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faureg

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  • faureg 6 mars 2010 23:52

    Bonjour, mon commentaire arrive un peu tard, mais je crois que, à la lecture de l’article et des commentaires, que les gens (le grand public) se font une fausse idée des CDS, le « grand méchant instrument de la spéculation financière internationale ».


    Un CDS, certains le voient comme un contrat d’assurance, d’autre comme une option ou un instrument de spéculation. Mais personne n’a vu la vraie nature du « Credit Default Swap ».

    Un CDS, c’est avant tout un instrument très proche d’une obligation, càd un titre de dette. En effet, acheter une obligation, c’est presque comme vendre un CDS.

    Un acheteur d’obligation d’état grecque reçoit à intervalle régulier un coupon, et si tout se passe bien, récupère son capital investi. Par contre, si l’Etat grec fait défaut, alors l’investisseur va perdre un montant (pair - R), R étant le montant récupéré par l’investisseur après liquidation des biens de l’Etat grec.

    Un vendeur de CDS sur la Grèce, c’est la même chose : il reçoit une « prime » (en fait, un coupon) à intervalle régulier tant que tout va bien. Par contre, si l’Etat grec fait défaut, il devra payer (pair - R) à l’acheteur de CDS.

    Acheter une obligation d’état grecque ou vendre un CDS sur la Grèce, c’est à peu près la même chose, c’est à dire prendre un risque sur la solvabilité de l’Etat grec et se faire rémunérer pour cela. Par conséquent, le rendement d’une obligation est proche du rendement du CDS correspondant. La différence, c’est que investir dans une obligation demande de posséder des liquidités pour acheter l’obligation, d’où l’écart de rendement entre l’obligation et le CDS est égal au coût de la liquidité.

    Par conséquent, vouloir interdire les CDS, c’est comme vouloir interdire que des gens acceptent de prendre des risques sur la solvabilité d’un emprunteur. Et donc, c’est vouloir interdire que ces gens fassent crédit smiley Or le crédit comme le capital, cela fait partie intégrante de l’économie capitaliste. Bien sûr, il y aura toujours des doux rêveurs qui rêvent de renverser le système capitaliste.

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