• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Étirév

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 462 0
1 mois 0 21 0
5 jours 0 11 0

Derniers commentaires



  • Étirév 5 juillet 05:54

    L’immense crise des besoins humains a pour point de départ le besoin de vérité.
    Avant de pouvoir dire : Voilà ce qu’il faut, il faut pouvoir dire : Voilà ce qui est.
    Toutes les actions des hommes semblent n’avoir qu’un but ; le bonheur.
    Qu’est-ce donc que le bonheur ? Quelle en est la base ? Où en est la mesure ?
    Les philosophes libertaires, qui s’occupent beaucoup de la question, nous répondent : Le bonheur c’est, pour chaque individu, la faculté de satisfaire librement tous ses besoins physiques, intellectuels, moraux.
    Or, nous voyons que l’homme, livré à lui-même, c’est-à-dire à l’impulsion de ses instincts, jette l’humanité dans un abîme de douleur. Nous voyons que, non seulement, il fait souffrir les autres, mais qu’il est lui-même victime de sa liberté puisque la première chose qu’il fait c’est d’en abuser.
    Et comment en abuse-t-il ?
    En se donnant des jouissances matérielles. Ses sens demandent des satisfactions que sa raison réprouve et c’est cependant à ses sens qu’il obéit.
    Un vieux dicton allemand dit : « La nature est parfaite partout où l’homme n’y apporte pas son tourment. »
    Voilà qui va sembler un étrange paradoxe, l’homme ne peut être heureux qu’à la condition de ne pas diriger lui-même sa vie, de confier à la femme ses plus graves intérêts, de lui confier le soin de lui rendre deux choses qu’il n’a pas su conserver et qui contiennent tous les éléments du bonheur : la Vérité et l’Amour.
    L’homme ne devrait réclamer qu’une liberté : la liberté d’être heureux, qu’un droit, le droit de savoir et d’aimer.
    Mais la vérité, le bonheur, l’amour, sont des choses qu’on a supprimées de ce monde, des choses dont on n’ose pas parler ; il semble que l’on commet un crime quand on ose être heureux. Si ce n’est la raillerie qui vous accueille c’est la réprobation ouverte, car votre bonheur blesse toujours une jalousie, une petitesse, une méchanceté.
    C’est que « Satan », le mâle méchant et envieux, qui a renversé le monde, n’y a mis que des souffrances, votre bonheur le tourmente !
    Et quand nous voulons vous tirer de l’enfer que cet homme-là vous a créé, quand nous voulons poser les bases de la vraie morale et vous rendre toutes les joies légitimes, vous rendre la liberté du bien et toutes les saintes amours, c’est nous que l’on accuse de propager des théories anti-sociales.
    C’est que, pour eux, la société c’est le malheur, c’est la misère, le néant, la mort ; ils la veulent ainsi.
    Nous, nous la voulons autrement. Nous voulons la vie et tout l’épanouissement de l’être. Nous voulons donner à l’homme un bonheur fait de grandeurs et non de plaisirs dégradants ; nous voulons l’affranchir du mal des autres et du sien en lui donnant une nouvelle direction morale. Nous l’exhortons à avoir, une bonne fois, assez d’énergie pour secouer les entraves que les mauvais instincts opposent à son élévation morale et aux grandes satisfactions qui en sont la conséquence.
    Ecoutez ceci, vous qui prétendez au bonheur : perfectionnez-vous, car le bonheur est dans la perfection.
    Donc, à ceux qui vont nous dire : « Qu’allez-vous faire de l’homme après cette révision générale que vous prétendez faire ? Que lui restera-t-il quand vous aurez repris à l’homme tant de fonctions sociales ? » Nous répondrons :
    D’abord que nous ne prétendons pas modifier la Société actuelle, mais donner les bases d’une société nouvelle, laquelle ne sera, au début, qu’une « expérience sociale » tentée dans un petit coin, sans gêner personne, sans toucher à l’ancien monde puisqu’il satisfait encore un grand nombre de gens.
    Ensuite, que dans ce monde nouveau nous rendrons l’homme à ses facultés naturelles, de manière que ce qu’il fera il le fera bien, et il en aura la gloire en même temps que la responsabilité.
    Ce que l’homme fait bien c’est :
    - Dans le domaine intellectuel : les arts, la poésie, certains genres de littérature, l’observation des faits ;
    - Dans le domaine industriel : l’application de la science à l’industrie, l’exploitation de la terre, l’exploration de la mer, et toutes espèces de fabrication.
    Ce qu’il fait mal c’est ce qui relève de la pensée abstraite :
    - Trouver les lois de la Nature et les expliquer, c’est-à-dire faire la science abstraite.
    - Trouver les lois de la morale et les appliquer, c’est-à-dire diriger les consciences et faire l’éducation de la jeunesse.
    - Formuler les lois de la Justice et récompenser ou punir avec équité.
    Tout cela est à la femme. A elle la science qui demande du génie ; c’est-à-dire de l’intuition, à l’homme l’art qui demande du talent.
    Quand l’homme veut s’occuper de la science il en fait un art. Il a fait tous les arts industriels, l’art médical, l’art chirurgical, etc., et va même jusqu’à faire de la guerre un art ! Sur le terrain des choses abstraites il n’a fait qu’une œuvre de tâtonnement, d’imagination, de sentiment.
    Et c’est ici le lieu de rappeler ces paroles de Berkstein :
    « L’homme donnera l’idée confuse, brutale, énergique ; la femme la rendra sage, claire, possible.
    « La femme a une finesse, une sagacité que l’homme est loin de posséder à un degré pareil, sous peine de s’exposer à perdre ses qualités viriles. »
    Il nous appartient donc de rétablir les choses telles que la Nature les a faites, de montrer à chacun ce qu’il est afin de refaire de vraies femmes et de vrais hommes, c’est-à-dire de les rendre tels que la Nature a voulu qu’ils soient.



