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Jacques-François Bonaldi

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Tableau de bord

  • Premier article le 27/02/2008
  • Modérateur depuis le 19/05/2009
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Derniers commentaires



  • Jacques-François Bonaldi 4 décembre 2016 14:06

    @moderatus

    Où voyez-vous de l’invective dans ce que j’ai écrit ? Je vous ai tout simplement demandé à partir de quelle connaissance de Cuba vous écriviez ce que vous écrivez. Vous ne m’avez pas répondu.

    Je suis en droit de me sentir insulté quand quelqu’un me traite de veau et de mouton pour ne pas être capable de comprendre que je vis sous le règne d’un sinistre dictateur... Et le peuple cubain avec moi, qui a le mauvais goût et la stupidité de pleurer son tyran.

    Je vous ai demandé de venir ici pour vous rendre compte par vous-même des sentiments du peuple cubain, mais vous préférez considérer comme crédible le « temoignage » d’un garde du corps du dictateur. Pour quelqu’un qui nous déclare sans ambages qu’il faut avoir le courage de dire rien moins que la VÉRITÉ, vous n’êtes guère sérieux.

    Et ce n’est pas en reprenant comme une litanie à chacune de vos réponses votre petite liste des méfaits du dictateur, puisée aux mêmes genres de sources, que vous serez plus convaincant.

    Bien à vous.

    Jacques-François Bonaldi (La Havane)



  • Jacques-François Bonaldi 4 décembre 2016 04:31

    Monsieur Moderatus

    Je ne sais qui vous êtes, ni au nom de quelle connaissance de Cuba vous prononcez votre jugement péremptoire sur Fidel.

    En tout cas, les gens comme vous, qui, du haut de leur tournure d’esprit Premier Monde et de leur dédain pour les sauvages, pensent que les autres peuples, ceux du Tiers-monde, sont des veaux, incapables de se rendre, les pauvres idiots, qu’ils vivent en dictature depuis presque soixante ans, ne méritent pas qu’on prête l’oreille à leur pseudo-arguments.

    Je vous invite à venir ici. Si vous êtes honnête (mais en général les gens à l’esprit colonialiste comme vous ne le sont pas), vous vous rendrez compte de ce que pensent les Cubains de « votre » dictateur.

    Bien à vous.

    Jacques-François Bonaldi (La Havane)



  • Jacques-François Bonaldi 2 décembre 2016 06:41

    Bien qu’en retrait de la vie politique depuis 2008, il était régulièrement visité par des chefs d’État étrangers, en particulier par... le Président américain Barack Obama le 20 mars 2016.

    OÙ ETES-VOUS ALLÉ CHERCHER ÇA ? RENSEIGNEZ-VOUS MIEUX...

    Pouvez-vous fournir la référence de votre citation initiale ? Merci.



  • Jacques-François Bonaldi 2 décembre 2016 06:36

    III

    Bref, les choses à Cuba sont différentes et juger ce système à partir des conceptions d’une République bourgeoise serait faire fausse route. À son article premier, la Constitution précise : « Cuba est un État socialiste de travailleurs, indépendant et souverain, organisé avec tous et pour le bien de tous [idée de Martí], en tant que République unitaire et démocratique, pour la jouissance de la liberté politique, de la justice sociale, du bien-être individuel et collectif et de la solidarité humaine ».

