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Henri Masson

Coauteur de « L’homme qui a défié Babel » avec René Centassi, ancien rédacteur en chef de l’AFP. Paru en première édition en 1995 chez Ramsay, en seconde édition en 2001 chez L’Harmattan simultanément avec sa traduction en espéranto. Publié en 2005 en coréen et espagnol, en février 2006 en lituanien, en octobre 2007 en tchèque. Primé en 2002 par la Fondation Grabowski de l’UEA et consacré “Livre de l’année 2005 recommandable à la jeunesse” par le monde coréen de l’édition. Enregistré sur cassette par l’Association des Donneurs de Voix pour les déficients visuels.

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  • Premier article le 01/10/2005
  • Modérateur depuis le 08/10/2005
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Derniers commentaires



  • Henri Masson 10 juin 2009 06:21

    Pierre Bénichou a remis ça le mardi 26 mai 2009, en étant toutefois moins grossier qu’en 2006, mais pas moins stupide. Certains aiment transmettre leur savoir, Bénichou tient à transmettre ses préjugés. Et il s’y accroche. Il est possible d’écouter le passage concerné sur http://skirlet.free.fr/ruquier_2009.mp3

    Colporteurs de préjugés et de commérages, comme lui, ceux qui sont venus à sa rescousse, en particulier des anglo-endoctrinés, anglo-conditionnés, anglo-dépendants, anglo-addictionnés, en premier lieu l’halloweenesque Asp Explorer, en sont donc pour leurs frais.

    Certes, Bénichou a su dire que le nom de Ludwik Lejzer Zamenhof, pas très bien prononcé par Laurent Ruquier (1), était celui de l’homme cherché pour l’espéranto. Mais, visiblement, ses connaissances ne vont guère plus loin que depuis le 26 juin 2006. Il a encore éprouvé le besoin de faire étalage de son ignorance en la matière. C’est comme la confiture ou le beurre : moins on en a, plus on l’étale.

    Entre autres âneries, Bénichou a dit en effet, en bafouillant, mais avec aplomb (décidément, l’espéranto l’excite !) : “L’espéranto, c’est un truc, faut expliquer à nos amis ce que c’est (2). L’espéranto, c’est une langue inventée qui prend un peu de chaque langue de tous les pays européens et du monde (3)... Le drame c’est que c’était fait pour simplifier la vie des citoyens européens, mais qu’en fait ça ne fait que la compliquer puisqu’il faut parler un peu d’allemand, un peu d’anglais, un peu d’italien, un peu de français, c’est pour ça, c’est une langue totalement inventée (4). Ça a fait long feu, complètement (5). Personne n’a jamais parlé (6)“ ... (interrompu par Laurent Ruquier).

    C’est vraiment n’importe quoi !

    1. Laurent Ruquier a dit, en outre, que Zamenhof était Allemand, ce qui est faux. Par contre, il y a quelques incertitudes sur l’origine de son nom. Diverses transcriptions apparaissent successivement sur son registre de naissance : Zamenov, Samenhof, puis Zamenhof. Pour Petro Stojan, en russe, le mot zamena signifie « échange » et ov est la terminaison des noms de famille. Mais la présence du h, inexistant en russe, semble contredire cette thèse. Zamenhof a lui-même expliqué à une publication berlinoise d’espéranto qu’il utilisait la forme « Z », bien que son nom était d’origine allemande (“Originala Verkaro“, p. 427). En allemand, Samen = semence (le s se prononce « z ») ; Hof = une cour, un bien. Zamenhof, en fait, est né, a vécu et est mort dans un pays disparu de la carte — la Pologne — partagé par les puissances voisines : Russie, Prusse devenue Allemagne, Autriche. Sa ville natale, Bialystok, était occupée par la Russie. Varsovie, où il vécut la plus grande partie de sa vie, était gouvernée par les Allemands.

