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Gilles CAYE

Banquier durant les années 90 et investisseur indépendant depuis 2001, Gilles CAYE est l’auteur d’ouvrages pédagogiques :
- "j’apprends la bourse à ma mère", 3 ème Ed, ESKA, préf.J-P.GAILLARD
- "Mini-Guide de la Bourse", ESKA,
et oeuvre activement à la diffusion des savoirs et connaissances en "économie-bourse-finance". Il est le fondateur et l’animateur de :
  www.apprendrelabourse.org

Tableau de bord

  • Premier article le 19/01/2007
  • Modérateur depuis le 24/05/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique









Derniers commentaires



  • Gilles CAYE 19 janvier 2007 23:07

    Merci pour la lecture de cet article que je ne connaissais pas. Plus simple :http://www.lesechos.fr/info/analyses/4517906.htm Il n’y a guère d’éléments que l’on puisse réfuter dans ce qui est avancé même si je trouve qu’il y a une certaine énumération plus qu’une analyse dans ce qui est décrit. Warren Buffet dit craindre également un retour de bâtons des default swap. En 2004, Paul Volcker (ancien président de la FED) indiquait que nous avions 75 % de chance de connaître une grave crise dans les 5 ans. Roach cité dans l’article, toujours assez pessimiste, a encore fait part récemment de ses grandes inquiétudes. Je n’en sais rien. Quel est le chemin d’ensemble ? D’une part, le système monétaire découplé de l’or depuis 71 a engendré une création monétaire énorme qui aujourd’hui n’est même plus quantifiable. Conséquence première : on est rassuré de savoir que les banques centrales peuvent injecter en cas de crise des liquidités et nous sauver des cataclysmes (LTCM, crise asiatique, russe, 2001). In fine, on s’interroge quant à savoir ce que vaut le dollar et tout les instruments qui ont servi à créer cette monnaie. Nous sommes insensibilisés au risque tout simplement et ne disposons plus d’étalon de valeur alors que la finance est justement là pour évaluer en permanence les valeurs et donner à chaque instant une évaluation claire. Deuxièmement, plus la création de monnaie et les effets de levier sont importants plus les banques encaissent des commissions (dérivés immobilier naissant, fusions, titrisation). Elles achètent des risques, les mettent sur le marché et le risque est mutualisé offrant ensuite multiples possibilités de couverture pour lesquelles elles touchent encore des commissions. Tout le monde est content, elles gagnent de l’argent et le monde vit en se disant qu’en cas de crise il suffira de faire tourner la planche à billet et que nous sommes couverts avec tous ces instruments. Tout le monde a intérêt à cela, c’est le chemin de la facilité qui a été suivi. Imaginons que vous soyez un roi avec un stock d’or et que pour faciliter les échanges vous créez de la monnaie papier valant 1 papier = 1unité d’or ’eh oui comment diviser l’or pour une baguette ?), puis pour continuer à prospérer et sous les pressions vous acceptez de passer à 2 papier = 1 unité d’or etc..puis vous abandonnez l’or et vous créez ce que vous voulez pourvu que la confiance suive votre papier dans chaque échange. Vous avez répondu au besoin d’échange lié à la nature même de la monnaie mais pas à la préservation de la valeur de celle-ci,(2nde condition immuable) elle est en fait dévaluée. Nul ne sait où on en est aujourd’hui et dans les risques de contrepartie si le risque est réparti plus qu’avant vient un moment où tout le monde s’auto-couvre ..c’est à dire ne se couvre plus du tout. A force votre monnaie ne vaut plus rien et vos instruments de mesure avec. Vous en doutez ? Regardez les débats sur la mesure de l’inflation..d’où viennent ils ? de statisticiens soudainement moins doués en 2007 qu’en 80 ? L’inflation c’est quoi ? l’accroissement de quantité de monnaie en circulation qu’on ne cerne plus, qui va se poser là puis repart, qui regrette même l’absence de possibilité d’investissement... Notre inflation ? 1,6 % en France, 3 % pour l’indice des loyer, + 6% pour l’indice de la construction mais l’augmentation de la masse monétaire par la BCE est de 8,5 % à 9,3 %...il faut bien que tout cela aille quelque part (dans les actifs : immobilier, actions etc, un picasso ?) 9,3 % pour une croissance de 2,6 % du PIB de la zone et alors que son objectif limite est une création de 4,5 % (soit 2 % d’inflation résiduelle + croissance PIB) Qui l’a pousse à faire cela ? Nous tous et notre penchant, notre humanité, le roi qui veut bien faire avec son stock d’or en créant une monnaie qu’il ne maîtrise plus...alors encore un peu plus etc pour lui, pour moi, pour vous..un politique qui dit au nom de millions de gens ’non n’augmentez pas les taux !’..ne pas les augmenter c’est laisser la création de monnaie filer...Aux USA vous pouviez avoir des franchises en capital d’un an, 18 mois ou avoir un crédit en amenant tout juste une feuille de paie avec le taux en conséquence sur la valeur de votre maison. Au début c’est bien, quel bon roi, à la fin...

