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  • Étirév 18 août 12:50

    « Parisiens, d’où votre nom vient ? De la tribu des Parisii », ajoutons quelques précisions :
    De l’empereur Julien (331-363) à Paris, en passant ParIs..is.
    L’Eglise avait eu grand tort de tant se hâter d’affirmer sa puissance, car il s’en fallut de peu qu’elle ne perdît en un jour ce qu’elle avait gagné en deux siècles.
    L’avènement au trône de Julien, qui rétablit le culte païen et tenta de raviver la philosophie mourante à Alexandrie, aurait pu amener une violente réaction, si ce prince n’était mort trop jeune pour accomplir ce qu’il méditait.
    Julien avait été nommé César et gouverneur des Gaules par son cousin Constance en 355. Il passa trois hivers à Paris, dans le palais des Thermes où il vivait simplement et sobrement.
    Les hivers de Paris, qui auraient dû lui sembler terribles, à lui fils de la Grèce et de la Syrie aux doux et tièdes climats, le trouvaient insensible ; il ne,voulut jamais qu’on mît dans sa chambre un de ces fourneaux en usage dans toutes les maisons du pays. Il toléra, l’hiver devenant de plus en plus rigoureux, un brasero qui faillit l’étouffer.
    C’est dans son Misopogon (c’est le premier écrit sur Paris) qu’il décrit l’humble capitale si magnifique aujourd’hui, dont il fait sa résidence préférée, où il est déclaré empereur, et qui depuis n’a cessé d’être une ville souveraine, une capitale.
    Il était à Sens et avait failli être emporté par les Allemands ; il se retira à Lutèce, mieux à l’abri d’un coup de main. Son récit est curieux :
    « Lutèce, dit-il, occupe une île au milieu de la rivière ; rarement celle-ci croit ou diminue, telle elle est en été, telle elle demeure en hiver ; on en boit volontiers l’eau très pure et très riante à la vue ; la température de l’hiver est peu rigoureuse à cause de la chaleur de l’Océan. Le sol porte de bonnes vignes ; les Parisiens ont même l’art d’élever des figuiers en les enveloppant de paille de blé comme d’un vêtement. »
    Pendant son séjour à Paris, Julien favorisa le culte de la Grande Déesse Isis, qui avait des temples dans la ville qui devait prendre son nom quand, sous l’impulsion de Julien, on jurait par Isis (d’où Parisis, Paris) au lieu de jurer par le Dieu des masculinistes, Hésus.
    C’est lui, croit-on, qui fit placer la statue de la Déesse dans les niches de la Scena des Arènes de Lutèce, où l’on voit encore des fragments de revêtements polychromes.
    Le culte d’Isis prit un grand développement à Parisis et dura plusieurs siècles.
    C’est sans doute cela qui détermina la désignation que la Rome chrétienne a donnée au Paris païen : Refugium peccatorum, le refuge des déclassés, des forbans, l’asile ouvert aux miséreux, aux chevaliers de la Belle Étoile.
    Rappelons que la ville de Liège en Belgique, dont le nom ancien est Lüttich, a été appelée la Ville ardente. Ce surnom semble indiquer qu’elle fut le berceau à Arduina (la grande Déesse celtique qui donna son nom à une région de la Gaule-Belgique : la forêt des Ardennes, formant la région nord de Médiomatrice.). Et de Lüttich on a fait Lutèce.
    Rappel à propos des Gaulois :
    Les Grecs et les Romains, qui ont toujours confondu les Celtes et les Gaulois, parce que les uns et les autres venaient du Nord, désignent les Gaulois de la mer du Nord par le mot Cimmériens.
    Les Grecs faisaient sur eux et sur leur pays mille récits contradictoires et tantôt les redoutaient comme les fils de la nuit et les protégés des dieux infernaux (les Déesses pour les misogynes), tantôt les célébraient comme ayant propagé jusqu’en Grèce le culte du Dieu de la lumière et de la poésie (Déesse Hemœra), que les masculinistes confondront avec Apollon. Les Grecs ne distinguaient pas entre les Celtes et les Gaulois.
