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joelim

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 Toute solution mérite d’être formulée, mais toute formulation ne mérite pas d’être solutionnée... L’expérience et l’intuition ont plus de valeur que le raisonnement et le langage, surtout quand ces derniers sont mal utilisés ce qui est fréquent. Je suis de ceux qui rêvent d’un monde meilleur, plus juste, plus humain. Plus rationnel donc, encore faut-il arriver à définir et à mettre en œuvre collectivement cette rationalité.

Tableau de bord

  • Premier article le 12/10/2009
  • Modérateur depuis le 03/11/2009
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Derniers commentaires



  • joelim joelim 28 août 2008 20:39

     Il y a aussi le capitalisme sans dividendes, tel que prôné par le prix Nobel M. Yunus.

    Ce serait pour moi une solution efficace et rapide aux problèmes.

    Cela n’aura hélas pas lieu, car beaucoup confondent capitalisme et capitalistes, alors qu’un capitalisme sans capitalistes resterait créateur de progrès sans les défauts habituels.... Bien sûr le libéralisme, qui est liberté de gagner de l’argent sur le dos de la société, doit être maîtrisé, tandis que la libre-concurrence devrait être recherchée (et y a du boulot).

    D’autre part, l’extrême gauche continuera à être totalement anti-productive, n’inspirant aucune confiance de la part du citoyen lambda, et cela malgré les excès du libéralisme de la droite, qui tend à supprimer tous les progrès sociaux obtenus depuis un siècle.

    Pourquoi ? Parce qu’elle n’’est pas réaliste mais idéologique, et qu’elle fait l’erreur de s’affirmer en tant qu’ANTI-quelque chose, ce qui démontre un manque de vision déplorable (puisque çà sous-entend que ce qu’on a à proposer est moins important que ce qu’on combat).

    Puissent un jour les bons sentiments de l’extrême gauche se subsumer en quelque chose de pragmatique, c’est-à-dire de réellement progressiste... Sinon, même rassemblée, elle ne dépassera plus la barre des 5% avant des décennies... ce qui, dans son dogmatisme actuel, sera bien fait pour elle... Sauf que le progrès social (lent mais progressif) continuera à être bafoué, en partie grâce à elle. Et oui, j’entends encore les slogans PS-UMP même combat : qui peut croire que la France partirait autant à vaut-l’eau avec Ségo et sans Sarkozy ?




  • joelim joelim 17 août 2008 16:08
    Merci pour cet article. Je suis étonné du peu de lecteurs et de réactions, vu la nouveauté et l’intérêt de l’approche de M. Yunus.
     
    morice : On préférerait une disparition pure et simple plutôt qu’unb aménagement. Le capitalisme n’est qu’une ETAPE, selon d’autres penseurs, on aurait tendance à l’oublier en ce moment....
    Voir en ce que propose Yunus un simple aménagement du capitalisme me paraîtrait être le comble du dogmatisme : seules les solutions au problème de la pauvreté qui entreraient dans la vision idéologique d’une "vraie gauche" auto-proclamée seraient acceptables ? Et comme il n’y en a apparemment pas (les "penseurs" n’étant apparemment pas des "acteurs"), il vaudrait mieux continuer à s’écouter parler sans rien faire ? L’idéologie ne doit pas passer devant les résultats tangibles, sinon c’est de la bouffonnerie qui finit dans des résultats électoraux ridicules. C’est mon humble avis. La parole n’arrive jamais à la cheville de l’acte : que nous oublient un peu les penseurs-gloseurs, c’est-à-dire ceux qui parlent en l’air et n’appliquent pas ce qu’ils disent.
     
    Gilles : "Yunus est-il de droite ou de gauche ?"  Cette simple question nous ramène à l’unidimensionalité...
    Bien vu. Ces clivages artificiels nous lobotomisent à petit feu. Certaines questions sont mal posées et n’ont pas de réponse claire. Dans ce cas précis Yunus ringardise totalement les dogmatismes droitiers et gauchers dont la petite musique nous entoure depuis des dizaines d’années : qui n’est de gauche est de droite et vice versa, gnagnagna. Avec ses mots simples et concrets, Yunus pulvérise tout simplement la rhétorique habituelle, en s’en tenant strictement au factuel, ce qui est totalement déstabilisant en regard de l’attitude habituelle des politiques français, dont chacun a élaboré sa propre idéologie byzantine, évidemment plus meilleure que celle des autres... La preuve en est que tout finit en querelles de personnes, malgré le peu de crédibilité que cela génère vis-à-vis du citoyen-électeur. Et d’ailleurs, comment peuvent-ils seulement croire que l’électeur leur fera confiance, s’ils ne se font même pas confiance dans leur propre équipe ?....
     
    Gnarf : Car il faut en permanence veiller a ce que TOUS puissent profiter des bienfaits du marche libre, sans que certains acteurs n’asphyxient d’autres. C’est difficile.
    Je ne suis pas expert en art économique mais il me semble qu’il faut distinguer entre libéralisme économique et liberté de concurrence, et que vous parlez de la seconde et non du premier.  Je ne me réfère pas au dico mais aux actes de ceux qui prônent l’un ou l’autre : les tenants du libéralisme veulent moins d’état et se moquent de la liberté de concurrence du moment qu’ils ne sont pas lésés, çà me semble être un invariant. Par ailleurs, dire que maintenir le marché libre est difficile me fait sourire : c’est comme si on disait qu’on essaie d’aider les pauvres à sortir de leur pauvreté mais que c’est difficile. Comme si on faisait quelque chose d’efficace ! La liberté de concurrence est probablement un but noble et même réalisable mais n’est pas du tout appliquée en France malgré les législations : il n’y a quasiment plus dans les branches économiques importantes que des empires : médiatiques, de la téléphonie, du BTP, des médicaments, etc., Ils se concertent potentiellement (prix du SMS, etc.) et font la pluie et le beau temps auprès des décideurs et des législateurs politiques démocratiquement mandatés. Et çà va de pire en pire (sociétés d’autoroutes, énergie, transports...). Donc, je crois qu’on ne sait pas si c’’est vraiment difficile, quand les politiques ne font rien à part les gesticulations habituelles ayant pour but de faire croire qu’ils font quelque chose.
     
