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ibraluz

Ibra pour Ibrahim, fondement du monothéisme occidental : au moins trois générations de paix en Palestine, sans rois, ni Etat, une utopie biblique, probablement... Mais l’idée est forte et convie les bonnes volontés à fouiller, chacune, ses propres racines, jusqu’à celles de l’Autre... ou comment fidélité accrue envers soi-même ouvre au dialogue... Il ne s’agit donc pas de concession, mais de clarté : luz, en conséquence, et les juifs instruits en leur religion goûteront, ici, le souterrain de la démarche... Il eût été formidablement vain d’y revendiquer un ego INSEE. Un peu de culture, beaucoup de sable, de vent et d’espace, juste assez de temps pour un suivi, hebdomadaire ; malheureusement : pas plus ; des débats. Et Dieu, certes, connaît les limites et l’intention !
Cette dernière allusion exige cependant, pour la clarté des débats, plus de précisions sur mon point de vue. De racines franco-bretonnes, pluriséculaires ; monothéiste, formé au catholicisme, épuré au taoïsme laïcisant, voire anarcho-libertaire, réalisé, enfin, en islam et vécu, le plus souvent maintenant, en Mauritanie ; celui-là est peut-être suffisamment surprenant pour susciter quelque différence de potentiel entre les bornes de notre agora. Sachons tous en profiter pour y affiner les nuances de nos jugements respectifs, c’est à dire : gagner en humanité, tous ensemble, dans notre diversité plurielle...

Tableau de bord

  • Premier article le 11/09/2006
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Derniers commentaires



  • ibraluz 17 octobre 2006 00:57

    De très vieille souche française et catholique, 7 ans de latin, 6 de grec, quatre de sanscrit, dix d’arabe, et musulman depuis une quinzaine d’années, je ne souffre d’aucune schizophrénie culturelle, est-ce grave, docteur ?

    En tous cas, Valmour, le fait que votre article se voit affublé d’un score d’intérêt de 55 % sur plus de 400 votes, en dépit du lobbyying de certains, démontre, s’il était besoin, une maturité grandissante du public d’Agoravox.

    Bravo et cours, camarade, le vieux monde est derrière toi !



  • ibraluz 17 octobre 2006 00:29

    - à rappeler le caractère associatif des communautés religieuses, sitôt qu’elles sont déclarées au J.O.

    - à proposer une forme de gestion (le waqf) susceptible de dépasser le système des subventions sans fin ; dans laquelle la présence de l’Etat soit cependant suffisamment assurée pour prévenir tout risque de dérapage.

    En ce qui concerne les travaux de la commission Machelon, je crois que l’on se trompe de cible : le problème n’est pas légal, mais plutôt, constitutionnel. La loi de 1905 a été conçue dans le contexte d’une stricte laïcité de l’Etat, et non de la république. C’est la constitution de 1958 qui a, depuis, pulvérisé, en matière de laïcité, les frontières claires entre l’Etat et la société civile et institué des confusions profondes dans l’esprit du public.

    J’ai préparé un texte, un peu long encore, (mais c’est bien difficile de faire court sur un tel sujet fondamental), qui complèterait, utilement je crois, mon dernier post. Si ça t’intéresse, je te balance prochainement. A plus et bonsoir.



  • ibraluz 17 octobre 2006 00:27

    A Petit

    Je ne comprends pas très bien ton post. Je n’ai répondu à ton premier courrier que ceci :

    « Ais-je suggéré d’abandonner la loi de 1905 ? Dans un esprit de stricte laïcité de l’Etat - et SEULEMENT DE l’ETAT, pas de la république, qui est l’essence même de la pluralité d’opinions, ni d’une »sphère« publique, dont personne ne peut définir EXACTEMENT les limites - une église, une jama’a, un consistoire, etc. : ce sont des associations, point-barre »

    Par contre, Patrick Adam, a, lui, réagi plus longuement à tes propos et vous avez eu un échange assez vif sur la question. Mais ce n’est pas l’auteur de l’article. Lui, c’est Patrick Adam et moi, c’est Ibraluz. Nos avis divergent suffisamment pour ne pas être confondus.