    C’est plusieurs siècles après le schisme de Ram que nous voyons les Gaulois envahir la terre celtique. Henri Martin les représente comme des hordes venues d’Asie. Il dit : « C’étaient les sujets nomades ou errants qui ne cultivaient pas la terre et qui étaient de la famille des Touraniens, des Tartares et des Russes moscovites, et ces Scythes étaient conduits par des guerriers aryens de notre race qui avaient pris leur coutume.
    « Les Kymris cédèrent devant le flot envahissant, et la plupart d’entre eux s’en allèrent en corps de nation vers le nord et vers le couchant et passèrent jusque dans l’île qui reçut d’eux le nom de Bretagne ( l’Angleterre).
    « Il y eut de grandes luttes et de grandes mêlées entre les anciens Celtes et les nouveaux Gaulois. »
    Henri Martin nous parle d’une émigration qui eut lieu 8 ou 9 siècles avant notre ère. Il dit : « Les Bretons de France et d’Angleterre sont un rameau de la souche des Kymris. On croit que des tribus de ces Kymris ou de ces Bretons s’étaient déjà mises en marche vers l’Occident 8 ou 9 siècles avant notre ère, avec un autre peuple, leur allié, nommé Vénète, duquel descendent les gens de Vannes en Bretagne et de Nord-Galles en Angleterre. Les Vénitiens et les Slaves sont issus d’une autre branche de ces Vénètes, qui n’ont pas pris la langue celtique des Gaulois comme ont fait les Vénètes de Vannes et de Galles.  »
    Les Gaulois qui envahirent la Celtide furent d’abord appelés Kalata, mot qui signifie « qui marche en conquérant ».
    Dans ces invasions de peuples révoltés contre l’ancien régime qui représente l’ordre et le travail régulier, les nations établies sous la loi maternelle sont en infériorité évidente et ne peuvent pas lutter contre les envahisseurs qui les attaquent en grands corps d’armée.
    Les peuples féministes ne sont pas organisés pour la lutte, ils sont répartis sur la terre en tribus qui se soutiennent faiblement les unes les autres.
    C’est pour imiter l’oiseau phénix qui est un emblème féminin et aussi la colombe de Vénus que les Gaulois prendront pour emblème un coq (gallus), qui est un symbole masculin. Ils vont pratiquer le système du renversement, qui consiste à mettre au masculin ce que les Celtes avaient mis au féminin. Mais le coq sera mal vu, ses partisans seront appelés des coquins.
    Les Gaulois gagnèrent donc le dessus dans le nord et dans l’ouest de la grande Celtide. Les anciens habitants restèrent maîtres dans le centre, dans l’est et dans le midi.
    Mais la terre qu’ils avaient été contraints de partager avec les nouveaux venus leur sembla désormais trop étroite, et 300.000 des anciens Celtes partirent avec leurs femmes et leurs enfants pour aller conquérir des terres nouvelles.
    La moitié passa le Rhin, traversa la grande forêt dont la Forêt Noire d’aujourd’hui n’est plus qu’un faible débris et s’établit dans la région du Danube, depuis les monts Carpathes jusqu’à la mer Adriatique, c’est-à-dire depuis la Pologne jusqu’à la Dalmatie.
    C’est du mot Kymris que provient le nom altéré de la fameuse presqu’île de Crimée.
    Ces événements s’échelonnent dans le millénaire qui précéda le Christianisme. On donne une date, 587, qui serait celle de la fondation des Etats celtiques sur les bords du Danube.
    Les nouveaux venus étaient des hommes de guerre ; ils venaient armés de la lance. Henri Martin les appelle « un peuple guerrier ».
    « Les hommes de la lance ne croyaient bien à eux, nous dit Gaius, que ce qu’ils avaient acquis par la lance ; ce qui leur fit même donner le nom de mancipatio, manucaptio, prise avec la main. »



