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jean-jacques rousseau

Citoyen francais

Tableau de bord

  • Premier article le 19/04/2007
  • Modérateur depuis le 05/10/2010
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Derniers commentaires



  • jean-jacques rousseau 11 juin 2015 12:31

    @philouie
    Laissez-moi douter de votre paradigme. Et reprenons le fil du raisonnement.
    Vous dites que le terrorisme ne serait pas un moyen de subversion. Qu’il conduit à renforcer l’Etat et ses moyens répressifs. Donc qu’il bénéficierait plus ou moins directement à l’Etat et aux agents du dispositif sécuritaire.

    1. Qu’est-ce que la subversion ?
    « La subversion (latin subvertere : renverser) désigne un processus par lequel les valeurs et principes d’un système en place, sont contredits ou renversés. Le discrédit et la chute du pouvoir établi se fait dans le cadre de territoires politiquement ou militairement convoités. » Subversion

    2. Ne voit-on pas un relation directe entre terrorisme et subversion ? Lorsque l’action terroriste vise à déclencher un processus de déstabilisation des valeurs et d’un système organisé, ceci est la définition de la subversion.

    3. Vous sous-entendez que ceux qui vivent des moyens de répression (on suppose que vous pointez du doigt les hauts fonctionnaires et personels de la sécurité publique) ont intérêt au terrorisme et à son action subversive puisqu’il aurait pour effet de renforcer leur rôle et les moyens alloués.

    4. Je dis que ce raisonnement est faux, ou du moins si faible que le calcul bénéfice/cout est négatif. Car les ressources d’un Etat ne sont pas infinies. Plus les moyens sont alloués vers un programme d’anti-terrorisme, moins l’Etat peut allouer les ressources disponibles vers des secteurs à haute valeur ajoutée et diffuser ses moyens vers le tissu social tels que l’éducation, la recherche, ou l’infrastructure industrielle, la santé, le développement social. Sur le plan strictement comptable nous n’obtenons pas au final de « renforcement de l’Etat » mais une fragilisation économique, voir le déficit si il faut dépenser plus en matériel militaire et autre personnel de sécurité que ce que l’on dispose de recettes disponibles.
    De plus un Etat qui ne peut garantir la tranquilité et la paix publique perd de son influence sur la population et plus les compétences anti-terroristes seront étendues, plus les valeurs humanistes et démocratiques qui supportent l’organisation publique seront bafouées et objet de vives critiques. L’Etat aprés avoir perdu sur le plan des ressources et des conditions matérielles de sa stabilité, perd aussi les esprits et l’adhésion de la population : ce qui le fragilise encore plus et tend à réaliser les buts de la subversion.

    5. Résumons. Donc au total toute entreprise ennemie de l’Etat, de l’ordre public, de la paix civile trouve intérêt au terrorisme comme moyen de subversion et de déstabilisation, voir de conquête (politique et militaire) d’une zone géographique. Toute personne fonctionnaire de cet Etat - même dans le domaine de la sécurité ou de la répression -ou tirant bénéfice de la coopération avec cet Etat est nenacée par la déstabilisation de celui-ci et à terme en perdra tout avantage.
    Bien sûr nous ne parlons pas des agents ennemis ou complices du terrorisme (par ex. young leaders et autres agents atlantistes, etc.) qui agissent depuis l’interieur de l’Etat et qui estime pouvoir être récompensée ou bénéficier d’avantages suplémentaires de la faillite de l’Etat en question. 



  • jean-jacques rousseau 11 juin 2015 11:40

    Le titre et la conclusion allusive et abrupte de cet article sont erronées.
    Si certaines persones au coeur de l’institution publique utilisent le terrorisme pour controller les populations cela ne veut pas dire que l’institution en elle-même est mauvaise, nocive ou inutile.
    Ce que cela veut dire c’est que certaines personnes utilisent des méthodes terroristes à des fins subversives. Ce sont ces personnes qu’il faut trouver et mettre hors d’état de nuire, ce sont ces projets auquel il faut faire échec.
    Prétendre que l’Etat lui-même serait à détruire pour avoir été la cible de cette subversion, c’est comme si vous prétendiez qu’il faut jetter le bébé avec l’eau de son bain, pour que dorénavant l’eau reste propre... Ou comme si vous disiez qu’il faut interdire l’aviation civile, pour ne pas prendre de risque avec les détournements d’avions. Ce raisonnement est à la limite de l’obscurantisme.
    Bien plus grave. Lorsque vous accusez l’Etat en tant que tel d’être « terroriste » vous faites le jeu de ces commanditaires du terrorisme puisqu’il serait dans leur projet de répandre partout le désordre et le chaos, sans avoir a être inquiétés pour leurs agissements, sans avoir à répondre de leur responsabilité devant des magistrats intègres ou à subir la Justice d’un pays organisé et soucieux de l’ordre public.
    Pour le dire simplement. Cet amalgame entre Etat et terrorisme est fallacieux. Il s’agit de pure désinformation.