    2. Quelle bonne idée d’expliquer une chose à propos de laquelle on est soi-même ignorant et surtout à propos de laquelle on ne veut surtout rien connaître ! En trois ans, Bénichou avait le temps de s’informer. Ancien journaliste, Bénichou oublie simplement que cette profession consiste à s’informer avant d’informer. Suffit-il de savoir quelle est la relation entre les noms « Zamenhof » et « espéranto » pour émettre un avis compétent ?

    3. Ce qu’ignore et veut faire ignorer Pierre Bénichou, c’est que l’essentiel des racines de l’espéranto provient à environ 75% du latin et langues dérivées, à environ 20% de langues germaniques (allemand et surtout anglais), 5% de langues slaves et autres, en particulier du grec ancien pour les radicaux scientifiques. Comme les langues se sont interpénétrées, nombreux sont les éléments reconnaissables sans en apprendre d’autres que la sienne. Comme le russe a connu une forte influence du latin et du français, il en résulte que 40% des mots de l’espéranto sont compréhensibles sans étude préalable pour un Russe (c’est ce qui explique la réponse de Suzanne à Laurent Ruquier, par téléphone, dans l’émission). Il s’agit de racines internationales reconnaissables d’emblée et qui ne nécessitent aucunement la connaissance de plusieurs langues. La stupidité de Bénichou est monumentale, au moins autant que sa mauvaise foi et son penchant à souiller ce à quoi il ne comprend rien. L’internationalité des racines est fort bien expliquée dans l’ouvrage d’un ancien fonctionnaire international, un grand polyglotte, Georges Kersaudy, dans son ouvrage “Langues sans frontières“. Il y compare, avec de nombreux tableaux, 39 langues de l’Europe sur la cinquantaine (dont l’espéranto) qu’il connaît. Ce qui correspond à peu près à la définition farfelue donnée par Bénichou, c’est l’ « Europanto », une proposition de mixture linguistique inventée par Diego Marani, un fonctionnaire européen, pour amuser la galerie (voir Wikipedia). Des linguistes, et pas des moindres, ont reconnu que l’espéranto était viable. Le problème ne vient pas de ses aspects linguistiques mais, d’oppositions politiques qui trouvent leur source dans la bêtise épaisse et éternelle dont Bénichou nous fournit un exemple.

    4. L’espéranto n’est pas une langue “totalement inventée« . Toutes les langues sont inventées. La différence essentielle s’établit sur la durée de l’invention. L’espéranto a bénéficié d’un savoir faire linguistique multiséculaire. Si Bénichou ne parlait pas une langue inventée, ça signifierait qu’il est resté à l’état de singe, ce qui n’aurait rien de dramatique. Dans “Les langues dans l’Europe nouvelle“, dès 1918 (déjà !), Antoine Meillet avait écrit : “La possibilité d’instituer une langue artificielle aisée à apprendre et le fait que cette langue est utilisable sont démontrés dans la pratique. Toute discussion théorique est vaine. L’espéranto a fonctionné, il lui manque seulement d’être entré dans l’usage pratique. (...) Une langue est une institution sociale traditionnelle. La volonté de l’homme intervient sans cesse dans le langage. Le choix d’un parler commun tel que le français, l’anglais, ou l’allemand procède d’actes volontaires. Une langue comme “la langue du pays” norvégienne a été faite, sur la base de parlers norvégiens, par un choix arbitraire d’éléments, et ne représente aucun parler local défini. (…) Il n’est donc ni absurde ni excessif d’essayer de dégager des langues européennes l’élément commun qu’elles comprennent pour en faire une langue internationale.“ (p. 278)

    Plus tôt que lui, Michel Bréal, créateur de la sémantique (la science des significations), avait écrit dans »La revue de Paris" (n° 14, 1901) : “Ce sont les idiomes existants qui, en se mêlant, fournissent l’étoffe de la langue nouvelle. Il ne faut pas faire les dédaigneux ; si nos yeux, par un subit accroissement de force, pouvaient en un instant voir de quoi est faite la langue de Racine et de Pascal, ils apercevraient un amalgame tout pareil […] Il ne s’agit pas, on le comprend bien, de déposséder personne, mais d’avoir une langue auxiliaire commune, c’est-à-dire à côté et en sus du parler indigène et national, un commun truchement volontairement et unanimement accepté par toutes les nations civilisées du globe.

