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  • Je passais par là 23 août 10:14

    @Alban Dousset
    Ce que je trouve particulièrement suspect avec ces données « retravaillées », c’est que l’on observe une belle hausse, bien régulière tandis que les variations de températures au Groenland, en Norvège et sur litoral Arctique montraient toute un forte hausse vers 1935.

    En revanche, ne trouvez-vous rien de suspect dans ce qu’affirme Camille Veyres ?



  • Je passais par là 23 août 10:11

    @Alban Dousset
    Encore au sujet de la formule de physique utilisée par Veyres, voici ce que répond Henri Prévot, ingénieur du Corps des mines et polytechnicien (comme Camille Veyres) :

    Durée de résidence d’une molécule de CO2 dans l’atmosphère et durée de l’effet de l’émission dune molécule de CO2

    La hausse de la concentration de CO2 ne peut pas être due aux émissions anthropiques puisque les molécules de CO2 anthropiques disparaissent de l’atmosphère en moins de cinq ans.

    C’est une affirmation forte que l’on retrouve dans la troisième « vérité qui dérange ». Elle a l’avantage d’être facilement compréhensible, de même que la « démonstration » dont l’accompagne Camille Veyres.

    Le CO2 atmosphérique est formé surtout avec du carbone 12. Il existe aussi des molécules formées avec du carbone 13. Notons les 12CO2 et 13 CO2. Les végétaux préfèrent le 12CO2. Le CO2 anthropique vient de végétaux. Il est donc un peu plus riche en 12CO2 que le carbone tellurique ou cosmique. L’ensemble des émissions anthropiques étant de même ordre de grandeur que le stock de CO2 avant le début de l’ère industrielle, ces émissions doivent faire sentir leurs effets sur le rapport entre 12CO2 et 13 CO2. A partir d’analyses isotopiques, les auteurs de « 22 vérités qui dérangent » calculent que les molécules anthropiques ne résident dans l’atmosphère que moins de cinq ans. Or le GIEC dit que les émissions de CO2 durent cent ans. C’est bien la preuve que le GIEC ment ! Ces auteurs poursuivant leur raisonnement expliquent que l’augmentation de la quantité de CO2 atmosphérique est due à une émission depuis les océans qui elle-même, selon une loi physique simple, est directement liée à la température de l’océan. Les émissions de CO2 par l’activité humaine n’ont donc qu’un effet mineur sur les teneurs en CO2 de l’atmosphère, qui s’expliquent essentiellement par l’activité solaire.

    Il y a à mon avis dans ce raisonnement une erreur majeure !

    Je ne suis pas scientifique. J’ai seulement la culture scientifique acquise dans notre chère école polytechnique où j’ai été particulièrement sensible à la physique et la chimie statistiques, celles qui invitent à se mettre à la place des particules.

    On y apprend que tout équilibre en milieu liquide ou gazeux ou à l’interface entre phases est le résultat macroscopique d’un nombre astronomique de réactions entre ces particules prises généralement deux à deux, parfois trois à trois. Certaines zones océaniques sont, macroscopiquement, émettrices de CO2, d’autres en absorbent mais, en tout endroit, une molécule de CO2 qui vient toucher la surface ou bien est absorbée, ou bien rebondit, ou bien est échangée contre une autre.

    Avant les émissions anthropiques il y avait un équilibre du CO2 dissout et du CO2 atmosphérique, cet équilibre était à la fois en teneur et en composition isotopique. Les émissions anthropiques modifient non seulement les teneurs mais aussi le rapport 12CO2/13CO2 atmosphérique donc créent un déséquilibre isotopique avec le CO2 océanique. Les échanges à la surface tendront à retrouver un équilibre. C’est-à-dire que les molécules atmosphérqiues en C12 qui seront remplacées par une molécules en C13 sont plus nombreuses que l’inverse. Ces échanges diminueront donc la quantité der 12CO2 dans l’atmosphère.

    Si non e vero... Encore une fois je ne suis pas scientifique mais il est certain que Camille Veyres fait comme si la durée de l’effet d’une émission de CO2 anthropique sur la concentration du CO2 atmosphérique était égale à la durée de résidence de cette molécule dans l’atmosphère.

    Il n’a pas tenu compte de la remarque que je lui ai faite. On le comprend car cela ruinerait un des piliers de la thèse dont il se fait le théoricien.

    Lorsqu’un scientifique ou un commentateurs qui traite de cela dit que la moitié du CO2 émis par l’activité de l’homme est absorbée et que l’autre moitié reste dans l’atmosphère durant cent ans, c’est une façon de parler. Difficulté de se faire comprendre du plus grand nombre.

    D’ailleurs, j’ai remarqué qu’un climatologue bien connu, dans une réunion publique récente, a dit effectivement que « le CO2 reste cent ans dans l’atmosphère » et s’est corrigé mezzo voce en disant que « l’effet d’une émission de CO2 dure cent ans ».

    http://www.hprevot.fr/climatosceptiques.html

    Henri Prévot est bien plus modeste de Camille Veyres !



  • Je passais par là 23 août 09:57

    @Alban Dousset
    Pour Camille Veyres, le prétendu « goulot d’étranglement » (le transfert de carbone des eaux de surface vers les océans profonds) est décrédibilisé de manière empirique.

