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Étirév

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  • Étirév 1er décembre 12:43

    Se connaître soi c’est connaître l’autre, et cela créé un lien : l’Amour.
    L’Amour, c’est le lien moral qui unit l’homme à l’Esprit féminin, et c’est ce lien qui est la Religion.
    L’Amour, c’est ce que l’humanité a toujours cherché, il est le but de l’homme et le rêve idéal de la Femme. Il est la source de mille préjugés religieux ou sociaux qui, presque toujours, résultent du malentendu qui règne sur cette question entre les hommes et les femmes, acteurs indispensables de cette idylle, mais qui ne la comprennent pas de la même manière.
    L’homme, malgré l’expérience de l’histoire, n’a pas encore compris que l’amour de la femme est un phénomène qui a une réaction spirituelle : c’est ce qui le sanctifie.
    La femme, malgré les désillusions de ses aïeules, ne veut pas encore savoir que l’amour masculin est un phénomène qui a une réaction brutale : c’est ce qui le condamne.
    Rappelons que la conséquence première de ce que la religion appelle la « chute » (péché originel ou premier acte sexuel), a provoqué la diminution de la valeur morale de l’homme. Aussi, les effets accumulées par la répétition de cette action dans chaque individu, à travers les générations, ont pris des proportions effroyables et mené les races à la dégénérescence finale.
    Par conséquent, le mystère de la « chute » a une importance capitale.
    C’est le problème fondamental, le problème humain et divin. C’est le dogme intérieur de l’humanité. Une crise terrible fermente en ce moment, parce que le dogme de la chute masque les plus grands problèmes philosophiques.
    Faire luire sur cette question la lumière définitive de la science, c’est donner à l’humanité le moyen de sortir de l’état de malaise général que le malentendu sexuel a causé dans le monde. Il faut, une bonne fois, que chaque sexe sache comment l’autre aime et pense, afin d’éviter les heurts qui blessent l’amour-propre et finissent toujours par faire de deux amoureux deux ennemis irréconciliables.
    L’Amour, considéré comme phénomène physico-chimique, est la tension qui existe entre deux corps qui s’attirent. C’est le rayonnement de l’influx nerveux mâle, constitué par un courant d’oxygène à l’état radiant, qui cherche le principe albuminoïde pour lequel il a une violente affinité. La tension s’établit entre les individus différemment sexués, lorsque le principe qui détermine l’attraction s’accumule dans le système ganglionnaire ; la tension cesse momentanément lorsque ce principe est éliminé.
    Mais comme le principe mis en jeu pour produire le phénomène est différent dans l’homme et dans la femme, il en résulte que l’Amour masculin et l’Amour féminin se manifestent de façon toutes différentes.
    Il faut donc les étudier séparément.



  • Étirév 29 novembre 10:30

    Les plus grandes figures féminines, loin d’avoir, dans l’histoire, l’éclat des grands hommes qui se glorifiaient mutuellement, étaient enveloppées d’obscurité, le plus souvent anonymes ; leur modestie naturelle les avait diminuées, on l’exagérait encore, tant on les faisait petites. Elles paraissent même abjectes, suivant la nouvelle morale qui avilissait la grandeur intellectuelle et ne glorifiait que l’orgueil.

    C’est l’époque où la Femme avilie se débattait contre ceux qui voulaient l’asservir. Triste histoire, terrible épopée d’une race de captives et d’esclaves, qui nous montre la Gynécaïa, cette belle harmonie féminine, comme dit Baschofen, finissant avec Cléopâtre, qui semble marquer la fin du règne de la Femme.



