un développement basé sur la croissance. Or toutes les études environnementales confirment que nous ne pourrons pas durablement poursuivre notre développement sur la base de celui qui est le notre aujourd’hui. Plus inquiétante une étude prospective pour les cinquante années à venir situe la France au quinzième rang des pays riches mettant en tête la CHINE et l’INDE. Résultat qui repose bien sur un développement énergétique basé sur les centrales nucléaires. De fait, si l’on reste sur les bases d’un développement économique axé sur la seule relation de l’exploitation de l’homme par l’homme au travers de la loi du marché, dans le futur il semble inévitable que les groupes oligarchiques (ou autres formes « capitalistes ») qui dirigeront l’Inde ou la Chine, si ceux-ci continuent leur croissance explosive actuelle, n’aient aucun intérêt à vendre quoi que ce soit à moins de quelque quatre cents millions d’Européens. Et cela que l’on vote oui ou non à cette constitution car les dés sont jetés depuis longtemps. Et il n’y a aucune possibilité de retour en arrière car le passé n’existe que dans notre esprit et pas dans la réalité. De plus aucun des partis en lice en Europe n’est capable de fournir des idées de transitions, car dans ce domaine elles ne s’inventent pas elles naissent du conflit. Je ne vois pas l’UMP innover en ce domaine si ce n’est dans la répression policière sous prétexte d’attentats, même s’ils sont une réalité. Les souverainistes de tous poils restent dans une indépendance raciale contre toute réalité de circulation des personnes et des confessions, même si elles ne plaisent pas aux uns et aux autres. Les petits partis d’obédiences marxistes sont toujours aussi stériles à répéter un type d’organisation économique qui a fait la démonstration de son échec ; ceci en ayant lui aussi eu recourt au totalitarisme. Les socialistes sont devenus officiellement les bons apôtres du libéralisme économique de marché, même s’il l’affuble de soi-disant politique sociale. Il ne me reste plus que l’espoir de voir dans cette fronde du non et éventuellement dans une « espérante » scission du PS, le renouveau ou l’émergence d’un nouveau parti politique. Parti qui puisse renouveler le débat d’idées et regrouper les opposants à la loi du marché pour trouver ou fonder de nouvelles valeurs humaines face à la constante nécessitée de produire des biens et des services pour vivre et non pas pour en mourir. Quant aux verts je n’ai aucune idée pour laquelle ils sont pour la constitution européenne, qui en dehors des professions de foi et de l’affichage de bonnes intentions qui vont de soi dans ce type d’exercice ne vont pas dans leur sens (déclaration de foi dont nous avons pu mesurer la portée sans un rapport de force réel dans l’application de celles contenues dans les conventions collectives).

    Enfin ce qui m a fait sourire c’est que ce qui ont écrit cette constitution n’ont pu s’empêcher de découvrir leur visage de mégalo. Ceci en écrivant qu’ils oeuvraient pour sauvegarder la planète, alors même qu’ils fixent les règles constituantes de la poursuite de sa pollution par la croissance de biens pour tout horizon. Cela me fait toujours rigoler. C’est comme si une puce disait vouloir sauver la vie d’un éléphant. La planète n’existe pas pour nous, nous sommes dessus sans savoir pourquoi. Ce qui est important ce n’est pas de sauver la planète, mais de sauvegarder l’espèce humaine et d’autres qui y vivent parce que nous sommes entrain de la peler pour faire du fric. La planète qu’elle soit recouverte d’ammoniaque de gaz carbonique ou d’oxygène elle n’en a rien à foutre dans quelques milliards d’années avec ou sans nous elle ira rejoindre le trou noir au centre de la galaxie. Mais nous nous avons besoin d’oxygène pour vivre et ce n’est pas pareil. Alors je préférerai à être mégalo que cette constitution dise qu’elle s’engage à préserver l’espèce humaine. Et ceci ne va pas forcément avec la forme actuelle de la loi du marché, sans tomber pour autant dans l’angélisme. Pour autant « la loi », même celle du marché, n’est que le résultat de l’activité des humains qui la font ou la subisse. Alors s’ils veulent en changer, il conviendrait qu’ils changent eux aussi ; mais comment changer quand l’on n’a pas la conscience de ce que l’on est. F. Pelloutier y avait répondu par l’émancipation ; aujourd’hui il faudrait dire par la compréhension d’un monde particulièrement complexe. Mais ceci exige non de subir la loi du marché dans ce qu’elle a de guerrier, mais d’en avoir une philosophie humaniste, sans que cela empêche de s’enrichir. " Dans mes essais j’ai mis beaucoup de soucis à ne pas franchir la barrière du délire. Mais quand dans une constitution je vois des gens qui représentent notre élite écrire « qu’ils veulent sauver la planète » ; alors eux ils ont franchi cette barre du délire, et de plus c’est eux qui nous dirigent. la deuxième dans un autre message.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 28 mai 2007 20:32