  • Étirév 17 août 13:20

    « Chrétiens et musulmans ont-ils le même Dieu ? »
    Réponse dans le résumé des conséquences liées au commencement de l’Hégire :
    Les Arabes imposèrent par la force leur religion aux polythéistes, leurs ennemis naturels, puisqu’ils représentaient encore, dans l’opinion du monde, le symbolisme de la Nature et le culte de la Femme laissé à côté de celui de l’homme. Mais ils furent plus doux envers ceux qui avaient déjà masculinisé la religion. Les Juifs renégats et les Catholiques pouvaient, moyennant un impôt personnel, continuer librement l’exercice de leur culte.



  • Étirév 17 août 11:57

    Pourquoi, actuellement, la nécessité d’un rassemblement des « bonnes âmes » et d’une lutte collective ?

    La réponse avec Valérie Bugault.

    Commençons d’abord par un « flashback » en 1789.

    Après 1789, la France est passée d’une monarchie qui avait pour contre-pouvoirs tous les corps intermédiaires, à une oligarchie financière dénuée de tout contre-pouvoirs, le tout sous le vocable trompeur de démocratie. La démocratie est le vêtement dont se pare le pouvoir sous le prétexte qu’existe une représentation populaire (pouvoir législatif). Mais cette représentation est, dans les faits, c’est-à-dire concrètement, catégorielle et non pas populaire parce que contrôlée par des partis politiques sous influence des puissances d’argent.
    Le véritable pouvoir aujourd’hui n’est pas à rechercher dans l’apparence des arcanes politiques, il se cache derrière l’anonymat des capitaux et dans les paradis fiscaux. Le véritable pouvoir auxquelles sont soumises les populations, maintenues dans la naïveté et l’inconscience, est économique : il appartient aux principaux détenteurs de capitaux de la planète ; lesquels ont tant et si bien œuvrés depuis des centaines d’années qu’ils sont devenus propriétaires directs et/ou indirects de la majeure partie des actifs tangibles de ce monde.
    Tant que le destin des monnaies restera l’apanage des banquiers mondialisés, et continuera en conséquence à échapper aux peuples qu’elles contraignent, nous assisterons à la continuation de la mise sous tutelle financière, économique, juridique et politique de ces derniers (et à terme à l’esclavagisme). Pour ceux qui l’auraient oublié, cette vérité a été directement précisée par l’un des fondateurs de l’oligarchie financière : « Donnez-moi le contrôle de la monnaie d’une nation et je n’aurai pas à m’occuper de ceux qui font les lois ». Si l’on retourne aux fondamentaux, il apparaît en effet que la monnaie, et son pendant qu’est la dette, conjuguée au principe de l’entreprise anonyme qu’elle a juridiquement autorisé à se mettre en place, sont les armes du servage d’aujourd’hui au même titre que l’épée et la lance étaient celles du servage d’hier.
    Aussi, la France, comme les USA et ses alliés ne sont plus depuis le début du XXème siècle (au bas mot) gouvernés par ce qu’on appelle un phénomène politique, qui représente l’intérêt commun, mais par un cartel d’entreprises dirigé par les principales banques globales d’investissement qui ont leur quartier général, depuis Oliver Cromwell, à la City of London. En réalité, les Etats occidentaux n’existent plus car ils ont été privatisés lorsque le contrôle de leurs monnaies est tombé dans les mains des banquiers privés, ce qui explique, en Europe, l’apparition des institutions européennes, qui ne sont que la formalisation politique (traités de Maastricht et Lisbonne) de cette capture des règles d’organisation des peuples par des intérêts privés.
    Dans l’objectif de hâter sa prochaine disparition volontaire, les autorités politiques en charge de la France relaient avec zèle, voire même anticipent, l’agenda mondialiste consistant à appauvrir matériellement, physiquement et moralement la plus grande masse des gens peuplant la planète au profit de quelques usurpateurs, véritables escrocs économiques qui ont, aujourd’hui, pris l’ascendant sur les pouvoirs politiques des États. Aussi, la France qui n’a aucune politique, et encore moins de politique socialiste, dans le sens « social » du terme, est en revanche l’un des principaux fers de lance de l’agenda globaliste, lequel prospère sur le développement de la misère humaine.
    Les cartes sont actuellement dans les mains des populations civiles : ces dernières ont enfin, phénomène unique dans l’histoire, la possibilité de reprendre leur destin en main ; ce qui signifie, très précisément, qu’elles ont la possibilité de réinstaurer des gouvernements politiques en lieu et place des ersatz actuels entièrement aux mains des puissances financières. Les peuples auront ce qu’ils méritent : ils recevront, s’ils acceptent de se prendre en charge (en contrepartie d’un peu de courage) des fruits extrêmement bénéfiques… mais l’accepteront-ils ? Là est la question… Je profite de ce texte pour rendre hommage au travail de structuration politique fait, en France, par les Gilets Jaunes constituants, qui ont pleinement compris et anticipé cette problématique de fond.
    Finalement, les lois naturelles, tellement honnies des globalistes, reprennent le dessus et les choses vont entrer dans l’ordre : soit on lutte collectivement pour survivre collectivement, soit on ne lutte pas collectivement et ce sera la fin de la civilisation et de la liberté, y compris celle de vivre et de mourir.