  • Étirév 3 juillet 13:55

    Les Fées, les druides et la langue déformée

    Après le déluge de Ram, Les Druides jusque-là fidèles à la science sacrée, se divisèrent. Les vrais initiés continuèrent à servir la sainte cause, mais les esprits faibles se laissèrent entraîner dans la voie de la révolte et s’affranchirent peu à peu de la direction féminine.

    Chaque manifestation féminine est toujours suivie d’une manifestation masculine.

    Les femmes viennent d’instituer le culte de l’Esprit, les hommes vont instituer le culte de la Force.

    Les Druides vont changer la science. Celle qu’ils vont faire sera l’expression de l’orgueil masculin.

    La fatuité fait reconnaître le Druide, qui ne comprend plus la pensée abstraite, mais fait des grammaires, pose des règles de langage, défait la langue primitive et prétend imposer ses réformes et ses lois absurdes.

    Le déluge de Ram avait fait régner la grande nuit sur la pensée humaine, la grande rébellion avait tout changé, la langue comme les idées.

    La Femme était obligée de se taire, terrorisée. C’étaient les hommes qui exprimaient leurs sentiments et ils étaient mauvais.

    D’abord, ils verront dans la Fée (Fata) le Fatum, c’est-à-dire le destin qu’il faut subir. Ce n’est plus une chose qui est désirée c’est une chose imposée et qui cause une fatigue, Fatigo, en même temps que Fastico qui désigne l’homme fatigué, épuisé. Donc il rend la Fée responsable de ses fatigues, alors qu’elle ne s’est adressée qu’à son esprit. Mais son enseignement, dont on ne veut plus, est représenté maintenant comme une chose magique, Fascino, qui consiste à faire des charmes, à jeter des sorts pour nuire aux hommes, et le mot Fascinum va signifier charme, maléfice. Tout cela servira d’excuse à l’homme fatigué, pour exprimer son dégoût, son dédain, son mépris, Fastidio, et le mot Fastiditus va signifier « rejeté », « méprisé », « dédaigné ». Tout cela va se traduire en lui par de l’aversion, de l’orgueil, de la morgue, de l’arrogance, Fastidium, et alors le mot tant respecté, tant exalté, va devenir un terme de mépris. La pauvre Faée va devenir Fæcis, Fæx, mots qui signifieront lie, bourbe, vase, dépôt, résidu !... Fæx populi : la lie du peuple, la plus vile populace.

