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Gherart

Intéressé à la génétique et plus particulièrement aux divers liens entre morphologie, génétique, et psychisme.

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  • Premier article le 19/11/2007
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  • Gherart 20 novembre 2007 02:57

    Bonjour,

    Merci pour votre commentaire qui laisse apparaitre que j’aurais sans doute du donner plus de détails sur l’analyse statistique qui est en générale faite. Pour une introduction aux méthodes statistiques appliquées dans ce domaine de recherche, je vous renvoie plutôt à cette revue : Ian J. Deary, Frank M. Spinath and Thimoty C. Bates. Genetics of intelligence. European Journal of Human Genetics (2006) 14, 690-700

    Je vais reprendre votre commentaire point par point : « Quand on parle de mesure scientifique, il faut parler de stabilité et de précision.

    Dans le cas du QI, d’après les études de P.Dague, qui sont confirmées par M Carlier, la plage de dispersion à 95% serait de + ou - 10 pour les QI supérieurs à 85 et de + ou - 5 pour les QI inférieurs à 85. (sources : Dague « la mesure de l’intelligence », Carlier « Pour un bon usage de la notion du QI »)

    En d’autres termes, quand on affirme qu’un « enfant a un QI de 103 », cela signifie plus précisément que « les mesures de QI effectuées sur cet enfant aboutiraient à 95% à un résultat compris entre 93 et 113, les 5% des tests restant aboutiraient à un résultat à l’extérieur de cette fourchette ».

    Chacun appréciera la précision de ces tests. Je serais donc curieux de lire les études cités par l’auteur en détail. »

    Vous avez absolument raison, c’est l’erreur de mesure. À cela vous pouvez ajouter l’erreur d’échantillonnage : prenez un groupe de 100 personnes, mesurez leur taille et calculez la taille moyenne. Choisissez au hasard 10 personnes parmi ce groupe et calculez leur taille moyenne. Sera-t-elle identique à celle du groupe de 100 ? Non. Quelle est la probabilité pour qu’elle soit 5cm plus grande ? 10cm ? Ces probabilités peuvent être calculées.

    Je vous rassure, les erreurs de mesure et d’échantillonnage sont prises en compte pour établir la signification statistique : c’est la probabilité pour que la différence mesurée entre le QI de deux groupes soit une différence réelle ou soit le fait des erreurs. Ces erreurs s’ajoute à la variance naturelle du QI au sein d’un groupe et tendent à baisser la signification statistique. Pour contrer cet effet, il faut considérer un groupe nombre de paires de jumeaux. L’étude que je cite mesure l’indice g de 148 paires MZ et 135 paires DZ. De cette manière, on diminue à la fois la taille de l’intervalle de confiance d’un facteur d’environ 12 ainsi que l’erreur d’échantillonnage.

    « De plus, si on observerait effectivement une certaine corrélation entre le milieu socioculturel et le QI (en résumé, les enfants issus d’un milieu modeste (ouvrier) ont résultats de tests de QI inférieures à celles obtenues par les enfants issus d’un meilleur milieu (cadre)), des études montrent que cette différence serait plutôt expliquée par le milieu que par des causes génétiques. »

    Résumons : considérons 2 jumeaux élevés dans la même famille, c’est à dire dans le même milieu social. L’hypothèse est la suivante : si le QI est associé à la génétique alors les jumeaux MZ auront des QI plus proches que les jumeaux DZ. L’influence du milieu social est enlevé par le fait que nous n’utilisons pas les valeurs de QI telles quelles, mais la différence de QI entre les jumeaux.

    « En effet, d’après des études faîtes sur des enfants nés dans des familles de la catégorie socioculturelle considérée comme basse mais qui sont élevés dans des familles de catégorie socioculturelle plus haute montrent que ces enfants ont des des résultats de QI similaires aux enfants nés et élevés dans des catégories aisées, ce qui tend à confirmer l’importance du milieu sociale. »

    Vous avez raison. Ces études mettent également en lumière le fait que le QI est statistiquement significativement moins bien corrélé entre parents et enfants adoptés que entre parents et enfants naturels, suggérant une fois de plus que le QI est en partie lié à la génétique.

    Sachant que le QI est un des meilleur, si ce n’est le meilleur, prédicateur de réussite scolaire et professionnelle, sachant qu’il est lié à notre patrimoine génétique, on conclue que la réussite scolaire et professionnelle est liée en partie à notre patrimoine génétique.



  • Gherart 19 novembre 2007 16:08

    Vaste débat que la mesure de l’intelligence.

    L’indice g se veut être non pas la mesure de l’intelligence globale d’un individu mais d’une intelligence bien précise, certes mal définie, mais pertinente puisque corrélant très bien avec des attributs intéressants tels que la réussite scolaire, le revenu professionnel, l’espérance de vie, etc...

    Dans ce cas, sans doute ce qui est mal-nommé intelligence n’est autre qu’une aptitude a la réussite.

    Quoi qu’il en soit il me semble que la partie intéressante est plutôt l’existence d’un lien entre la génétique et l’aptitude a la réussite.

    Comme le signale TALL, ce n’est qu’une tendance. Cela montre juste que tout n’est pas que social mais n’affirme pas que tout est génétique.

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