    Le linguiste Edward Sapir avait pour sa part écrit : “La nécessité logique d’une langue internationale dans les temps modernes présente un étrange contraste avec l’indifférence et même l’opposition avec laquelle la majorité des hommes regarde son éventualité. Les tentatives effectuées jusqu’à maintenant pour résoudre le problème, parmi lesquelles l’espéranto a vraisemblablement atteint le plus haut degré de succès pratique, n’ont touché qu’une petite partie des peuples.
    La résistance contre une langue internationale a peu de logique et de psychologie pour soi. L’artificialité supposée d’une langue comme l’espéranto, ou une des langues similaires qui ont été présentées, a été absurdement exagérée, car c’est une sobre vérité qu’il n’y a pratiquement rien de ces langues qui n’ait été pris dans le stock commun de mots et de formes qui ont graduellement évolué en Europe.“ (cité dans l’Encyclopaedia of Social Sciences, 1950)

    Pierre Bénichou a effectivement “peu de logique et de psychologie pour soi“ dans son comportement et son argumentation.

    5. Si l’espéranto avait réellement fait long feu, il y a lieu de se poser des questions sur les raisons, non point linguistiques, mais politiques et psychologiques, qui ont entravé son essor. Le harcèlement auquel se livrent quelques psychopathes depuis la parution de mon article (4 juillet 2006 !), avec Asp Explorer comme chef de file, en constituent — comme Bénichou — la parfaite illustration. Ils ont un bogue dans le cerveau, en clair, une anomalie mentale. Le comportement obsessionnel de ces anglo-conditionnés pourrait laisser supposer que, pour eux, l’espéranto représente une sacrée menace contre l’anglais dans son usage international (non point en tant que langue nationale, au contraire). S’acharner contre quelque chose que l’on prétend mort, c’est faire preuve d’un sérieux dérangement. C’est à se demander si le fantôme cette langue, qu’ils prétendent morte, ne vient pas hanter leurs nuits et leur chatouiller la plante des pieds. C’est pitoyable ! Il y a lieu de se demander pourquoi l’on trouve tant de pages lorsque l’on tape le mot “esperanto“ pour une recherche sur la Toile et pourquoi apparaissent tant de nouvelles applications de la langue : “L’espéranto au présent“ .

    Pierre Bénichou présente l’espéranto comme un échec, mais il est lui-même l’illustration parfaite de l’échec du journalisme selon cette description qu’en avait donné John Swinton, probablement en 1880, aux États-Unis : “Il n’existe pas, à ce jour, en Amérique, de presse libre et indépendante. Vous le savez aussi bien que moi. Pas un seul parmi vous n’ose écrire ses opinions honnêtes et vous savez très bien que si vous le faites, elles ne seront pas publiées. On me paye un salaire pour que je ne publie pas mes opinions et nous savons tous que si nous nous aventurions à le faire, nous nous retrouverions à la rue illico. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Nos talents, nos facultés et nos vies appartiennent à ces hommes. Nous sommes des prostituées de l’intellect. Tout cela, vous le savez aussi bien que moi !“. (en anglais ; source : Labor’s Untold Story, par Richard O. Boyer et Herbert M. Morais, publié par United Electrical, Radio & Machine Workers of America, NY, 1955/1979)



  • Henri Masson 28 mai 2009 17:54

    La stérilisation de bocaux de cerises au sirop (hmmmm !) me laisse un peu de temps pour ajouter quelques précisions ;

    Il convient d’ajouter que Pierre Bénichou s’était déjà distingué de la même façon dans la même émission du 26 juin 2006. Il est donc indécrottable, non-recyclable, irrécupérable, et mon article à ce sujet, publié sous le titre (modifié par la rédaction d’AgoraVox) « Polémique médiatique autour de l’espéranto » avait excité l’Halloweenesque Asp Explorer et sa clique dont quelques éléments se sont manifestés ici.

