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Jean-Louis RENAULT

Jean-Louis RENAULT

Consultant en management et en relation humaines, j’interviens dans les organisations professionnelles et publiques en accompagnant tous ceux qui ont une responsabilité humaine (Cadres et dirigeants) à mieux vivre et mieux pratiquer leur management pour le bien-être économique et social.. Citoyen libre et acteur dans la cité, je pense que le monde de demain sera ce que nous en faisons aujourd’hui. Je ne me contente donc pas d’être spectateur de notre société mais agis comme citoyen et acteur de cette société hors des sphères politiques.

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  • Premier article le 23/11/2006
  • Modérateur depuis le 06/03/2008
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Derniers commentaires



  • Jean-Louis RENAULT Jean-Louis RENAULT 31 mai 2008 14:11

    Bonjour Ecométa

    Un peu trop de prosélitisme, dîtes, vous, vous avez peut-être raison, surement un vieux fond d’indécrottable optimisme. Si je partage grandement votre analyse, je ne peux m’empécher de me rappeler, quand vous parlez de "réalité", que nous en avons tous une vision différente. Vous connaissez l’adage "le monde n’est pas tel que nous le voyons, mais tel que nous sommes" .

    Quoi qu’il en soit, si je reconnais, faisant mien l’adage ci dessus, votre vision et si je la partage en grande partie, je préfère conserver une vision positive à défaut d’optimiste.

    Oui, vous êtes dans le juste quand vous parler de substituer l’humanité à l’humanisme. Le plus gros problème est que globalement, le niveau de conscience qui avait, en partie commencé à s’éveiller au siècle des lumières s’est grandement assombrie durant le siècle dernier. Les charniers des deux grandes guerres et l’absolue horreur de ce siècle sont encore fumants.

    Après être entré depuis plusieurs années dans une ère de "politiquement correct" avec tout le lot d’hypocrisie que cela entraîne, nous évoluons en toute allégresse dans un monde cyniquement incorrect dont visiblement peu s’offusquent, ou que n’entend t-on plus ceux qui s’en offiusquent. Aurions nous perdue la parole ?

    Je ne pense pas, pour ma part, que l’on puisse changer la société, Si nous voulons une nouvelle société, c’est à l’Homme de changer. Hélas, ce facétieux bipède, tout habitué qu’il est depuis plus de 2000 ans à évoluer dans un système de réponses et de prêt à penser y est -il prêt ? Peut-être faudrait-il inscrire Kant au programme du primaire "Sapere Aude" "pense par toi même" écrivait-il

    Oui, il faut remettre l’homme au sein de tous les projets

    Oui, l’être doit primer sur l’avoir si nous voulons perdurer

    Mais pour cela, je pense qu’il nous faut passer de l’esprit à l’action

    A défaut, il ne resterait plus qu’à relire tous les classiques d’anticipation, d’Orwell à Huxley en passant par van Vogt et Asimov pour imaginer le merveilleux monde de demain. Un monde ou la nouvelle religion s’appelerait TF1. Vous voyez, je conserve malgré ma vision un peu proséliste, un vieux relent de lucidité, mais je conserve malgré tout ce vieux fond d’indécrottable optimisme. Je continue, malgré tout, à croire en l’Homme. Même si parfois...

     

     

     

     

     

     



  • Jean-Louis RENAULT Jean-Louis RENAULT 29 mai 2008 10:26

    Bonjour Kisait,

    Je ne peux bien sur que partager une partie de votre vision notamment sur l’absence de management, le développement à l’extrème du principe de Peter qui fnous montre que certains évoluent parfois dans une incompétence qui mérite le respect, mais étant d’un naturel optimiste, je ne peux que constater qu’ici et là, et Antoine Riboud en fut un des précurseurs dès 1978, des efforts considérables sont développés par de plus en plus d’entreprises. Je suis d’accord, ce n’est pas suffisant, puissent ces entreprises, être entendu et procéder à une contagion positive. L’Entreprise réconciliée. (Pages 26-27)

    Il faut, vous avez raison, oser diriger autrement. le toujours plus n’est pas un facteur de progrès, mais de croissance. J’ai déjà exprimé mon sentiment à ce sujet dans un billet intitulé Développement et durable sont sur un bateau

    L’entreprise de demain devra concilier du coeur, du courage, du cerveau.