    exellant article. J’espère que tu n’en resteras pas là. je crois que sans sous estimer la lettre que Sarkosie veut faire lire dans les écoles en mémoire d’un jeune martyre de la dernière guerre, geste parfaitement médiatique comme tu l’expliques si bien. il serait bien plus utile de faire apprendre de La BOETIE « discours de la servitude volontaire ». Pour autant nous n’enfinierons pas des diverses représentations de l’ëtre providentiel, car nous sommes éduqué et élevé dans une sociétée « judéo chrétienne » ou l’image du Père ordonnateur et trés forte. il ne faut donc pas être surpris qu’une majorité le rechercheou le reconstitue sous diverses formes. dans un esaisj’ai appelé ce mécanisme, « LE DOMINANT SYTEMIQUE » car pour accéder au pouvoir du « Père » il n’est pas nécessaire d’être le meilleur, mais le plus adroit dans l’utilisation des processus médiatiquo promotionnel. Mais il en est ainsi et cela demeurera car pour exister et vivre il n’est pas utile de posséser un DEA d’histoire, mais cela aide quand il faut porter une appréciation sur son quotidien ; mais qu’est-ce face à la récurance de l’impact unicolore de l’information qui entre volontairement ou non dans l’esprit des populations qui y sont soumises. c’est ainsi que les valeurs de la gauche socialiste ont glissé à droite car ceux qui forment les militants de la gauche vivent et raisonnent de plus en plus comme des gens de la droite. Il est important de savoir que biologiquement nous sommes des êtres conditionnables, c’est pour cela que ceux qui détiennent l’information détiennent le pouvoir. Mais l’histoire que tu connais bien, montre qu’il se lève toujours des êtres comme toi pour inverser ce qui nous paraît indéfectible. car le temps n’existe que dans notre esprit et sans nous en rendre compte nous générons au quotidient les évènements qui nous conditionnerons demain. je te joins un extrait d’un essai que j’ai écrit en 2000 ou je décortique un peu ce temps aprés lequel on cours.

    ...c’est quoi le temps ?...

