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Étirév

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  • Étirév 13 décembre 2017 05:40
    Bonjour,
    Il semble que quelques informations supplémentaires ne soient pas de trop dans ce dédale historique. Et tant pis si ça fait grincer des dents.
    DAVID (DAUD)
    Lorsque Renan, dans le cours qu’il professait au Collège de France, arrivait au verset 12 du chapitre XVI du premier livre de Samuel, où il est dit : « Elle était blonde et belle de visage », il s’arrêtait et, avec son air de paternelle bonhomie, disait au public qui l’écoutait : « Quelle bizarrerie ! tous les adjectifs qui qualifient David sont au féminin. Pourquoi belle ? »
    Puis il faisait lui-même à sa question cette étrange réponse : « C’est sans doute parce que la beauté est un attribut féminin... Les Hébreux ne devaient pas employer ce mot au masculin. »
    En effet, dans la Bible hébraïque, tous les adjectifs qui qualifient David sont au féminin, et Renan ne s’apercevait pas qu’il s’agissait d’une femme, alors que lui-même, dans son Histoire du Peuple d’Israël, écrivait ceci : « David est un charmeur, prodige de grâce, d’élégance et d’esprit, capable des sentiments les plus délicats ; dès qu’on le connaissait, on s’attachait à lui, son type de figure tranchait sur les visages basanés de ses contribules. Il avait le teint rose, des traits fins et aimables, une parole douce et aisée. De très anciens textes le présentent comme habile cithariste et poète exercé. »
    Tels sont les traits caractéristiques de sa féminité qu’on n’a pas pu lui ôter. Son sexe qu’on a voulu cacher se révèle à chaque ligne du livre qui parle d’elle.
    Le nom de David (Daud, דוד ) veut dire : le favori de Hevah.
    Ce nom a plusieurs significations symboliques, comme tous les noms de femmes ; il exprime tantôt les vraies qualités de la femme-esprit, tantôt ses conditions sexuelles, tantôt ses souffrances.
    David fut la plus grande figure de l’histoire d’Israël, la plus haute expression de la puissance morale de la femme, le plus beau caractère, la plus haute intelligence, mais aussi la plus douloureuse, des martyres.
    Elle fut proclamée Soffet à l’unanimité vers 1050. Elle avait alors 30 ans, une beauté éclatante et une grande renommée.
    Tous les défenseurs du droit et de la justice, c’est-à-dire de l’ancien régime, se mirent ouvertement avec elle ; elle était surtout défendue par les écoles de prophètes de Rama. Les tribus vinrent lui faire soumission à Hébron, disant : « Nous sommes tes os et ta chair », manière de dire : nous sommes du même sexe.
    David fut, à partir de ce moment, inviolable et sacrée.
    Hébron qui était une grande ville devint la capitale d’Israël. David continua d’y résider encore 5 ans 1/2 et y vit naître sa famille. C’est après ce temps qu’elle fonda Jérusalem.
    ORIGINE DE JÉRUSALEM
    D’abord la ville Jébuséenne appelée Gueducéa se composait de la montagne de Sion et d’une ville basse « Ophel » qui descendait vers la source appelée Gihon, aujourd’hui fontaine de la vierge. (Sion est une des collines sur lesquelles est construite la ville de Jérusalem, mais ce nom est souvent pris pour désigner la ville même de Jérusalem comme capitale spirituelle des Israélites.).
    Daud rebâtit la ville haute de Sion, qui fut sa montagne, comme le Sinaï avait été la montagne de Myriam. C’est elle qu’on appela « la ville de Daud ».
    Des ouvriers vinrent de partout, mais surtout de Tyr, qui envoya ses plus beaux matériaux, surtout le bois de cèdre. Ces artistes tyriens construisirent à Daud un palais près de Milo, dans la haute ville de Sion. Le prestige qui entoura cette demeure royale fut extraordinaire.
    Le temple de David fut bâti sur l’aire rocailleuse d’Areuna le Jébuséen.
    Autrefois on plaçait le fameux mont Moria près de Jérusalem.
    LE TEMPLE
    Daud entreprit donc de faire construire à Jérusalem un Temple, qu’elle appela la Maison de Hevah.
    Elle y employa des richesses immenses et en fit un édifice somptueux, qui eut une renommée mondiale et qu’on venait voir de partout. Le nom sacré de Hevah, ???, était sur le fronton.
    Lorsque le Temple eut été bâti, le Livre ainsi que l’arche furent déposés dans le sanctuaire.
    Cette construction était faite de façon à rappeler, dans les détails, la science de Myriam qu’on allait y enseigner. Sept marches s’élevaient devant l’entrée pour rappeler les sept Elohim. La construction était située de façon que l’estrade était à l’Orient. Dans la salle était un endroit appelé l’Oracle, où se plaçait l’Orateur, car c’est surtout pour enseigner que le Temple fut édifié.
    La Bible vulgaire raconte la construction du temple d’après les renseignements des prêtres de la religion juive, qui ne furent jamais initiés aux Mystères de Jérusalem, et n’en connurent jamais que ce qu’on en révélait aux profanes ; aussi leur histoire est pleine de confusion et d’inexactitude.
    LES TROIS FONDATRICES DES MYSTÈRES DE JÉRUSALEM
    La reine Daud ne fut pas seule à fonder l’Institution secrète qui devait se propager jusqu’à nous à travers la Franc-Maçonnerie.
    Elle eut deux collaboratrices : deux Reines-Mages (ou Magiciennes) qui, avec, elle, formèrent le Triptyque sacré que les trois points de l’Ordre ont représenté depuis.
    L’une est Balkis, reine d’Ethiopie (appelée la reine de Saba), l’autre est une reine de Tyr, que l’on a cachée derrière le nom d’Hiram (En réalité, « Hiram » doit se lire de droite à gauche : Hiram alors devient Maria ou plutôt Myriam. Le heth final en hébreu se prononce A.)
    Cordialement.



