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jean-jacques rousseau

Citoyen francais

Tableau de bord

  • Premier article le 19/04/2007
  • Modérateur depuis le 05/10/2010
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Derniers commentaires



  • jean-jacques rousseau 11 juin 2015 18:30

    @philouie
    "Pouvez vous sérieusement soutenir qu’un gars avec un minimum de bon sens aurait accomplit les attentats contre Charlie Hebdo dans le but de déstabilisation des valeurs et d’un système organisé ?
    Pour moi, ce serait un crétin. ce qui s’est passé ensuite montre que les conséquences réelles de l’attentat est à l’opposée des conséquences supposément attendues.
    « 

    1. Je ne parle pas de bon sens mais de subversion.
    C’est à dire d’une entreprise de déstabilisation qui suppose la manipulation à la fois des excécutants et du public. Les exécutants qui doivent s’imaginer agir pour une bonne cause (au choix : la défense de la religion, la libération du pays, la lutte contre le communisme, etc.) et que l’on va entrainer dans le projet par le bourrage de crane, un discours fanatique, par une formation paramilitaire, en mettant à leur disposition des armes et explosifs, en désignant une cible exposée, des infrastructures sensibles, un plan d’action, etc. Le public que l’on va choquer et émouvoir et dans cette instant de stupeur (v. shock and awe) désigner une victime évidente à sa colère (Les communismes, les musulmans, etc.). Rien dans ce sénario n’a de relation avec le bon sens ou le savoir vivre, tout est affaire de manipulation mentale, de provocation et de psychopathie.

    2. Pour vous ce serait un crétin qui joue la carte du terrorisme. Pourquoi ? Parce que vous vous situez au niveau zéro de l’analyse et de la réflexion. Vous confondez l’acte lui-même et la subversion proprement dite. Bien sûr que pour aller poser une bombe ou tuer des gens on ne recrute pas des génies ou des diplomés de science politique. Car ces gens là comprendraient assez vite qu’ils sont manipulés et arriveraient à déjouer le scénario du film qu’on essaie de tourner dans leur dos. Si vous voulez faire ce distinguo vous commencerez à comprendre pourquoi la sagesse populaire dit : »En toute chose, il faut considérer la fin«  ou »Le coupable est celui à qui le crime profite".
    En clair si les conséquences réelles de l’attentat [sont] à l’opposé des conséquences supposément attendues : comment pouvez-vous savoir que ces conséquences réelles ne sont justement pas celles qui sont attendues par les instigateurs et les commanditaires du terrorisme ? Par exemple dans le cas de la gare de Bologne l’enquête tend à prouver que ce ne sont pas les communistes, mais l’extrême-droite qui était derrière.

    Dans son arrêt du 23 novembre 1995, la Cour de cassation révèle :

    « l’existence d’une vaste association subversive composée, d’une part, par des éléments provenant des mouvements néo-fascistes dissous, tels Paolo Signorelli, Massimiliano Fachini, Stefano Delle Chiaie, Adriano Tilgher, Maurizio Giorgi, Marco Ballan, (...) et d’autre part, par Licio Gelli, le chef de la loge P2, Francesco Pazienza, le collaborateur du directeur général du service de renseignement militaire SISMI, et deux autres officiers du service, le général Pietro Musumeci et le colonel Giuseppe Belmonte. On leur attribuait (...) d’un côté de vouloir subvertir les équilibres politiques constitutionnels, pour consolider les forces hostiles à la démocratie, et de l’autre (...) de favoriser les auteurs d’entreprises terroristes qui pouvaient s’inscrire dans leurs plans3. »