  • jean-jacques rousseau 9 juin 2015 15:20

    @l’auteur

    Cher Michel Drouet,
    Lorsque vous citez un article de loi et a fortiori de la constitution, prenez donc la peine de faire une citation complète. Ce faisant vous éviterez le piège du faux-débat, l’abime du verbiage et le marais des commentaires sans fin.

    Constitution du 4 octobre 1958

    ARTICLE 4.
    • 4.1 Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie.

      4.2 Ils contribuent à la mise en œuvre du principe énoncé au second alinéa de l’article 1er dans les conditions déterminées par la loi.

      4.3 La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation.
    • source : conseil-constitutionnel.fr

    Ce qui attire l’attention et intéresse ici c’est la dernière partie de l’art.4 alinéa 1  : "Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie« En focalisant votre problématique sur cette question du respect des principes de la souveraineté nationale (principes qu’il eut été judicieux de développer), il suffisait ensuite de questionner sur l’utilité de cette notion de souveraineté, sur son aspect sine qua non de la démocratie et du choix politique et sur les risques que pose son défaut dans les cas d’ingérence que présentent les traités européens et autres.

    De cette présentation rationelle et logique, vous pouviez déduire naturellement qu’à partir du moment qu’est franchie cette limite absolue de la souveraineté nationale, les partis politiques n’ont absolument aucune raison politique, ni fondement juridique à exister, ni de recevoir de financement public. Ils ne sont plus que des organisations fantoches et inutiles si ce n’est pour offrir le paravent de l’illusion de la démocratie, et l’habillage promotionel de décisions qui sont prises ailleurs et sans lien avec l’intérêt général ou la volonté populaire.

    Grace a cette lecture exaustive du texte légal, votre démonstration eut été grandement facilitée et les débats eussent été éclairés par la rigueur de cette analyse.

    Enfin, dans cette optique, votre position selon laquelle : »Je ne défends pas l’idée selon laquelle il ne faudrait pas coordonner, harmoniser les politiques nationales serait foncièrement mauvaise«  ne tient plus. Puisque l’harmonisation des politiques nationales constitue une atteinte au principe supérieur du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes selon lequel :

     »« En vertu du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, tous les peuples ont toujours le droit, en toute liberté, de déterminer, lorsqu’ils le
    désirent et comme ils le désirent, leur statut politique interne et externe, sans ingérence extérieure, et de poursuivre à leur gré leur développement politique, économique, social et culturel.
    Les Etats participants réaffirment l’importance universelle du respect et de l’exercice effectif par les peuples de droits égaux et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, pour le développement de relations amicales entre eux de même qu’entre tous les Etats ; ils rappellent également l’importance de l’élimination de toute violation de ce principe, quelque forme qu’elle prenne. »" (source Acte final de la conférence sur la sécurité et la coopération en Europe Helsinki 1975 voir aussi : TCE de Giscard : la trahison d’Helsinki) 

    En effet qu’adviendrait-il de la liberté et du libre choix démocratique si chaque peuple, chaque nation, tout le monde devait se soumettre à l’injonction (venue d’on ne sait où) d’appliquer un système politique type et une législation uniformisante ? Ceci priverait la civilisation d’expériences nationales originales et d’alternatives indépendantes. Or à notre stade de développement, l’humanité n’a pas encore trouvé - que je sache- la recette magique de la stabilité et de la prospérité (malgré qu’on ait tant vanté le système d’union européenne politique et monétaire) et il serait puéril de le croire et machiavélique de le faire croire.

    Merci.



  • jean-jacques rousseau 27 avril 2015 18:26

    @Michel J. Cuny
    Vous ne voyez pas la vacuité de faire le procès d’un responsable miltaire et politique à partir d’un écrit d’adolescent ? Qu’impotre.
    Pour être plus sérieux et revenir au sujet il est peut-être instructif de souligner que la constitution de 1958 est un copier/coller de celle de Weimar de 1919. Celle-même qui a permis aux nazis de prendre le pouvoir et qui ne devint caduc qu’en mai 1945. Les juristes français ne se sont pas trop fatigués pour établir un texte assurant la prédominance de l’exécutif de type bismarkienne. Puisqu’ils n’ont fait que retirer dans celle de Weimar les dispositions concernant la séparation des pouvoirs horizontale, c’est à dire la structure établissant le pouvoir des Landers ou régionalisme que tentera de rétablir la proposition de 1969 et rajouter quelques considérations particulières sur la souveraineté et le référendum. Gros chantier !