  • Étirév 10 décembre 2017 06:29
    Bonjour
    Dans un premier temps, pour avoir une idée de ce qu’était le féminisme dans l’antiquité, je me permets de renvoyer le lecteur vers le lien en fin de texte.
    Maintenant, voyons comment il se défend et mènent sa campagne aujourd’hui.
    Lorsque l’on prend connaissance des programmes que les « égalitaires » soutiennent, on les croirait faits par des hommes tant ils sont contraires aux vrais intérêts de la femme.
    La nature même des questions le prouve : Elles prétendent devenir les égales de l’homme, donc, prendre leurs vices, leurs exagérations, leurs injustices, leur âpreté au gain, leur cruauté, leurs mœurs libertines, leurs ruses et leurs mensonges (Je renvoie le lecteur vers cet ARTICLE pour que cet argument soit bien compris). Toutes choses qu’elles n’ont pas, en effet, dans leurs conditions sexuelles normales. Elles veulent que la Mère devienne l’égale de son fils, la grande dame l’égale de son valet de chambre, la femme sobre et rangée l’égale de l’ivrogne, qui trébuche et divague, la chaste jeune fille l’égale de l’étudiant perverti, la femme respectable l’égale du viveur dépravé.
    Or, qui a pu rêver cette égalité sinon l’homme orgueilleux qui se donne toutes les grandeurs de la femme !
    Elles veulent devenir les égales de l’homme, quoiqu’elles savent que l’homme, intrinsèquement, est vicieux, égoïste, méchant, fourbe et hypocrite. Pourquoi donc, elles qui, malgré toute leur ignorance, sont vertueuses, désintéressées, charitables et bonnes, veulent-elles descendre jusqu’à l’homme ? Est-ce pour imiter ses bêtises, car il en fait, et elles le savent ? Est-ce pour partager ses ambitions déréglées, car il en a et elles le savent ?
    Est-ce pour tripatouiller avec lui dans les affaires financières, car il tripote, et elles le savent ? Si c’est pour tout cela, ce n’est vraiment pas la peine de revendiquer. Le nombre est assez grand, dans le camp des agitateurs masculins, sans qu’il soit besoin de l’accroître encore en y annexant des femmes.
    Si c’est pour faire autre chose, alors, c’est parfait, mais, dans ce cas, il ne faut pas réclamer l’égalité car l’égalité suppose les mêmes occupations.
    Quel choix ? Égales de l’homme et faisant ce qu’il fait, ou différentes de lui et faisant ce qu’il ne fait pas ?
    Or, si c’est ce dernier cas qui est adopté, la Femme n’a nullement besoin d’aller où l’homme va, d’être où il est. Pour faire autre chose, il suffit que la Femme reste où elle est, ou qu’elle se mette sur un autre terrain que le sien ; qu’elle reste Femme, ou, plutôt, qu’elle le redevienne, car elles ne le sont plus, psychologiquement parlant, et alors la question sera résolue. Les hommes les écouteront bien mieux quand elles parleront en femmes que lorsqu’elle parle en hommes. Et cela vient de ce que, sachant ce que valent les hommes, puisqu’ils en sont, ils n’accordent pas de confiance à leurs pareils, ni à leurs pareilles. Ils n’ont pas confiance en eux, comment voulez-vous qu’ils aient confiance en la Femme, si elles se font leurs égales. Pour qu’ils les écoutent, il faut qu’elles leur montrent qu’elles peuvent combler le vide de leur existence en leur apportant ce qu’ils n’ont pas, ce que leurs camarades hommes ne peuvent pas leur donner.
    Donc, il faut faire autrement... et mieux, et c’est cela que les hommes attendent de la Femme, et non une vaine rivalité sur leur terrain.