  • Étirév 14 août 12:02

    « Le réveil du coeur »
    Voici mon secret, dit le Renard au Petit Prince : on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux.
    L’essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.
    C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante, répond le Renard.
    C’est le temps que j’ai perdu pour ma rose… fit le petit prince, afin de se souvenir.
    Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l’oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose.
    Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir. (Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince, extrait)
    Si le visible parle aux sens et s’adresse en première ligne à l’être externe, l’invisible parle à l’Âme et la pénètre.
    Et selon Pierre Teilhard de Chardin, la conscience humaine peut retourner au point où les racines de la matière disparaissent de la vue.
    « Je ne vois pas avec mon œil, mais à travers lui. » (William Blake)
    Eva de Vitray Meyerovitch, considérée comme une très grande spécialiste du soufisme et de l’Islam, expliquait en 1982, dans la revue Question de que, sous l’effet du symbolisme, la pensée est incitée à un effort personnel, à une curiosité provoquée, à une recherche. Le premier pas sur la voie de la connaissance mystique sera ce pressentiment d’un au-delà de ce qui n’était perçu que comme une réalité concrète. Dès lors, commence le voyage de l’extérieur vers l’intérieur, de l’apparence à l’inconnu.
    Paule Amblard nous dit que « Le symbole est une fenêtre sur l’invisible... Cette ouverture, cette élévation qui nous dépouille de tout attachement à la matière, ce cœur qui s’ouvre, écoute et perçoit au-delà du sens naturaliste. Cette acceptation de la mort et ce retour en enfance. Redevenir enfant ne signifie pas infantile, au contraire, il s’agit de retrouver cette pureté, cette nudité, cette spontanéité, cette confiance d’enfant. Une confiance aimé par le ciel... ».
    Aussi, selon l’Evangile de Matthieu, si nous redevenons comme des « petits enfants » nous entrerons dans le « royaume des cieux ».
    Ayez une Âme d’enfant et la nature vous dira ses secrets.
    Et la même auteure d’écrire dans son livre Un Pèlerinage intérieur : « Il y a dans la vie une source intuitive qui nous pousse au-delà de notre raison. On répond à ce que cette force nous dicte sans trop se demander pourquoi. Ce n’est pas une réaction à un événement, pas une pulsion, mais quelque chose de plus enfoui, une certitude des choses qui dure une seconde mais qui transforme votre vie lorsqu’on la suit. ».
    Cette intuition intellectuelle et supra-rationnelle dont il semble qu’on ait perdu jusqu’à la simple notion, c’est véritablement la connaissance du cœur, suivant une expression qui se rencontre fréquemment dans les doctrines orientales.
    Pour les modernes, le cœur se trouve réduit à ne plus désigner que le centre de l’affectivité, alors que pour les Anciens, il était regardé comme le siège de l’intelligence, non pas de cette faculté tout individuelle qu’est la raison, mais de l’Intelligence universelle dans ses rapports avec l’être humain qu’elle pénètre par l’intérieur, puisqu’elle réside ainsi en son centre même, et qu’elle illumine de son rayonnement.
    Blaise Pascal, dans les Pensées, écrit : « C’est le cœur qui sent Dieu, et non la raison. Voilà ce qu’est la foi, Dieu sensible au cœur, non à la raison. »
    La connaissance du cœur, c’est la perception directe de la Lumière intelligible, de cette Lumière du Verbe dont parle « saint Jean » au début de son Évangile, Lumière rayonnant du Soleil spirituel qui est le véritable Cœur du Monde.
    Ceci donne l’explication d’un symbolisme suivant lequel le cœur est assimilé au soleil et le cerveau à la lune...