  • jean-jacques rousseau 27 avril 2015 13:20

    @Michel J. Cuny
    Je doute de la pertinence et de l’utilité de la question de « l’identité réelle » de De Gaulle. Comme chacun sa personnalité présente de nombreuses facettes et une certaine complexité. Ce qui serait plus interessant à observer c’est ce moment où son préjugé social, idéologique ou de doctrine vient interférer avec une rationalité propre à l’action publique. Que ce soit sur le plan de sa carrière comme militaire (théoricien ou tacticien) ou politicien on observe un fort décalage entre ses intentions, les objectifs annoncés et la qualité du résultat final.
    Par exemple dans son manifeste Vers une armée de métier en remettant en question l’armée de conscription qui a pourtant donné l’avantage militaire à la France depuis la loi Jourdan dans les guerres révolutionnaires et napoléoniennes, il s’aligne sur un préjugé aristocratique et une vieille rancoeur monarchiste contre ce pilier de la République. Ce qu’il préconise c’est une force blindée et professionelle de manoeuvre. Et en voulant tellement valoriser cette force de cavalerie blindée et mécanisée qu’il juge assez décisive et suffisante, il en vient à négliger voir dévaloriser le rôle de l’infanterie populaire et donc la question défensive en général et celui d’un dispositif défensif dans la profondeur en particulier. Analyse de la profondeur qu’il récuse sous le prétexte que la France serait « privée du nombre et dépourvue d’espaces stratégiques protecteurs ». On croit entendre François Ier se flattant à Marignan d’avoir emporté la victoire par les charges de sa cavalerie alors que les connaisseurs ont compris les rôles décisifs de l’infanterie et de l’artillerie dans l’affaire, rôles laissés dans l’ombre dans les rapports officiels. Ce préjugé lui portant à sous-évaluer le rôle d’une infanterie défensive renforcée par les tirs directs d’artillerie, l’empéchera de voir ce danger auquel il expose son offensive blindée dans le système défensif ennemi. Il sera tout déconfit à Montcornet lorsqu’on lui donnera l’occasion de mettre en pratique sa belle théorie de cavalier, en voyant ses bataillons de chars stoppés et laminés par le dispositif défensif ennemi. Or celui-ci consititué de petits groupes d’infanterie doté de petits canons anti-char abrités dans des batiments, surveillés par les anti-char de 88 mm placés sur les hauteurs : représente le modèle d’une organisation qui a fait défaut dans le système français en 1940. Aucun théoricien, ni aucun tacticien n’a vu ou n’a voulu ni pu mettre en place ce formidable système défensif contre la puissance blindée ennemie, garanti par le canon de 75 modèle 97 français adapté au tir anti-char, protégé par l’infanterie et installé en profondeur. D’ailleurs les services d’espionnage allemands suivaient de près les efforts de modernisation de cette arme anti-char et sur les +5.000 canons français bien peu avaient été déployés et moins encore utilisés contre les petits blindés allemands ou tchèques si vulnérables aux munitions anti-blindage. La plupart seront confisqués sous bache dans leurs hangars et seront acheminés vers le front russe après la défaite française à laquelle il aura contribué par la faiblesse de ses analyses et sa proximité équivoque avec la mouvance réactionnaire pétainiste.
    Sur le plan politique on peut aussi citer ce cas évoqué plus haut où le préjugé anti-ouvrier l’emporte sur la question du renforcement du consensus et de la démocratie dans l’entreprise en lui faisant opter pour le gadget de la participation au bénéfice plutot que sur le dispositif auto-régulateur de la cogestion. Même si son intention était de renforcer la puissance industrielle de la France, ses préjugés ne lui permettaient pas de contrer efficacement l’orientation du patronat vers le désarmement industriel qu’il avait lui-même pu entrevoir et vérifier : « Si vous laissez libres les industriels français, au lieu de barres d’acier ils fabriqueront des portes-clés ».
    Pour ce qui est du contrôle démocratique des institutions même s’il prétend que « La cour suprême, c’est le peuple français » et qu’il introduit le référendum pour : "tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent« . Finalement on voit bien que l’effectivité de ce contrôle démocratique est conditionnée par »le bon vouloir du prince" qui soumettra ou non à référendum par exemple la question de la privatisation des services publics ou plus grave les modifications du texte constitutionel ou la ratification des traités ! Ce qui pose le controle démocratique au rang d’une simple option facultative voir d’une affaire personnelle qui l’amènera finalement au chantage pour l’approbation et à la démission en 1969 le cas contraire. Laissant les affaires du pays dans les mains d’opportunistes encore moins scrupuleux et les moins du monde attachés à l’avenir de la Nation. Bravo !
    Est-ce révélateur qu’il soit emporté sur sa table de jeu avec en mains les cartes d’une partie de réussite qu’il n’a jamais terminée ?   

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