    Ce qui prouve le défaut de la méthode des égalitaires, c’est le peu de succès de leur campagne. Que d’années ! Que d’activité ! Que d’argent, même, dépensé dans une cause qui ne progresse pas, car leurs succès sont illusoires, ce qu’elles obtiennent ne change en rien la nature de l’homme ; le droit électoral conquis, dans certains pays, a-t-il fait faire une loi qui soit vraiment moralisatrice ?
    Je ne vois, nulle part, de résultats réels. Tant que les femmes se sont diminuées en demandant une égalité qui les rabaisse, elles n’ont pas abouti, c’est Celle qui osera dire toute la vérité, et remonter sur son piédestal qui réussira.
    Le vrai féminisme ne veux ni droits civils ni droits politiques. La Nature a donné à la Femme d’imprescriptibles droits qui planent par dessus tout cela. Elle lui a fait connaître les secrets des multiples rouages qui font marcher la machine humaine et, avec cette science, elle se sent bien plus forte que toutes les assemblées politiques réunies, puisqu’elle peux formuler une loi qu’aucune d’elles ne saurait faire : la loi morale.
    Tant que les féministes n’ont pas montré aux hommes une femme ayant produit quelque chose de féminin, quelque chose que les hommes n’aient pas pu faire, ceux-ci ont déclaré que vous n’étiez qu’une armée de nullités, et si beaucoup d’entre eux ne sont pas devenus féministes, ce n’est pas parce qu’ils tenaient beaucoup à garder des privilèges injustifiés, c’est parce qu’on ne leur offrait pas une seule femme digne de leur admiration.
    Et changer les médiocrités masculines pour des médiocrités féminines, c’était piètre besogne. On ne change, en réalité, que le costume et le timbre de la voix, mais quant aux idées, elles restent aussi fausses avec les égalitaires qu’avec les hommes seuls, c’est toujours « les idées régnantes ».
    Les hommes intelligents veulent mieux que cela, ils veulent une Femme « qui ne soit pas leur égale », afin qu’ils puissent trouver, en elle, toutes les grandes qualités que l’homme droit se plait à vénérer. Ils veulent, dans la femme, une manière de penser différente de la leur, ils veulent trouver, près d’elle, quelque chose à apprendre, quelque chose de nouveau qui les tire de l’ennui qui les endort, et donne à leur vie une direction nouvelle, à leur esprit une lumière directrice. Mais les criailleries pour obtenir des droits politiques les fatiguent sans les intéresser.
    Les femmes doivent s’affirmer, ce qu’elles font, heureusement, de temps en temps. Elles ne doivent pas craindre de braver toutes les fureurs des jalousies déchaînées contre elles ; elles ne doivent pas attendre qu’on les déclare égales, supérieures ou inférieures, tout cela, ce sont des mots, elles doivent montrer ce qu’elles sont et ce qu’elles peuvent.
    Donc les personnes, bien intentionnées qui ont demandé l’égalité des sexes, se sont trompées, tant au point de vue philosophique qu’au point de vue psychologique. Il n’y a pas plus égalité entre l’homme et la femme qu’il n’y a égalité entre le voleur et le volé. Deux êtres aussi différents ne peuvent pas remplir, dans la société, les mêmes fonctions, avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs. Là est toute la question ; définir les fonctions, les droits et les devoirs de chacun, leur donner Une éducation qui les y prépare et non, comme on le fait maintenant, une éducation qui les en éloigne. L’harmonie sociale régnerait si chacun d’eux, dès l’enfance, avait obéi aux lois physiologiques et psychiques de leur nature, rectifiées dans le sexe mâle, par la loi morale.
    Cordialement.



