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Fanny

Ingénieur retraité

Tableau de bord

  • Premier article le 14/04/2015
  • Modérateur depuis le 28/04/2017
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Derniers commentaires



  • Fanny 6 mai 2013 00:18

    Notre système éducatif est élitiste, c’est exact. Comment y remédier ? Pas simple car les enseignants, qui sont allés au bout du cursus concurrentiel, portent en eux cette idéologie, consciemment ou non. Développer le travail de groupe est une piste, qui ne supprime pas la concurrence (entre groupes), concurrence qui est inscrite dans nos gènes et difficile à réprimer, mais possible à organiser, à aménager pour en retenir les aspects positifs. Un souvenir de classe préparatoire : obligé de commencer l’année le 1er octobre pour motif personnel, soit un mois après les autres élèves, j’ai reçu un soutien sans réserve de nombreux camarades qui m’ont passé leurs cours, donné des conseils. Et pourtant, les concours arrivaient à la fin de l’année, où il fallait être meilleur que les camarades pour intégrer une école. La solidarité entre « taupins » était plus forte que la concurrence. C’est encourageant. 



  • Fanny 5 mai 2013 22:56

    Après avoir lu l’article et les commentaires, je propose quelques remarques.

    Notre avenir se joue sur l’éducation de nos enfants. Banal mais vrai. Le cri d’alarme exprimé par l’article n’est pas anodin.

    Notre système économique ne requiert qu’une élite limitée en nombre : chercheurs, ingénieurs de haut niveau, inventeurs, entrepreneurs … Plus une cléricature également de haut niveau et tout aussi limitée en nombre : experts comptables, administrateurs, négociateurs, grands managers, politiques … Les lycées de l’élite et les grandes écoles fournissent ces personnels en quantité suffisante.

    Que le dispositif éducatif s’effondre par ailleurs, « formant » une masse de consommateurs à moitié alphabétisés, ne menace pas notre système économique, du moins à court terme. L’élite s’en fiche, car le consommateur doit juste atteindre le niveau lui permettant de comprendre les publicités, et travailler (enfin) dans des emplois subalternes sans se révolter. Et si, à plus long terme, l’économie du pays risque de s’effondrer du fait d’un faible niveau moyen d’éducation (risque en cours de réalisation), notre élite mondialisée en souffrira moins que la masse (on pourrait écrire le peuple au lieu de masse, mais la presse de l’élite reproche à ce mot son côté « populiste »). Après avoir fait HEC … , les enfants de l’élite iront travailler à Taïwan, à Zürich ou ailleurs. 

    Notre société est très dure pour les enfants. Sollicités de tous côtés par le principe du plaisir, plutôt que celui du devoir ou de l’ambition encadrée, immergés dans la vie virtuelle des écrans jusqu’à en être saturés, ils ne parviennent plus à se concentrer. Constat terrifiant. Curieusement, notre élite si pointilleuse sur les questions de santé publique (pollution, nourriture …) paraît s’en moquer. Bizarre, sauf si l’on admet que l’élite ne s’intéresse qu’au sort de ses propres enfants qu’elle parvient tant bien que mal à protéger de ces mondes artificiels et virtuels, à protéger de la fausse école de la consommation.

    Pour autant, l’image des professeurs confrontés à ces réalités tragiques est mauvaise. C’est injuste mais ils y mettent du leur. Pris individuellement, les enseignants font plutôt bonne impression. Mais au collectif, cette corporation des enseignants est épouvantable. Imperméable à la critique, dotée de syndicats impossibles pour ne pas dire plus, éructant sur les forums des commentaires insultants bourrés de fautes d’orthographe à l’adresse des critiqueurs les plus radicaux, mesquine et conservatrice au quotidien (relations certifiés/agrégés), en grève à la moindre réforme, quelle qu’elle soit, incapable de comprendre qu’il faut des changements radicaux aux plans idéologique, organisationnel (EducNat) et personnel si l’on veut que les élèves ne continuent pas de sombrer. Les enseignants devraient hurler que le bateau coule avec les enfants à bord. Ils se contentent de gémir sur leur sort, de réclamer plus de moyens alors que le problème est ailleurs. Affligeant. Tout comme l’élite, les enseignants s’intéressent d’abord à leurs propres enfants, et c’est bien naturel, qu’ils parviennent à faire intégrer dans les grandes écoles en nombre. Mince consolation.

    Une note positive cependant. Une de mes amies, professeur agrégé de lettres modernes, a commencé sa carrière à Sarcelles, pour la poursuivre à Montrouge. Elle adore son métier où elle se sent à l’aise. Comme quoi … 



  • Fanny 29 avril 2013 02:58

    Le champ des sciences et techniques est devenu immense. Un étudiant normal ne peut assimiler qu’une faible partie de la connaissance. Que faut-il enseigner ? Il faut choisir.

    Vieil ingénieur, j’ai fonctionné beaucoup avec la règle de trois et l’intuition. Puis sont arrivés les ordinateurs avec le calcul par éléments finis. Une révolution.

    Aujourd’hui, un ingénieur doit d’abord savoir utiliser les formidables outils de calcul qui sont au point. Sans être naïf, il doit leur faire une confiance justifiée, sans forcément comprendre leur fonctionnement terriblement complexe. Donc beaucoup de travaux pratiques durant les études sur toutes sortes de modèles numériques simulant le réel physique, avec néanmoins une approche théorique sur la conception des modèles. Ensuite, il doit pouvoir communiquer avec des ingénieurs du monde entier. Un très bon Anglais est indispensable, et une seconde langue un plus. Enfin, il doit avoir une bonne base de connaissances en matière d’économie et de finance d’entreprise.

    Pour le reste, la culture générale, scientifique technique et philosophique doit rester centrale. Plus facile à énoncer qu’à définir, avec le risque d’une approche trop littéraire et papillonnante. Ensuite, la vraie vie fera le tri, entre ceux qui voudront développer leur pouvoir sur les objets et leur conception, ceux qui voudront manager des projets complexes et des équipes nombreuses, et ceux qui iront de toute façon (quelle que soit leur formation) là où l’on gagne le plus d’argent. Le système de sélection français où l’on intègre la « meilleure » grande école d’ingénieurs, celle qui permettra de faire la « meilleure » carrière prépare malheureusement à choisir le métier qui offrira la « meilleure » paye … Comme il se trouve que nos écoles donnent un très bon niveau en maths, c’est la finance. 



  • Fanny 29 avril 2013 02:33

    xxxxxxxxxx



  • Fanny 18 mars 2013 21:05

    Réponse à Surya : Si j’ai bien compris votre propos, vous dites que P.Cohen serait « plus libre » que F.Taddei car il juge selon sa conscience. Cela le mettrait à l’abri d’être un bon soldat médiatique dans un régime fasciste. Soit.

    En disant cela, vous supposez que F.Taddei n’a pas de conscience, sa seule référence étant la loi, et pourrait donc raconter des horreurs dans le cadre d’un régime fasciste. Votre supposition est arbitraire, car F.Taddei a sans aucun doute une conscience, et vous (nous) ignorez son éthique. Supposition non seulement arbitraire, mais très probablement fausse.

    Tout être humain a deux instances de censure : la loi et sa conscience. Dans le cadre du régime démocratique dans lequel nous vivons, c’est évidemment F.Taddei qui est le plus libre, car sa conscience tolère l’expression d’idées opposées aux siennes, ce que n’admet pas, ou de façon plus restrictive P.Cohen. 

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