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jean-jacques rousseau

Citoyen francais

Tableau de bord

  • Premier article le 19/04/2007
  • Modérateur depuis le 05/10/2010
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Derniers commentaires



  • jean-jacques rousseau 14 juin 01:25
    Beau texte. Une présentation assez didactique. Des enjeux clairement définis. La culture suisse francophone est bien défendue ici. Donnez-nous davantage de ces nouvelles.
    Merci. ***In memoriam 1476-1515***




  • jean-jacques rousseau 11 juin 16:58
    @Mélusine ou la Robe de Saphir.
    Chère amie,
    j’ose soulever une légère objection à l’encontre de cette citation de Kantorowicz qui me semble déplacée.
    1. Premièrement elle s’applique malaisément au cas de la royauté anglaise et britannique. En effet la conception de la royauté outre-manche n’est pas un cas commun et entre difficilement dans le cadre de la dissertation d’ordre général et continentale à tendance impérialiste de l’auteur. Dans ces terres anglo-saxones la royauté n’est pas pourvue de la même conception mythique que l’on peut identifier dans les autres cultures. Ce qu’on y célèbre n’est pas la présence du Roi (ou de la Reine) mais de la Couronne. C’est entrevoir ici que la mystique n’est plus la même. A tel point que des familles puissantes ont pû se disputer la couronne malgré des revendications à ce titre très faibles voire inexistantes. Donc ici il ne s’agit même pas d’un rapport physique en rapport au « corps du roi » ou de son héritier le plus direct, mais d’un titre comme celui de baron ou de duc qui peut se voir reconnu au gré des batailles ou des alliances. Ici se qui prédomine dans les relations entre l’aristocratie et le peuple n’est plus une vertu divine du souverain dans son premier ou deuxième corps mais la capacité de sa maison de s’imposer en permanence par la force et donc l’excellence de son organisation. D’ailleurs les réformes de la maison royale anglaise ont toujours été imposées par la contrainte militaire (v. Magna Carta, Habeas Corpus, etc.) ou le marchandage (Vente des biens de l’Église contre l’Anglicanisme par Henry VIII- Cromwell) C’est dire si on est loin d’une conception mystico-religieuse et plutôt dans un pragmatisme pur et dur.
    2. Deuxièmement prétendre comme le fait Smet que « Kantorowitz montre comment la charge royale comme concept a été créée par les juristes » me semble aventureux. D’abord il faudrait dire à quelle heure se créent des « concepts » c’est à dire peut-on oser dire que tel concept a été créé par tel personne, telle organisation... à telle époque, faut-il nécessairement des juristes reconnus et diplômés ou bien accepter que l’idée en fait avait toujours existé et était entièrement comprise dès l’origine dans la proclamations des premières souverainetés archaïques africaines ou asiatiques ? La question est grave puisqu’on frise ici au nihilisme historique à prétendre nier des antécédents historiques et reconstruire un processus à sa convenance...

    J’admets que ces deux proposition semblent apparemment se contredire puisque je dis d’abord que la royauté britannique serait un cas particulier et qu’ensuite que le concept de royauté lui-même serait universel et immémoriel. Mais veuillez prendre avec clémence et générosité cette intervention à l’aspect paradoxal ; seulement motivée (je l’avoue) par le bonheur d’égratigner au passage cette buse de Kantorowitz.


  • jean-jacques rousseau 16 octobre 2016 17:29

    @sasapame
    Contribution intéressante.
    La notion de modernité elle-même est équivoque. Rousseau avait préssenti le paradoxe. Regardez dans cet extrait (tirée du chap. les représentans) : « L’idée de représentants est moderne : elle nous vient du gouvernement féodal dans lequel l’espèce humaine est dégradée. »
    Il lie modernité à la féodalité, donc en fait à une société en rupture, peu évoluée culturellement (même si par le droit romain et la culture judéo-chrétienne elle reste ouverte à un idéal d’ordre et de justice qui la dépasse) et sur le plan politique à un niveau proche du clanisme. Bref. On peut souligner (plusieurs fois) qu’il analyse le coeur de ce qu’on appelle aujourd’hui « gouvernance » ou « mondialisme » (par extension) par la mécanique qui rend ce nouvel ordre politique possible, la délégation de souveraineté VIA la représentation nationale. Une analyse conduite d’un trait jusqu’à sa conséquence : la dégradation de l’humanité.
    Aujourd’hui en effet - comme dans la loi El Komri - on inverse la hiérarchie des normes et ceci exige une démocratie parlementaire brouillonne, un climat d’exception, un article de motion de censure que des représentants n’auront pas le courage d’exercer (49.3) ! Cette inversion est réclamée depuis longtemps par l’oligarchie française mais aussi l’oligarchie US (convergence de bourgeoisie mondialiste) ; en fait qui voudrait que les législations nationales cèdent le pas aux intérêts directs -exprimés par des accords particuliers, secrets voire illégaux- de leurs firmes commerciales, industrielles, financières, para-militaires, etc. (Je souhaite évoquer ce sujet plus tard.) Cette inversion nécessite bien sur une dégradation culturelle et juridique. Dégradation proche d’un néo-féodalisme, d’une marchandisation des droits et des prérogatives de puissance publique, qui aboutit in fine dans la dégradation de l’espèce humaine...
    A contrario l’Etat semble un rempart de la dignité humaine, mais un Etat où les factions oligarchiques et néo-conservatrices serait neutraliées et l’expression de la volonté générale compatible avec la stabilité et la solidarité sociales.
     
    La position de Lordon sur ces sujets me dépasse. Je souhaite qu’il parvienne à démontrer une autre cohérence.



  • jean-jacques rousseau 14 septembre 2016 10:04

    @Verdi
    Je vous retourne vos compliments sur la modestie et la pertinence. Au-delà de ces remarques personnelles en formule de diversion, je souhaiterai obtenir quelques réponses sur le fond à mes questions. Ce qui permettrait d’avancer le débat. Une attente vaine, je le crains. 

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