  • Étirév 9 décembre 2017 06:00

    Bonjour,

    Pour comprendre la situation actuelle au proche orient, il faut connaitre la véritable Histoire du peuple d’Israël, et les événements qui se sont produits depuis la fuite d’Égypte jusqu’à l’exil et la captivité, en passant par la construction du Temple.
    Voilà tout ce qui est proposé, très humblement, dans le l’article suivant, intitulé « DE L’ISRAÉLISME AU JUDAÏSME »
    Cordialement.


  • Étirév 7 décembre 2017 11:48

    Bonjour,

    D’où vient l’idée du Messie, du millénarisme et de la fin des temps ?

    Deux ou trois siècles avant le début de notre Ère, la philosophie de l’homme qui avait étouffé toute la science de la Femme avait fait naître un tel malaise dans les esprits que partout on attendait un retour à la raison primitive.

    La résurrection de la Femme, qu’on espérait, devait faire cesser la domination de l’homme perverti. C’est en ce sens qu’on annonçait « la fin du monde » ; on entendait par là un changement de régime social.

    Plutarque nous apprend que, au moment où Marius, annonçant les Césars, s’apprêtait à bouleverser la constitution romaine, les haruspices d’Etrurie avaient été consultés sur divers prodiges.

    Dans Ovide, il est dit : « Toute race vivante sera renouvelée et le ciel donnera à la terre une humanité née sous de meilleurs auspices et qui ignorera le crime. Mais celle-là non plus ne conservera pas longtemps son innocence et elle doit la perdre en vieillissant.  »

    Tous les auteurs du temps étaient hantés de la même idée.

    Lucrèce annonce la fin du monde comme prochaine.

    Sénèque en dit autant, et il annonce que cette humanité condamnée va faire place à une autre plus innocente et plus heureuse, du moins pour un temps.

    Virgile annonçait une ère de paix et de félicité à laquelle devait présider un « fils des Dieux », c’est-à-dire un régénérateur béni par eux dès sa naissance, qui établirait la paix universelle et avec qui naîtrait et grandirait l’âge d’or.

    Qui sera ce sauveur ?

    Du temps des Eglogues, c’était « le premier enfant venu de noble race à qui il plaisait à un poète de prédire une belle destinée  ». Puis, du temps des Géorgiques, ce fut Octave. « Ah ! Que ce noble jeune homme vienne enfin au secours du monde détruit ! Ne lui refusez pas cette gloire. »

    Le Sunnite croit que son Mahdi, prophète inspiré, doit vaincre l’Antéchrist, et fonder l’empire universel.

    Le Chiite continue à croire à l’incarnation future de l’Imam.

    Les femmes s’en mêlaient ; des inspirées vivaient dans une exaltation prophétique qui dura pendant toute la crise religieuse qui enfanta le Christianisme.

    Rome était pleine de gens qui prophétisaient. On attendait la fin de la terre, soit par le feu (fin physique), soit par un déluge suivi d’une régénération.

    Les Oracles sibyllins avaient annoncé un temps de destruction et de ruine et ce sont eux qui avaient dit la vérité.

    Les métaphores par lesquelles on avait annoncé la fin du monde avaient été mal interprétées. Ainsi, quand les prophètes avaient dit que les fondements de la terre allaient s’ébranler, cela s’appliquait aux institutions sociales qui allaient être attaquées et détruites, et non au globe terrestre et à ses conditions physiques.

