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Jacques Brodeur

Jacques Brodeur

Conseiller en prévention de la violence, éducation à la Paix, éducation aux médias
Ex-enseignant en éducation physique

Tableau de bord

  • Premier article le 23/07/2008
  • Modérateur depuis le 25/11/2009
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Derniers commentaires



  • Jacques Brodeur Jacques Brodeur 30 novembre 2009 03:10

    Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi personne ne regarde une râpe de fromage pendant des heures ? Et pourquoi les enfants regarde la télé pendant 40 heures par semaine ? C’est parce que les images présentées à la télé sont conçues par des professionnels qui ont pour mission (et métier) d’utiliser des stratégies de séduction puissantes pour garder des cerveaux humains devant l’écran jusqu’au prochain message publicitaire. C’est Patrick LeLay, ex-pdg de TF1 qui nous l’a expliqué.Demandez à votre moteur de recherche préféré de trouver patrick lelay, et sa citation maintenant célèbre dans le monde entier.  



  • Jacques Brodeur Jacques Brodeur 30 novembre 2009 00:33

    Vous semblez avoir une propension à vous sentir méprisé. Vous semblez croire que je « salis votre communauté par ma haine et mon ignorance. » Loin de moi cette intention.

    Je répète simplement que les mises en garde des pédiatres et des psychologues professionnels ont été faites pour inviter toute la société à la prudence concernant les jeux vidéo de meurtre.

    J’aimerais bien lire vos réponses aux questions suivantes. Êtes-vous favorables au respect des cotes « 18 ans et plus » sur les boîtiers de jeux ? Croyez-vous que les parents devraient respecter les consignes à l’effet de tenir ces jeux loin des enfants ? Pour quelles raisons les parents devraient-ils protéger les enfants de ces jeux ? Quels dommages ces jeux classifiés « 18 ans et plus » pourraient-ils causer aux enfants plus jeunes ? Comment les parents pourraient-ils reconnaître les indices de dommages causés par les jeux vidéo violents ? Quelle limite de temps les parents devraient-ils fixer quand leur enfant s’amuse sur sa console de jeux ?

    J’aimerais bien que les échanges sur le sujet des jeux vidéo violents servent à nous enrichir mutuellement et non à nous insulter. Et puis lorsque je ne peux prendre connaissance de votre message dès que vous l’affichez, ne paniquez pas mon vieux, j’ai des responsabilités qui me retiennent ailleurs et soyez certain que je vous répondrai avec plaisir dès que je trouverai du temps pour le faire.

    La patience n’est pas un défaut ni une manifestation de lâcheté. C’est un indice de maturité. Et le sujet des jeux vidéo violents mérite qu’on le traite avec patience et maturité, et non de façon expéditive ou diffamatoire.




  • Jacques Brodeur Jacques Brodeur 29 novembre 2009 17:35

    Réponse à Elquiorra
    Je m’excuse de ne pas avoir pu répondre sur-le-champ aux objections exprimées sur ce site suite à l’article que j’y ai affiché il y a quelques jours à peine. Je suis sincèrement désolé du délai. Je tente habituellement de répondre le plus rapidement possible.

    Pourquoi le nombre d’évènements du type Columbine n’augmente-t-il pas à la même vitesse que le nombre de joueurs et les ventes de jeux de meurtre ? Le retard dans les effets de la consommation serait peut-être attribuable à un processus que les chercheurs appellent « incubation ». Ce processus s’étalerait sur 15 ans. Au moment de l’éclosion à long terme, l’agressivité des joueurs peut prendre la forme d’abus verbaux ou d’agressions criminelles. Un chercheur japonais a mesuré le trafic électrique dans ces lobes lorsque des personnes jouent à ces jeux de meurtre et l’a comparé au trafic dans des mêmes lobes lorsque les mêmes personnes répondent à des problèmes de mathématique ou font de la lecture. http://sisyphe.org/sisypheinfo/article.php3?id_article=106

    Aucune électricité dans les lobes frontaux avec les jeux, contrairement aux deux autres activités. Cette absence de stimulation avant l’âge de 20 ans pourrait entraîner le sous-développement de ces lobes ou même leur atrophie. L’atrophie des lobes frontaux, responsables du jugement moral, du contrôle des impulsions et siège de l’empathie/compassion les conduirait possiblement à poser des gestes ou à prononcer des paroles dont ils réalisent les conséquences après coup. L’impact pourrait même induire une absence totale de remords. D’où l’importance du principe de précaution dans la surconsommation des jeux vidéo de meurtre communément appelés FPS (First Person Shooter).

    Les défenseurs des jeux vidéo de meurtre accusent d’ignorance ceux qui attirent l’attention du public sur les impacts négatifs possibles. C’est leur choix, leur parti-pris, leur vocabulaire, leur verdict. Je rappelle que mes sources sont doubles. D’abord les enfants qui me racontent les actes virtuels commis sur leur console de jeux et le dossier de l’Association des pédiatres des États-Unis qui, selon moi, doit prendre d’importantes précautions scientifiques avant de prendre position. Et le dossier de l’AAP vient d’être tout récemment d’être mis à jour en novembre 2009.

