En tôle pour une capote trouée, interdiction de sorti de prison même après paiement d’une caution pour un « délit » aussi ridicule, ils osent vraiment tout.
S’ils peuvent le faire, on a pas le c... sorti des ronces.
Et il y en encore pour croire qu’Assange serait payé par la CIA !!!! Les marionnettes qui mettent en garde contre la dénonciation des marionnettistes, tout fiers d’être de « ceux qui savent »...
@Bertrand : j’aime beaucoup votre blog, que je consulte régulièrement depuis longtemps.
C’est bien ce que j’écrivais... rien d’autre qu’une autre interprétation du second principe, mais qui signifie in fine rigoureusement la même chose.
Que l’entropie augmente avec le nombre d’états disponibles et réellement occupés d’un système, où qu’un système est plus ordonné si on peut le décrire avec moins de paramètres, c’est kifkif bourricot.
Quelle information est nécessaire pour répliquer un tas de brique ou un mur est la question que se pose quelqu’un qui fait de la modélisation informatique, ou autre. C’est une question qui sera plus claire pour lui posée comme ça, mais c’est juste un autre point de vue. Mon manque d’intérêt pour la théorie de l’information ne m’empêche pas de donner un exemple rigoureusement semblable à celui d’un tas de brique construit ou en tas lorsque je doit expliquer le concept d’entropie à quelqu’un. Le second principe s’illustre très bien par la théorie du ménage aussi : si vous ne le faites jamais chez vous, c’est vite crade et désordonné... l’entropie d’un système augmente naturellement, et il faut fournir de l’énergie pour la faire diminuer.
Je vois pas pourquoi je m’embêterai avec la théorie de l’information alors que j’ai déjà toute l’info (justement...) dans ma fonction de partition donnée par la méca stat « old school », et que je peux en déduire tout les paramètres thermodynamique d’un système.
Pour préciser votre commentaire, il n’y a quasiment aucun problème physique qui ait une solution analytique exacte. Une boutade de physicien : « Les seuls problèmes qui ont une solution analytique est le problème à deux corps (en gravitation) et l’oscillateur harmonique ».
Pour l’atome d’hydrogène, l’atome hydrogénoïde plus précisément, c’est à dire l’atome à un seul électron, on peut effectivement résoudre analytiquement l’équation de Schrödinger, même si c’est pas du gâteau (c’est pas non plus des maths de la mort qui tue...). C’est un système à deux corps. Et comme par hasard, loscillateur harmonique a aussi une solution analytique par l’équation de Schrödinger. Mais c’est la même chose en astronomie : plus de deux corps, pas de solution analytique.
Mais comme vous dites, il y a des tas de façons de trouver des solutions non-analytiques, donc pas tout à fait exact, mais qui donne des résultats suffisamment précis pour être dans la marge d’incertitude nécessaire.
Plusieurs remarques de physicien (même si je n’ai pas pratiqué depuis longtemps, j’ai fini mes études il y a une quinzaine d’années, mais la physique, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas...), et même de physicien du solide, et on est en plein dedans. Donc, si mes souvenirs sont bons :
_Les phases condensés, à ce que j’en ai appris, sont les phases solide, liquide, et pas mal d’autres phases plus exotiques comme le plasma, les solides amorphes, les polymères, et autres... Mais bon, ce n’est peut-être qu’un question de vocabulaire.
_Les phases loin de l’équilibre sont dites supercritiques, et n’ont rien à voir avec les phases condensées ou non, c’est un autre problème.
_"Nous pouvons définir ici la supraconductivité (ou supraconduction) comme
un phénomène caractérisé par l’absence de résistance électrique et
l’annulation du champ magnétique.« Il s’agit du champ électrique : un conducteur de résistance nulle n’a pas de différence de potentiel entre ses différentes parties, donc pas de champ électrique qui en est le gradient. Le champ magnétique, lui, est là et bien là, et il accompagne toujours des charges en mouvement : on fait des bobines (électro-aimants) supraconductrices, et le champ magnétique qu’un supraconducteur génère lui-même fini par bousiller la supraconductivité elle-même par effet Hall (en simplifiant...) si l’intensité est trop forte (création de vortex, etc...).
_ Considérer un flux de particules quantiques comme un fluide (et même dans certains cas un gaz parfait) est une approximation féconde qui donne d’excellents résultats. Il s’agit en fait de pouvoir appliquer les statistiques de Boltzman à un ensemble quasi infini de particules quantiques... ça marche très bien lorsque ces approximations sont justifiés : faible interaction entre les particules, approximation du gaz dilué, comme dans la théorie des gaz parfait, donc ça marche bien dans les semi-conducteurs (pas »supra« ), dans lesquels les porteur de charges (...au dessus du niveau de Fermi, donc) sont peu »denses« . C’est un excellent modèle pratique très fécond, en aucun cas une question théorique. Les bons conducteurs (cuivre ou autres) ont leur gaz d’électrons libres beaucoup mieux décrit par une physique purement ondulatoire. C’est encore plus vrai pour les supraconducteurs, dont le comportement quantique est directement lié au concept de corrélation des fonctions d’onde (paire d’électrons corrélés appariés)... purement ondulatoire, donc.
_Les condensation de Bose-Einstein qui accompagnent les phénomène que vous décrivez (supraconductivité et hélium suprafluide) sont prévus théoriquement depuis le début des années trente. Rien de mystérieux là dedans... sauf pour la supraconductivité qui ne devait pas théoriquement avoir lieu au-dessus d’une température précise (température critique, quelque chose comme 21K, si mes souvenirs sont bons). On l’obtient pour des températures bien supérieures aujourd’hui...
_Je n’ai jamais bien compris cette mode de vouloir à toute force faire entrer la théorie de l’information en physique théorique. Je ne doute qu’elle soit intéressante à un niveau »subalterne« , des ingénieurs et des informaticiens, pour quantifier certains comportements globaux des circuits logiques ou autres, mais de grâce, la thermodynamique n’a pas besoin de béquilles : les second et troisième principes se suffisent à eux mêmes, et ne sont jamais pris en défaut. Il ne faut pas confondre la théorie et la technologie (l’application de la théorie aux techniques), qui peut parfois justifier des raccourcis et des concepts utiles uniquement dans un domaine particulier.
La physique du solide à en effet ceci de passionnant qu’elle est un exemple frappant de la façon dont l’ordre peut émerger du chaos. Mélangez quelques particules en interactions faibles, changez un peut la température et la pression, et paf ! Votre chaos de particules bordéliques se transformes comme par magie en de magnifiques cristaux irisés... et cela se passe de façon, on va dire, mathématiquement très violente et difficile à modéliser (hors équilibre, en fait). Des paramètres thermodynamiques deviennent transitoirement infinis, la porté des interactions relayée de particules en particules par l’ordre émergeant devient infiniment plus grande que ce qu’elle était lorsque votre particule errait toute seule comme une âme en peine, piégée par l’entropie thermique.
Voir à ce sujet la théorie phénoménologique des transitions de phase de Guinzburg-Landau, facile à appréhender »avec les mains", comme on dit, sans équations compliquées.
Que cette approche intéresse et donne des pistes aux chercheurs qui recherchent les origines de la vie, c’est très bien, ça peut apporter des résultats... ou pas. Qui vivra verra.