Nous traversons une époque chaotique
et donc, prédire le futur devient un exercice d’autant plus
difficile que les aléas sont nombreux.
L’optimisme des lendemains qui chantent
étant définitivement exclu, les pronostiqueurs se répartissent sur
une échelle du pire allant d’une déconstruction-reconstruction du
système, relativement organisée mais entrainant des turbulences de
tous ordres, mais globalement plutôt soft,... jusqu’à l’Armagedon .
Vous défendez cette seconde thèse
avec des arguments sérieux et je suis, tout comme vous plutôt
(très) préoccupé de ce que produirait une réaction en chaîne
incontrôlée appliquée aux différents composants antagonistes du
système géostratégique mondial.
La référence aux années 30,
cependant, ne me semble pas ici très pertinente.
Je pense que la grosse différence
entre les deux situations réside dans la nature de l’armement
pouvant être mis en jeu par chacun des belligérants.
En effet, il n’existait , lors des
deux guerres mondiale qu’a connues le XX eme siècle, aucun armement
capable de conduire à une destruction complète de l’humanité- tel
que celui dont disposent actuellement les grandes puissances en
conflit. Et cela, de mon point de vue ne peut qu’amener les fauteurs
de guerre -où qu’ils se trouvent et quels qu’ils soient- à exclure
l’option militaire, dès lors que celle ci comporte une éventualité
aussi forte qu’ils en soient eux mêmes des victimes collatérales.
Certes les Etats-Unis ont récemment
annoncé une doctrine nucléaire dite de première frappe qui semble
montrer leur volonté de développer une capacité de maîtrise de la
riposte nucléaire Russe- donc susceptible d’épargner que Washington
et New York ne soient vitrifiés quand Moscou et Vladivostok le
seraient- mais cela me semble davantage procéder de l’enfumage
stratégique d’un empire sur le déclin que d’une option
opérationnelle militaire crédible.
Mais évidement, je peux me tromper,
et, peut être, les fous qui nous dirigent sont ils encore plus fous
qu’on ne l’imagine. Auquel cas l’Histoire pourrait effectivement
bientôt prendre fin.
D’accord avec vos observations. Le deux
poids deux mesures, ça ne date pas d’hier.
Etant de gauche mais avant tout
démocrate, je n’ai jamais considéré que tout les moyens étaient
justifiés dès lors qu’il s’agissait de discréditer le parti de
Jean- Marie Le Pen.
Les manoeuvres des « politiciens
présentables » et de leurs chiens de garde pour empêcher
celui ci de s’exprimer avaient d’ailleurs pour résultat de me le
rendre sympathique.
Diaboliser le FN , le discréditer au
lieu de tenter de répondre aux questions qu’il soulève c’est
choisir de cacher la poussière sous les tapis... C’est de la lâcheté
politique. Et cette lâcheté politique, il semble que de moins en
moins de français la supportent .
Je souhaite évidement que la maladresse de Claude Guéant finisse par lui exploser en pleine figure et que la justice le sanctionne à hauteur réelle de son forfait ( j’ignore si le terme forfaiture s’applique ici).
Mais, au vu des innombrables précédents que l’on a tous vu se perdre dans les méandres de la justice pour finir par se dissoudre dans le temps de l’instruction, je crains, au final d’être déçu.
Quant à l’implosion de l’UMP sous la pression médiatique, là aussi, c’est plutôt la tempête dans un verre d’eau, et, surtout, pour chacun d’entre eux, l’occasion à saisir pour exister un peu dans les média... Un bon petit « Business as usual », quoi...
Il est vraisemblable que la plupart des
français ait d’autres chats à fouetter , en cette période de
crise économique et ne s’intéresse que marginalement au conflit
israëlo- palestinien.
L’éloignement géographique en est
une des causes ainsi que la durée interminable de cette guerre de
basse intensité qui désamorce l’intérêt et dont on finirait par
croire qu’elle n’aura pas de fin.
Pourtant, au delà de ces aspects
conjoncturels, j’observe, en France, que les grands média jouent
aussi un rôle important dans la démobilisation des masses en
éludant un peu trop systématiquement, au nom d’une allégeance
objective de moins en moins discrète à l’une des parties, les
vraies questions que soulève ce conflit : le respect de la
propriété ; le primat du droit sur la force, le respect des
règles et des contrats internationaux.
Voyez- vous, Pollos hermanos, il
s’agit là de questions universelles qui, j’en suis persuadé,
intéressent tous les citoyens du monde.
A l’opposé de ce qui se dit trop
souvent de la complexité de ce conflit, je pense , au contraire
qu’ il est très facile de faire œuvre pédagogique et de démontrer
par A+B à quel point la politique de l’état d’Israël va à
l’encontre des valeurs de nos sociétés modernes et s’enfonce,
chaque jour un peu plus, dans le fanatisme et la négation de
l’autre.
C’est d’ailleurs ce que fait très
bien cet article dont l’objectivité et le ton mesuré, ne méritent
que des éloges, vous en conviendrez.
Je me réjouis qu’internet puisse
suppléer ainsi, aux déficiences des média mainstream et apporter
de l’information là ou elle manque cruellement.