    source Wikipédia

    C’est la même chose pour l’affaire Aldo Moro dont l’assassinat faisait partie d’une manip’ de l’extreme-droite et des services secrets US (disposant de la complicité de ses adversaires politiques au gouvernement).
    "Pendant les années 1970, Moro porta son attention sur le projet d’Enrico Berlinguer de Compromis historique. Le dirigeant du PCI (Parti communiste italien) proposait une alliance entre les communistes et les démocrates-chrétiens à une époque de grave crise économique, politique et sociale en Italie. Moro, qui présidait alors la Démocratie chrétienne, fut l’un de ceux qui contribuèrent à former un gouvernement de « solidarité nationale ».
    [...] Il est néanmoins établi que le gouvernement italien, conseillé par des fonctionnaires américains, a délibérément fait échouer les négociations. Dans un documentaire d’Emmanuel Amara (2006) réalisé pour la série de France 5, « Les derniers jours d’une icône », Steve Pieczenik, un ancien négociateur en chef américain ayant travaillé sous les ordres des secrétaires d’État Henry Kissinger, Cyrus Vance et James Baker, raconte comment il a participé au court-circuitage des négociations afin qu’elles n’aboutissent pas, avec comme recours éventuel de « sacrifier Aldo Moro pour maintenir la stabilité politique en Italie. » « J’ai instrumentalisé les Brigades rouges pour tuer Moro », ajoute-t-il.« source Aldo Moro

    Vous imaginez bien que de telles manipulations a base de terrorisme ne sont pas à la portée du premier crétin venu. Et que leur efficacité dépasse de loin ce que vous pouvez supposer puisqu’on est devant une véritable manipulation de l’histoire et de la politique nationale.

    - Oui. d’ailleurs c’est ce qui s’est passé dans le cas de CH : renforcement des moyens militaires et de la sécurité. Donc si quelqu’un avait commis l’attentat dans ce but là, il aurait tiré le Jackpot.

    3. Quand on vous parle de manipulation d’ordre politique vous répondez »marchands de portes blindées et de gilets pare-balle". Vous etes sûr d’avoir compris le sujet ?

     - Mais si vous observer les choses vous verrez que vous pourrez très bien supprimer à la fois la santé, l’éducation et les équipements, tant que vous ne touchez ni à l’armée, ni à la police, il reste l’état. On appelle ça, d’ailleurs, une dictature.

    4. Non. J’observe les choses et plus je le fais, plus je vois que la stabilité d’un Etat tient à la synergie entre des éléments différents tels que le social, la culture, l’économie, etc. Si un Etat pouvait rester stable sans se soucier de cette synergie cela se saurait. Les gens qui avancent cette thèse d’un Etat-gendarme, loin des préoccupations concernant la santé publique, l’éducation, l’emploi, la culture, etc ne sont pas des gens sérieux. Leur proximité avec l’extreme-droite et les thèses néo-conservatrices suggèrent au contraire leur implication directe ou indirecte avec le projet de déstabilisation de l’unité nationale et d’ingérence étrangère de type impérialiste.

    En raison de mon point précédant, je pense que votre conclusion est fausse. Je pense qu’il est plus facile, et de nombreux exemples le montrent, de gouverner par la terreur, la menace et la destruction que de le faire en favorisant la paix, l’instruction et les services de santé. Les grands perdants du terrorisme sont les démocrates, jamais l’état.

    5. Parlez-en avec des syriens, des irakiens, des afghans. Tous ces pays où l’Etat s’est effondré et où les services publics sont au minimum, personne ne gouverne plus rien. Cette anarchie est néfaste pour tout le monde SAUF pour ceux qui voulaient se débarrasser de ces Etats comme puissances régionales et foyers de développement économique et culturel.

    6. Je n’ai pas pour habitude de perdre mon temps à répondre à des trolls. Si je le fais avec vous c’est pour contrecarrer le discours du sieur ULESKI qui me semble hautement suspect. Je ne suis pas loin de penser que sous cette couverture sympatoche d’anarcho-libertaire se cache un agent provocateur proche de l’extrême-droite et du terrorisme international made in USA.

    [Fin de la communication]



  • jean-jacques rousseau 11 juin 2015 12:31

    @philouie
    Laissez-moi douter de votre paradigme. Et reprenons le fil du raisonnement.
    Vous dites que le terrorisme ne serait pas un moyen de subversion. Qu’il conduit à renforcer l’Etat et ses moyens répressifs. Donc qu’il bénéficierait plus ou moins directement à l’Etat et aux agents du dispositif sécuritaire.

    1. Qu’est-ce que la subversion ?
    « La subversion (latin subvertere : renverser) désigne un processus par lequel les valeurs et principes d’un système en place, sont contredits ou renversés. Le discrédit et la chute du pouvoir établi se fait dans le cadre de territoires politiquement ou militairement convoités. » Subversion

    2. Ne voit-on pas un relation directe entre terrorisme et subversion ? Lorsque l’action terroriste vise à déclencher un processus de déstabilisation des valeurs et d’un système organisé, ceci est la définition de la subversion.

