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JC. Moreau

JC. Moreau

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  • Premier article le 07/02/2007
  • Modérateur depuis le 15/02/2007
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Derniers commentaires



  • JC. Moreau JC. Moreau 27 avril 2009 16:13

    @Fouadraiden

    En réalité, le choix qui s’est présenté à la communauté juive était sensiblement différent.
    Durant la période de conquête, le gouvernement militaire avait plus ou moins contribué, par souci de pacification, à entériner le statut de dhimmi auquel les juifs étaient déjà soumis sous la domination turque.
    Si bien que les juifs d’Algérie ont très tôt revendiqué la citoyenneté française (vers 1845), celle-ci étant considérée comme un gage de liberté individuelle et religieuse qui valait bien le sacrifice des tribunaux rabbiniques, ou plus exactement le renoncement à leur statut personnel et la soumission intégrale au droit français.
    ( Ce sujet est notamment abordée par Gilles Manceron et Hassan Remaoun  dans l’ouvrage D’une rive à l’autre. La guerre d’Algérie, de la mémoire à l’histoire, éditions Syros, 1993)



  • JC. Moreau JC. Moreau 27 avril 2009 12:11

    @Masuyer,

    par exemple un juif maghrébin peut passer à la catégorie occidentale alors même qu’il vient de débarquer de sa Tunise natale, par contre l’Algérien, de culture musulmane, né sur le sol français est un arabe

    cf le lien donné plus bas, où l’on voit que dès 1889 les Juifs d’Algérie et les « étrangers » étaient citoyens français, quand les populations « musulmanes » restaient indigènes.

    Encore faut-il préciser que si l’Administration française n’avait que très peu d’intérêt à naturaliser en masse les « indigènes » algériens, ces derniers répugnaient dans leur grande majorité à demander le bénéfice d’une naturalisation qui aurait eu pour conséquence de les soustraire à la loi musulmane. Ce que A. Girault a d’ailleurs très bien formulé :

    « L’indigène éprouve une répugnance compréhensible à solliciter une naturalisation qui, ayant pour résultat de le soustraire à la législation dérivée du Coran, est presque toujours une apostasie et le fait considérer par ses coreligionaires  comme un renégat. D’un autre côté, l’Administration se souciait peu d’accueillir les demandes de naturalisation formées par certains indigènes instruits et élevés à l’européenne : en devenant citoyen français, ils échappaient au régime de l’indigénat et ils acquerraient une indépendance et une liberté de langage qui pouvaient gêner son action  » (Source : Arthur Girault, Principes de colonisation et de législation coloniale, Paris, Librairie du Recueil Sirey, 1938, p.359-360.)

    On comprend d’ailleurs à quel point la naturalisation était condamnée par une partie de la société musulmane lorsque l’on sait que certains ulémas allaient jusqu’à provoquer des émeutes, en Algérie comme en Tunisie, lors de l’enterrement des musulmans qui avaient opté pour la naturalisation. Cette incitation à l’émeute s’est d’ailleurs surtout développée après que le Projet Blum Violette ait été avorté, qui prévoyait d’accorder à tous les « indigènes » la citoyenneté françaises tout en leur garantissant le maintien de leur statut personnel (ce qui impliquait par exemple que le mariage entre musulmans serait régi exclusivement par la loi coranique et non par le droit civil français). (Source : J.H. et P.P Kaltenbach, La France : une chance pour l’Islam, Ed. du Félin, 1991, p. 30).

    Bref, tout ceci pour dire que la cristallisation sur la période coloniale est à mon sens un argument à double tranchant.


  • JC. Moreau JC. Moreau 27 avril 2009 11:19

    @ Gazi Borat

    Que trouve-t-on, dans cet article ? Un besoin naturel de sécurité qui s’efface vite derrière des appels à la haine d’un Etranger fantasmé.

