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Jean-Paul Foscarvel

Jean-Paul Foscarvel

Cadre "de base" en entreprise et auteur de textes divers, nouvelles et pièces de théâtre.

Tableau de bord

  • Premier article le 07/04/2008
  • Modérateur depuis le 05/07/2008
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Derniers commentaires



  • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 12 mai 2008 11:43

    J’avoue m’être fait prendre au piège... Très drôle.

    Ceci dit, c’est exactement ce que font les industries pharmaceutiques avec la connaissance des peuples sur les plantes médicinales.

    Vous prenez une connaissace particulière, qui peut être ancestrale, vous la brevetez, et vous faites des fortunes. A la limite, vous pouvez inderdire aux populations pillées d’utiliser un procédé breveté par vous. Ceci peut s’appeler le miracle ocidental.

    C’est ce que j’appelle la plus-value différée, ou informationnelle, qui est apparue dans les années 80 en informatique et à tendace à s’étendre sur l’ensemble du champ de production : réaliser de la plus-value à partir des idées, y compris, et surtout, celles des autres.

    On confond d’ailleurs droit d’auteur, à la française, et droit de copie. Le premier reconnaît à l’auteur la pérénité de son oeuvre, avec ou sans rémunération, et ne peut être cédé ; le second est un droit versé à celui qui en est le possesseur légal, et peut être vendu à n’importe qui.

    Qui rendra ses droits d’auteur à la Nature ?



  • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 11 mai 2008 12:32

    D’abord, bravo pour l’article !

    Les mesures ne viennent pas de la bulle du grand chef de tout. Elles reposent bel et bien sur un corpus théorique.

    Les études de la mico-économie vont dans le sens proposé par la réforme :

    http://www.cairn.info/revue-economie-et-prevision-2002-4.htm

    elles en sont la justification en quelque sorte, mathématisée.

    Le problème de ce type de modèle est :

    . Qu’il prend des hypothèses simplificatrices sur les acteurs qu’il étudie

    . Qu’il ne considére pas les boucles (diminution de la consommation en cas de baisse des salaires entraînant à son tour une diminution de la demande)

    . Qu’il ne considère pas les effets réels sur la vie des gens, qui ne sont que des entités abstraites...

    Pour la critique de de la microéconomie,

    voirnnotamment http://thorstein.veblen.free.fr/documents/LHNBT03.pdf,

    ainsi que les travaux de Michel Husson sur la validité de la microéconomie, et de son rapport avec l’économie réelle.

    Ce qui est à remettre en cause, au-delà de notre chef bien aimé qui est un épiphénomène, c’est l’application sans sens critique de théories qui ne sont valables que dansun cadre bien déterminé, et de modèles finalemnet non validés par un rapport théorie réalité. Même pire. Comme le modèle de Ptolémée (voir http://www.astronomes.com/c0_histoire/p013_arisptol.html), qui pour laisser la terre fixe au centre de l’univers, créait un système des plus compliqué, à la différence de celui d’Hecraclite ou plus tarde Copernic, les néo-clasiques veulent que la réalité entre dans leurs modéles, et non l’inverse (recaler leurs modèles sur les observations), d’où leur obsession à convertir l’économie du monde en lieu de concurrence pure et parfaite, où oeuvre l’homoaeconomicus, qui est l’hypothèse de base de leurs modèles (sinon la complexité les rend vite incalculables, du fait de leur façon d’aborder les choses).

    Au fond, ils transforment le monde pour qu’il puisse bien entrer dans leur équations différentielles, avec les conséquences que l’on sait (misère, famine, paupérisation générale, épuisement de la planète, etc.)

     



  • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 10 mai 2008 11:47

    Quelques réponses aux différentes critiques et remarques, dont je salue les auteurs.

    Je pense d’abord que les citoyens commencent à se rendre compte que les réformes appliquées par le gouvernemnet ne vont pas dans le bon sens, même si le parti au pouvoir prétend l’inverse. Est-ce par aveuglement, ténacité dans la volonté d’appliquer un modèle, confusion entretenue sur le mot "réforme" ? Il faut peut-être des réformes, mais pas celles mises en place.

    Par rapport à l’effet à petite échelle/échelle globale, il s’agit d’une question fondamentale. Ce qui l’échelle d’un individu, ou d’un groupe d’individu peut être souhaitable, ne l’est plus au niveau global.

    Un exemple un peu formel : soit un ensemble d’agriculteurs avec des terrains constituées de haies, chacun sait que l’existence de ces haies est essentielle la préservation de la terre, mais ces haies créent un handicap au niveau rentabilité. si un seul agriculteur coupe ses haies, il gagnera concurrentiellement vis-à-vis de ses voisins, il a donc intérêt à le faire. mais si tous le font, tous y perdront à cause de l’érosion. Le problème est que le marché, justement, favorise le premier agriculteur qui coupe ses haies, car raisonne à court terme, et à long terme la disparition du groupe (même raisonnement avec la pèche).