  • Étirév 27 novembre 09:19

    La grande Déesse Vénus-Hemœra a été surnommée spéculative ; on la représente un miroir à la main, et le miroir s’appelle spéculum.
    On sait que c’est parce que l’homme copia la Femme qu’on mit dans la main des Déesses un miroir magique qui lui montre son image et qui semble lui dire : « Tu as le reflet de mon Esprit, tu me copies, et maintenant tu me supprimes et attribues à des hommes toutes, mes découvertes scientifiques. »
    Et le mot spéculation (copie) restera dans le langage philosophique des hommes. En réalité, il signifie « celui qui imite ». Mais, comme l’homme qui s’attribue la science en fait un commerce, le mot spéculation prendra en même temps une signification qui indiquera que c’est aussi une affaire d’argent.
    Un autre mot remplacera quelquefois le mot spéculation : c’est écho. L’homme qui, chez les Celtes, copie la Déesse et prétend faire des choses extraordinaires, mettant sur le terrain concret ses pensées abstraites qu’il n’atteint pas, cet homme-là s’appelle Hecho ou Hechicero, d’où est resté, dans les langues modernes, le mot écho (ce qui répète).
    Les Grecs, qui changent toujours les sexes, feront d’Echo une nymphe, qui cherche à attirer un jeune éphèbe, fils du fleuve Céphise, qu’ils appellent Narcisse. Le fond de cette légende est pris aux Celtes. Narr veut dire sot et kiss baiser. Ce nom signifia embrasser son image dans l’eau. De Narr et Kiss les Grecs ont fait Narcisse.

    [...]
    « La critique moderne a parfois cherché et naturellement elle a trouvé dans l’Amour et Psyché une profonde allégorie philosophique  », dit Paul Monceau.
    C’est que le roman d’Apulée ainsi intitulé (L’Amour et Psyché) résume le combat des deux impulsions sexuelles.
    Psyché, c’est le nom grec de l’âme. Les aventures de la pauvre Psyché symbolisent les souffrances de l’âme féminine à la recherche du vrai, du beau, du bien, qu’elle veut trouver dans l’homme qu’elle aime. Tant qu’il lui reste attaché, il est le reflet de son esprit, il garde sa foi en elle. Mais aussitôt que le lien se relâche, le désaccord surgit ; il manifeste sa pensée retournée ou renversée, qui est la contradiction de celle de la Femme. En face d’elle, il garde l’apparence du serviteur fidèle, mais ses paroles prennent une expression nouvelle ; c’est l’ironie, le sarcasme ; il semble toujours affirmer sa foi, mais le ton qu’il y met est un démenti donné à ses paroles : c’est la mauvaise foi qui commence ; elle est d’abord cachée dans la ruse, plus tard elle deviendra cynique dans le mensonge.
    L’évolution de son sexe donne à l’esprit de l’homme une direction inverse de celle de la femme ; il évolue de haut en bas ; parti de la spiritualité, il va vers la sexualité. Alors tout, pour lui, prend un caractère nouveau, il dénature les idées spirituelles et en fait des idées sexuelles ; c’est un langage spécial qu’il créé : en changeant la signification des mots, qu’il ne comprend plus comme la femme les comprend. Et à cette impulsion se mêle un peu d’envie et beaucoup d’ignorance ; il veut croire que la Femme descend comme lui dans les abîmes du sexe, ou, s’il ne le croit pas, il feint de le penser. C’est ainsi que les langues se transforment et qu’un nouveau langage apparaît, en même temps qu’un nouveau genre de littérature : le masculinisme ironique.
    Monceau dit encore :
    « La fantaisie milésienne ne toucha plus à l’épopée et à l’histoire que pour les railler en passant.
    « On vit naître des recueils de contes milésiens. Le plus populaire semble avoir été celui que rédigea au XIème siècle avant notre ère Aristide de Milet. C’est du moins la mine où puisèrent à pleines mains les auteurs grecs et latins. L’ouvrage prit place dans toutes les bibliothèques de lettrés ; le recueil était considérable, car nous voyons le grammairien Charisius citer des fragments du XIIIème livre.
    « Ces fables milésiennes, bien des gens les connaissent aujourd’hui, qui ne s’en doutent guère. Ils les ont admirées dans nos fabliaux ou nos farces du moyen âge, dans Boccace, l’Arioste ou Shakespeare, dans La Fontaine, Corneille ou Molière ; ils les ont applaudies au théâtre, au son de la musique, dans Psyché ou la Belle Hélène. Depuis longtemps, ces inventions gracieuses ou bouffonnes sont entrées dans le domaine commun de la littérature et de l’art moderne.
    « Mais suivez pieusement le cours des âges en remontant de l’effet à la cause, du fleuve à la source, vous arriverez souvent vers la côte d’Asie Mineure, aux cités d’Ionie. Là-bas, dans la lumière, ont germé presque tous nos arts et nos genres littéraires. C’est là aussi que fut inventé le conte.  »
    Et c’est avec ces récits, qui ont la même valeur que les opérettes modernes, qu’on a écrit l’histoire grecque.
    Les contes de « MA MÈRE L’OYE »





  • Étirév 22 novembre 12:06

    LES DEUX PRINCIPES

    La grande révolte de l’homme contre la Femme ouvrit l’ère des discordes, qui devaient régner si longtemps.

