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  • Étirév 7 septembre 11:41

    « L’Homme disparaîtra-t-il à son tour comme tant d’autres espèces ? »

    Rappelons pour cela les Âges de l’humanité d’après les Védas et décryptons-les.

    Les Hindous partagent la durée du monde en quatre âges (Yougas)  :

    1. Le Krita-Youga, qui a été de 3.200.000 ans. La vie de l’homme alors était de 100.000 ans, et sa stature de vingt-et-une coudées (10 mètres 50 centimètres), la hauteur de l’arbre qui fut son état primitif. Cette mesure est restée celle de son canal intestinal (voir l’article du blog sur Nos véritables origines).

    2. Le Trêta-Youga, qui a été de 2.400.000 ans, et les hommes vivaient 10.000 ans.

    C’est la première enfance que la Kabbale appelle « l’homme de terre », l’homme-enfant couché sur la terre.

    3. Le Dwâpara-Youga, qui a duré 1.600.000 ans, et la vie humaine y fut réduite à 1.000 ans.

    (La seconde enfance et l’adolescence).

    4. Le Kali-Youga, c’est l’âge actuel, l’âge de ténèbres et de souillures qui doit subsister 432.000 ans, et la vie humaine y est bornée à 100 ans.

    La durée de ces âges nous semble considérablement exagérée.

    A côté de l’interprétation géologique et paléontologique des âges de la terre, une interprétation morale a été donnée des quatre âges védiques.

    Krita-Youga, « Age de l’action accomplie », c’est-à-dire la période où tout ce qui doit être pratiqué l’était pleinement…

    Trêta-Youga, « Age des trois feux sacrés ». C’est la période où commencent les sacrifices. La justice perd un pied. Les hommes offrent leur culte à des formes visibles (les femmes Déesses) ; Vishnou devient rouge, éveil de l’amour…

    Dwâpara-Youga, âge qui suit les deux précédents. La justice perd un second pied, c’est-à-dire ne subsiste plus qu’à moitié. Vishnou passe au brun (moralement, c’est-à-dire devient impure dans l’esprit des hommes)…

    Kali-Youga, « Age de discorde », c’est la période actuelle, où il ne reste plus qu’un pied à la justice. Les prescriptions des Védas ne sont plus observées, les bonnes œuvres et les sacrifices sont négligés, et Vishnou est devenu noir (coupable et condamné, c’est-à-dire calomnié)…

    Ces quatre époques forment un grand âge. Mille de ces réunions font un jour de Brahma.

    A la fin du règne de Brahma arrive une dissolution de l’univers, lorsque les trois mondes (les trois parties du Monde, l’Asie, l’Afrique, l’Europe), la terre et les régions de l’espace sont consumés par le feu.

    Nous expliquons à l’article Cosmogonie du blog cette fin bien réelle des planètes.

    La dégénérescence de l’humanité est constatée par les Védas dans les versets suivants :