    Un goulot d’étranglement existe bel et bien et Camille Veyres ne le nie pas. Nécessairement, une partie du CO2 absorbé en excès dans les eaux de surface finit bien par être transférée dans des eaux plus profondes. Camille Veyres dit que la rapidité de descente au fond des océans est importante en s’appuyant sur le chiffre du flux descendant revu à la hausse dans un article de 2013. En effet, dans son document d’octobre 2016, il écrit

    Donc le carbone absorbé et venant de l’air s’enfonce promptement dans l’océan : sa durée de vie en surface n’est que 450 Gt-C/ 265 Gt-C = 1,7 ans.

    https://static.climato-realistes.fr/2017/08/Cycle-du-carbone-5-XII-2016-Camille-Veyres.pdf

    Je ne sais pas d’où vient le chiffre de 450 GtC annoncé par Camille Veyres. Voici ce que l’on sait :

    Pour mettre les estimations ci-dessus en contexte, les émissions cumulées totales résultant de la combustion de combustibles fossiles et de la production de ciment de 1750 à 2009 se situent autour de 350 PgC (An-dres et al., 2012). 180 ± 50 PgC supplémentaires ont été émis en raison de changements dans l’utilisation des terres (Houghton et al., 1999). L’inventaire des océans représente donc environ 45% des émissions de CO2 émises par les combustibles fossiles au cours de la période industrielle, ce qui concorde avec les travaux antérieurs de Sabine et al. En supposant des émissions anthropiques totales depuis 1750 de 530 PgC, le ratio d’augmentation relatif pour l’océan est de -30%. Nous notons que ces valeurs reposent sur l’accumulation totale de CO2 dans l’océan depuis l’ère préindustrielle. Cependant, les taux d’émission et d’absorption en mer varient considérablement dans le temps. Ainsi, mesuré comme une fraction des taux actuels annuels de combustibles fossiles et d’émissions totales de 8,5 PgC y − 1 et 10 PgC y − 1, respectivement, le puits océanique contemporain de 2,5 PgC y − 1 (Khatiwala et al., 2009) représente 1/3 et 1/4 des combustibles fossiles et des émissions totales, respectivement.

    https://www.biogeosciences.net/10/2169/2013/bg-10-2169-2013.pdf

    Les océans ont absorbé 45% de la quantité de carbone anthropique émise pendant l’ère industriel jusqu’en 2009. La quantité actuelle absorbée par les océans varie entre 33% pour une émission anthropique de 8.5 GtC/an et 25% pour une émission anthropique de 10 GtC/an (le fameux goulot d’étranglement). Les océans ne sont capables d’absorber, à l’heure actuelle, que 2.5 GtC/an de CO2 anthropique.

    Je pense que le chiffre de 450 GtC de Camille Veyres vient d’une estimation du carbone anthropique absorbé par les océans en se plaçant en 2100. En effet, si l’on estime que les océans vont toujours absorber 2.5 GtC/an jusqu’en 2100 (ce qui est loin d’être garanti avec l’élévation de la température de l’eau), on arriverait à une quantité absorbée de 0.45*530+91*2.5=466 GtC.

    Camille Veyres ne fait que dire que la descente au fond des océans est plus rapide que ce que l’on savait avant. Mais rien ne change au sujet du CO2 qui reste dans l’atmosphère et participe ainsi à l’effet de serre qui ne peut être saturé (car il y aura toujours un flux IR sortant de l’atmosphère).

    Au sujet de la formule de physique utilisée par Veyres, voici ce que répondent Jean Poitou, conseiller scientifique au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE) à Saclay, et François-Marie Bréon, chercheur au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (un des laboratoires de l’IPSL) :

    Et que la durée de vie du CO2 dans l’atmosphère est en moyenne de 5 ans au lieu de 100 ans pour le GIEC.

    Où le GIEC dit-il cela, dans son rapport de 2013 ou le précédent, sur la durée de vie du CO2 dans l’atmosphère ? En effet, il ne dit rien de tel. Là encore, incompréhension manifeste des phénomènes atmosphériques. Merci de nous expliquer la cause de l’augmentation actuelle du CO2 qui ne s’est pas produite sur les 800 000 dernières années.
    Les climato-sceptiques qui prétendent que la durée de vie du CO2 dans l’atmosphère est inférieure à 10 ans, se basent sur le rapport stock/flux du CO2. Un tel calcul n’est valable que pour un équilibre donné. Les 4 à 5 Gt qui s’accumulent dans l’atmosphère font justement sortir le système de l’équilibre ci-dessus. La durée de vie de ce CO2 fait alors intervenir les échanges océan de surface/océan profond, et c’est là qu’on obtient les temps de résidence beaucoup plus longs, au delà du siècle.

    https://www.sauvonsleclimat.org/fr/base-documentaire/climat-22-contre-verites-qui-exasperent



  • Je passais par là 23 août 02:48

    @Alban Dousset
    Ainsi, ces modèles en compartiments de 1980 a été désavoué par les résultats obtenus lors des observations (265Gt-c observés contre 90Gt-c attendu pour le courant descendant // 275Gt-c observés contre 101Gt-c attendu pour le courant ascendant).

    L’article sur lequel s’est appuyé Camille Veyres concerne le bilan du carbone en couches mixtes pour l’océan mondial dans la simulation pré-industrielle ORCA2-PISCES. Les résultats améliorent simplement les connaissances que l’on avait, sans plus. Je ne sais pas où vous voulez en venir.

    https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/epdf/10.1002/gbc.20092



  • Je passais par là 22 août 23:12

    @Alban Dousset
    Valérie Daux s’est probablement appuyée sur des séries de températures traitées par Météo-France. Voir en pages 8 et 9 (50 et 51 réelles) de ce document de la revue La Météorologie :

    http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/30038/meteo_2009_67 _43.pdf

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