     

     



  • Jean-Louis RENAULT Jean-Louis RENAULT 28 mai 2008 12:16

    Bonjour Cug

    Je vais me permettre un brin d’impertinence,  C’est vrai que "C’est pas "demain la veille" que l’homme remplacera le profit dans les entreprises." Mais est ce la vocation d’une entreprise que de substituer l’homme aux profits. Dans une économie de marché ou capitalistique, la vocation d’une entreprise est de faire des profits, mais j’ajouterais, pas à n’importe quel prix et pas au dépens de la valeur "humaine", ce qui j’en conviens n’est pas toujours le cas.

    Bonjour Wiztricks

    Merci pour cette pertinente intervention. Je partage votre point de vue sur le profit . La rentabilité d’une entreprise et l’amélioration des profits ne sont pas des leviers de management. La rentabilité et les profits ne devraient être que les conséquences d’une performance dans laquelle tous les acteurs de l’entreprises sont, au delà des leurs compétences, motivés à agir, et surtout ,conservent une fierté d’appartenance. Cela est une partie du rôle du management. Pour reprendre votre intro sur "les belles paroles" j’ajouterais la citation d’un collègue et ami "On existe qu’en fonction de ce que l’on fait pas de ce que l’on dit" . certaines entreprises devraient donc privilégier l’action à la parole. Nombreuses le font.

    Pour en revenir à la pression exercée par les managers, elle est souvent le palliatif à une absence de management. Tout individu motivé à agir dispose de ressources exvceptionnelles qu’il ne demande qu’à exprimer, mais de manière libre, créative et autonome, pas sous la pression du jeu. Manager c’est aussi substiituer à la pression de l’enjeu le plaisir du jeu.

    Et surtout encore une fois, ne logeons pas toutes les entreprises à la même enseigne. Un grand nombre font de réels efforts pour rendre l’environnementt professionnel plus agréable au quotidien. Certaines sont porteuses de valeurs qu’elles expriment et partagent avec la plupart de leurs collaborateurs. Particularité ne fait pas généralité, quand bien même ces "particularités" sont nombreuses. Quand un fossé sépare deux parties (employeurs/salariés) comme nous le constatons de plus en plus, il y a deux possibilité : Continuer à creuser et à élargir ou combler le fossé. Mais si l’une des parties commence à combler, l’idéal est que l’autre partie en fasse de même, sinon....Le fosse s’élargit. Et dans ce cas, qu’en serait-il demain de notre modèle économique et quelles alternatives s’offrent à nous ? Mohammed Yunus peut -être ou le capitalisme à portée de tous les terriens. C’est un autre sujet.

     



  • Jean-Louis RENAULT Jean-Louis RENAULT 19 mars 2008 18:25

    Bonjour,

    Clemenceau, si je ne me trompe disait "Pour résoudre un problème, c’est simple, il faut l’enterrer et pour cela, il faut créer une commission".

    Si l’on se résume donc Mr Bertrand vient de constater que le stress existait dans l’univers professionnel.

    Pour commencer à le banaliser, le complexifier ou le dédramatiser (à moins que ce ne soit l’inverse) Le stress rejoint un groupe de mots nouvellement créés "Les risques psycho sociaux". J’aime bien cette nouvelle appelation, ça fait tendance..C’est amusant d’ailleurs de constater qu’à une époque d’appauvrissement du langage, pour masquer un peu plus l’incompétence des élites autos proclamés, l’on invente régulièrement de nouveaux groupes de mots. Ainsi le stress rejoint une nouvelle catégorie qui du coup mérite bien une commission. Les auteurs du rapport d’ailleurs aiment bien les appelations et les abrevations. Petit florilege et ingrédients nécessaires pour créer une commission. allez à la page 3

    On va donc faire une enquète pour voir si le stress existe, S’il a le droit de faire partie de la catégorie "Risques Psychosociaux" et pour l’accompagner dans sa labelisation l’on procédera en cas de sucides sur les lieux de travail à des "autopsies psychologiques" L’expression a elle toute seule fait déjà peur.