    Perse et Hindous



  • Étirév 30 août 18:41

    Des Celtes aux Gaulois.
    Commençons par préciser que l’histoire du pays sur lequel nous vivons et qui s’appelle actuellement la France, la Belgique, et la Grande-Bretagne, a eu quatre périodes très distinctes les unes des autres :
    1° La première époque fut la période celtique ou pré-celtique ; l’âge divin (féminin).
    2° La seconde fut la période gauloise, que les historiens appellent l’âge du fer. C’est le millénaire qui précéda notre ère ; l’âge héroïque (masculin).
    3° La période gallo-romaine.
    4° La période franque.
    Notre pays a accompli, à travers ces périodes diverses, tout le cycle de l’évolution humaine.
    Voyons maintenant l’origine du mot « gaulois ».
    Plusieurs étymologies ont été données. Voici celle qui est proposée par Fabre d’Olivet.
    Le vieux mot français ost signifie un peuple, une multitude armée ; il s’écrit ask, osk ou esk. Le mot armée en dérive.
    Le mot wander, réuni au radical esk, signifie un peuple errant ou égaré. Il vient du primitif wand, tourbillon. De cette dernière racine se sont formés le saxon, l’anglais, l’allemand wind, le français vent et le latin ventus. Du radical Osk (un peuple) dérive notre terminaison moderne ois. On disait autrefois Gôl-osk ou Ghol-land-isk pour Gaulois ou Hollandais (Ghol, bas ; land, pays ; osk, peuple). Et cela voulait dire peuples des terres basses. Pôl-land-ost est devenu Polonais, peuples des hautes terres.
    Gaule est formé de Gallia, corruption de Wallia.
    Les Grecs et les Romains n’ont pas la lettre W dans leur écriture, ce sont eux qui ont changé les mots celtiques en remplaçant les noms commençant par W par des noms commençant par un g ou par un v simple. C’est ainsi que Wallia, Wallon sont devenus Gallia. Wallia dérive de Wallien, Wal-land ou Wel-land. Les Allemands disent Welsch-Land, Walsch-Land ; tout cela signifie bon pays, pays heureux.
    Wal-halla signifie paradis.
    Les Scandinaves ont toujours donné à la France le nom de Wal-land.
    Les Romains désignent les Celtes par le nom de Galli, ceux d’Occident comme ceux d’Asie Mineure.
    Gallus, d’après W. Stokes, signifierait « étranger ».
    Les Gaulois sont appelés Galathoi par les Grecs. On a cherché la racine du mot galathoi dans gala (lait), alors qu’il fallait la chercher dans gala (galanterie) ; la terminaison thoi l’indique, c’était le culte du divin.
    C’est pour imiter l’oiseau phénix qui est un emblème féminin et aussi la colombe de Vénus que les Gaulois prendront pour emblème un coq (gallus), qui est un symbole masculin. Ils vont pratiquer le système du renversement, qui consiste à mettre au masculin ce que les Celtes avaient mis au féminin. Mais le coq sera mal vu, ses partisans seront appelés des coquins.
    C’est ainsi que, à ceux qui leur montraient que l’ancienne Wallia était le pays heureux, ils opposaient la Gaule comme étant le bon pays, le pays heureux.
    Gallia apparaît pour la première fois dans les Origines de Caton, vers l’année 168 avant notre ère.
    La Province fut appelée « Gallia Bracata ». Le nom de Celtes, qu’il faut prononcer Keltes, était une appellation qui désignait la supériorité. Il resta pour désigner les réguliers du régime primitif. Mais ceux qui s’étaient révoltés contre la loi morale étaient désignés sous le nom de Scythes, qui signifiait, au contraire, les impurs, les réprouvés. Cependant, les Scythes étaient des descendants des Kymris. Donc les Celtes et les Scythes n’étaient au début qu’un même peuple boréen, désigné différemment pour les louer par les uns, pour les réprouver par les autres.
    Il n’est donc pas étonnant que l’on ait fait confusion entre Celtes et Gaulois ; ce n’est pas une différence de race qui les sépare, c’est surtout une différence de vie morale.
    « Les historiens latins, dit M. Rougon, donnent à ces hommes les noms de Gaulois ou de Celtes d’une manière indifférente. Les Grecs paraissent préférer les mots de Celtes et de Galates, les Latins celui de Gaulois. Les anciens, surtout à l’époque où les Gaulois étaient bien connus, les distinguent très soigneusement des Germains également blonds ; d’où il faut conclure que les Celtes ou Gaulois étaient une race blonde particulière et les Germains une autre, mais toutes deux aryennes d’origine. Plus tard, il fut question d’une Gaule Belgique et d’une autre Celtique ; ceci a fait penser qu’il y avait deux races gauloises, une gaélique et une kymrique. On a même été jusqu’à soutenir que les Gaëls étaient bruns et les Kymris blonds.  »
    Les Grecs et les Romains, qui ont toujours confondu les Celtes et les Gaulois, parce que les uns et les autres venaient du Nord, désignent les Gaulois de la mer du Nord par le mot Cimmériens.

    Les Grecs faisaient sur eux et sur leur pays mille récits contradictoires et tantôt les redoutaient comme les fils de la nuit et les protégés des dieux infernaux (les Déesses pour les misogynes), tantôt les célébraient comme ayant propagé jusqu’en Grèce le culte du Dieu de la lumière et de la poésie (Hemœra), que les masculinistes confondront avec Apollon. Les Grecs ne distinguaient pas entre les Celtes et les Gaulois.