    Or, effectivement, Pierre Bénichou a remis ça le mardi 26 mai 2009, en étant toutefois moins grossier, mais encore plus stupide cette fois-ci. Il a certes su dire que le nom de Ludwik Lejzer Zamenhof, mal prononcé par Laurent — qui a dit en outre qu’il était Allemand, ce qui est faux —, était celui de l’homme cherché pour l’espéranto. Il a éprouvé le besoin de faire étalage de son ignorance en la matière. Entre autres âneries, sur un ton doctoral, Bénichou a dit en effet en bafouillant :

    “L’espéranto, c’est un truc, faut expliquer à nos amis ce que c’est. L’espéranto, c’est une langue inventée qui prend un peu de chaque langue de tous les pays européens et du monde*... Le drame c’est que c’était fait pour simplifier la vie des citoyens européens, mais qu’en fait ça ne fait que la compliquer puisqu’il faut parler un peu d’allemand, un peu d’anglais, un peu d’italien, un peu de français, c’est pour ça, c’est une langue totalement inventée**. Ça a fait long feu, complètement***. Personne n’a jamais parlé****« ... (interrompu par Laurent Ruquier).

    * Ce qu’ignore ce champion de la connerie, c’est que l’essentiel des racines de l’espéranto provient à environ 75% du latin et langues dérivées, à environ 20% de langues germaniques (allemand et surtout anglais), 5% de langues slaves et autres, en particulier du grec ancien pour les radicaux scientifiques. Comme les langues se sont interpénétrées, nombreux sont les éléments reconnaissables sans en apprendre d’autres que la sienne. Comme le russe a connu une forte influence du latin et du français, il en résulte que 40% des mots de l’espéranto sont compréhensibles sans étude préalable pour un Russe (c’est ce qui explique la réponse de Suzanne). Il s’agit de racines internationales d’emblée reconnaissables pour lesquelles la connaissance de plusieurs langues est superflue. Tout ceci est fort bien expliqué dans l’ouvrage d’un ancien fonctionnaire international, un grand polyglotte, Georges Kersaudy, dans son ouvrage »Langues sans frontières« , dans lequel il compare, avec des tableaux, 39 langues de l’Europe sur la cinquantaine (dont l’espéranto) qu’il connaît. Ce qui correspond à la définition farfelue donnée par Bénichou, c’est l’ »Europanto« , une proposition inventée pour amuser la galerie par Diego Marani, un fonctionnaire européen (voir Wikipedia).

    ** Des linguistes, et pas des moindres, ont reconnu que l’espéranto était viable. Le problème ne vient pas de ses aspects linguistiques mais, entre autres, de la bêtise épaisse et éternelle dont Bénichou est la parfaite illustration. Dès 1918, Antoine Meillet avait écrit, dans »Les langues dans l’Europe nouvelle« (déjà !) : “La possibilité d’instituer une langue artificielle aisée à apprendre et le fait que cette langue est utilisable sont démontrés dans la pratique. Toute discussion théorique est vaine. L’espéranto a fonctionné, il lui manque seulement d’être entré dans l’usage pratique.
    (...) Une langue est une institution sociale traditionnelle. La volonté de l’homme intervient sans cesse dans le langage. Le choix d’un parler commun tel que le français, l’anglais, ou l’allemand procède d’actes volontaires. Une langue comme “la langue du pays” norvégienne a été faite, sur la base de parlers norvégiens, par un choix arbitraire d’éléments, et ne représente aucun parler local défini. (…) Il n’est donc ni absurde ni excessif d’essayer de dégager des langues européennes l’élément commun qu’elles comprennent pour en faire une langue internationale.“ (p. 278)