    Je n’ai, pour ma part, aucune dent contre la loi de 1905 et je crois, comme toi, que celle de 1901 donne une définition suffisamment large des associations à but non-lucratif pour gérer les associations cultuelles. Mon article, en fait, tend justement :



  • ibraluz 14 octobre 2006 23:48

    à Marsu et, probablement aussi, à Petit (ma réponse à son post semblant être insuffisante)

    Tu vois, Marsu, le poids des convenances. M’initiant à la rhétorique agoravocale, j’ai fiorituré mon dernier post d’ornementations padamesques, « blanche colombe », susucre à mon chien-chien de garde, etc. Tu as, j’ai l’impression, meilleur dos que ton comparse, apparemment plus fragile en ses complexes, et, c’était de « bonne », quoique bien vaine, guerre. Mais, à la réflexion, ce n’était guère le moment : on n’aura retenu, peut-être, que cette forme, alors que le fond soulevé par ton intervention était d’une importance capitale. Revenons-y, si tu veux bien.

    Aujourd’hui, en France, toute la problématique de la laïcité tourne autour de l’imprécision de son champ d’application. Où se situe, exactement, la frontière entre les « sphères » publique et privée ? Des fonctionnaires, chrétiens, juifs, sympathisants ou lèche-bottes, accordent des facilités publiques à ces religions ; des employées musulmanes du secteur privé se voient contraintes au chômage, en raison de leur voile. Au delà de la ségrégation, réelle, entre religions installées et émergentes, il y a l’inquiétude, tout aussi réelle, des citoyens qui en sont dépourvus. Libre-penseurs, athées et autres agnostiques constatent le retour en force d’une pensée religieuse, qui fut ici, naguère - est aujourd’hui, ailleurs - parfois synonyme de rudes tourments. No pasaran ! Vous écriez-vous en chœur, et la guerre devient totale, limite civile.

    Car il est bien plus facile d’agresser son voisin que d’empêcher Sarkozy de financer la construction d’une synagogue. On ira donc barbouiller de croix gammées, d’étoiles jaunes ou de croissants, la devanture de tel ou tel magasin qui affiche, dans l’espace visuel public, son appartenance religieuse, on interdira à des usagers du service public le port de signes religieux « ostentatoires » (et le fait que ceux-là soient mineurs, constitue, à mon sens, un caractère aggravant de discrimination). Mais, dans l’un et l’autre cas, ces manifestations de soi-disant défense de la laïcité ne font qu’obscurcir un peu plus la vision et accentuer, de part et d’autre, les sentiments d’insécurité et d’injustice.

    Le premier travail, à mon sens, consiste à réhabiliter les concepts. La France n’est pas la République, et la République n’est pas l’Etat. Chaque citoyen devrait entendre des nuances capitales entre représentant de la France, président de la république, et chef de l’Etat : ces trois fonctions appellent à des comportements sensiblement différents (et peut-être ne devraient-ils pas être assumés par une seule et même personne : mais là n’est pas la question). C’est quoi la France ? C’est, probablement, le plus difficile à cerner des trois concepts. Un espace, une société, un consensus de langue et de culture ? S’il fallait risquer une « définition », je dirais : « un POINT DE VUE de la TERRE HABITEE » (l’oïkouméné des grecs), signifiant par là, tout à fois, localisation, socialisation, diversité, culture, peut-être modèle, et, ce n’est pas le moins important, évolution : un point de vue, ça peut évoluer et c’est déjà un contre-sens, prendre une pente, dangereusement glissante, que d’évoquer « l’ éternité » de la France, ou de ses « valeurs »...

