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Francis BEAU

Francis BEAU

Marin, ingénieur, diplomate, consultant, auteur, j'exerce ou j'ai exercé plusieurs métiers au cours de plusieurs vies, toujours avec des convictions qui me sont aussi indispensables que l'air que je respire, en faisant miennes les deux maximes qui suivent :
"Le maître dans l'art de vivre ne fait pas de distinction fondamentale entre le travail et le jeu, l'effort et le plaisir, le corps et l'âme, l'éducation et la récréation, l'amour et la religion. Il poursuit sa quête d'excellence quel que soit ce qu'il fait, laissant aux autres le soin de décider s'il travaille ou s'il joue."
"Face aux multiples influences auxquelles ils sont confrontés dans leur vie, les simplets sautent de l'une à l'autre, les imbéciles se cramponnent à l'une d'elle et n'en démordent plus, les sages sélectionnent et font le choix de celles qui leur paraissent bonnes, certains enfin tentent avec leur intelligence de se forger leurs propres idées personnelles. Nous sommes tous par certains côtés un peu simplets, par d'autres un peu imbéciles ; le propre de la réflexion est de faire acte de sagesse puis d'intelligence."

Tableau de bord

  • Premier article le 14/12/2005
  • Modérateur depuis le 11/12/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Francis BEAU Francis BEAU 30 juillet 2008 18:11

    Bonjour Alberto, Merci pour ce commentaire. Oui, bien sûr, la tentation de mélanger les genres existe, et elle est forte ! C’est bien la raison pour laquelle je considère qu’il faut tout faire pour clarifier les choses (le flou, pas plus que le mélange des genres n’est une solution). De deux choses l’une :

    - soit l’Etat affiche une politique de sécurité économique floue laissant planer le doute sur le fait qu’il pourrait aller jusqu’à utiliser des moyens illégaux pour aider ses entreprises dans la compétition mondiale, alors ce n’est plus la peine d’aller négocier dans les instances internationales (OMC ou autres), sa voix (ou sa parole) ne sera plus respectée ;

    - soit il affiche clairement une politique de sécurité économique très ferme, mettant tout en œuvre pour détecter (renseignement) et réprimer (police, justice) les agressions qui menacent nos entreprises, tout en incitant ces dernières :

    • 1. à se protéger individuellement en appliquant avec une extrême rigueur les mesures de sécurité qui s’imposent dans ce monde dangereux,

    • 2. à se renseigner sur leur environnement économique sans jamais recourir à des actes illégaux,

    alors, il sera respecté sur la scène internationale et pourra faire entendre la voix de son pays. Ce n’est pas là de la naïveté, mais seulement de l’intérêt bien compris. Si votre question sous-entend que le flou et la confusion les arrange bien (nos décideurs) afin de pouvoir mélanger les genres, alors pourquoi l’Etat dépense-t-il tant d’énergie pour inciter nos PME à pratiquer l’IE alors qu’il n’en est pas actionaire et que pour la plupart elles n’ont rien de stratégique ? Cette énergie est d’ailleurs dépensée en pure perte car elles ne suivront pas dans ce mélange des genres qui ne peut que leur être néfaste (respectabilité, réputation,…). Cordialement, FB



  • Francis BEAU Francis BEAU 5 juillet 2008 20:52

    Bonjour,

    A Bernard Dugué :
    Amusante, en effet, cette coïncidence. Nos deux articles se complètent en effet, dans la mesure où vous montrez bien à quel point l’utilisation du mot "intelligence" pour désigner le renseignement est à la mode.
    Pourquoi cette débauche d’intelligence (intelligence militaire, intelligence politique, intelligence policière, intelligence économique), alors que le mot renseignement existe et qu’il est tellement plus explicite ?
    Dans l’exemple que vous citez, d’ailleurs, si on s’attache à donner aux mots leur sens exact, le terme "opérations spéciales" serait plus adéquat : l’armée colombienne n’a pas mené une opération d’intelligence militaire, pas plus qu’une opération de renseignement militaire, mais bien une opération spéciale. Celle-ci a été réalisée par des "forces spéciales" ou bien encore des "agents secrets", appartenant à des "services spéciaux" ou "services secrets", grâce à des "renseignements" obtenus en grande partie par des agents agissant dans la clandestinité (c’est-à-dire dans le secret).
    Comme vous avez dû le constater à la lecture de mon article, ces précisions sémantiques me paraissent importantes, car ce n’est qu’en remettant d’abord de l’ordre dans le vocabulaire, que l’on peut espérer un jour remettre un peu d’ordre dans le mélange des genres entre public et privé qui se développe en matière de renseignement et d’activités "spéciales" ou secrètes.

    A wangpi :
    On surveille secrètement ce qui est secret.... et on perçoit obscurément ce qui est obscur ! Pardonnez moi, mais je n’ai pas bien compris le sens de votre commentaire.



  • Francis BEAU Francis BEAU 26 mars 2008 09:32

    Le problème des signaux faibles, c’est justement qu’ils sont faibles. Ce n’est pas tant en termes de détection que cette faiblesse est pénalisante, mais bien plutôt en termes de réactions qu’ils devraient déclencher pour tenter d’éviter les catastrophes qu’ils annoncent.

    Vous avez bien raison d’être réticent à cette définition parfaitement incompréhensible de Wikipédia. La "détection des signaux faibles" n’est à mon avis qu’un argument de marketing IE sans grand fondement, tant il est vrai que, comme vous le notez fort justement, leur "détection n’a de sens que si l’analyse que l’on en tire est suivie... d’action !".

    Le signal faible est souvent tellement fort qu’il en est assourdissant, encore faut-il vouloir l’entendre. Le problème n’est pas la plupart du temps dans la faiblesse du signal émis, mais dans la capacité du récepteur (le décideur) à l’entendre pour prendre les décisions qui s’imposent (il n’est pas pire sourd que celui qui ne veut entendre). La difficulté n’est pas tant dans la détection du signal qui n’est généralement qu’un problème de moyens techniques, mais dans la capacité du décideur à entendre un signal qui le dérange. La plus grande difficulté de l’exploitation du renseignement et donc de l’IE est là, dans la capacité à convaincre le décideur de la réalité d’un signal qu’il ne veut pas entendre.

    Malheureusement, le problème n’est pas dans les signaux qui seraient trop faibles, mais chez les récepteurs (les décideurs) qui sont toujours sourds aux signaux qui dérangent.



  • Francis BEAU Francis BEAU 4 janvier 2008 16:52

    @ Alain Bondu

    C’est vrai, je l’avoue, je me suis un peu écarté du sujet de l’article (pas tant que ça si j’en juge par votre réponse). Je n’ai tout simplement pas pu m’empêcher de rebondir sur un sujet qui me tient à coeur (le danger mortel de ces exhortations à la « guerre économique » que l’on rencontre de plus en plus dans le discours politique et universitaire), alors que votre article ne faisait que constater fort justement les motivations économiques des guerres tout au long de l’histoire.

    Ce qui m’étonne plus, c’est votre conclusion qui semble se résigner à justifier ces appels à la guerre. Que l’emploi de l’expression « guerre économique » soit explicable est une chose (et votre article l’explique fort bien), qu’il soit justifiable et souhaitable dans le discours de nos gouvernants en est une autre (le fait qu’une erreur soit explicable n’implique pas pour autant qu’elle soit forcément justifiable).

    Que les Etats s’impliquent dans les conflits économiques est une chose : c’est leur devoir politique, de mettre en place et de faire respecter les usages, les règles et les lois du « jeu » économique afin d’éviter que les conflits d’intérêt qui ne manquent pas ne dégénèrent justement en guerres. Qu’ils appellent les entreprises à jouer au petit soldat dans la « guerre » économique qu’ils déclarent ouverte en est une autre.

    Votre conclusion m’étonne d’autant plus que votre article montre bien comment tout au long de l’histoire de l’humanité les conflits d’ordre économique ont invariablement dégénéré en guerres lorsqu’ils n’étaient pas réglés politiquement.

    Cordialement, Francis Beau



  • Francis BEAU Francis BEAU 4 janvier 2008 12:06

    « On trouve souvent, sous un prétexte religieux, des raisons très « matérielles » : économiques, politiques, sociétales... ».... « (...) les principaux motifs des guerres de religion (...) furent économiques autant (sinon plus) que religieux. »

    Je ne dirais pas « souvent », mais « toujours ». Les conflits sont par nature (par essence), toujours matériels. Il suffit pour s’en convaincre d’observer la structure la plus élémentaire de la société qu’est le couple : les conflits naissent toujours des contingences matérielles auxquelles les deux partenaires sont confrontés. Un monde sans contingences matérielles serait un monde paradisiaque, sans guerres, et probablement également sans religions.

    De la même manière, je ne dirais pas que les motifs des guerres de religion sont « autant sinon plus » économiques que religieux. Les motifs sont avant tout économiques, le religieux servant de prétexte permettant de donner du « cœur à l’ouvrage » aux guerriers à qui il est plus difficile de demander d’aller se faire tuer au nom de motifs économiques qui leur échappent la plupart du temps tant les sociétés sont complexes, plutôt qu’au nom de Dieu.

    Mais revenons aux mots. Economie - Du grec oikonomos (oikos : clan, maison et nomos : règle, usage, loi) : gestion de la maison, des biens. L’économie est le fondement de toute société humaine, qui gère par l’usage d’abord, puis par la mise en œuvre de règles et de lois (politique ou religion) les contingences matérielles inhérentes à toute vie sociale. L’établissement d’usages, la mise en place de règles et de lois, au cœur même du concept économique, ont pour pour seule et unique finalité de régler les innombrables conflits d’intérêt qui naissent de toute relation entre individus. Lorsque la politique échoue à « gérer » les contingences matérielles au sein de la « maison », c’est la guerre. Toutes les guerres sont « économiques » au sens qu’elles ont toutes pour origine un différend de nature économique, lorsque la politique ne parvient pas à régler les différends matériels au sein du « clan » ou de la « maison ».

    En réalité, si l’on revient au sens éthymologique du terme, la guerre est l’échec de l’économie : c’est la faillite de la « gestion de la maison ». Dans ce sens, on peut dire que l’expression « guerre économique » telle qu’elle est utilisée dans le discours moderne impliquant l’application de l’art de la guerre au domaine économique, c’est-à-dire assimilant le « champ » économique à un champ de bataille est un contresens.

    L’expression « guerre économique » est terriblement ambiguë : soit elle exprime l’origine de la guerre (guerre d’origine économique), et c’est un truisme (toutes les guerres sont d’origine économique), soit elle désigne un des « théâtres d’opérations » (domaine de lutte) de la guerre, et elle n’a pas grand sens puisque le champ économique où se situe la source du conflit est de facto le premier théâtre d’opérations du conflit, soit elle exprime l’application des « lois » de la guerre à l’économie et c’est un mortel contresens.

    POUR CETTE RAISON, L’EXPRESSION « GUERRE ECONOMIQUE » EST A BANNIR ABSOLUMENT.

    A tous ceux qui verraient dans cette exhortation, de la naïveté ou un certain angélisme, je m’empresse de répondre en quelques mots. Plutôt que d’invoquer la légitime défense en brandissant cette expression comme une bannière pour la justifier et appliquer les lois de la guerre à l’économie, il vaut beaucoup mieux la combattre. Il faut « déclarer la guerre » (au sens figuré d’abord), par tous les moyens juridiques, politiques ou diplomatiques à tous ceux de nos partenaires économiques qui assimilent le champ de l’économie à un champ de bataille en s’abritant derrière cette formule pour s’affranchir des règles du droit international et de la concurrence, et se préparer à leur faire la guerre, la vraie, si les moyens juridiques, politiques et diplomatiques ne suffisent pas.

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