    Le linguiste Edward Sapir avait pour sa part écrit : “La nécessité logique d’une langue internationale dans les temps modernes présente un étrange contraste avec l’indifférence et même l’opposition avec laquelle la majorité des hommes regarde son éventualité. Les tentatives effectuées jusqu’à maintenant pour résoudre le problème, parmi lesquelles l’espéranto a vraisemblablement atteint le plus haut degré de succès pratique, n’ont touché qu’une petite partie des peuples.
    La résistance contre une langue internationale a peu de logique et de psychologie pour soi. L’artificialité supposée d’une langue comme l’espéranto, ou une des langues similaires qui ont été présentées, a été absurdement exagérée, car c’est une sobre vérité qu’il n’y a pratiquement rien de ces langues qui n’ait été pris dans le stock commun de mots et de formes qui ont graduellement évolué en Europe.“ (cité dans l’Encyclopaedia of Social Sciences, 1950)

    *** Si l’espéranto avait réellement fait long feu, il y a lieu de se poser des questions sur les raisons, qui ne sont pas linguistiques, mais politiques et psychologiques (le harcèlement auquel se livrent quelques psychopathes en constituent — comme Bénichou — la parfaite illustration), qui ont entravé son essor.

    **** Il y a lieu de se demander pourquoi l’on trouve tant de pages lorsque l’on tape le mot »esperanto« pour une recherche sur la Toile et pourquoi apparaissent tant de nouvelles applications de la langue : »L’espéranto au présent« .

    Ancien journaliste, Bénichou a simplement oublié que sa profession consiste à s’informer avant d’informer.

    Bon, il faut s’attendre à des aboiements et à de la bave, mais, c’est connu : »Hundo bojas..." (Le chien aboit...).

    Ça y est, mes 9 bocaux de cerises sont prêts ! smiley



  • Henri Masson 27 mai 2009 06:42

    Les États-Unis n’ont évidemment pas les traits d’une secte telle qu’on l’imagine. Obama n’en est pas le gourou. Mais ce pays est fortement et incontestablement imprégné, encore aujourd’hui, par l’idée de Manifest Destiny(destinée manifeste, évidente) inculquée par les protestants blancs (WASP) selon lesquels les EUA était un pays élu de Dieu, qui devait évangéliser le monde, etc.. Bush s’en est réclamé.
    Aujourd’hui, les missionnaires étasuniens jouent un grand rôle dans la propagation de l’anglais comme langue devant faciliter la domination du monde.



  • Henri Masson 26 mai 2009 21:06

    A X Faureste

    Krokodilo a en partie répondu à votre question. C’est effectivement foncièrement malhonnête d’affirmer que l’espéranto est une secte, et pourtant, de tels propos malveillants sont utilisés pour lui porter préjudice, et on l’a vu fréquemment du côté de la clique qui est entrée dans le sillage d’Asp Explorer. Si des individus se livrent à ce jeu, c’est précisément parce qu’ils savent à quel point le mot secte provoque la répulsion dans le public. Le mot « sectaire » est aussi utilisé de façon insidieuse pour orienter la pensée de ceux qui ne savent pas penser par eux-mêmes. Voilà donc pour le rapport avec le sujet.

    Mais en fait, la plus puissante des sectes au monde se nomme United States of America. Il suffit de lire son histoire pour se rendre compte que le nom de Dieu est fourré partout : devise, hymne national, billets de banque, Bible omniprésente. Qui ne se souvient de l’investiture d’Obama ? etc..

    Les admirateurs béats des EUA devraient découvrir le rôle de certains personnages, souvent religieux, dans l’histoire de ce pays, John Fiske, Josiah Strong, Brooks Adams et bien d’autres, le rôle des WASP, et puis Bush qui prétendait avoir reçu de Dieu l’ordre d’attaquer l’Irak. Or, environ un siècle plus tôt, le président McKinley avait lui aussi affirmé que Dieu lui avait conseillé d’attaquer les Philippines. Et ce fut un carnage.

