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Étirév

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  • Étirév 23 juin 04:12

    Les Cycles...
    « Tout ce qui atteint le faîte de la grandeur (matérielle) est voisin de la décadence. », dit Montesquieu.
    Et René Guénon ajoute : « plus les éléments sociaux qui l’emportent sont d’un ordre inférieur, moins leur domination est durable. »
    Il s’agit des cycles de l’humanité, et des mouvements de l’histoire comme dit Gaston Georgel.
    Il y a de grands cycles de plusieurs milliers d’années, mais aussi de plus courts comme ceux qui font le sujet de cet article.
    Les Hindous partagent la durée du monde en quatre âges (Yougas) :
    1. Le Krita-Youga, qui a été (suivant Nathaniel Halhed) de 3.200.000 ans. La vie de l’homme alors était de 100.000 ans, et sa stature de vingt-et-une coudées (10 mètres 50 centimètres), la hauteur de l’arbre qui fut son état primitif. Cette mesure est restée celle de son canal intestinal.
    2. Le Trêta-Youga, qui a été de 2.400.000 ans, et les hommes vivaient 10.000 ans. C’est la première enfance que la Kabbale appelle « l’homme de terre », l’homme-enfant couché sur la terre.
    3. Le Dwâpara-Youga, qui a duré 1.600.000 ans, et la vie humaine y fut réduite à 1.000 ans. (La seconde enfance et l’adolescence).
    4. Le Kali-Youga, c’est l’âge actuel, l’âge de ténèbres et de souillures qui doit subsister 432.000 ans, et la vie humaine y est bornée à 100 ans.
    La durée de ces âges semble considérablement exagérée.
    A côté de l’interprétation géologique et paléontologique des âges de la terre, une interprétation morale a été donnée des quatre âges védiques.
    Krita-Youga, « Age de l’action accomplie », c’est-à-dire la période où tout ce qui doit être pratiqué l’était pleinement.
    Ceci est le grand mystère de la vie sexuelle de Vishnou, caché dans les âges suivants.
    L’âge où la justice, comme dit Manou, « se maintenait ferme sur ses quatre pieds ». Il n’y avait alors ni Dieux ni démons. Le Véda est unique, c’est-à-dire non encore distingué en Rig, Sâma et Yadjour. Vishnou, l’âme de tous les êtres, était blanc.
    « L’âge Krita était celui où régnait la vertu éternelle. Il n’y eut, pendant toute la durée de ce Youga, ni maladies, ni perte de sens (folie) ; il n’y avait alors ni malédiction, ni pleurs, ni orgueil, ni aversion, ni guerre, combien moins la paresse, ni haine, ni improbité, ni crainte, ni même souci, ni jalousie, ni envie... ».
    Trêta-Youga, « Age des trois feux sacrés ». C’est la période où commencent les sacrifices. La justice perd un pied. Les hommes offrent leur culte à des formes visibles ; Vishnou devient rouge, éveil de l’amour.
    Dwâpara-Youga, âge qui suit les deux précédents. La justice perd un second pied, c’est-à-dire ne subsiste plus qu’à moitié. Le Véda devient quadruple et les cérémonies du culte se divisent. Vishnou passe au brun (moralement, c’est-à-dire devient impure dans l’esprit des hommes).
    Kali-Youga, « Age de discorde », c’est la période actuelle, où il ne reste plus qu’un pied à la justice. Les prescriptions des Védas ne sont plus observées, les bonnes œuvres et les sacrifices sont négligés, et Vishnou est devenu noir (coupable et condamné, c’est-à-dire calomnié).
    Le devoir, la cérémonie, le sacrifice et la conduite suivant les Védas s’éteignent, on voit circuler dans le monde les calamités des temps, les maladies, la paresse, les péchés, la colère et sa suite, les soucis, la crainte et la famine. Ces temps arrivés, la vertu périt de nouveau. La vertu n’étant plus, le monde périt à son tour ; avec le monde expiré meurent encore les « Puissances divines » qui donnent le mouvement au monde. Tel est cet âge Kali, qui a commencé il y a longtemps.
    Ne sommes-nous pas arrivés à cette époque redoutable annoncée par les Livres sacrés de l’Inde, nous dit René Guénon, « où les castes seront mêlées, où la famille même n’existera plus » ? Il suffit de regarder autour de soi pour se convaincre que cet état est bien réellement celui du monde actuel, et pour constater partout cette déchéance profonde que l’Évangile appelle « l’abomination de la désolation ». Il ne faut pas se dissimuler la gravité de la situation ; il convient de l’envisager telle qu’elle est, sans aucun « optimisme », mais aussi sans aucun « pessimisme », puisque, comme nous le disions précédemment, la fin de l’ancien monde sera aussi le commencement d’un monde nouveau.