  • Étirév 27 août 09:53

    Le progrès social ne pourra s’estimer une réalité que quand la guerre deviendra incompatible avec l’esprit des peuples civilisés, n’obéissant qu’à la loi intellectuelle, loi qui n’est autre que celle de l’ensemble des connaissances humaines, dont l’application est une exhortation perpétuelle à la Paix.
    Rappelons cependant que la lutte est d’instinct masculin. Tous les pactes n’y pourront rien.
    C’est dans l’histoire de l’évolution physiologique de l’homme que nous trouvons l’origine et la cause de la guerre.
    C’est parce que la masse masculine est avide de mouvements, de luttes et de déplacements qu’elle suit les conquérants ; l’action violente, brutale, développant les instincts profonds de la nature masculine, cela les grise, c’est pour cela qu’ils aiment la guerre.
    Si l’homme aime les combats c’est parce qu’il possède des facultés motrices qui ont besoin d’emploi. C’est pour avoir le plaisir de batailler, bien plus que pour défendre telle ou telle cause, pour venger tel ou tel affront. Le motif de la bataille lui importe peu. C’est la bataille elle-même qu’il aime et qu’il cherche. Et ce qui le prouve c’est que le pugilat est, pour lui, un jeu amusant.
    Et ne voyons-nous pas, à chaque instant, les jeunes garçons se livrer sous nos yeux à des combats qui ont les motifs les plus futiles ou qui n’ont même pas de motif du tout ? L’instinct qui les pousse est le même que celui qui pousse les animaux à se poursuivre et à se battre, sans que leurs combats, qui sont leurs jeux, aient aucun motif. Du reste, les jeux du cirque, les combats de taureaux, les anciens tournois, simulacres de guerre, et tous les jeux qui simulent une bataille, prouvent bien que, pour l’homme, la lutte est un plaisir, presqu’un besoin.
    Donc la guerre a eu, pour principe, la satisfaction de l’instinct masculin.
    C’est lorsque les hommes vieillissent et perdent leurs facultés motrices, si exubérantes dans la jeunesse, qu’ils changent de manière de voir. Ils reviennent alors à des idées plus pacifiques, l’expérience leur a montré les conséquences désastreuses de la guerre à l’âge où la lutte n’est plus, pour eux, un besoin physiologique. Alors, seulement, ils s’aperçoivent que les batailles n’ont jamais conclu aucun différend mais en ont, au contraire, créé de nouveaux, qui restent à l’état de menace dans les nations, attendant l’occasion qui doit faire naître de nouvelles guerres.
    Chaque fois que l’homme a eu le pouvoir il s’est servi de sa puissance pour lutter contre quelque chose ; généralement contre ce qu’il venait renverser. Il aime à manifester sa force pour la faire connaitre et pour se faire craindre. Dans les petites choses comme dans les grandes, dans le petit royaume de la famille comme dans les grands Etats, l’homme fait abus du pouvoir, il blesse la raison en soumettant ceux ou celles qui la représentent à des capitulations humiliantes, à des condescendances avilissantes. C’est la force morale humiliée par la force brutale.
    Donc, la puissance qui se base sur la Force est toujours une autorité illégitime.
    Psychologie de l’homme



  • Étirév 24 août 15:13

    Quelques mots sur les Kabyle et l’histoire, en général, des Touareg.

    Les Touareg sont le résidu d’une race qui a conservé les lois de l’époque matriarcale. On les trouve dans les profondeurs du Sahara où ils forment une aristocratie qui a conservé ses caractères natifs et ses antiques institutions sociales. Ils sont de véritables archives vivantes, du plus grand intérêt pour nous, puisqu’ils sont une confirmation de l’histoire vraie que nous nous efforçons de restituer, un lambeau conservé de cette antiquité disparue, une preuve vivante et agissante de ce que fut le « Régime primitif ».

    Les Touareg forment une aristocratie du grand désert, qui a continué à vivre comme vivaient les primitifs il y a des milliers d’années et qui n’a pas laissé entamer ses antiques institutions par l’Islamisme qui l’a dominée sans la convertir.

    Il y a là une mine inépuisable pour la science de l’histoire.

    La race Touareg s’appelle elle-même imohar, imohagh, imochar, imageren, imaziren, suivant les tribus, ce qui veut dire en langue sémitique : les hommes de race pure.

    Le régime des castes est la loi sociale des Touareg, et la Dualité sociale le trait dominant de leurs institutions.

    Dans ce régime Touareg, la femme a gardé les privilèges de son sexe, elle exerce ses droits.

    La langue des Touareg est une langue berbère. Elle s’écrit en caractères tifinars.