  • Étirév 14 août 10:57

    La démocratie le meilleur des régime ?
    Valérie Bugault nous rappelle dans son ouvrage « Les raisons cachées du désordre mondial », qu’ après 1789, la France est passée d’une monarchie qui avait pour contre-pouvoirs tous les corps intermédiaires, à une oligarchie financière dénuée de tout contre-pouvoirs, le tout sous le vocable trompeur de démocratie. La démocratie, nous dit-elle, est le vêtement dont se pare le pouvoir sous le prétexte qu’existe une représentation populaire (pouvoir législatif). Mais cette représentation est, dans les faits, c’est-à-dire concrètement, catégorielle et non pas populaire parce que contrôlée par des partis politiques sous influence des puissances d’argent.
    Rappelons à ce propos la « Note sur la suppression générale des partis politiques » de Simone Weil (la philosophe, pas l’autre).
    Montesquieu écrivait : « Tout ce qui atteint le faîte de la grandeur (matérielle) est voisin de la décadence. »
    Partout où l’homme règne et fait régner sa morale (celle qui est basée sur son intérêt), ce qui est vrai, ce qui est bon, ce qui est juste, ce qui est droit est déprécié. C’est cette morale qui a régné dans le christianisme et qui s’infiltre, sous une forme laïque, dans la démocratie, parce que, dans tous les troupeaux humains, qui sentent mais ne pensent pas, on voit renaître, sous forme de morale masculine, l’envie.
    Aussi, toute élévation du type humain demande un régime aristocratique. La démocratie avilit en abaissant les bons, c’est une tyrannie qui s’exerce par un mouvement de traction morale, de bas en haut ; elle fait descendre, elle empêche les meilleurs de s’élever, elle abat les têtes qui dépassent le niveau des médiocres, empêchant ainsi l’éclosion des types supérieurs, elle supprime le respect et rend les petits insolents.
    René Guénon, à propos de la démocratie, nous dit : il nous faut encore insister sur une conséquence immédiate de l’idée « démocratique » qui est la négation de l’élite entendue dans sa seule acception légitime ; ce n’est pas pour rien que « démocratie » s’oppose à « aristocratie », ce dernier mot désignant précisément, du moins lorsqu’il est pris dans son sens étymologique, le pouvoir de l’élite. Celle-ci, par définition en quelque sorte, ne peut être que le petit nombre, et son pouvoir, son autorité plutôt, qui ne vient que de sa supériorité intellectuelle, n’a rien de commun avec la force numérique sur laquelle repose la « démocratie », dont le caractère essentiel est de sacrifier la minorité à la majorité, et aussi, par là même, la qualité à la quantité, donc l’élite à la masse. Ainsi, le rôle directeur d’une véritable élite et son existence même, car elle joue forcément ce rôle dès lors qu’elle existe, sont radicalement incompatibles avec la « démocratie », qui est intimement liée à la conception « égalitaire », c’est-à-dire à la négation de toute hiérarchie : le fond même de l’idée « démocratique » c’est qu’un individu quelconque en vaut un autre, parce qu’ils sont égaux numériquement, et bien qu’ils ne puissent jamais l’être que numériquement. Une élite véritable ne peut donc être qu’intellectuelle ; c’est pourquoi la « démocratie » ne peut s’instaurer que là où la pure intellectualité n’existe plus, ce qui est effectivement le cas du monde moderne. Seulement, comme l’égalité est impossible en fait, et comme on ne peut supprimer pratiquement toute différence entre les hommes, en dépit de tous les efforts de nivellement, on en arrive, par un curieux illogisme, à inventer de fausses élites, d’ailleurs multiples, qui prétendent se substituer à la seule élite réelle ; et ces fausses élites sont basées sur la considération de supériorités quelconques, éminemment relatives et contingentes, et toujours d’ordre purement matériel. On peut s’en apercevoir aisément en remarquant que la distinction sociale qui compte le plus, dans le présent état de choses, est celle qui se fonde sur la fortune, c’est-à-dire sur une supériorité tout extérieure et d’ordre exclusivement quantitatif, la seule en somme qui soit conciliable avec la « démocratie », parce qu’elle procède du même point de vue.