    Mais comme, malgré tout, les mots gardent leur prestige, des hommes imiteront les anciennes Fées, ce qui les fera accuser de sottise : Fatuitas. En effet, quand la Fata est masculinisée, elle n’est plus que le Fat, et Fatuus désignera l’insensé, le sot, l’impertinent, le fou, le bouffon.

    Puis viendront ceux qui feront la langue pendant l’époque de la mythologie, et pour eux Fatua deviendra l’épouse de Faunus.

    Nous venons de voir comment l’évolution du mot donne la clef de l’évolution des idées, et comme ce système de psychologie éclaire l’histoire de la formation des langues.

    Nous n’avons considéré le mot Faée (Fée) que dans ses altérations latines. Nous avons aussi à le considérer dans ses altérations grecques.

    La première chose à considérer, c’est le changement d’orthographe qui résulte de la prononciation des lettres grecques. En effet, ici l’F va se changer en Ph. Ainsi la Fée va devenir Phæthusa, mais on lui donnera un frère Phaéton, fils du soleil, qui sera lui-même Phœbus, et de là viendra le mot Phara, d’où Phare.

    Il ne faut pas oublier que le Grec est le plus grand orgueilleux et le plus grand masculiniste du passé.

    Les Celtes écrivent avec les mêmes caractères que les Grecs, mais ceux-ci ont défiguré la langue ; ils ignoraient l’idiome celte, dont le leur tirait cependant son origine.

    Les Grecs et les Latins ne nous ont transmis aucun mot de la langue celtique sans donner à ces mots une terminaison conforme au génie de leur langue, à son euphonie. Pomponius Méla dit que la prononciation des mots gaulois et leur mécanisme étaient si difficiles à saisir, qu’il était impossible aux Romains et aux Grecs de citer un seul de ces mots dans leurs ouvrages sans en altérer la forme et le sens.

    Comment nier l’influence de la Femme quand d’un seul mot qui la désigne : Fée, on fait tant de choses ? Et nous n’avons pas fini.

    Si nous cherchons l’origine des langues égyptienne et hébraïque, nous allons aussi y trouver des racines celtiques, et d’abord le mot racine Faée. Ce mot va devenir faraï ou pharaï, parler, et c’est de ce mot que les Egyptiens feront le mot Pharaon (l’inspiré qui parle). Et les Hébreux, de cette même racine, feront Prophétesse (premier oracle) ; les Grecs qui copiaient tout en feront le mot Philippique (Discours).

    Les mots Pharao, Pharaonis, resteront dans la langue grecque, mais qui les rapprochera de l’ancienne Fata ? Qui saura que le nom de Phasias, donné à Médée, en vient, ainsi que Phædra dont on fait la fille de Minos ?

    Les Fées sont toujours là.

    Pour les voir, il suffit d’arrêter de regarder son nombril et aussi son portable.