    3. Vous sous-entendez que ceux qui vivent des moyens de répression (on suppose que vous pointez du doigt les hauts fonctionnaires et personels de la sécurité publique) ont intérêt au terrorisme et à son action subversive puisqu’il aurait pour effet de renforcer leur rôle et les moyens alloués.

    4. Je dis que ce raisonnement est faux, ou du moins si faible que le calcul bénéfice/cout est négatif. Car les ressources d’un Etat ne sont pas infinies. Plus les moyens sont alloués vers un programme d’anti-terrorisme, moins l’Etat peut allouer les ressources disponibles vers des secteurs à haute valeur ajoutée et diffuser ses moyens vers le tissu social tels que l’éducation, la recherche, ou l’infrastructure industrielle, la santé, le développement social. Sur le plan strictement comptable nous n’obtenons pas au final de « renforcement de l’Etat » mais une fragilisation économique, voir le déficit si il faut dépenser plus en matériel militaire et autre personnel de sécurité que ce que l’on dispose de recettes disponibles.
    De plus un Etat qui ne peut garantir la tranquilité et la paix publique perd de son influence sur la population et plus les compétences anti-terroristes seront étendues, plus les valeurs humanistes et démocratiques qui supportent l’organisation publique seront bafouées et objet de vives critiques. L’Etat aprés avoir perdu sur le plan des ressources et des conditions matérielles de sa stabilité, perd aussi les esprits et l’adhésion de la population : ce qui le fragilise encore plus et tend à réaliser les buts de la subversion.

    5. Résumons. Donc au total toute entreprise ennemie de l’Etat, de l’ordre public, de la paix civile trouve intérêt au terrorisme comme moyen de subversion et de déstabilisation, voir de conquête (politique et militaire) d’une zone géographique. Toute personne fonctionnaire de cet Etat - même dans le domaine de la sécurité ou de la répression -ou tirant bénéfice de la coopération avec cet Etat est nenacée par la déstabilisation de celui-ci et à terme en perdra tout avantage.
    Bien sûr nous ne parlons pas des agents ennemis ou complices du terrorisme (par ex. young leaders et autres agents atlantistes, etc.) qui agissent depuis l’interieur de l’Etat et qui estime pouvoir être récompensée ou bénéficier d’avantages suplémentaires de la faillite de l’Etat en question. 



  • jean-jacques rousseau 11 juin 2015 11:40

    Le titre et la conclusion allusive et abrupte de cet article sont erronées.
    Si certaines persones au coeur de l’institution publique utilisent le terrorisme pour controller les populations cela ne veut pas dire que l’institution en elle-même est mauvaise, nocive ou inutile.
    Ce que cela veut dire c’est que certaines personnes utilisent des méthodes terroristes à des fins subversives. Ce sont ces personnes qu’il faut trouver et mettre hors d’état de nuire, ce sont ces projets auquel il faut faire échec.
    Prétendre que l’Etat lui-même serait à détruire pour avoir été la cible de cette subversion, c’est comme si vous prétendiez qu’il faut jetter le bébé avec l’eau de son bain, pour que dorénavant l’eau reste propre... Ou comme si vous disiez qu’il faut interdire l’aviation civile, pour ne pas prendre de risque avec les détournements d’avions. Ce raisonnement est à la limite de l’obscurantisme.
    Bien plus grave. Lorsque vous accusez l’Etat en tant que tel d’être « terroriste » vous faites le jeu de ces commanditaires du terrorisme puisqu’il serait dans leur projet de répandre partout le désordre et le chaos, sans avoir a être inquiétés pour leurs agissements, sans avoir à répondre de leur responsabilité devant des magistrats intègres ou à subir la Justice d’un pays organisé et soucieux de l’ordre public.
    Pour le dire simplement. Cet amalgame entre Etat et terrorisme est fallacieux. Il s’agit de pure désinformation.



  • jean-jacques rousseau 9 juin 2015 15:20

    @l’auteur

    Cher Michel Drouet,
    Lorsque vous citez un article de loi et a fortiori de la constitution, prenez donc la peine de faire une citation complète. Ce faisant vous éviterez le piège du faux-débat, l’abime du verbiage et le marais des commentaires sans fin.