    L’humanité fut, dès ce temps, divisée, et c’est cette division qui est représentée par les « Deux Principes se disputant le monde ».

    Le Principe féminin, qui avait créé l’âge d’or et qui voulait en conserver les bases, fut appelé Conservateur (qui conserve la vie en soi et conserve le monde).

    Le Principe masculin, qui avait voulu détruire l’ordre établi, fut appelé Destructeur (qui se détruit pour créer la vie de l’enfant et détruit le monde).

    Dès lors, deux voies furent ouvertes devant l’humanité : l’une qui devait tendre à rétablir l’ordre et à affirmer les splendeurs de la Théosophie. C’est celle-là qui avait en elle le germe des grandes civilisations de l’antiquité, parce qu’elle consacrait le Droit naturel et parce qu’elle était la glorification de l’amour féminin qui élève l’âme de l’homme.

    C’est ce que la Théologie a appelé la « cité de Dieu  ».

    L’autre voie est celle de l’Orgueil qui conduisait les hommes à la révolte contre l’autorité morale de la Femme, à la négation de son verbe, à tous les tourments de la jalousie, aux désordres et aux crimes qui sont la conséquence terrible des œuvres sexuelles masculines.

    C’est ce que la Théologie a appelé la «  cité du monde ».

    CAÏN ET HABEL
    Le premier acte de la lutte de sexes qui se produisit tout au fond de l’histoire, fut le prologue du drame humain qui allait se dérouler dans toutes les époques et chez tous les peuples.
    Cette lutte de l’homme brutal contre sa sœur plus faible a été enregistrée dans les Ecritures Sacrées : c’est
    Caïn tuant Habel, c’est-à-dire la lutte des deux principes représentés par les Caïnites et les Habélites (Caïn, nom générique des enfants mâles ; Habel ou Hébel, nom générique des premières filles. C’est l’Hébé des Grecs. Ce mot signifie en hébreu souffle, Esprit).
    Dans la seconde forme religieuse, lorsque les Ecritures seront remaniées, on changera le sexe de la victime pour en cacher l’histoire, mais les rédacteurs de ces altérations sont si maladroits qu’ils nous laissent eux-mêmes la preuve de leurs supercheries.
    Dans le chapitre IV de la
    Genèse Biblique, où la légende est racontée, nous voyons les premiers versets consacrés à l’histoire du meurtre d’Habel par son frère ; puis, au chapitre V, où l’on fait le dénombrement des enfants d’Adam, il est dit (verset 2) :
    Il les créa mâle et femelle. Or, les chapitres antérieurs n’ont donné à Adam que des fils.
    Les Kabbalistes et les savants initiés savent que, dans les textes primitifs, Habel est une femme, « la Femme-Esprit », sœur de l’homme. On en fera le frère de Cain, quand on supprimera la Femme de l’histoire ; alors l’humanité ne commencera plus que par des mâles.
    Quel est le motif du meurtre d’Habel par Caïn ?
    La Jalousie !
    Son sacrifice est plus méritoire que celui de l’homme ! Cette légende est plusieurs fois dans la Bible. Nous la retrouvons dans l’histoire d’
    Esaü et de Jacob. Là, nous voyons le premier-né Esaü cédant son droit d’aînesse, c’est-à-dire son avance dans la vie, pour un plaisir qui le fait reculer, « un plat de lentilles », dira le symbole hermétique, et dès ce jour sa sœur Jacob (dont on fera aussi un être mâle) prend la première place dans le monde qu’elle organise suivant les lois de la gynécocratie.
    Cette légende expliquait l’avance que prend la femme sur l’homme dans l’évolution mentale et morale.
    Dans tous les pays, la même légende existe.

    Suite...

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