’’Massacrer, en particulier des civils, prendre en otage des juifs, cibler des hôtels de luxe, des cinémas et théâtres, restaurants, cafés, un hôpital pour femmes/enfants, et des centres financiers exprimant la modernité libérale, tout cela (très bien organisé, coordonné) n’a bien peu à voir avec des revendications locales, (autrement des institutions indiennes auraient été principalement visées et les assassins n’auraient pas demandé les passeports aux otages en visant britanniques et américains), mais émerge plutôt pour signifier que la reconquête de l’Inde est en marche, déjà dans l’imaginaire ; voilà le sens de ces attentats, et ce dans la droite ligne de ceux qui touchèrent l’Espagne, car la moindre parcelle de terre conquise appartient désormais et à jamais au sacré qu’il s’agit de retrouver, défendre, étendre, telle est la force de cet impérialisme qui sait si bien se masquer en religion.’’
Ce que vous avancez est un pur fantasme et vous êtes bien incapable d’apporter le moindre commencement de preuve à votre théorie. La piste locale est plus que plausible. Les musulmans Indiens sont depuis longtemps l’objet d’une chasse ouverte par les nationalistes hindouistes.
(Perso, j’aime beaucoup les guillemets à persécutions, justifiés par le ’’victimes de violence par le passé’’ !).
’’Boucs émissaires de l’extrême droite
Le Parti nationaliste hindou BJP (Bharatiya janata party), au pouvoir entre 1998 et 2004 (et encore aux commandes dans moult des 28 Etats) fait du racisme anti-musulman son fond de commerce. Selon ce parti d’extrême droite, le « taux de natalité élevé » des musulmans et les immigrés du Bangladesh menaceraient l’identité hindoue. En 2002, au Gujarat (ouest), 2000 musulmans ont été massacrés dans des pogroms, avec la complicité évidente des autorités locales BJP. Aucun responsable ne fut inquiété. Ces tueries et leur impunité ont nourri l’amertume des musulmans.
(extrait de : http://www.vsd.fr/contenu-editorial/l-actualite/les-indiscrets/1074-attentats-en-inde-les-musulmans-une-minorite-marginalisee)’’
’’Inde - Massacre planifié des Musulmans du Gujarat ?
Par Samuel Grumiau paru dans le "Journal du Médecin du 11 juin 2002.
De très graves combats entre Hindous et Musulmans font rage dans l’Etat indien du Gujarat (ouest de l’Inde) depuis février. La tension entre les deux communautés était vive depuis plusieurs années, en raison notamment de la politique menée dans le parti extrémiste hindou au pouvoir dans cet Etat. L’étincelle est venue de l’attaque par des Musulmans, en février, d’un train transportant des activistes hindous de retour de la ville d’Ayodhya (Etat d’Uttar Pradesh), où ils avaient soutenu la campagne d’une organisation extrémiste pour construire un temple hindou là où une ancienne mosquée a été détruite par des militants hindous en 1992. 58 personnes sont mortes brûlées vives durant cette attaque. Les appels à la revanche n’ont pas tardé. Une véritable chasse aux Musulmans s’est déclanchée dans plusieurs villes du Gujarat, notamment dans la capitale, Ahmedabad, peuplée à 80% d’Hindous. De larges bandes d’Hindous se sont formées et ont attaqué hommes, femmes et enfants musulmans, détruisant tout ce qu’ils possédaient sous le regard passif, voire les encouragements des policiers. Un climat de terreur a régné durant plusieurs semaines : filles violées puis brûlées vives, enfants poignardés à mort, femmes enceinte éventrées, hommes massacrés, etc.
Les rapports officiels parlent de près de 1.000 morts, mais toutes les organisations de défense des droits humains estiment que ce nombre doit être multiplié par deux. Au moins 100.000 personnes, en très large majorité musulmane, s’entassent dans des camps de réfugiés au sein même du Gujarat depuis le début des atrocités. L’intensité de la violence a aujourd’hui diminué, mais plusieurs attaques de Musulmans se produisent encore chaque semaine. Le BJP, parti extrémiste hindou au pouvoir au Gujarat (ainsi qu’au sein du gouvernement indien), n’entreprend aucune action pour calmer la situation ou poursuivre les auteurs de crimes. Plusieurs observateurs l’accusent d’avoir planifié les attaques bien avant février et d’attiser la haine entre Hindous et Musulmans pour se maintenir au pouvoir au Gujarat après une longue série de défaites électorales dans d’autres Etats. Il ne faudrait pas grand-chose pour que les violences s’étendent à d’autres régions indiennes, d’autant qu’un climat anti-musulman est entretenu par les tensions avec le Pakistan au sujet du Cachemire. L’héritage du Mahatma Gandhi, grand partisan de la non-violence qui fit ses études à Ahmedabad, est bien loin dans l’Etat du Gujarat.’’
(extrait de : http://www.amnestyinternational.be/doc/article586.html)
Si à l’occasion de cette joyeuse promenade nationaliste une dizaine d’occidentaux avaient été trucidés, nul doute que nous aurions eu droit à des images en direct sur CNN !!! Et peut-être à un article de vous ?
Cette attaque à Bombay visait la médiatisation d’une revendication. Elle a atteint son but. Aussitôt, les apologistes de la théorie du choc des civilisations, dont vous, débarquez avec vos explications près emballées. Que cherchez vous exactement ? Une bourse payée par la NEPD ? Une citation dans un bouquin de Guy Millières ? Une nouvelle croisade ? Vous faites une différence entre les djiahdistes fanatiques et assassins et les salariés de Blackwater qui tirent aussi sur tout ce qui bouge ?