    Quand l’Egypte fut envahie par la domination masculine, les Touareg se réfugièrent dans les montagnes, et c’est là qu’ils ont continué à vivre et qu’on les a retrouvés, pendant que les Éthiopiens de race chamitique occupaient la partie centrale de l’Afrique. C’est cette race chamitique qui engendra les Hottentots, les Cafres, les nègres.

    Au Nord, les peuples berbères sont les plus anciens dont l’histoire ait gardé le nom.

    Vers l’an 1200 avant notre ère, ils occupaient le pays compris entre la Méditerranée, l’Egypte, l’Ethiopie et l’Océan Atlantique, c’est-à-dire la Numidie (Algérie actuelle moins le désert) :

    La Mauritanie (le Maroc) ;

    La Gétulie (Sahara ou désert septentrional).

    L’Atlas qui traverse le pays était appelé les colonnes du ciel. (Plus tard, on dira colonnes d’Hercule). « L’histoire des Berbères remonte dans la nuit des temps, dit le colonel Bidault (dans Monde actuel et Monde ancien, p. 350). Les auteurs grecs et latins ont connu les Berbères dans la contrée des Somalis et sur les bords de la mer Rouge.

    « Les écrivains arabes relèvent l’existence de ce peuple, bien avant l’invasion de l’Islamisme sur les bords du Nil, sur la lisière nord du grand désert et le long de la côte méditerranéenne, depuis le Fezzan jusqu’à l’Atlantique.

    « Aujourd’hui nous les retrouvons formant trois groupes bien distincts :

    « En Algérie, les Kabyles ;

    « Au Maroc, les Chillouh ;

    « Au désert, les Touareg, dont la langue a chez tous le même fond, avec des variantes suivant les régions où elle est parlée, ce qui fait que les Kabyles ne comprennent pas les Marocains et que les Touareg ont un dialecte spécial connu sous le nom de Tamalek.

    « Les Touareg ont choisi comme refuge les monts Tassili, Hoggâr, Aïr et Adrar qui renferment chacun une de leurs quatre fédérations.

    « Ces quatre massifs sont entourés de plaines, qui ne semblent appartenir à personne. On a voulu y voir la ligne de séparation entre les Touareg du Nord et ceux du Sud, séparés par la ligne Timissao, Assion, lnguezzan, et, d’autre part, entre ceux de l’Est et ceux de l’Ouest, séparés par l’Ygharghar et l’ouadi Taffasseret  ».

    « Les Berbères, dit Vivien de Saint-Martin, appartiennent à une race intelligente. Ils ont tenu leur place et joué leur rôle sur le théâtre des événements du monde.

    « La Genèse, dans son Xème chapitre de l’Ethnographie, en fait une branche des Hamites, sœur des Mizraïm.

    « Enfin, la portion de la race à laquelle l’appellation de Berbère est restée plus particulièrement attachée, les Berbères de l’Atlas, qui se nomment eux-mêmes Amazih, a glorieusement figuré dans les événements de l’histoire romaine, de même qu’aux premiers temps de l’Islamisme. Plusieurs chefs berbères, en Afrique et en Espagne, fondèrent des dynasties renommées qui ont eu leur histoire dans Ibn Khaldoun ».

    Les hommes qui ont écrit l’histoire après la conquête masculine ont volontairement laissé dans l’ombre tout ce qui pouvait faire retrouver le régime antérieur. Ils n’ont pas voulu mentionner les régions où s’étaient réfugiés les Touareg, et longtemps on crut qu’il n’y avait là qu’un désert de sable, le fond d’une ancienne mer, mais tout cela a été mis à néant depuis les explorations modernes.

    Les Touareg



  • Étirév 24 août 14:54

    Quelques mots sur les Kabyle et l’histoire, en général, des Touareg.

    Les Touareg sont le résidu d’une race qui a conservé les lois de l’époque matriarcale. On les trouve dans les profondeurs du Sahara où ils forment une aristocratie qui a conservé ses caractères natifs et ses antiques institutions sociales. Ils sont de véritables archives vivantes, du plus grand intérêt pour nous, puisqu’ils sont une confirmation de l’histoire vraie que nous nous efforçons de restituer, un lambeau conservé de cette antiquité disparue, une preuve vivante et agissante de ce que fut le « Régime primitif ».

