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Denis COLLIN

Denis COLLIN

Né en 1952. Professeur agrégé de philosophie. Docteur de l'université. Auteur de plusieurs ouvrages (Dernières parutions : Après la gauche (Perspectives libres, 2018), Introduction à la pensée de Marx, Le Seuil, 2018, Court traité de la servitude religieuse, L'Harmattan, 2017, Libre comme Spinoza, Max Milo, 2014, Comprenre le Prince de Machiavel, La longueur de la chaîne, Max Milo, 2011, Comprendre le Capital de Marx, Max Milo, 2011, Le cauchemar de Marx, Max Milo, 2009, Comprendre Machiavel, Armand Colin, 2008, Comprendre Marx, Armand Colin, 2006 - Revive la République - Armand Colin 2005 - La matière et l'esprit, Armand Colin, 2004)

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  • Premier article le 15/11/2006
  • Modérateur depuis le 03/11/2009
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Derniers commentaires



  • Denis COLLIN Denis COLLIN 17 octobre 2007 12:06

    N’étant totalement idiot, j’avais bien compris mais je faisais remarquer que le lien entre l’urbanisme et le stalinisme n’a aucune consistance. Inutile de faire du jadnovisme à l’envers et juger tout en fonction du régime politique. L’urbanisme soviétique est généralement laid mais pas parce qu’il est « soviétique »... puisque sa ressemblance avec l’urbanisme « capitaliste » est souvent frappante. Cette ressemblance a une source, le culte du progrès industriel, d’où le rapprochement pas si incongru que ça entre le pompidolisme urbanistique et l’urbanisme stalinien (ou fasciste d’ailleurs : Rome porte encore les stigmates de l’époque mussolinienne). .



  • Denis COLLIN Denis COLLIN 17 octobre 2007 09:10

    L’architecture stalinienne n’est tout de même pas une exception. Car comment qualifier les balafres que Pompidou a infligées à Paris au point de défigurer cette ville magnifique ? Le front de Seine rive gauche, le centre Pompidou, la tour Montparnasse ... ça vaut bien les « grandioses » réalisations staliniennes. Quant à l’enlaidissement systématique de nos villes par les parcs de hangars de supermarchés, cela suffit pour qualifier l’époque dans laquelle nous vivons et l’idéologie dans laquelle nous sommes invités à communier.

    Denis Collin http://denis-collin.viabloga.com



  • Denis COLLIN Denis COLLIN 17 septembre 2007 19:25

    Encore un article qui confirme que l’internet est trop souvent le lieu du bavardage mondain et de l’étalage impudique de l’insignifiance conformiste.

    Les « tabous », voilà un sujet qui aurait mérité réflexion. Les briseurs de tabous sont les destructeurs de la société. Tout simplement parce qu’il n’y a pas de société sans tabou... Bon passons. En tout cas la légéreté avec laquelle est traitée la question des tests ADN de filiation démontre à elle seule le refus de penser de l’auteur de ce papier et de quelques autres qui nous bassinent avec « le problème de l’immigration ». Et la bêtise massive, ce n’est pas un problème ?

    Car l’établissement de la filiation par test ADN (interdit aujourd’hui sauf dans des cas très précis prévus par la loi et sur demande d’un magistrat), c’est tout simplement le renversement du code civil, rien que ça ! C’est l’officialisation d’une conception de l’humanité qui la réduit à du bétail défini par la biologie. Plus d’état civil, mais le « herd book » ! La communauté d’inspiration avec le nazisme est patente, mais voilà ce serait un tabou à briser, rien d’autre. Il est vrai que la condamnation du nazisme, est peut-être, elle aussi, un tabou à briser ? Pierre Legendre l’a écrit : cette « conception bouchère » de l’humanité nous dit que Hitler est le vrai vainqueur de la dernière guerre.

    C’est tout bonnement répugnant.



  • Denis COLLIN Denis COLLIN 13 septembre 2007 10:28

    Il est sidérant de voir comment les pires lieux communs sont repris sans discussion. On peut voir aisément, en lisant ce qui se dit ici combien l’internet, loin d’être un lieu de liberté de pensée, est surtout un moyen de diffusion de l’idéologie dominante, du conformisme « majoritaire ». J’en prends deux ou trois exemples :

    1) pourquoi faudrait-il donc « réformer » les régimes spéciaux et pas aligner les autres sur ces « régimes spéciaux » ? Pourquoi ne pourrions-nous plus, aujourd’hui, nous payer ce que nous étions capables de nous payer quand la France était à reconstruire en 1945 ?

    2) pourquoi reproche-t-on aux syndicats de s’opposer au gouvernement ? On préférerait peut-être des syndicats aux ordres du pouvoir comme dans les régimes fascistes ou staliniens. Le syndicalisme à la chinoise, ça doit être le modèle des contempteurs des syndicats - comme l’auteur de cet article qui utilise agoravox pour se faire le porte-voix du Figaro et de l’Express, c’est-à-dire d’une presse entièrement soumise au capital financier. Le pire, c’est que les syndicats, pour diverses raisons, ne s’opposent guère à Sarkozy et ont déjà annoncés qu’ils accepteraient la « réforme » moyennant le respect des formes (d’où ce discours sur la méthode où se réalise l’union sacrée entre Hollande et Sarkozy, une fois de plus).

    3) On a aussi ici quelques exemplaires de la nouvelle figure à la mode : « je suis de gauche, mais je suis d’accord avec la droite ». Depuis Eric Besson, c’est une attitude qui se porte bien (20% du gouvernement de droite est composé de gens du PS). La confusion politique en laquelle nous sommes tient très largement à cela, à une crise du parti socialiste sans doute encore plus grave que celle de la SFIO en 1958. Mais comme Sarkozy a une claire conscience - lui - des vrais enjeux, il sait qu’il a besoin et du PS et de la direction des syndicats. D’où cette « union nationale » qui n’a même pas le prétexte de la défense de la patrie, mais que relaient tous les médias dans une ambiance qui fait apparaître la presse russe sous Poutine comme un modèle d’impertinence et de liberté de ton...



  • Denis COLLIN Denis COLLIN 13 septembre 2007 09:24

    De Gaulle, père de la république, ça laisse rêveur ! Il est vrai qu’aujourd’hui on confond la république et le bonapartisme et que puisque « tout est devenu possible » depuis que règne Sarkozy, on n’est plus à une calembredaine près.


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