    L’égalité c’est la fin d’une race, « tous dégénérés », « tous fous », tous égaux dans la bêtise ou dans la bassesse c’est la suppression de la hiérarchie des esprits !
    Les conséquences de tout cela c’est que le véritable pouvoir aujourd’hui n’est pas à rechercher dans l’apparence des arcanes politiques, il se cache derrière l’anonymat des capitaux et dans les paradis fiscaux. Le véritable pouvoir auxquelles sont soumises les populations, maintenues dans la naïveté et l’inconscience, est économique : il appartient aux principaux détenteurs de capitaux de la planète ; lesquels ont tant et si bien œuvrés depuis des centaines d’années qu’ils sont devenus propriétaires directs et/ou indirects de la majeure partie des actifs tangibles de ce monde.
    Tant que le destin des monnaies restera l’apanage des banquiers mondialisés, et continuera en conséquence à échapper aux peuples qu’elles contraignent, nous assisterons à la continuation de la mise sous tutelle financière, économique, juridique et politique de ces derniers (et à terme à l’esclavagisme). Pour ceux qui l’auraient oublié, cette vérité a été directement précisée par l’un des fondateurs de l’oligarchie financière : « Donnez-moi le contrôle de la monnaie d’une nation et je n’aurai pas à m’occuper de ceux qui font les lois ». Si l’on retourne aux fondamentaux, il apparaît en effet que la monnaie, et son pendant qu’est la dette, conjuguée au principe de l’entreprise anonyme qu’elle a juridiquement autorisé à se mettre en place, sont les armes du servage d’aujourd’hui au même titre que l’épée et la lance étaient celles du servage d’hier.
    Aussi, la France, comme les USA et ses alliés ne sont plus depuis le début du XXème siècle (au bas mot) gouvernés par ce qu’on appelle un phénomène politique, qui représente l’intérêt commun, mais par un cartel d’entreprises dirigé par les principales banques globales d’investissement qui ont leur quartier général, depuis Oliver Cromwell, à la City of London. En réalité, les Etats occidentaux n’existent plus car ils ont été privatisés lorsque le contrôle de leurs monnaies est tombé dans les mains des banquiers privés, ce qui explique, en Europe, l’apparition des institutions européennes, qui ne sont que la formalisation politique (traités de Maastricht et Lisbonne) de cette capture des règles d’organisation des peuples par des intérêts privés.
    Dans l’objectif de hâter sa prochaine disparition volontaire, les autorités politiques en charge de la France relaient avec zèle, voire même anticipent, l’agenda mondialiste consistant à appauvrir matériellement, physiquement et moralement la plus grande masse des gens peuplant la planète au profit de quelques usurpateurs, véritables escrocs économiques qui ont, aujourd’hui, pris l’ascendant sur les pouvoirs politiques des États. Aussi, la France qui n’a aucune politique, et encore moins de politique socialiste, dans le sens « social » du terme, est en revanche l’un des principaux fers de lance de l’agenda globaliste, lequel prospère sur le développement de la misère humaine.
    Retour sur mouvement dont les Vraies Lumières ont été soigneusement détournées par d’autres « lumières » beaucoup moins brillantes et lumineuses.

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