    Les Touareg forment une aristocratie du grand désert, qui a continué à vivre comme vivaient les primitifs il y a des milliers d’années et qui n’a pas laissé entamer ses antiques institutions par l’Islamisme qui l’a dominée sans la convertir.

    Il y a là une mine inépuisable pour la science de l’histoire.

    La race Touareg s’appelle elle-même imohar, imohagh, imochar, imageren, imaziren, suivant les tribus, ce qui veut dire en langue sémitique : les hommes de race pure.

    Le régime des castes est la loi sociale des Touareg, et la Dualité sociale le trait dominant de leurs institutions.

    Dans ce régime Touareg, la femme a gardé les privilèges de son sexe, elle exerce ses droits.

    La langue des Touareg est une langue berbère. Elle s’écrit en caractères tifinars.

    Quand l’Egypte fut envahie par la domination masculine, les Touareg se réfugièrent dans les montagnes, et c’est là qu’ils ont continué à vivre et qu’on les a retrouvés, pendant que les Éthiopiens de race chamitique occupaient la partie centrale de l’Afrique. C’est cette race chamitique qui engendra les Hottentots, les Cafres, les nègres.

    Au Nord, les peuples berbères sont les plus anciens dont l’histoire ait gardé le nom.

    Vers l’an 1200 avant notre ère, ils occupaient le pays compris entre la Méditerranée, l’Egypte, l’Ethiopie et l’Océan Atlantique, c’est-à-dire la Numidie (Algérie actuelle moins le désert) :

    La Mauritanie (le Maroc) ;

    La Gétulie (Sahara ou désert septentrional).

    L’Atlas qui traverse le pays était appelé les colonnes du ciel. (Plus tard, on dira colonnes d’Hercule). « L’histoire des Berbères remonte dans la nuit des temps, dit le colonel Bidault (dans Monde actuel et Monde ancien, p. 350). Les auteurs grecs et latins ont connu les Berbères dans la contrée des Somalis et sur les bords de la mer Rouge.

    « Les écrivains arabes relèvent l’existence de ce peuple, bien avant l’invasion de l’Islamisme sur les bords du Nil, sur la lisière nord du grand désert et le long de la côte méditerranéenne, depuis le Fezzan jusqu’à l’Atlantique.

    « Aujourd’hui nous les retrouvons formant trois groupes bien distincts :

    « En Algérie, les Kabyles ;

    « Au Maroc, les Chillouh ;

    « Au désert, les Touareg, dont la langue a chez tous le même fond, avec des variantes suivant les régions où elle est parlée, ce qui fait que les Kabyles ne comprennent pas les Marocains et que les Touareg ont un dialecte spécial connu sous le nom de Tamalek.

    « Les Touareg ont choisi comme refuge les monts Tassili, Hoggâr, Aïr et Adrar qui renferment chacun une de leurs quatre fédérations.

    « Ces quatre massifs sont entourés de plaines, qui ne semblent appartenir à personne. On a voulu y voir la ligne de séparation entre les Touareg du Nord et ceux du Sud, séparés par la ligne Timissao, Assion, lnguezzan, et, d’autre part, entre ceux de l’Est et ceux de l’Ouest, séparés par l’Ygharghar et l’ouadi Taffasseret  ».

    « Les Berbères, dit Vivien de Saint-Martin, appartiennent à une race intelligente. Ils ont tenu leur place et joué leur rôle sur le théâtre des événements du monde.

    « La Genèse, dans son Xème chapitre de l’Ethnographie, en fait une branche des Hamites, sœur des Mizraïm.

    « Enfin, la portion de la race à laquelle l’appellation de Berbère est restée plus particulièrement attachée, les Berbères de l’Atlas, qui se nomment eux-mêmes Amazih, a glorieusement figuré dans les événements de l’histoire romaine, de même qu’aux premiers temps de l’Islamisme. Plusieurs chefs berbères, en Afrique et en Espagne, fondèrent des dynasties renommées qui ont eu leur histoire dans Ibn Khaldoun ».

    Les hommes qui ont écrit l’histoire après la conquête masculine ont volontairement laissé dans l’ombre tout ce qui pouvait faire retrouver le régime antérieur. Ils n’ont pas voulu mentionner les régions où s’étaient réfugiés les Touareg, et longtemps on crut qu’il n’y avait là qu’un désert de sable, le fond d’une ancienne mer, mais tout cela a été mis à néant depuis les explorations modernes.

    Les Touareg

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