    Concrétement voilà ce que dit le rapport :

    1- Construire un indicateur global tiré d’une enquête psychosociale évaluant simultanément
    les conditions sociales de travail et l’état psychologique du sujet ;

    Voilà un bon boulot pour occuper quelques commissions qui permettront de mesurer tous les ans si l’individu est stressé et si son travail en est la raison. Problème : s’il y a lieu d’apporter des modifications on reste dans le curatif pas le préventif. Hueureusement qu’en matière de MST l’on privilégie le préventif, 

    2- Utiliser comme indicateurs spécifiques les enquêtes nationales existantes et développer
    des indicateurs spécifiques supplémentaires à partir des mouvements de main d’oeuvre,
    des arrêts maladie de courte durée et en exploitant les rapports de la médecine du travail et
    des inspecteurs du travail ;

    Un énarque (Pardon les énarques, mais vous devez commencer à être habitué à cet humour douteux... quoi que...) Un enarque donc, aurait pu être l’auteur de cette proposition qui a elle toute celle nécessite une Commission. Mieux un nouvel observatoire.

    3- Lancer des expériences pilotes dans la fonction publique ;

    Cela va surement faire plaisir à un grand nombre de fonctionnaires catégorie A qui ne savent déjà plus comment "manager" des équipes en démotivation galopante. Un zeste d’expérimentation devrait tout résoudre...

    4- Analyser le rôle des incitations dans le fonctionnement de la branche Accidents du travail et maladies professionnelles de la CNAM-TS

    J’espère que le Minsitre a compris, moi pas.

    5- Recenser les suicides de salariés au travail et procéder à une analyse psychosociale de ces
    suicides (« autopsie psychologique ») ;

    Brrr, cela me fait froid dans le dos. J’imagine une forme d’enquète auprès des proches afin de vérifier que le suicide est bien professionnel, non pardon, n’est pas professionnel même si le salarié se suicide sur son lieu de travail c’est surement par ce que c’est plus pratique. Et puis imaginons si cela continue et que cela soit considéré comme accident du travail ? Aïe ! le déficit de la sécu va continuer à se creuser

    6- Lancer une campagne publique d’information sur le stress au travail

    Tiens un peu de boulot pour les agences de pub. J’magine les slogans "Ne stressez pas vos collaborateurs, c’est pas bien ! ou mieux "Stressés du travail , rebellez vous. !" Le problème c’est que quand le stress devient destructeur, il n’est plus visible, cela s’appelle la phase d’épuisement. la dernière...Il ne peuvent plus se rebeller.

    7- Former les acteurs au sein de l’entreprise et renforcer leur rôle ;

    Encore faudrait-il nommer les acteurs...

    8- Créer un portail Internet pour l’information des entreprises et des salariés ;

    Il y en déjà plein stress-info.org entre autres


    9- Charger le futur Conseil d’orientation des conditions de travail de suivre la mise en oeuvre
    de ces actions.

    Youpie un nouvel observatoire. On ne va bientôt tout connaitre des étoiles à force de créer des observatoires. Par contre pour traiter le stress non plus de manière curative mais préventive...Il faudra attendre..

    Pourvu que ça dure !



  • Jean-Louis RENAULT Jean-Louis RENAULT 9 mars 2008 10:58

    @cephale, vous avez tout à fait raison. La modification d’un système de management doit se conduire comme un projet. Ce n’est pas en dispensant des formations au middle management que l’on améliore une organisation. Trop souvent hélas les niveaux de top management ne sont pas impliquées dans les projets, pensant souvent à tort que les améliorations ne doivent porter que sur les niveaux inférieurs. On apprend ainsi à des niveaux de management intermédiaire à améliorer leur management, mais souvent leur enthousiasme fait place à une certaine frustration quand ils découvrent que le nouveau management qu’ils pratiquent n’est pas le même que celui qu’ils recoivent. L’analyse et la pratique systémique des "bons comportements" managériaux à encore du pain sur la planche.

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