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Francis BEAU

Francis BEAU

Marin, ingénieur, diplomate, consultant, auteur, j'exerce ou j'ai exercé plusieurs métiers au cours de plusieurs vies, toujours avec des convictions qui me sont aussi indispensables que l'air que je respire, en faisant miennes les deux maximes qui suivent :
"Le maître dans l'art de vivre ne fait pas de distinction fondamentale entre le travail et le jeu, l'effort et le plaisir, le corps et l'âme, l'éducation et la récréation, l'amour et la religion. Il poursuit sa quête d'excellence quel que soit ce qu'il fait, laissant aux autres le soin de décider s'il travaille ou s'il joue."
"Face aux multiples influences auxquelles ils sont confrontés dans leur vie, les simplets sautent de l'une à l'autre, les imbéciles se cramponnent à l'une d'elle et n'en démordent plus, les sages sélectionnent et font le choix de celles qui leur paraissent bonnes, certains enfin tentent avec leur intelligence de se forger leurs propres idées personnelles. Nous sommes tous par certains côtés un peu simplets, par d'autres un peu imbéciles ; le propre de la réflexion est de faire acte de sagesse puis d'intelligence."

Tableau de bord

  • Premier article le 14/12/2005
  • Modérateur depuis le 11/12/2006
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Derniers commentaires



  • Francis BEAU Francis BEAU 2 juin 2013 20:54

    @ Mendosa


    « Pouvez-vous donc préciser ce que vous entendez exactement par « vocation naturelle à diffuser la vie » ? »
    Je précise donc, car il semble effectivement que nous ayons du mal à nous comprendre sur ce point.
    Le mariage a pour vocation naturelle de diffuser la vie signifie qu’en consacrant l’union d’un homme et d’une femme qui ont normalement la faculté de donner la vie en s’accouplant, il constitue un cadre adapté à la fondation d’une famille et au renouvellement naturel des générations. Le fait que certains couples (homme - femme) puissent être stériles ne retire rien au fait qu’un homme et une femme ont normalement la faculté de donner la vie et n’est donc en rien contradictoire avec la définition du mariage. En revanche, l’union de deux hommes ou de deux femmes n’aura jamais la faculté de donner la vie. Tout ceci est bien réel.
    Je prends un exemple dans un tout autre domaine : un avion est une machine qui a pour vocation de voler ; il doit avoir pour cela des ailes et des moteurs ; si les moteurs ne marchent pas, il ne volera pas, pourtant il s’appellera toujours un avion ; en revanche, une machine qui ne serait constituée que de moteurs ne pourra jamais voler et ne peut pas s’appeler avion (tout au plus pourra-t-elle s’appeler fusée). 


  • Francis BEAU Francis BEAU 2 juin 2013 10:20

    Bonjour Mendosa


    « Doit on interdire le mariage aux hétéros stériles ou meno/andropausés ? »
    Non. 
    Il n’est pas question d’interdire quoi que ce soit à qui que ce soit, mais de ne pas donner à la loi le pouvoir démesuré de changer le sens des mots. Le mariage était jusqu’à récemment l’union d’un homme et d’une femme ayant vocation naturelle à diffuser la vie (rien ne les y obligeait, mais c’était le sens de leur union). Rien n’interdit à un homosexuel de se marier s’il veut fonder une famille, il lui faudra pour cela se plier, non pas à une loi républicaine, mais au sens du mot (sa définition) en épousant, non pas un homme, mais une femme, et se plier à une loi, non plus républicaine, mais une loi de la nature, en s’accouplant avec cette femme.
    Les mots et leur sens sont les gardiens des concepts. Ils appartiennent au peuple, et aucun pouvoir aussi démocratique soit-il ne peut l’en déposséder. C’est toujours en s’attaquant aux concepts que les démocraties basculent dans le totalitarisme.
    Rien n’interdit à un homosexuel de s’unir avec un autre homme, rien n’interdit non plus que la loi républicaine accorde à leur union un statut légal similaire à celui du mariage, mais cette union ne sera pas un mariage parce qu’elle n’est pas l’union d’un homme et d’une femme et qu’elle n’a pas vocation naturelle à fonder une famille. C’est bien sur cette affaire de filiation que ces deux types d’unions diffèrent fondamentalement. Confondre les deux, c’est inévitablement ouvrir la voie à des modes de filiation artificiels : adoption (c’est fait), PMA dont GPA (cela reste à faire). 

    Et on en vient tout naturellement à votre deuxième question :

    « Doit on interdire l’adoption aux célibataires ? »
    La réponse est probablement oui, tant que le nombre de parents candidats à l’adoption est supérieur au nombre d’enfants en attente d’adoption, ce qui est le cas actuellement en France. Rappelons que l’ouverture de l’adoption aux célibataires en France remonte à l’après-guerre, à une époque où le pays devait faire face à un nombre d’orphelins tout à fait extraordinaire. Si une telle situation était amenée à se reproduire, il serait toujours temps d’autoriser ponctuellement à nouveau des célibataires à adopter, et pourquoi pas, toujours ponctuellement, à des couples de personnes de même sexe. C’est toujours là, l’intérêt supérieur des enfants qui doit primer.