    Quand ils avaient dit que le soleil, la lune et les étoiles allaient s’obscurcir et s’éteindre, cela se rapportait aux lumières de l’intelligence comparées aux astres du ciel et qui (suivant l’expression antique) allaient être mises sous le boisseau par l’homme pervers.

    Toutes les métaphores annonçaient le renversement du « monde intellectuel » et le règne de la brutalité.

    Ainsi, quand Isaïe dit, apostrophant Babylone : « Brillante étoile, comment es-tu tombée du ciel ?  », elle fait une allusion à la ruine du règne de l’Esprit féminin en Chaldée. Ce style était celui de l’époque.

    Cérinthe, Juif d’Antioche, avait inventé le millénarisme ; il annonçait la fin prochaine du monde et le retour du Christ sur la terre, pour y exercer sur les justes un règne temporel de mille ans, pendant lequel les saints jouiraient ici-bas de toutes les voluptés sensuelles.

    À suivre…

    Cordialement.



  • Étirév 6 décembre 2017 06:01
    Bonjour,
    Attention : il faut tout d’abord rappeler qu’étudier un quelconque principe sous l’angle rationnel peut être sujet à toutes les erreurs. En effet, la raison n’est pas une entité, une et absolue, que l’on puisse consulter avec assurance, c’est simplement l’expression d’une somme intellectuelle qui varie suivant l’individu qui parle.
    De plus, lorsque l’on envisage de parler de la pensée, il faut réellement savoir ce qu’elle est, quelle est son origine. Il faut donc, dans un premier temps, l’étudier scientifiquement et non philosophiquement, car la science affirme ce que la philosophie cherche. Et ne parlons pas de la religion qui, elle, impose.
    La langue (parlée) est intimement liée à la pensée. La parole ne se conçoit pas sans le secours de la pensée préexistante, tandis qu’au contraire, la pensée se conçoit existant avant la parole. M. de Bonald disait : « Il faut penser sa parole, avant de parler sa pensée ».
    Si Platon a dit que la pensée est le discours que l’esprit se tient à lui-même, cela vient de l’habitude que nous acquérons en naissant de parler notre pensée, habitude devenue tellement forte en nous que nous ne pouvons pas concevoir la pensée imparlée et, dès qu’une pensée se forme dans notre cerveau, elle se présente tout de suite à notre entendement sous la forme de mots. Si intérieurement nous parlons notre pensée, c’est tout simplement parce que nous avons appris à parler en même temps qu’à penser.
    Lorsque Descartes voulut faire table rase dans son entendement, la première phrase qu’il aurait dû dire, pour reconstruire l’édifice de ses croyances, au lieu d’être son fameux : « Je pense, donc je suis », aurait dû être : « Je parle, donc je pense », car cette phrase qu’il prononçait mentalement, il la prenait dans sa connaissance qu’il avait du langage dont il avait oublié de se défaire comme de ses autres connaissances.
    Enfin, je voudrai terminer par dire un mot sur le libre arbitre :
    La vérité ne peut pas être trouvée par les hommes qui n’ont d’autre guide que leur raison. Elle est le privilège de ceux qui sont en possession de connaissances acquises.
    Et ceux-là ont pour mission l’enseignement. Ce sont des personnes chargés de propager les vérités démontrées en les faisant connaitre à ceux qui ont les moyens intellectuels nécessaires pour les comprendre, en « les imposant » aux autres.
    Il semble évident que vous n’allez pas proposer à un enfant d’examiner si la terre tourne, vous lui enseignerez cette vérité comme un fait acquis, vous lui en imposerez la croyance.
    Par conséquent, proposer l’examen des vérités aux ignorants, c’est livrer la science à ses ennemis, c’est retourner à la barbarie, au chaos intellectuel, c’est perdre tout le bénéfice acquis par les hommes de génie qui nous ont précédé.
    Donc, le libre examen ou libre arbitre, que nous avons longtemps cru être le dernier mot du progrès, est, au contraire, une cause de désordre et de discorde si on le donne à ceux qui ne savent pas s’en servir.
    Cordialement.
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