    Constitution du 4 octobre 1958

    ARTICLE 4.
    • 4.1 Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie.

      4.2 Ils contribuent à la mise en œuvre du principe énoncé au second alinéa de l’article 1er dans les conditions déterminées par la loi.

      4.3 La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation.
    • source : conseil-constitutionnel.fr

    Ce qui attire l’attention et intéresse ici c’est la dernière partie de l’art.4 alinéa 1  : "Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie« En focalisant votre problématique sur cette question du respect des principes de la souveraineté nationale (principes qu’il eut été judicieux de développer), il suffisait ensuite de questionner sur l’utilité de cette notion de souveraineté, sur son aspect sine qua non de la démocratie et du choix politique et sur les risques que pose son défaut dans les cas d’ingérence que présentent les traités européens et autres.

    De cette présentation rationelle et logique, vous pouviez déduire naturellement qu’à partir du moment qu’est franchie cette limite absolue de la souveraineté nationale, les partis politiques n’ont absolument aucune raison politique, ni fondement juridique à exister, ni de recevoir de financement public. Ils ne sont plus que des organisations fantoches et inutiles si ce n’est pour offrir le paravent de l’illusion de la démocratie, et l’habillage promotionel de décisions qui sont prises ailleurs et sans lien avec l’intérêt général ou la volonté populaire.

    Grace a cette lecture exaustive du texte légal, votre démonstration eut été grandement facilitée et les débats eussent été éclairés par la rigueur de cette analyse.

    Enfin, dans cette optique, votre position selon laquelle : »Je ne défends pas l’idée selon laquelle il ne faudrait pas coordonner, harmoniser les politiques nationales serait foncièrement mauvaise«  ne tient plus. Puisque l’harmonisation des politiques nationales constitue une atteinte au principe supérieur du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes selon lequel :

     »« En vertu du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, tous les peuples ont toujours le droit, en toute liberté, de déterminer, lorsqu’ils le
    désirent et comme ils le désirent, leur statut politique interne et externe, sans ingérence extérieure, et de poursuivre à leur gré leur développement politique, économique, social et culturel.
    Les Etats participants réaffirment l’importance universelle du respect et de l’exercice effectif par les peuples de droits égaux et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, pour le développement de relations amicales entre eux de même qu’entre tous les Etats ; ils rappellent également l’importance de l’élimination de toute violation de ce principe, quelque forme qu’elle prenne. »" (source Acte final de la conférence sur la sécurité et la coopération en Europe Helsinki 1975 voir aussi : TCE de Giscard : la trahison d’Helsinki) 

    En effet qu’adviendrait-il de la liberté et du libre choix démocratique si chaque peuple, chaque nation, tout le monde devait se soumettre à l’injonction (venue d’on ne sait où) d’appliquer un système politique type et une législation uniformisante ? Ceci priverait la civilisation d’expériences nationales originales et d’alternatives indépendantes. Or à notre stade de développement, l’humanité n’a pas encore trouvé - que je sache- la recette magique de la stabilité et de la prospérité (malgré qu’on ait tant vanté le système d’union européenne politique et monétaire) et il serait puéril de le croire et machiavélique de le faire croire.

    Merci.



  • jean-jacques rousseau 27 avril 2015 18:26

    @Michel J. Cuny
    Vous ne voyez pas la vacuité de faire le procès d’un responsable miltaire et politique à partir d’un écrit d’adolescent ? Qu’impotre.
    Pour être plus sérieux et revenir au sujet il est peut-être instructif de souligner que la constitution de 1958 est un copier/coller de celle de Weimar de 1919. Celle-même qui a permis aux nazis de prendre le pouvoir et qui ne devint caduc qu’en mai 1945. Les juristes français ne se sont pas trop fatigués pour établir un texte assurant la prédominance de l’exécutif de type bismarkienne. Puisqu’ils n’ont fait que retirer dans celle de Weimar les dispositions concernant la séparation des pouvoirs horizontale, c’est à dire la structure établissant le pouvoir des Landers ou régionalisme que tentera de rétablir la proposition de 1969 et rajouter quelques considérations particulières sur la souveraineté et le référendum. Gros chantier !

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