Si l’on fait froidement le calcul, ce massacre (car c’en est bien un) n’a pas fait beaucoup plus de morts qu’un bombardement erroné de l’OTAN en Afghanistan. Vous pensez que je suis un salaud ? Pas plus que Madeleine Albright qui déclarait que la mort de dizaines de milliers d’enfants irakiens lors de l’embargo :’’ça valait la peine’’.
Vous écrivez : ’’Pourquoi serait-ce de notre faute si certains en Islam refusent la jeune modernité démocratique (elle n’a que trois cent ans) aussi universelle (et imparfaite) désormais que l’électricité ?’’
Vous faites entrer dans la jeune modernité démocratique : les 2 dernières guerres mondiales, l’utilisation de l’arme nucléaire, les escadrons de la mort, l’attaque de l’île de la Grenade, les renversements par la CIA de gouvernements démocratiquements élus, la guerre d’Algérie, les 10 ans de bombardement de l’Irak sans aucun mandat international, le dépecage de l’ex-Yougoslavie, la mise en place de dictateurs féroces dans toutes l’Afrique, le soutien indéflectible des USA à l’Arabie Saoudite depuis les années 40, ... ?
Il faudra peut-être que l’on se pose un jour les vraies questions : si nous les occidentaux nous commencions par arrêter d’aller emmerder les peuples du monde entier, de fournir des armes et des paradis fiscaux aux dictateurs, ne serait-ce pas un bon commencement pour aider certains peuple à botter le cul aux prêcheurs d’un islam dévoyé ?
Après tout, Louis XVI avait écrit dans son journal à la date du 14-07-1789 : ’Rien’.
Associated Press le 20/11/2008 08h23
Xavier Darcos : les suppressions de postes "se poursuivront" dans l’Education nationale
Xavier Darcos a annoncé jeudi que les suppressions de postes d’enseignants "se poursuivront", alors qu’une centaine de manifestations sont prévues ce jour dans toute la France, contre la politique éducative du gouvernement.
"Mais oui, (...) elles se poursuivront, parce que ce qui compte (...) c’est la manière dont nous nous organisons, et pas simplement le nombre de professeurs", a lancé le ministre de l’Education sur RTL, interrogé sur les suppressions de postes.
"Je suis tout à fait déterminé, je pense qu’il faut continuer la réforme", a-t-il ajouté, dénonçant la "culture de la grève" des enseignants, et "des syndicats dont la fonction principale est d’organiser la résistance au changement".
"Ce soir, vous aurez moins d’un gréviste sur deux", a-t-il par ailleurs prédit. AP
cf/ma
Copyright 2006 The Associated Press. All rights reserved. This material may not be published, broadcast, rewritten or redistributed
Il est 1 heure du mat ce jeudi. Le Dow plonge de 5,07% et le Nasdaq Composite de 6,53%. La glissade est sans fin car c’est le système qui s’écroule. Au fond je me demande si les émeutes ne vont pas d’abord commencer aux USA !
Fergus, je suis persuadé que les prudhomales seront un bon test et que les syndicats ’tièdes’ ne vont pas faire recette.
Les syndicats ’durs’, comme la CGT, laisseront la base démarrer le mouvement et pourront ainsi placer le gouvernement face à un dilemme : soit vous négociez avec nous pour une sortie par le haut, soit vous vous démerdez avec la rue.
Mai 68 tenait plus du grand happening que de la ’révolution’ : quelques voitures brûlées rue Gay-Lussac, heureusement seulement 2 ou 3 morts (hélas) et plus par maladresse des forces de l’ordre que par tabassage. Le préfet de police de Paris, Monsieur Grimaud, salué par tous pour son sang froid, venait même discuter avec les représentants des manifestants pour éviter les affrontements. La fin de la récré a été vite sifflée et la France a connu un boom économique et une grande libération des moeurs. Les gens ont eu un espoir de lendemains meilleurs. Les syndicats ont tenu leurs troupes. Le PCF était légitimiste, ce qui lui fut reproché à l’époque par des Serge July et autres ! Les gaullistes c’était la droite ’sociale’.
La situation actuelle est très différente. Beaucoup de gens sont le dos au mur. On risque réellement l’émeute. Jamais en 68 on n’aurait imaginé détruire l’outil de travail en menaçant : ’on veut 20.000 euros, sinon boum’ ! Ce qui a changé aussi beaucoup, c’est les moyens de communication. Tout va très vite et donc tout peut dégénérer très rapidement.
C’est pourquoi je pense que la situation actuelle ne peut être comparée à aucune autre auparavant. Sarkozy n’a pas les épaules ni le prestige d’un De Gaulle. Il ne lui suffira pas de venir parler à la télé pour passer toute la France au karsher !
Le pays est fragilisé. Le moindre problème risque d’accélérer la crise. Les licenciements vont aller crescendo. Effet boule de neige, domino, ... les 10 faits divers du jour claironnés par les médias ne pourront pas éternellement détourner l’attention des gens. Je pensais que ça serait rude, mais aujourd’hui, après avoir écouté les gens dans les transports en commun, je pense que ce sera sanglant car le ras le bol est encore plus fort que je ne l’imaginais.
Un signe qui ne trompe pas : il y a toujours des gens pour râler contre la grève annoncé à la SNCF mais aussitôt tempéré par un ’ils ont bien raison de ne pas se laisser faire, on n’a qu’à faire comme eux, on nous prend trop pour des cons’. D’ailleurs, l’éternel :’on nous prend en otage’ commence à se faire très rare dans les micros trottoir, surtout quand il y a du monde autour !
Voilà c’est ma vision de la situation sociale actuelle.