  • Étirév 13 juin 03:21

    La femme... Pauvre créature, née pour aimer et toujours empêchée de remplir cette fonction sainte ! Vouée par ce monde corrompu, aveugle, à une existence tourmentée, cherchant toujours ce bonheur promis et légitime, et n’y arrivant jamais. Etrangère, comme égarée, dans un monde indigne d’elle, qui a commencé par la méconnaître ou par en abuser, et qui ne cherche plus de satisfactions, aujourd’hui, que dans la licence dégradante, le luxe ridicule, l’ambition absurde ou la domination féroce.
    Que tout cela est loin des joies pures que la jeune fille rêve encore, dans son ignorance de la corruption qui l’entoure !



  • Étirév 11 juin 09:27

    Origine de l’école et de l’éducation

    On s’est habitué à rapprocher le nom de Minerve de celui des Muses et du Mont Parnasse.

    Ceci a une cause lointaine qu’il faut expliquer.

    Parnasse se disait antérieurement Larnassas, mot qui signifie Ecole. Il dérive du verbe laren ou leeren, enseigner en anglo-saxon. Lar signifie doctrine, et Lareow, Maître ou interprète de la parole divine. Il existe dans la Belgique plusieurs endroits nommés Lærne, Leerne, Lerne ; c’étaient des lieux consacrés à l’instruction du peuple.

    « Les dieux Lares étaient, dans leur origine, des précepteurs du public. Diane était réputée Lare  »

    Il s’est donc formé, chez nos aïeules, une catégorie de Maîtresses d’Ecole qui a porté différents noms. On les appelle souvent des Normes (d’où normale), et on nous représente trois Normes fondant un collège chez les Germains et les Scandinaves ; de là le mot Dryade (dry, trois). Mais le nom qui a surtout été conservé est Druidesse, féminin de Druide.

    D’où vient-il ?

    Fabre d’Olivet dit : « Le mot Drud signifie l’enseignement radical, le principe de la science. Il vient du mot rad ou rud (mots qui ont fait irradier et radiation), qui veut dire une racine. De là le latin radix, l’anglais root, le gallois gredham, etc.  »

    Chez les Irlandais, il est quelquefois question de Druidesses appelées ban-drui, et plus souvent de ban-filé, qui, comme les filé, étaient à la fois devineresses et poétesses.

    Or ban signifie Mère. Ce mot ban-drui voudrait donc dire Mère-Enseignante.

    Dans la mythologie, on résumera cet enseignement en quelques mots, on dira que la parole des femmes éclairées était l’oracle des voyantes. On nous parle de l’enseignement des Prêtresses qui était oral, et on nous dira aussi que, si elles ont laissé des écrits, ils ont été détruits.

    Mais ce qui est certain, c’est qu’elles ont laissé une tradition qui s’est perpétuée de Mère en fille, et c’est cela qui est le fond même de l’éducation.

    A l’époque reculée où l’homme n’avait encore pour mœurs que ses instincts, on avait remarqué combien sa nature le portait à l’opposition, à la contradiction, à la domination.

    C’est pour enrayer ses mauvais instincts que les Mères instituèrent une discipline élémentaire qui est toujours restée depuis dans la société, et qu’on désigne encore par les mots « éducation », « convenance », « savoir-vivre », « manières comme il faut ».