    Celles et ceux qui comprennent l’espéranto pourront lire le document que j’ai rédigé sous le titre “La « donaco » de Gordon Brown al la mondo“ (Le « cadeau » de Gordon Brown au monde). Il comporte un très grand nombre de références et de liens. Je me suis efforcé, dans les notes, de citer le texte original en anglais. La traduction en français est en cours.



  • Henri Masson 23 mai 2009 10:46

    Bonjour krokodilo,

    Merci pour ton travail qui me libère un temps précieux pour d’autres activités en rapport avec l’espéranto. De ce fait, je ne vois plus, depuis déjà pas mal de temps, l’utilité de rédiger des articles qui feraient double emploi avec les tiens sur AgoraVox.

    Finalement, je devrais (nous devrions) en remercier le pseudo-dénommé Asp Explorer, anglo-endoctriné, anglo-colonisé, sous-produit, résidu et reflet de l’ère Halloween en plein déclin, qui continue de sévir alors qu’il affirmait n’en vouloir qu’à ma personne. Décidément, ça l’a marqué d’être pris pour ce qu’il est : un plus que minable. Bon, faute d’arguments valables, comme d’hab, il va bien nous sortir le coup de mon second pseudo. Laissons-le se satisfaire de si peu. Celui qui prétend être « L’homme qui a défié Masson » a décidément bien du mal à défier sa propre connerie smiley

    Autre anecdote : il y a quelque temps, quelqu’un a fait des « copier-collé » d’extraits de mes articles et les a ajoutés comme commentaires à la suite de tes articles. Quelques aspics n’ont rien trouvé de mieux que de chercher à faire croire que c’était moi qui intervenais encore sous un autre pseudo. Il a en outre cherché à m’influencer son mon blog pour que j’intervienne dans les commentaire à tes articles.

    Même chose pour ses acolytes dont le plus visible, maintenant, est le typhon dont les commentaires ont le niveau de la chanson « Sirop Typhon » de Richard Antony http://www.frmusique.ru/texts/a/anthony_richard/siroptyphon.htm . On connaît la musique smiley

    Tu n’as donc pas lieu de t’inquiéter : il est impossible de lire tous les articles d’AgoraVox et, parmi les visiteurs qui peuvent y consacrer pas mal de temps, nombreux sont ceux qui s’intéressent à autre chose qu’aux questions linguistiques. Parmi ceux qui lisent des articles, peu nombreux sont ceux qui lisent les commentaires, surtout quand ils émanent d’une bande d’excités. Plutôt que de leur donner un honneur qu’ils ne méritent pas — une réponse guère plus lue que leurs commentaires —, le mieux est donc de garder ton temps et tes forces pour préparer d’autres articles. Si la vie est à ce point chiante pour ces énergumènes qu’ils ne trouvent rien d’autre à faire, il en est tout autrement pour nous : c’est passionnant ! smiley

    Quant aux laudateurs de l’anglais, c’est-à-dire de l’arnaque politico-linguistique la plus adroitement orchestrée à l’échelle mondiale par les principaux pays qui en profitent à fond (même pas 5% de la population mondiale), nous ne les avons pas attendus pour connaître la position dominante de l’anglais dans tous les domaines. Il y a tellement de gens estimables et intéressants sur Terre que, vu le peu de temps dont on dispose, il vaut mieux le leur en consacrer une partie plutôt qu’à de tels ces ramollis du cerveau et moutons de Panurge. Le mieux est donc de poursuivre son chemin sans se retourner : “Hundo bojas, homo vojas“ (ou : “Hundo bojas, karavano pasas“)...

    Mieux vaut aussi se référer aux anglophones pur jus, par exemple Gordon Brown en personne, qui, eux, savent l’avantage politique, économique, stratégique qu’ils retirent de la propagation de l’anglais. Ce qu’ignorent les perroquets de Gordon Brown, c’est que l’échange d’informations sur diverses langues, dont l’espéranto, et en particulier l’anglais, circule très bien à travers le monde parmi les usagers de l’espéranto.

    Bon, je passe à autre chose. Bonne continuation !

    Henri

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