    L’article que j’ai présenté ici est important dans le sens où avec chaque saisie nous avons de la création de monnaie via le crédit qui revient à l’envoyeur, les prêteurs, non suffisamment capitalisés qui font faillite puis plus haut etc.. Nous assistons là à un début de suppression de monnaie, d’assèchement des liquidités pour ce qui n’est plus couvrable et maîtrisable. Le marché hypothécaire réapprend le risque : un sub prime loan ? oui mais aujourd’hui à 11 % plus à 7 %...Une couverture de sub prime loan ?...oui mais avec une prime > de 50 %.

    C’est un petit chemin de facilité qui s’arrête sur le marché hypothécaire des prêts récents US de qualité très moyennne. Nous naviguions dans le brouillard et soudain il s’est dissipé pour certains. Quand on navigue à vue, les indicateurs embués, il y a toujours en économie un moment où les compteurs vous réapparaissent brillant de clarté avec un ciel limpide...pour un ménage, une société, un état ou un système monétaire. Quand ? en une déflagration ou dans un effort commun de refondation monétaire ? Nul ne sait mais trouver quelqu’un qui ne décrive pasce brouillard et des indicateurs illisibles devient difficile, surtout au sommet. Après les penchants d’optimisme ou de pessimisme font le reste chez chacun qui s’aventure dans le sujet.



  • Gilles CAYE 19 janvier 2007 18:49

    Zen et internaute> je vous répondrai un peu plus en détail dans la soirée...en attendant je vous recommande ce diaporama sur la monnaie. Beaucoup de choses puisent là dedans sur le fond :

    LA MONNAIE : les systèmes monétaires (Partie 1) http://www.apprendrelabourse.org/article-4074074.html

    Pour l’actualité, consultez : « Dis papa... combien y a-t-il de dollars sur terre ? 2006 : l’an 1 de l’ère monétaire sans mesures » http://www.apprendrelabourse.org/article-4837459.html



  • Gilles CAYE 19 janvier 2007 14:59

    Alberto> Il s’agit bien sûr de bourse et de celle de Caracas (IBCV) qui est passée de plus de 60 000 à 50 000 dans la semaine du 5 au 12 janvier (mon article est paru dimanche 14.1 sur mon site) Rappel : la bourse de Caracas était monté de 20 000 points au 1.1.06 à plus de 60 000 au 5.1.07. Elle a perdu 19 % mardi 9.1.07 suite à une hausse éffrénée fin 2006 et en raison de la baisse du pétrole.



  • Gilles CAYE 19 janvier 2007 10:57

    Zen> j’ai pris connaissance de l’article que vous mentionnez et lu très rapidement quelques commentaires. Il y a visiblement pour moi un besoin profond de formation en matière économique et financière qui s’est exprimé notamment dans un sondage de l’autorité des marchés financiers dans lequel les français se disent insuffisamment formés sur ces sujets et ne savent d’ailleurs pas comment y pallier et ce à....75 %. Un institut de l’éducation financière du public est d’ailleurs entrain de voir le jour.

    Il y a dans l’article des éléments tout à fait pertinents mais l’angle d’attaque politique est en général la porte ouverte ensuite à polémiques, malentendus, confusions des termes. Ne confondez pas Fonds d’investissements de capital-risque (apport de fonds au tout démarrage d’une activité pour plusieurs années), capital développement (accompagnement de la croissance d’une entreprise) avec les sicav/FCP ou fonds de pension (ayant par le fait de gérer des futures retraites des visions à long terme) avec les hedge funds (plus spéculatifs et utilisant largement les effets de levier pour décupler les rendements)

    Pour ma part je regrette que le capital-risque ne soit pas plus diffusé en France et rencontre parfois des barrages purement culturels liés à une méconnaissance du sujet.

    Chacun à en lui une envie d’entreprendre et chacun à en lui une envie d’aider des projets. Lorsqu’on entreprend et qu’un fond vient prendre une part de votre capital pour assurer la croissance de vos projets..la vision est autre.

    Pour le reste sachez que l’Allemagne qui préside le G8 cette année a réussi à obtenir de la part des USA des discussions sur le sujet des Hedge Funds.



  • Gilles CAYE 19 janvier 2007 10:17

    Zen> oui c’est assez dur à suivre et cela est l’objet de beaucoup de questionnements à l’heure actuelle. Je réaliserais peut être un article si tout ceci continue avec une vision encore plus large pour que les mécanismes à l’oeuvre puissent être au moins ’approchés’ par le plus grand nombre. Je ne suis pas devin et m’en tiens à observer. J’observe donc que la notion d’absence de risques véhiculée par la progression des assurances, couvertures et dérivés divers depuis des années peut être remise en cause rapidement et ’à la dure’ pour un grand nombre d’agents économiques dans un pays de première importance et sur un secteur large comme l’immobilier, même si cela, encore une fois ne concerne qu’un compartiment de marché bien précis. Ma conclusion est pour l’heure que le marché immobilier américain n’est pas seulement touché dans sa partie « construction » mais que le ralentissement observé mi 2006 a eu des répercutions plus loin et plus profondes comme décrites.


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