    C’est cette retenue des mauvais instincts qui fut d’abord la Religion. La connaissance que l’on avait des lois qui régissent la nature humaine avait fait comprendre que l’homme doit être discipliné, « apprivoisé », pourrait-on dire, afin de pouvoir vivre dans la société des femmes, des enfants et même des autres hommes.

    On institua donc une règle de vie commune, dont l’homme comprenait la nécessité, car il s’y soumettait volontairement. C’est dans cette vie calme et bien organisée qu’on élevait son esprit vers la pensée abstraite et qu’on lui donnait les moyens de vaincre les sens dont on sut bientôt que l’usage abusif mène à la folie.

    Dans cette société idéale, l’homme ne s’appartenait pas à lui-même, il était à la vie familiale qui devint la vie sociale, et c’est cela qu’on exprime par le mot « civilisé ».

    Toutes les communes, toutes les républiques furent primitivement des associations de vie et de travail, sous les auspices d’une Déesse nationale. Et ces républiques ont été puissantes tant qu’un même lien unissait les citoyens entre eux comme des frères, et les unissait avec la Déesse comme avec une Mère.

    La dissolution des Etats, c’est-à-dire le désordre, commença quand certains hommes, troublés par le mauvais esprit qui engendre l’orgueil, voulurent mettre leur personnalité au-dessus des autres, s’affranchir des lois établies et dominer les faibles. Cette révolte fut le commencement de l’erreur sociale, c’est-à-dire de l’injustice.

    L’éducation était encore donnée chez les Gaulois par les grandes prêtresses et prophétesses que les Romains trouvèrent dans la Gaule et dans la Germanie lorsqu’ils allèrent combattre les guerriers de Vercingétorix et d’Arminius.



  • Étirév 10 juin 12:49

    Commentdevient-on centenaire ?

    C’est généralement une question de sexe : diminution de la durée de vie chez l’homme (en général) et augmentation de la durée de vie chez la femme. Explications :

    Le principe albuminoïde, alcalin, tiré du sang, qui génère et nourrit le système nerveux moteur est un principe de destruction qui use l’organisme ; Cl. Bernard l’appelait : le ferment moteur. Si la motricité augmente, le principe de la destruction augmente avec elle ; chaque effort est suivi d’une réaction morbide.

    C’est parce que la force musculaire a augmenté, dans l’évolution humaine, que la vie de l’homme s’est constamment raccourcie dans le passé.

    Dans la série zoologique, ce sont les êtres dont les facultés motrices sont le plus développées qui vivent le moins longtemps.

    Si nous prenons la vie humaine comme exemple, nous voyons, par les chiffres que la statistique nous fournit, que la vie des peuples les plus robustes est moins longue que celle des autres peuples moins forts. Nous voyons aussi que les femmes, dont les facultés motrices sont toujours moins intenses que celles des hommes, vivent plus longtemps que ces derniers.

    L’élément qui alimente le système nerveux sensitif est, au contraire, un principe de vie. Ces deux éléments luttent en nous, l’un veut la vie, l’autre veut la mort. Or, si la fonction sexuelle diminue, dans l’homme, l’élément sensitif, qui est le principe de vie, et augmente l’élément moteur qui est le principe de la destruction, il est bien évident que chaque fois que l’homme accomplit cette fonction il descend un des degrés qui le conduisent à la tombe.

    Enfin on sait que les hommes qui ont donné leur vie aux travaux de l’esprit et qui, par conséquent, ne se sont pas livrés, aussi librement que d’autres, à la satisfaction de l’instinct sexuel, sont ceux qui ont vécu le plus longtemps.

    M. Büchner dit : « Le nombre des vieillards est incomparablement plus grand parmi les savants. » En même temps nous pourrions montrer que les hommes vicieux ont, toujours, les apparences de la vieillesse avant l’âge.

    Tels sont les caractères physiologiques les plus évidents, de l’évolution sexuelle, chez l’homme.