    Ces mêmes défenseurs des jeux de meurtre accusent les esprits critiques comme l’AAP de mener une « croisade aveugle ». Mais comment faire un tel reproche à des organismes professionnel et des chercheurs scientifiques qui veulent simplement protéger les consommateurs, surtout ceux de moins de 18 ans ? Comment une industrie multimilliardaire peut-elle échapper à la curiosité de ceux qui consomment ses produits ? Pas tous ses produits, puisqu’on parle ici des jeux vidéo qui contribuent à désensibiliser les joueurs. Tous les joueurs sont-ils désensibilisés également, vont-ils tous commettre des meurtres ou des viols ? NON. Faut-il refuser de lire les mises en garde des pédiatres et des psychologues ? NON. En rejetant de telles mises en garde, on se conduit en aveugle. Et nous savons tous qu’il n’y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

    Il existe donc des antidotes et des mécanismes de protection inconscients auxquels les joueurs font appel parfois sans s’en rendre compte. L’aller-retour fiction-réalité se fait plus difficilement lorsque la fréquence de consommation du jeu de meurtre augmente. La préférence pour la réalité augmente lorsque la vie sociale (y compris l’encadrement familial et scolaire) fournit au jeune consommateur des liens affectifs solides et des repères crédibles.

    Les défenseurs de l’industrie croient atténuer les critiques en signalant l’existence de jeux vidéo éducatifs ou à dominance esthétique. Bravo pour ces jeux, mais cela ne change rien à la nocivité des jeux de meurtre et à leur impact sur la liaison neuronale entre les scénarios de violence emmagasinés dans la mémoire et le sentiment de plaisir, de satisfaction, de fierté resssenti en commettant ces actes. Un circuit neuronal/synaptique qui finit par ressembler à une autoroute pavée (un conditionnement) après qu’on y a circulé cent, mille, dix mille fois.

    Les défenseurs de l’industrie aiment bien lapider les parents au passage. Tous des idiots ces parents ? Ce n’est pas mon avis. Je préconise simplement qu’on les informe des dommages possibles au cerveau de leur chérubin, même lorsque celui-ci invoque les arguments suprêmes  : « tous mes copains jouent à tuer et leurs parents n’y voient aucun mal. Maman, je ne deviendrai pas criminel, je te le jure. » Si renseigner les parents sur les impacts des jeux vidéo de meurtre m’attire des reproches, tant pis pour ceux qui les expriment.

    Parents, ne vous laissez pas distraire par des arguments fallacieux. L’avis des pédiatres et des psychologues professionnels vous rendra la plus grand service dans votre mission.



  • Jacques Brodeur Jacques Brodeur 27 novembre 2009 02:14

    Je célèbre avec vous les médias artistiques, ceux qui nous élèvent et nous émeuvent.

    J’ai des réserves sur l’utilisation des arts pour abrutir des consommateurs en leur niant (ou leur cachant) leurs responsabilités citoyennes et en étouffant leur sens critique, comme vous semblez vouloir le faire. 

    Si vous croyez qu’il faut apprécier les jeux vidéo de meurtre en refusant de regarder de près ce qu’en disent les scientifiques, je crois que vous faites partie des ravis éblouis. Vous et vos copains intoxiqués devriez relire la position nuancée, objective et abondamment documentée de l’American Academy of Pediatrics adoptée et publiée en novembre 2009. 
    http://pediatrics.aappublications.org/cgi/reprint/peds.2009-2146v2
    Du matériel tout frais. Une fois que vous en aurez pris connaissance, vous risques de conclure qu’il ne s’agit pas d’une bande d’abrutis qui n’ont pas compris. Vous pourriez découvrir que vous n’aviez pas compris. J’imagine quelle rage a pu s’emparer de ceux qui ont ridiculisé Galilée qui osait affirmer que la terre tournait autour du soleil. Quelle insulte à ce dieu généreux qui nous avait placé au centre de l’univers. On a obligé cet honnête homme à demander pardon. Après avoir pris connaissance des analyses de l’AAP et de l’American Psychological Association(APA), je joins ma voix à celle de Galilée et je dis :
    « Et pourtant, elle tourne. »

    On ne fait pas avancer l’humanité en étouffant les critiques ou en ridiculisant ceux qui les expriment. Même quand les critiques portent sur les pratiques d’une industrie multimilliardaire qui peut compter sur des fanatiques intégristes pour se porter à son secours. 



  • Jacques Brodeur Jacques Brodeur 27 novembre 2009 01:45

    Si vous associez la protection des vulnérables à chrétienté, il vous manque d’objectivité. Je connais des gens qui travaillent à la protection des enfants et qui ne croient à aucun dieu.

    Par contre, je connais des intégristes de la religion cathodique qui utilisent la liberté d’expression comme paravent pour protéger des industries qui abusent des enfants et des ados. 
    Dans une société civilisée, la protection des vulnérables prime (devrait primer) sur la satisfaction des consommateurs de violence virtuelle, parmi lesquels une minorité inassouvie est prête à tout pour augmenter les doses et se satisfaire. 

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