  • Étirév 23 juin 04:12

    Les Cycles...
    « Tout ce qui atteint le faîte de la grandeur (matérielle) est voisin de la décadence. », dit Montesquieu.
    Et René Guénon ajoute : « plus les éléments sociaux qui l’emportent sont d’un ordre inférieur, moins leur domination est durable. »
    Il s’agit des cycles de l’humanité, et des mouvements de l’histoire comme dit Gaston Georgel.
    Il y a de grands cycles de plusieurs milliers d’années, mais aussi de plus courts comme ceux qui font le sujet de cet article.
    Les Hindous partagent la durée du monde en quatre âges (Yougas) :
    1. Le Krita-Youga, qui a été (suivant Nathaniel Halhed) de 3.200.000 ans. La vie de l’homme alors était de 100.000 ans, et sa stature de vingt-et-une coudées (10 mètres 50 centimètres), la hauteur de l’arbre qui fut son état primitif. Cette mesure est restée celle de son canal intestinal.
    2. Le Trêta-Youga, qui a été de 2.400.000 ans, et les hommes vivaient 10.000 ans. C’est la première enfance que la Kabbale appelle « l’homme de terre », l’homme-enfant couché sur la terre.
    3. Le Dwâpara-Youga, qui a duré 1.600.000 ans, et la vie humaine y fut réduite à 1.000 ans. (La seconde enfance et l’adolescence).
    4. Le Kali-Youga, c’est l’âge actuel, l’âge de ténèbres et de souillures qui doit subsister 432.000 ans, et la vie humaine y est bornée à 100 ans.
    La durée de ces âges semble considérablement exagérée.
    A côté de l’interprétation géologique et paléontologique des âges de la terre, une interprétation morale a été donnée des quatre âges védiques.
    Krita-Youga, « Age de l’action accomplie », c’est-à-dire la période où tout ce qui doit être pratiqué l’était pleinement.
    Ceci est le grand mystère de la vie sexuelle de Vishnou, caché dans les âges suivants.
    L’âge où la justice, comme dit Manou, « se maintenait ferme sur ses quatre pieds ». Il n’y avait alors ni Dieux ni démons. Le Véda est unique, c’est-à-dire non encore distingué en Rig, Sâma et Yadjour. Vishnou, l’âme de tous les êtres, était blanc.
    « L’âge Krita était celui où régnait la vertu éternelle. Il n’y eut, pendant toute la durée de ce Youga, ni maladies, ni perte de sens (folie) ; il n’y avait alors ni malédiction, ni pleurs, ni orgueil, ni aversion, ni guerre, combien moins la paresse, ni haine, ni improbité, ni crainte, ni même souci, ni jalousie, ni envie... ».
    Trêta-Youga, « Age des trois feux sacrés ». C’est la période où commencent les sacrifices. La justice perd un pied. Les hommes offrent leur culte à des formes visibles ; Vishnou devient rouge, éveil de l’amour.
    Dwâpara-Youga, âge qui suit les deux précédents. La justice perd un second pied, c’est-à-dire ne subsiste plus qu’à moitié. Le Véda devient quadruple et les cérémonies du culte se divisent. Vishnou passe au brun (moralement, c’est-à-dire devient impure dans l’esprit des hommes).
    Kali-Youga, « Age de discorde », c’est la période actuelle, où il ne reste plus qu’un pied à la justice. Les prescriptions des Védas ne sont plus observées, les bonnes œuvres et les sacrifices sont négligés, et Vishnou est devenu noir (coupable et condamné, c’est-à-dire calomnié).
    Le devoir, la cérémonie, le sacrifice et la conduite suivant les Védas s’éteignent, on voit circuler dans le monde les calamités des temps, les maladies, la paresse, les péchés, la colère et sa suite, les soucis, la crainte et la famine. Ces temps arrivés, la vertu périt de nouveau. La vertu n’étant plus, le monde périt à son tour ; avec le monde expiré meurent encore les « Puissances divines » qui donnent le mouvement au monde. Tel est cet âge Kali, qui a commencé il y a longtemps.
    Ne sommes-nous pas arrivés à cette époque redoutable annoncée par les Livres sacrés de l’Inde, nous dit René Guénon, « où les castes seront mêlées, où la famille même n’existera plus » ? Il suffit de regarder autour de soi pour se convaincre que cet état est bien réellement celui du monde actuel, et pour constater partout cette déchéance profonde que l’Évangile appelle « l’abomination de la désolation ». Il ne faut pas se dissimuler la gravité de la situation ; il convient de l’envisager telle qu’elle est, sans aucun « optimisme », mais aussi sans aucun « pessimisme », puisque, comme nous le disions précédemment, la fin de l’ancien monde sera aussi le commencement d’un monde nouveau.



  • Étirév 13 juin 03:21

    La femme... Pauvre créature, née pour aimer et toujours empêchée de remplir cette fonction sainte ! Vouée par ce monde corrompu, aveugle, à une existence tourmentée, cherchant toujours ce bonheur promis et légitime, et n’y arrivant jamais. Etrangère, comme égarée, dans un monde indigne d’elle, qui a commencé par la méconnaître ou par en abuser, et qui ne cherche plus de satisfactions, aujourd’hui, que dans la licence dégradante, le luxe ridicule, l’ambition absurde ou la domination féroce.
    Que tout cela est loin des joies pures que la jeune fille rêve encore, dans son ignorance de la corruption qui l’entoure !



  • Étirév 11 juin 09:27

    Origine de l’école et de l’éducation

    On s’est habitué à rapprocher le nom de Minerve de celui des Muses et du Mont Parnasse.