  • Francis BEAU Francis BEAU 31 mai 2013 22:41

    Bonsoir Adeline


    Qui protège cette loi et de quoi ? 

    Protège-t-elle les homosexuels ? Mais de qui ou de quoi ? Sont-ils en danger ? Le fait d’abolir le concept d’union entre un homme et une femme pour fonder une famille va-t-il les protéger de quoi que ce soit ? 

    Ou bien protège-t-elle les enfants innocents du bon vouloir d’adultes souhaitant satisfaire leur désir d’enfant en leur imposant deux mamans ou deux papas et en les privant d’un père ou d’une mère ?



  • Francis BEAU Francis BEAU 31 mai 2013 15:04

    Merci Muriel pour votre soutien


    C’est une bataille démocratique importante que nous venons de perdre, mais nous n’avons pas perdu la lutte contre l’idée que cette réforme était irrésistible et constituait un nouveau maillon d’une chaîne continue de progrès. La contestation a réveillé avec elle les forces vives du pays réel contre l’abolition du concept républicain d’union entre un homme et une femme, contre la théorie du genre qui la fonde, contre l’avènement d’une humanité unisexe qui se profile derrière et contre le "meilleur des mondes" d’Aldous Huxley vers lequel elle nous mène.

    La vague de fond soulevée dans tout le pays par la loi sur le mariage n’a pas seulement surpris le gouvernement. Elle nous a stupéfaits nous-mêmes. La force tranquille des manifestants, face au mensonge d’État, à la diffamation, aux violences policières et aux gardes à vue injustifiées, a transformé l’adoption de la loi en défaite pour la démocratie. Bien sûr, la contestation du projet de loi s’est achevée sur un échec, puisque la loi est entrée en vigueur. Reste que l’espoir a changé de camp. La course éperdue vers le meilleur des mondes d’Huxley me semble avoir cessé de paraître inéluctable. Merci les Français.

    Cette lutte sera longue et difficile, mais nous la gagnerons parce que la raison l’emporte toujours sur la folie, le bon sens sur les idées reçues, la vérité sur le mensonge, la liberté d’opinion sur la tyrannie de la pensée dominante, la justice sur le totalitarisme.

    L’État français vient de promulguer une loi qui m’interdit d’élever mes enfants (ou plutôt pour moi maintenant, mes petits-enfants) dans l’idée que la sexualité relève de la vie privée ou intime de chacun, que chacun est libre de pratiquer en privé la sexualité qu’il veut, que l’homme et la femme sont de sexes différents et complémentaires, que leur union est un acte important leur permettant d’engendrer une filiation qu’ils s’engagent à mener jusqu’à l’âge adulte dans les meilleures conditions possibles en se jurant respect et fidélité, et que cette union ne peut en aucun cas être confondue avec une union homosexuelle tout aussi respectable, mais dont l’objectif est fondamentalement différent. Cette loi, m’interdit d’exprimer et même donc de penser, avec le mot « mariage », le concept laïc et républicain d’union à vocation procréatrice, différant fondamentalement du concept libertaire d’union sans vocation procréatrice. En revendiquant donc le droit de disposer avec le mot « mariage » du moyen d’exprimer cette idée d’union à vocation procréatrice, que je souhaite faire passer à mes enfants ou petits-enfants, je me rends coupable, selon les propres termes du président de la Commission des lois du Sénat et de bien d’autres défenseurs de la loi Taubira, du délit d’homophobie pénalement répréhensible, ou, ce qui pour lui est pire, de déni d’homophobie puisque je m’en défends. 

    Comme je n’ai aucunement l’intention d’abandonner cette liberté fondamentale de penser et d’exprimer mes opinions, me voilà désormais, quoi que toutes les bonnes âmes puissent en penser, devenu hors-la-loi, du fait de l’État français. Je refuse de confondre l’union d’un homme et d’une femme dont l’importance de la vocation procréatrice justifie qu’elle soit solennisée par un acte civil républicain que l’on nommait « mariage », avec l’union de deux personnes indépendamment de leur sexe dont la vocation est toute autre, puisqu’elle est destinée à consacrer l’amour mutuel qu’elles se portent et en particulier l’amour homosexuel en le faisant reconnaître par la République dans une nouvelle institution du mariage qui abolit l’ancienne.

    Les régimes totalitaires s’attaquent toujours à la liberté de penser avant de porter atteinte aux libertés formelles et d’aboutir in fine au rejet des procédures électives.



  • Francis BEAU Francis BEAU 31 mai 2013 13:26

    Qui impose aux autres leur manière de penser ? Ceux qui votent des lois changeant le sens des mots ou bien ceux qui s’en désolent ?

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