    Comme cet exemple le démontre, il surgit une contrainte rigide, celle du temps, du temps social ou conventionnel (simple paramètre culturel qui permet d’ordonner les événements), que nous gérons sur notre planète. C’est quoi ce temps ? Pour en gagner, nous pouvons toujours imaginer des voyages cosmiques à la vitesse de la lumière permettant d’apprendre dans un laps de temps qui s’écoulerait moins vite que sur la planète. Mais c’est là, plus une prospective futuriste due à notre ignorance, qui fait, que si tout le monde a entendu parler de la relativité générale d’Einstein, peu d’entre nous sont capables de l’expliquer. De fait nous vivons par nécessité avec une mesure de temps structurant dont nous nous accommodons, sauf, entre autres, dans l’utilisation de systèmes de navigation basés sur les signaux de satellites, car sans tenir compte de la Relativité, les calculs en seraient faux. De sorte que sur le temps structurant nous ne pouvons rien gagner, hormis l’aménager. Pourtant dans notre quotidien il n’est pas rare que nous nous querellions au cours de la perception d’un événement autour du temps. Je pense aux alignements litigieux du hors jeux au football. Est-ce que nous allons le mesurer à 299 792 458 mètres par seconde ? (Vitesse de la lumière en étalon historique normalisé, le mètre social, alors que nous, nous percevons une image entre 180 et 360 millisecondes, et nous, en sommes conscients entre 540 et 720 millisecondes) Même si nous pouvions le faire, pour avoir la même vision, il faudrait que tous les spectateurs soient à la même place, et que nous soyons assurés que la perspective ne déforme pas notre vision. Et la télévision ? Elle nous renvoie son temps, et elle nous trompe en exigeant de nous, que nous fassions notre le sien, au nom de l’impartialité télévisuelle, alors que ce n’est que celui du cadreur ; à qui, il est tout aussi impossible de saisir l’instant réel qui va trancher le litige. Ensuite nous ferons appel à la technique pour résoudre le litige. Cette même télévision ne nous explique-t-elle pas qu’elle nous fait vivre en direct instantané des événements qui se produisent à l’autre bout du monde. Naturellement c’est faux. Nous n’avons ni l’odeur ni la sensation ni une vue personnelle car il s’agit d’un langage commercial sélectif, d’une réalité partielle, dont chacun tire l’émotion qui l’arrange. Ceci parce que l’information nous arrive dans un temps que nous ne pouvons pas mesurer consciemment. Cette réalité ne nous est pas perceptible du fait de nos limites, mais l’intelligence peut la connaître et tenir en compte, au-delà des luttes d’images émotionnelles. Je m’explique, je veux dire que l’image télévisée, n’est qu’une suite de photos. Autant nous avons conscience qu’une photographie fixe un événement passé, et suscite l’imaginaire, autant nous perdons cette réserve de vue, à cause du mouvement qui est donné à la succession de photographies qui défilent, parce qu’elles ressemblent à un instant de vie proche. Un événement retransmis n’est qu’un fragment de vie, il est partiel et partial, il n’a toute sa valeur de réalité qu’à partir du moment où vous l’avez vécu, ou que vous connaissez l’histoire des événements qui l’ont emmené. Sinon le film d’un événement reste des photos qui nous parlent, comme nous disons improprement, car le dialogue c’est nous qui le faisons avec notre imaginaire. Nous en oublions trop souvent, que les médias et la télévision en particulier sont un commerce d’audience. Ils sont une loupe grossissante, tant ils sont le reflet de la notoriété qui est sous-jacent en nous. Ainsi, le seul fait d’avoir réduit le temps à sa plus petite expression nous fait entrer dans la vie virtuelle des autres, dont nous gardons le plus souvent des caricatures. Sauf que nous, nous croyons connaître la vérité parce que nous en avons vu des fragments. Ce phénomène n’est pas nouveau puisque c’est là nos limites. De tout temps les hommes ce sont distribués des bribes d’informations, qu’ils ont reliées pour en tirer une suite historique dont leurs connaissances et leur propre imaginaire ont comblé les blancs, quand par soucis politiques, ils ne les ont pas mystifiés. Mais par l’information médiatique, nous sommes entrés dans une tendance à l’anticipation par soucis de gain de temps dans une concurrence à l’information, qui conduit les commentateurs et spécialistes à donner leur avis sur les événements avant même que soit connu les éléments ayant concourus au développement de l événement survenu. Cela n’est pas sans incidence sur l’appréciation de l’événement sociétal, car parfois il devient plus dangereux de corriger une contre vérité que de laisser s’en développer la rumeur. D’autres fois nous sommes déçus d’avoir cru que l’anticipation est une science sûre (statistiques), ou nous nous glissons dans la peau de l’anticipation, confirmant de fait ce qui n’était qu’une interprétation. Nous passons ainsi d’un outil de lecture à un outil qui nous dirige.

    Ainsi la perception du temps et son utilisation va organiser aussi notre réflexion, et par elle nos relations sociales.

    j’ai regardé ton blog c’est bien. bon courage.

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