    Vous confondez je crois l’article en lui-même et la grande diversité des commentaires qu’il a suscité.
    Pour ce qui est de l’article et de mes commentaires propres, il n’est pas question d’ « appel à la haine d’un Etranger fantasmé ».
    A l’inverse, il s’agirait même plutôt d’en finir avec tous les fantasmes liés à l’Autre. Ce qui implique notamment :

    - De cesser de lui chercher des alibis moraux lorsqu’il se comporte comme un pourceau, que lesdits alibis soient d’origine sociologique (condition sociale, paupérisme, etc) ou historique (expérience coloniale, statut indigène, etc). Parce que ses facteurs avancés pour « expliquer » la délinquance, en réalité, l’essentialise et la légitime, voire l’érige en modèle d’action politique.

    - De cesser de considérer que le racisme des uns excuse celui des autres

    - D’emplafonner avec la même sérénité d’esprit un délinquant blanc comme un linge ou noir l’ébène.

    Pour ce qui est des réponses que vous demandez, il me semble déjà les avoir fourni dans ce précédent commentaire, Si vous pouviez me retourner la politesse en m’indiquant à quel endroit du fil vous auriez répondu après avoir laissé en suspens notre discussion sur les points suivants : 0 - 1 - 2




  • JC. Moreau JC. Moreau 26 avril 2009 23:01

    @Fouadraiden,

    « Ensuite, sur la base de cette confusion qui elle-même repose sur la négation du libre arbitre, l’imputation de la responsabilité exclusive des comportements délinquants à l’« ordre bourgeois », lequel est lui-même remplacé dans leur raisonnement par tout ce qui de près ou de loin manifeste la moindre attachement à l’idée de communauté nationale. »


    ah ah , que de conneries en paquets ,un vrai philosophe notre Moreau, qui de l’oeuf ou la poule prime dans l’esprit de la racaille....hahhaha

    Relisez le texte que vous citez dans son contexte, et vous vous apercevrez qu’il n’est pas question de « l’esprit des racailles » mais du raisonnement tenu par ceux qui, en les prenant pour « agent historique », les ont implicitement érigé en représentants des populations issues de l’immigration.


     allez, n’ayez pas honte, vous ne savez plus quoi trop penser de vos populations non occidentales que personne n’a vraiment désirée, alors svp, épargnez leur vos dissertations d’étudiant.

    Hmmm… La question posée par l’article n’est pas celle de l’immigration mais de la délinquance et de la passivité de la société française à son égard, qui délègue entièrement à l’Etat ce qu’elle n’ose plus faire par elle même.

     la situation est grave !!!

    1 sur 3 comme point de concordance, c’est toujours ça de pris.



  • JC. Moreau JC. Moreau 26 avril 2009 22:49

    @ Marianne

    S’il vous faut vraiment une preuve du caractère raciste, ou précisément de la connotation racialiste (merci Cosmic) de l’expression « sale français de merde », je vous renvoie au discours élaboré par les « indigènes de la République », lesquels n’hésitent pas à faire l’amalgame entre entre « blanc » et « Français » au travers du néologisme « souchien ».

    Par ailleurs, si l’on suit votre raisonnement, les injures des époques antérieures sur les « ritals » et les « pollacks » ne seraient pas racistes puisque faisant directement référence à la nationalité des personnes injuriées...
     
    Et le fait qu’il fustige la nationalité de l’autre est pour moi le signe
    que c’est aussi et surtout après la nation française qu’il en a. Pour
    toutes les raisons évoquées plus haut : exclusion sociale, chômage,
    racisme.

    Essayez vous sérieusement de me convaincre que l’injure proférée par le dernier agresseur procède d’un acte politique ? J’insiste sur le « sérieusement »…

    Le fait qu’il frappe cette personne est bien sûr inadmissible.
     
    Si toutefois cette video n’est pas une mise en scène.

    Ne vous inquiétez pas, si toutes les procédures aboutissent dans le sens désiré par la victime, le doute que vous émettez aujourd’hui, en dépit des preuves fournies par les rapports de police et la direction de la RATP, pourra prospérer à son aise.

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