    Ainsi donc, contrairement à ce que pensent Obama et ses experts, le peuple cubain « vote pour ses dirigeants ». Pas directement, certes, mais c’est aussi le cas aux États-Unis où le vote des grands électeurs l’emporte sur celui des citoyens (ou plutôt de la moitié des citoyens, puisque, on le sait, à peine la moitié des électeurs vote, face à 95 p. 100 de participation à Cuba). Bref, une fois de plus, Obama nous sort un cliché fondé sur l’ignorance ou la mauvaise foi, et comme ce n’est le premier de son discours, il en devient lassant ! Si « voter pour ses dirigeants », c’est imiter le cirque électoral de son pays, eh bien, non, c’est vrai, les Cubains ne votent pas comme ça, et c’est tant mieux. L’exercice électoral est bien plus sérieux ici que chez lui. Une dernière remarque : ici, contrairement à ce qui se passe dans maints pays du Tiers-monde et dans un certain nombre du Premier, les urnes sont surveillées, non par des soldats en treillis, l’arme longue au poing, mais par des écoliers pour lesquels ce geste fait partie de leur éducation citoyenne…

    Quant au fait qui scandalise Obama (et il faut le sous-entendre dans sa critique du système électoral cubain), à savoir qu’un Fidel Castro puisse mener les rênes du pays depuis 1959 et qu’il ait élu et réélu député depuis 1976 et ce jusqu’à 2006, soit trente ans, et que les électeurs de sa circonscription, dans l’Est du pays, continuent, bien qu’il se soit retiré de la vie publique, de l’investir et de l’élire, eh bien il s’explique très aisément. Mais pour cela il faut passer à une autre dimension. Raúl Castro affirmait en 2006 :

    "Nous faisons face à un ennemi que son entêtement et son arrogance poussent très fréquemment à commettre des erreurs, mais cela ne veut pas dire qu’il soit idiot. Il sait que la confiance spéciale que le peuple place dans le leader fondateur d’une Révolution ne se transmet pas, comme s’il s’agissait d’un héritage, à ceux qui occuperont à l’avenir les principales responsabilités à la tête du pays."

    "Je répète ce que j’ai affirmé à maintes reprises : il n’y a qu’un commandant en chef de la Révolution cubaine, un seul, et uniquement le Parti communiste, en tant qu’institution qui regroupe l’avant-garde révolutionnaire et qui est la garantie sûre de l’unité des Cubains pour tous les temps, peut être le digne héritier de la confiance que le peuple a déposée en son leader."

    Tant qu’on refusera de comprendre que Fidel (et sa Révolution, celle du peuple cubain, rappelons-le constamment) est plus qu’un fondateur de République, mais, disons-le carrément, le fondateur de la nation cubaine enfin libre et indépendante, de la nation cubaine enfin digne de ce nom, de la nation cubaine enfin trouvée et retrouvée face à elle-même, on ne saisira jamais ce qu’il représente à Cuba et pour Cuba et pour la majorité de la population cubaine : un dirigeant dont la légitimité ne provient pas de bulletins de vote (encore que, je le rappelle, il ait été élu et réélu tous les cinq ans comme député pour pouvoir être élu président du Conseil d’État), mais de son action révolutionnaire, de sa stature historique. Et ce, n’en déplaise aux médiocres de ce monde que les hauteurs étouffent.

    (fin)

     



  • Jacques-François Bonaldi 2 décembre 2016 06:32

    II

    La « chose publique » à Cuba n’étant pas une profession ou une carrière, mais un service aux citoyens, la Constitution stipule à son article 82 que les députés ne sont pas (grassement) payés à ce titre : « La condition de député n’implique pas de privilèges personnels ni d’avantages économiques. Durant l’exercice effectif de leurs fonctions, les députés touchent le même salaire et maintiennent leurs liens avec leur centre de travail à tous effets pertinents », l’article 85 signalant par ailleurs que « les députés peuvent être révoqués à tout moment, dans la forme, pour les motifs et selon les procédés fixés par la loi ». Il faut avoir plus de dix-huit ans pour être élu député. Bref, la députation à Cuba n’est pas l’occasion rêvée d’arrondir ses fins de mois et, par exemple, d’exercer des influences auprès de transnationales ou d’entreprises pour y obtenir une fois son mandat conclu des postes de direction…

    Mais comment devient-on député à l’Assemblée nationale ou délégué aux assemblées provinciales (renouvelées tous les cinq ans) et municipales (renouvelées tous les deux ans et demi) ? Au scrutin direct et secret. Qui vous investit ? Obama et Cie répondront aussitôt, bien entendu : le Parti communiste ! Et ils feraient erreur : non, c’est le citoyen lambda. Pas de campagne électorale à grands renforts d’affiches publicitaires vantant les mérites de chaque candidat et faisant des promesses que nul ne tiendra ; pas de débats télévisés où chacun pèse religieusement ses mots parce qu’une armée d’experts en communication vous aura indiqué la seconde exacte où vous devez prononcer tel ou tel mot ou effleurer tel ou tel sentiment ; pas de millions, voire de milliards dépensés en campagnes électorales interminables plus proches du cirque ou de la fête foraine que d’un exercice de responsabilité citoyenne ; pas de grands électeurs ou de partis investissant le candidat le plus sympathique ou le plus fort en gueule… Non, à Cuba, rien de tout ça. Pour être député, nul besoin d’être soi-même millionnaire, de s’associer à des groupes de pression ou à des entreprises qui vous financeront pour ensuite, si vous êtes élus, vous rappeler opportunément les bons services qu’ils vous ont rendus, de s’entourer de consultants et d’experts en communication pour vous apprendre à être sympathique si vous ne l’êtes pas de nature ou à vous convertir en bonimenteur capable de faire avaler n’importe quelle couleuvre à vos « clients »…

    Non, à Cuba, le procédé est (bien plus) simple. Les voisins d’une circonscription se réunissent en assemblées ouvertes (aux dernières élections de 2015, il existait 46 344 secteurs de nomination) où chacun peut proposer le candidat de son choix parmi les gens du voisinage, expliquant pour quelles raisons il fait cette proposition, généralement à cause du prestige dont l’individu jouit dans le quartier et de ses mérites ; si la personne ainsi postulée l’accepte et l’assemblée aussi, il devient candidat ; chaque circonscription doit avoir au moins deux candidats et au plus huit. Compte tenu de ce genre de nomination, il n’est pas obligatoire d’être du parti (lequel n’intervient pas dans ces assemblées de nomination) pour être nommé puis investi par ses concitoyens, de sorte que, si les dissidents, par exemple, avaient vraiment du prestige auprès de leurs concitoyens, ils pourraient être investis par eux comme candidats aux différentes assemblées et élus par les électeurs. Une fois investi, le candidat ne mène aucune campagne électorale : les électeurs se décideront, d’une part, sur leur propre connaissance éventuelle du candidat, d’autre part sur la foi de sa « feuille de vie » affichée aux endroits publics. Par ailleurs, l’inscription sur les listes électorales est gratuite et automatique à partir de seize ans, et les membres des forces armées ont le droit d’élire et d’être élus. Contrairement à de nombreux pays latino-américains, le vote n’est pas obligatoire, ce qui n’empêche que plus de 95 p. 100 des électeurs ont participé à chaque élection depuis 1976,

    Les députés à l’Assemblée nationale sont constitués moitié moitié de candidats nommés à la base et de candidats présentés par les différentes organisations politiques et organisations de masse, afin que tous les secteurs de la société y soient représentés, puis élus au suffrage direct et secret.

    Les délégués et députés n’étant pas désignés par le Parti communiste, celui-ci n’a donc aucune influence directe sur les élections, ni ne peut recourir à des menaces ou représailles sur les candidats, comme l’a fait par exemple début juillet la direction du Parti socialiste français qui a averti que les signataires d’une motion de censure votée à la suite de l’adoption par le gouvernement de l’article 43.9 pour faire passer en force la Loi du travail seraient exclus du parti et ne pourraient donc pas obtenir leur investiture pour les élections législatives de 2017, ce qui explique, entre autres, pourquoi cette motion de censure n’a même pas été votée… On les comprend, les pauvres, ils y perdraient leur gagne-pain, leurs grasses indemnités non imposables !

    (à suivre)

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