    Sur le droit du travail, voir l’Article du Monde Diplomatique de mars 2008 par Gérard Filoche, inspecteur du travail. Je n’entrerai pas dans le détail, mais de nombreux droits, par exemple, passent du côté législatif à la décision par décret (sans intervention du parlement), la durée du travail était relative aux conditions de travail, et est désormais intégrée dans la partie salaires, passant des conditions même du travail aux considérations de coût.

    Les grandes institutions, suite aux problèmes notamment de famine, se détachent progressivement de l’idéologie néo-libérale. L’Europe, elle, notamment la France, continue de faire confiance à ces modèles, et prend des mesures, pond des traités, des décrets, des lois, qui à terme vont nous enfoncer tous. Dans dix ans, il sera trop tard de regretter un aveuglement non critique. Si personnellement j’essaie de répondre aux critiques, c’est justement pour essayer d’éviter cet aveuglement, car il peut s’emparer, dans la bataille des idées, chacun d’entre nous.

    Le critère, c’est le réel. Le réel du monde actuel me semble constituer la meilleure réfutation des modèles néo-libéraux. Le FMI, longtemps porteur d’une vision dogmatique, frémit sous la brise du réel, commençant à considérer par exemple que les cultures vivrières locales sont un élément de sécurité, même si la concurrence libre et non faussée au niveau mondial est écornée. Chez nous, le gouvernement, et encore la CE, reste sur des positions antérieures.

    L’application des conditions d’attribution des allocations est à cet égard un élément clef de cette politique, visant à faire du marché du travail un espace ouvert sans régulation. Cette modernisation est une régression pour tous au niveau sociétal, même si quelques uns en tirent profit.

    J’ajouterai que le fait de penser dans le sens du système n’épargne pas de ses conséquences. par contre, le fait d’être lucide quant à ses limites, voire ses dangers, permet au moins d’anticiper et de réagir.

     



  • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 8 mai 2008 18:48

    Je ne jugerais pas de la qualité du film que je n’ai pas vu et n’irai probablement pas voir.

    Ne sommes-nous pas dans un cercle vicieux.

    violence réelle->dénonciation de la violence ->réalisation de films violents ->augmentation du sentiment/de l’acceptabilité de la violence->violence réelle.

    D’autant que les informations TV sont complètement dans cette spirale, ainsi que les jeux vidéos.

    Notre époque est trouble.

    Mais cela pose la question de l’art (ce cinéaste est, ou au moins se veut, un auteur) face au réel.

    Dénoncer, même avec les meilleures intentions, la violence humaine ne participe-t-il pas de cette violence ?

    A ce propos, le film "Elephant" de Gus Van Sand me paraît y répondre. il en montre le mécanisme, tout en nous faisant ressentir ce que sont, ou furent, les victimes. Pas de complaisance, mais ce qui je crois, est essentiel, la distance. Ce qui manque dès le premier regard jeté à la plupart des films hollywoodiens.

    Le film de Pasolini, cité dans l’article, est à cet égard limite, mais son génie transcende cet obstacle en chef d’oeuvre.

    C’est par l’apport de la forme que se fait la différence entre les grands auteurs, et les autres.



  • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 3 mai 2008 23:57

    ll n’y a de la part du gouvernement, comme du MEDEF, aucune volonté de faire diminuer le chômage.

    A quoi cela servirait-il ?

    La persistance du chômage permet en effet de faire baisser les salaires, de faire pression pour que les salariés acceptent n’importe quoi, soient licenciables à merci, rend toute lutte risquée, casse l’influence des syndicats contestataires, permet en définitive une précarisation généralisée par ailleurs entérinée par le nouveau droit du travail (code du travail modifié sous de Villepin).

    Le seul inconvénient serait celui de la perte de croissance si un chômage étendu persistait. mais cette crainte est contournée par la montée des nouveaux consommateurs asiatiques notamment. De l’Europe, les multinationales ont seulement besoin de la partie riche, sauf pour la grande distribution qui elle s’enrichit à mesure que ses client s’appauvrissent.

    Au delà du cas français, une sorte de lutte sourde s’étend à travers le monde via la mondialisation, celle des riches contre les pauvres. Ceci peut paraître manichéen, mais à voir la famine se développer avec ses émeutes, et d’un autre côté l’accumulation d’une hyper-richesse qui dépasse l’entendement, on ne peut s’empêcher de penser que la période est lourde d’une torpeur maladive, comme si l’élite refusait désormais de voir qui gis à ses pieds.

    Les Grecs dénonçaient l’hybris, je crois que nos élites y baignent jusqu’à ne plus voir le réel.

    Chômeurs, précaires, RMIstes, aliénés du boulot, ce sont des gens qui souffrent de voir jour après jour leur vie devenir plus pénible, que ce soit par les soins, moins accessibles, la cherté de la vie, la galère des boulots, la retraite qui s’éloigne toujours plus, la fuite pour les étrangers traqués, les loyers qui grimpent, et ainsi de suite. Ce ne sont pas des statistiques, ce sont des êtres humains qui voient s’éloigner de leur vie tout ce qu’elle devrait receler de rêves, de plaisirs, de loisirs, de bonheurs.

    A moins que la nouvelle société ne réserve ce mot qu’à l’élite. Une ploutocratie, en somme, comme me l’avait suggéré une amie ?

     

     

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