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Hervé Nifenecker

Hervé Nifenecker

Hervé Nifenecker
Docteur ès Sciences, Professeur "Climat Energie" à l'UIAD Grenoble, (co)auteur de plusieurs livres dont les plus récents :,"L'énergie de demain:technique, économie, environnement", "L'énergie nucléaire:un choix raisonnable ?" Président fondateur et secrétaire du Conseile Scientifique de "Sauvons le Climat".
 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 26/03/2008
  • Modérateur depuis le 04/10/2008
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Derniers commentaires



  • Hervé Nifenecker Hervé Nifenecker 12 mars 2014 17:00

    C’est la réaction en chaîne de fission qui est arrêtée. Mais les désintégrations radioactives se poursuivent. Après sa désintégration, un noyau radioactif se transforme en un noyau qui l’est généralement moins jusqu’à ce que l’on arrive soit à des noyaux stables, soit à des noyaux très peu radioactifs parce ce que de période très longue (l’uranium 238, par exemple). C’est pourquoi la production de chaleur due aux désintégrations diminue avec le temps.
    Alors qu’on peut piloter la réaction en chaîne, mais aussi, que celle ci peut s’emballer dans certaines conditions (Tchernobyl), on ne peut guère qu’attendre que « cela se calme » pour la radioactivité.
    Pour les mensonges j’ai suivi heure par heure les informations données par les japonais (et l’IRSN) pendant le catastrophe et je ne crois pas qu’il y ait eu mensonge délibéré. Parfois ils ne comprenaient pas ce qui se passait ou faisaient des hypothèses qui pouvaient s’avérer fausses. Ce n’est pas là que j’ai noté le plus de mensonges, loin de là. Je ne sais pas où vous avez vu que le Japon considérait que la diffusion de toute information était un crime. Avez vous des exemples concrets ?



  • Hervé Nifenecker Hervé Nifenecker 12 mars 2014 16:45

    On ne lutte pas contre la radioactivité (sauf par des transmutations nucléaires difficiles à mettre en oeuvre) mais on peut s’en protéger. Mais ce n’est pas toujours la peine si l’activité est faible (nous sommes nous mêmes tous radioactifs, 100 désintégrations par seconde par kg ). Quant aux tremblements de terre l’endroit le plus sûr est, précisément, l’enceinte d’un réacteur. (A Fukushima, ce n’est pas le tremblement de terre qui a été responsable de la ruine des réacteurs, mais le tsunami). Par exemple, à Grenoble, nous avons un réacteur de recherches international, celui de l’ILL. Il est conçu pour résister à une accélération horizontale de 0,30 G, alors que les tours récentes ne résisteraient pas au delà de 0,12 G. Le jour où l’ILL serait endommagé par un tremblement de terre, il ne resterait pas grand chose de la ville de Grenoble.



  • Hervé Nifenecker Hervé Nifenecker 12 mars 2014 16:30

    J’apprécie votre humour
    L’uranium a été découvert en 1786 et Uranus en 1781. Je pense que les astronomes se sont conformés à la tradition de donner un nom de la mythologie grecque (Ouranos, ciel et vie). Les chimistes se sont inspirés d’une découverte récente des astronomes pour nommer l’uranium. Et ils ont continué avec le Neptunium découvert en 1940, dont le nom s’inspire de Neptune découverte en 1846, puis avec le Plutonium découvert en 1942 en s’inspirant de la dernière planète découverte (elle a perdu son rang), Pluton. Après les chimistes sont revenus sur terre avec l’Americium, le Curium, le Californium, l’Einstenium, le Fermium etc.



  • Hervé Nifenecker Hervé Nifenecker 12 mars 2014 14:40

    Je crois que vous confondez l’arrêt d’un réacteur (tous les réacteurs accidentés , TMI, Tchernobyl, Fukushima sont à l’arrêt depuis la catastrophe au sens où la réaction en chaîne est arrêtée et ne peut reprendre) et la gestion des coeurs fondus. Ces coeurs produisent une chaleur décroissant dans le temps. Il faut assurer leur refroidissement pendant quelques années. Après quoi, il faut encore attendre quelques dizaines d’années avant que le coeur fondu puisse être démantelé. Ainsi, une fusion de coeur est arrivée dans le réacteur américain TMI en 1979 (sans conséquence sanitaire, mais avec ruine du coeur et de la cuve). Le démantèlement complet a été constaté en 1993.
    Les autorités japonaises ne forcent pas les évacués au retour mais leur laissent le choix en leur donnant des informations sur les risques (faibles, contrairement à ce que vous croyez et espérez)) qu’ils courent ce faisant. Il n’y aura pas des centaines de milliers de morts (j’espère ne pas vous décevoir), et probablement aucun du fait de la radioactivité. Quant à moi je suis allé à Tchernobyl visiter, non seulement la centrale, mais aussi la véritable réserve naturelle qui s’est créée autour de la centrale, où foisonne une vie animale (bisons, loups, castors, cervidés...) qui se portent parfaitement bien. J’ajoute que, physicien des particules, j’ai moi même été irradié accidentellement (dose reçue modérée) et que je suis toujours là à 78 ans.



  • Hervé Nifenecker Hervé Nifenecker 12 mars 2014 12:44

    Je n’avais pas bien compris votre message. Ma réponse, en ce qui concerne le nucléaire est oui, il y a une solution pour des milliers d’années, que nous connaissons, que nous avons fait fonctionner en France et que les Russes, les Chinois et les Indiens continuent à faire fonctionner : les surgénérateurs Ces réacteurs permettent de gagner un facteur 100 dans l’utilisation de l’Uranium. En France nous avons 300000 tonnes d’uranium appauvri ou de retraitement stockés à La Hague ou à Pirrelatte. Cet uranium est impropre à la consommations dans les réacteurs REP fonctionnant actuellement en France mais serait parfaitement utilisable dans des surgénérateurs tels que le furent Super-Phénix et Phénix.On pourrait alors faire fonctionner 100 réacteurs pendant 3000 ans. Du fait de l’amélioration de l’utilisation de l’uranium on pourrait même extraire l’uranium de l’Océan (4 milliards de tonnes, alors que chaque réacteur surgénérateur n’utilise qu’une tonne d’uranium par an. C’est là qu’on voit la stupidité d’avoir arrêter Super Phénix en laissant le monopole de la connaissance aux Russes.

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