    Ceci a une cause lointaine qu’il faut expliquer.

    Parnasse se disait antérieurement Larnassas, mot qui signifie Ecole. Il dérive du verbe laren ou leeren, enseigner en anglo-saxon. Lar signifie doctrine, et Lareow, Maître ou interprète de la parole divine. Il existe dans la Belgique plusieurs endroits nommés Lærne, Leerne, Lerne ; c’étaient des lieux consacrés à l’instruction du peuple.

    « Les dieux Lares étaient, dans leur origine, des précepteurs du public. Diane était réputée Lare  »

    Il s’est donc formé, chez nos aïeules, une catégorie de Maîtresses d’Ecole qui a porté différents noms. On les appelle souvent des Normes (d’où normale), et on nous représente trois Normes fondant un collège chez les Germains et les Scandinaves ; de là le mot Dryade (dry, trois). Mais le nom qui a surtout été conservé est Druidesse, féminin de Druide.

    D’où vient-il ?

    Fabre d’Olivet dit : « Le mot Drud signifie l’enseignement radical, le principe de la science. Il vient du mot rad ou rud (mots qui ont fait irradier et radiation), qui veut dire une racine. De là le latin radix, l’anglais root, le gallois gredham, etc.  »

    Chez les Irlandais, il est quelquefois question de Druidesses appelées ban-drui, et plus souvent de ban-filé, qui, comme les filé, étaient à la fois devineresses et poétesses.

    Or ban signifie Mère. Ce mot ban-drui voudrait donc dire Mère-Enseignante.

    Dans la mythologie, on résumera cet enseignement en quelques mots, on dira que la parole des femmes éclairées était l’oracle des voyantes. On nous parle de l’enseignement des Prêtresses qui était oral, et on nous dira aussi que, si elles ont laissé des écrits, ils ont été détruits.

    Mais ce qui est certain, c’est qu’elles ont laissé une tradition qui s’est perpétuée de Mère en fille, et c’est cela qui est le fond même de l’éducation.

    A l’époque reculée où l’homme n’avait encore pour mœurs que ses instincts, on avait remarqué combien sa nature le portait à l’opposition, à la contradiction, à la domination.

    C’est pour enrayer ses mauvais instincts que les Mères instituèrent une discipline élémentaire qui est toujours restée depuis dans la société, et qu’on désigne encore par les mots « éducation », « convenance », « savoir-vivre », « manières comme il faut ».

    C’est cette retenue des mauvais instincts qui fut d’abord la Religion. La connaissance que l’on avait des lois qui régissent la nature humaine avait fait comprendre que l’homme doit être discipliné, « apprivoisé », pourrait-on dire, afin de pouvoir vivre dans la société des femmes, des enfants et même des autres hommes.

    On institua donc une règle de vie commune, dont l’homme comprenait la nécessité, car il s’y soumettait volontairement. C’est dans cette vie calme et bien organisée qu’on élevait son esprit vers la pensée abstraite et qu’on lui donnait les moyens de vaincre les sens dont on sut bientôt que l’usage abusif mène à la folie.

    Dans cette société idéale, l’homme ne s’appartenait pas à lui-même, il était à la vie familiale qui devint la vie sociale, et c’est cela qu’on exprime par le mot « civilisé ».

    Toutes les communes, toutes les républiques furent primitivement des associations de vie et de travail, sous les auspices d’une Déesse nationale. Et ces républiques ont été puissantes tant qu’un même lien unissait les citoyens entre eux comme des frères, et les unissait avec la Déesse comme avec une Mère.

    La dissolution des Etats, c’est-à-dire le désordre, commença quand certains hommes, troublés par le mauvais esprit qui engendre l’orgueil, voulurent mettre leur personnalité au-dessus des autres, s’affranchir des lois établies et dominer les faibles. Cette révolte fut le commencement de l’erreur sociale, c’est-à-dire de l’injustice.

    L’éducation était encore donnée chez les Gaulois par les grandes prêtresses et prophétesses que les Romains trouvèrent dans la Gaule et dans la Germanie lorsqu’ils allèrent combattre les guerriers de Vercingétorix et d’Arminius.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité