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JC. Moreau

JC. Moreau

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  • Premier article le 07/02/2007
  • Modérateur depuis le 15/02/2007
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Derniers commentaires



  • JC. Moreau JC. Moreau 31 octobre 2007 00:01

    Merci à l’auteur pour cet article, dont le plus évident mérite est de replacer cette affaire dans son contexte premier. Au lien ci-après, une mise en perspective des singularités du conflit au Darfour, qui selon Emmanuel Dupuy apparaît d’ores et déjà comme un modèle des conflits « hybrides » à venir.

    http://www.urgencedarfour.info/index.php?module=Pagesetter&func=viewpub&tid=10009&pid=12

    Cordialement,

    JCM.



  • JC. Moreau JC. Moreau 30 octobre 2007 23:47

    @christophe93

    En l’occurrence, le ministère des Affaires étrangères, par le biais de l’Autorité centrale pour l’adoption internationale, a transmis dès le 9 juillet un signalement au Parquet de Paris afin qu’une enquête soit ouverte. S’en est suivie au mois d’août l’audition du président et du secrétaire général de l’association, au cours de laquelle leur ont été rappelées les règles en vigueur en matière d’adoption internationale. En d’autres termes, le magistrat saisi de l’affaire a considéré que la tentative n’était pas constituée [1] et donc opté pour une procédure alternative visée à l’article 41-1 du Code de procédure pénale, consistant à « procéder au rappel auprès de l’auteur des faits des obligations résultant de la loi ».

    [1]- Il faut pour qu’une tentative de délit soit passible de sanctions la réunion de deux éléments :
    - D’une part, un élement intentionnel, c’est à dire la volonté déterminée de commettre une infraction.
    - D’autre part, un élément matériel, c’est-à-dire un commencement d’exécution tangible de l’infraction.

    En l’espèce, tant que les membres de l’association n’avaient pas commencé leur opération sur le sol tchadien, l’élément matériel faisait défaut et il aurait donc été pour le moins extravagant de la part du juge de procéder à leur arrestation, sauf à accepter qu’une simple intention puisse désormais être passible de poursuites.

    Cordialement,

    JCM.



  • JC. Moreau JC. Moreau 24 octobre 2007 21:35

    J’ai omis de préciser la source relative aux articles de l’Humanité. Ceux-ci sont donc cités dans l’article « Lettres de fusillés , de Guy Môquet à Henri Fertet », de François Marcot, professeur à l’Université de Franche -Comté.

    http://www.fondationresistance.com/pages/rech_doc/portrait-11.htm



  • JC. Moreau JC. Moreau 24 octobre 2007 19:52

    @ Beber,

    Sur un plan logique, votre raisonnement est tout à fait pertinent. Malheureusement, l’Histoire souvent n’est pas aussi raisonnable... Il faut ainsi souligner que les dirigeants du Parti, jusqu’à ce que le pacte germano-soviétique soit désavoué, prennent habilement soin de dissocier la lutte contre le régime de Vichy et celle contre l’occupant. Pour preuve, cet article de l’Humanité du 28 août 1940, qui célèbre les vertus de la paix avec l’Allemagne nazie et impute aux Alliés la responsabilité de la guerre :
    - « Il y a eu un an, le 23 août, que fut signé le pacte de non-agression germano-soviétique qui consolidait la paix à l’est de l’Europe. Malgré cela, les impérialistes franco-anglais qui avaient formé le projet de faire la guerre à l’URSS par l’Allemagne interposée n’hésitèrent pas à déchaîner la guerre impérialiste en même temps qu’ils se livraient à une campagne anticommuniste forcenée et couvraient d’insultes le pays du socialisme. Mais grâce à la politique stalinienne de paix, l’URSS s’est maintenue en dehors de la guerre impérialiste [...], elle montre aux exploités et opprimés de l’univers le chemin de la libération, le chemin du bonheur. »

    En d’autres termes, la position du Parti communiste se restreint à une politique de libération « sociale » et non nationale. Pour preuve supplémentaire cette article de L’Humanité :
    - « Nous ne voulons pas que des soldats français se fassent tuer, ni pour de Gaulle, ni pour Doriot et Déat, car ce n’est pas en associant son destin à un des groupes impérialistes en guerre que la France pourra se sauver ; elle ne le fera qu’en se débarrassant de l’odieux régime capitaliste. »

    La cruauté et l’ironie de l’histoire est plus grande encore lorsque l’on sait que le PC se défendra de toute implication dans l’assassinat du lieutenant Karl Hotz, jusqu’à ce que les 27 de Chateaubriant soient exécutés. (Voir encore à ce sujet l’ouvrage précité de Berlière et Liaigre).



  • JC. Moreau JC. Moreau 24 octobre 2007 18:24

    @ Nephilim

    A mon sens l’Histoire doit être étudiée plutôt qu’« apprise », comme si celle-ci se devait d’être reçue comme un ensemble monolithique, comme un savoir inaltérable. Ce que fait notamment l’auteur dans le présent article, et ce en se fondant sur le cautionnement de Berlière et Liaigre, deux historiens qui consacrent à ma connaissance plus de temps aux Archives qu’aux brèves de comptoirs. Enfin, sachez que pendant ce mois de juin 1940 au cours duquel Charles Tillon lançait son appel à la résistance, Maurice Tréand négociait avec Otto Abetz afin d’obtenir la reparution de L’Humanité et la légalisation de l’activité communiste. Les autorités nazies espérant que les communistes favoriseraient en retour la reprise du travail en France, encore largement touchée par la débâcle. C’est à ces tractations secrètes que l’Humanité doit sa reparution dès juillet 1940.

    Sur ce sujet particulier, je me permets de vous renvoyer à la lecture de l’ouvrage dont voici les référénces :
    - Juin 1940 : La négociation secrète, les communistes français et les autorités allemandes", Jean-Pierre Besse et Claude Perretier, Editions de l’Atelier ; Histoire de la Résistance française - Tome 1, Henri Noguères, Editions Robert Laffont.

    Tout ceci pour vous dire que la Résistance, comme le démontre par ailleurs la mise en lumière que vous effectuer sur l’appel de Charles Tillon, n’a nullement été le produit d’une décision centralisée. Celle-ci est née de la multiplication et de la réunion progressive de volontés individuelles, volontés qui si elles avaient suivi les mots d’ordre des différents partis de l’époque seraient demeurées assujetties à l’« esprit de Munich ». Mais cette « réunion » n’a pas durablement produit un ensemble « politiquement homogène ». L’unification des différents mouvements de résistance ne s’est en effet faite que fort tardivement, au travers du Conseil National de la Résistance, et encore au seul motif que les alliés exigaient de De Gaulle qu’il leur fournisse des gages du sérieux de l’organisation de la Résistance avant d’engager leurs troupes pour le Débarquement. (A ce sujet, vous pourrez utilement consulter l’ouvrage de René Hostache : Le Conseil national de la Résistance : les institutions de la clandestinité, Paris, Presses universitaires de France, 1958).

    Cordialement,

    JCM.

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