    Maintenant, voyons ce qui se passe chez la femme

    C’est un fait que la statistique nous a fait connaître que les femmes vivent plus longtemps que les hommes. D’un autre côté l’histoire naturelle nous montre que les espèces inférieures, c’est-à-dire celles qui possèdent le plus de motricité, sont celles qui vivent le moins longtemps. Ces deux faits devraient suffire pour nous prouver que la durée de la vie est subordonnée à l’intensité des facultés sensitives.

    Mais la grande théorie ébauchée par Cl. Bernard sur le principe destructeur et le principe conservateur, nous a donné l’explication scientifique de ce phénomène, en nous montrant que c’est le ferment moteur qui use la vie ; ces travaux ont été complétés en montrant que c’est l’agent sensitif qui la répare et la conserve.

    Donc la sexualité qui augmente les qualités sensitives de la femme augmente la durée probable de son existence.

    Chaque fois que la femme expulse un ovule, chaque fois qu’elle voit apparaître le phénomène mensuel, elle gagne quelques instants de longévité, puisqu’elle se débarrasse du ferment moteur qui, s’il était gardé, ravagerait son organisme.

    Il résulte de ces faits que, dans l’enfance, avant la séparation physiologique que détermine la fonction sexuelle, le petit garçon et la petite fille, lorsqu’ils ont le même âge paraissent avoir le même âge. Dans les premières années de la jeunesse, il commence déjà à ne plus en être ainsi, le jeune homme, qui devient barbu, prend les caractères de l’homme fait, il paraît plus âgé que la jeune fille du même âge, quoique celle-ci soit déjà plus femme qu’il n’est homme. Enfin, en avançant dans la vie, on a fait remarquer que l’homme prend, de plus en plus, les caractères des anthropoïdes qui sont ceux de l’âge mûr du sexe masculin ; en un mot, il vieillit vite.

    La femme, au contraire, semble rajeunir en vieillissant.

    De 25 à 45 ans, elle représente de moins en moins son âge.

    Cela doit être ainsi puisque le Principe de vie qui refait les tissus augmente en elle.

    Que de femmes de quarante ans qui en paraissent trente !

    Que d’hommes de quarante ans qui en paraissent cinquante !

    « Dira-t-on avec Schopenhauer, dit M. Fouillé, que la grâce féminine dure peu ? Est-ce bien sûr ? Si la femme ne menait pas une vie contraire à l’hygiène, elle conserverait presque toute sa vie cette jeunesse de corps et d’esprit, qui est dans sa nature même, qui résulte d’un tempérament où les forces de réserve l’emportent sur la dépense, qui rend, enfin, visible aux yeux la perpétuelle jeunesse de la race et, même quand la beauté a disparu pour les indifférents, il reste encore, pour ceux qui vivent auprès d’une femme et qui l’aiment, une beauté d’expression, une grâce morale que les années ne sauraient flétrir.  »



  • Étirév 9 juin 12:29

    « La Matrice (l’erreur) est universelle. Elle est omniprésente. Elle est avec nous ici, en ce moment même. Tu la vois chaque fois que tu regardes par la fenêtre ou lorsque tu allumes la télévision. Tu ressens sa présence quand tu pars au travail, quand tu vas à l’église ou quand tu paies tes factures. Elle est le monde qu’on superpose à ton regard pour t’empêcher de voir la vérité. »
    L’erreur s’est glissée partout, qu’elle soit religieuse, philosophique ou scientifique, elle règne en souveraine maîtresse, on l’impose par suggestion social, elle est dans nos mœurs, elle est dans l’enseignement donné à nos Enfants, elle est dans nos institutions. Nous en sommes tellement imprégnés que nous n’en avons plus conscience, nous avons fait de cet état de choses notre état normal. Pendant des siècles l’esprit humain a été enfermé dans un réseau d’erreurs, et nos institutions modernes, qui en dérivent, sont pour lui comme un instrument de torture qui veut le forcer à prendre une direction qui n’est pas celle que lui avait donnée la Nature.
     Aussi, l’immense crise des besoins humains a pour point de départ le besoin de vérité.
    Avant de pouvoir dire : Voilà ce qu’il faut, il faut pouvoir dire : Voilà ce qui est.

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