    Quant aux systèmes politiques qui ont structuré le concept, on comprend bien qu’ils aient eu tendance à se l’approprier. L’Eglise, qui n’imaginait même pas, alors, avoir, un jour, à se déclarer « une », couvrit sa « fille aînée » d’une chape totalitaire, à peine moins tortionnaire que la Royauté - qui admit quant à elle, variablement et non sans hoquets, l’existence de minorités religieuses - avant de devenir le gibier préféré d’une République longtemps guillotineuse, armé de sicaires enseignants, hussards noirs d’un rationalisme non moins totalisant... Or, la république, c’est la « res publica », la chose publique, c’est à dire : le règne du débat populaire, de l’opinion en perpétuel mouvement, du forum bourdonnant, sanctionné par des élections régulières, censées éclairer sur l’évolution de cette France vivante, et promouvoir une adaptation affinée de son administration.

    Administrer la France et servir les citoyens : cette double fonction situe l’Etat dans des contraintes, tout à la fois techniques et humaines. Sans discourir ici sur l’ordre des priorités, qui définit, banalement, les choix politiques, il faut insister sur la caractère permanent, assez statique de ce dernier concept ; en tous cas, le plus statique des trois. Embryonnaire sous le pouvoir de l’Eglise, l’Etat français n’apparaît vraiment qu’avec le tandem Louis XIII-Richelieu, et suit, cahin-caha, une croissance régulière, s’enrichissant des apports royaux, impériaux et républicains, en dépit des crises intersystémiques. A cet égard, L’ETAT, C’EST LE NOYAU STRUCTUREL DE LA FRANCE ; l’Eglise, la Royauté, la République, ses enveloppes successives. Autant le premier se doit d’être fermement délimité et constitue LE LIEU MÊME DE LA DELIMITATION, autant les secondes ne remplissent leur fonction vitale que dans la souplesse, l’adaptation la plus immédiate possible aux fluctuations du milieu. Se rigidifient-elles ? C’est la vie de l’ensemble qui est menacée, justifiant toutes les révolutions de l’enveloppe, comme autant de mues impératives...

    Non pas, bien évidemment, que l’Etat n’ait pas à s’adapter. Mais il le fait toujours de façon retardée, suivant des processus contrôlés, mettant en jeu divers postes d’analyse et de réflexion. Car le souci est ici la plus grande impartialité possible, la meilleure objectivation, susceptibles de satisfaire toute la communauté citoyenne, justifier des programmes inscrits dans la durée. L’Etat est lourd et lent : cette force d’inertie n’a pas que des inconvénients. Mais on comprend, dans cette perspective, toute l’importance de sa laïcité. Osons ici une formule dialectique : L’ETAT doit assumer toute la RIGUEUR DE L’IMPARTIALITE ; la SOCIETE CIVILE, à l’inverse, a pour rôle d’absorber toute la DIVERSITE DES PARTIALITES. Le développement de la vie associative doit permettre à chacun de faire vivre ses différentes aspirations de solidarité, et ce développement doit être soutenu par l’Etat, d’une manière impartiale, ponctuelle et adaptée à la demande. Insistons sur la ponctualité des aides : DONNER A UNE ASSOCIATION LES MOYENS DE SON AUTONOMIE est bien autre que de la maintenir en état de dépendance permanente. C’était l’idée du recours au waqf, sommairement décrit dans le corps de l’article. Le principe des aides de l’Etat à la société civile devrait être celui de son engagement circonstancié et de son désengagement progressif, mais inéluctable.

    Laïcité pleine et rigoureuse de l’Etat, formalisée par des contrats individualisés engageant chaque fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions. Liberté maximale d’opinions et d’initiatives en dehors de cette sphère. Il reste à évoquer les limites de cette liberté et le rôle de l’Etat laïc dans leur élaboration et leur respect. J’y viendrai dans un prochain post, incha Allahou.



  • ibraluz 12 octobre 2006 05:01

    A Wrisya et Aicha

    Bravo et louange à ce qui vous guide vers le meilleur de vous-même ! Et lancez-vous, l’une et l’autre, dans la rédaction de vos propres articles : ce sera alors aux autres de réagir ou non. Actives, vous n’aurez plus à vous situer, en permanence, par rapport à vos éventuelles réactions...

    C’est votre fidélité, d’abord, qui fait de vous des gens de foi. Oua salam et courage !

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