    S2ndreal : Sur quelle base fau[drai]t-il "mater les dérives de certains acteurs du marché" ? Faut-il réintroduire une morale ?
    Réaction très juste, tant de gens pensent à contrer autrui plutôt qu’à construire quelque chose. La force de la proposition de Yunus justement, avec ses Social Business (que j’associe aux entreprises sociales), est de ne pas tomber dans le travers des interdictions parfois irréalistes qui plombent le discours de la rhétorique politique française. Je crois même que cela dépasse les capacités conceptuelles des habitués ancrés dans la gauche de la gauche, qui voient vraisemblablement en Yunus le chantre d’un capitalisme réformé ou maquillé, alors qu’il est pour moi un David en face du Goliath capitalistique (en effet, un capitalisme sans dividendes transforme totalement celui-ci). D’ailleurs, les actes de Yunus ont sorti beaucoup plus de gens de la pauvreté que ceux de n’importe quel anti-capitaliste proclamé français. Les électeurs s’en doutent bien, il n’y a qu’à voir les calamiteux résultats des "anti-capitalistes" dans les derniers championnats de France de présidence de la République. Comme quoi la bien-pensance du discours ne fait pas tout et les positions anti-quelque chose sont perçues pour ce qu’elles sont : des idées non abouties, sans caractère d’opérationnabilité. Il faut arrêter de prendre les gens pour des cons, ils savent très bien qu’une idée généreuse ne se transforme pas toujours en loi qui ne se transforme pas toujours en décret qui ne se transforme pas toujours en application réelle qui n’est pas toujours une réussite. C’est pourquoi un discours ne vaut jamais un acte.
     
    Pour en revenir aux entreprises sociales, leur force est de concurrencer les entreprises actionnariales (à dividendes) sur leur propre terrain, même sans l’aide d’une législation en leur faveur. Loin de scander des slogans anti-ceci ou anti-cela, comme le font nos théoriciens de la gauche de la gauche (que j’appelle la gauche de la gauche, la GG quoi), M. Yunus analyse objectivement le problème de la pauvreté, propose et expérimente avec succès des solutions pragmatiques, si loin des préoccupations de la GG que celle-ci ne réagit pas... Et en fait je trouve que c’est tant mieux, car quoi attendre de courants politiques ayant concrètement acté, par leur rhétorique, pour l’élection de Sarkozy plutôt que pour la méchante néo-socialiste Ségolène ? Même la "gauche progressiste" (ou GP, que je définirais comme celle qui réfléchit logiquement plutôt que doctrinalement), peut ne pas saisir la portée des propositions de Yunus... Un banquier, même s’il transforme la vie de milliers de pauvres, est-il avant tout un banquier ? Pour une certaine gauche la réponse semble être oui, ce qui est pour le moins étonnant de dogmatisme. Déjà, l’erreur initiale de la position anti-capitalistique est de se contenter de se positionner principalement en tant qu’anti-quelque chose, ce qui signifie : qu’il n’y a pas de meilleure alternative disponible à mettre en avant. Et oui, c’est plus facile de détruire que de construire, tout bricoleur sait cela, l’électeur aussi d’ailleurs...
     
    Quant aux "joint-ventures" genre Grameen Bank / Danone, je ne suis pas entièrement convaincu mais bon, on verra dans la longueur. Si çà marche tant mieux. Je part du principe, peu usité en France, où l’on ferait passer le progrès social tangible avant les doctrines très élaborées mais peu concrètes des philosophes de la politique... Je fais confiance à M. Yunus pour éviter la dénaturation de son action. Lui au moins mets en corrélation ses actes et ses paroles. D’ailleurs, il est Nobel de la Paix, lui, et ce n’est pas parce qu’il prête de l’argent qu’il faudrait le diaboliser, au contraire !
     
    Autre remarque : je suis sûr qu’à choisir, à qualité égale (si c’est possible), les consommateurs achèteraient plus à une entreprise sociale qu’à une entreprise à actionnariat. Deux raisons à celà, chacune justifiante à elle toute seule :
    - l’humain aspire naturellement aux avancées sociales, et n’aime pas trop le lucre (surtout celui des autres),
    - maximiser le profit entraîne la malfaçon, le gaspillage, la pollution, le mépris des valeurs de respect de l’être humain (utilisation de la main d’oeuvre en tant que simple outil, etc.). Un exemple de résultat de cette maximisation des profits : Le scandale de l’huile de moteur dans l’huile de tournesol.
     
    Mais le véritable défi dans notre coin de planète est de les mettre en oeuvre, ces entreprises sociales. Dans les pays pauvres, certes, mais aussi pour les pauvres d’ici, et même pour l’ensemble des services possibles. Cela me paraît le seul espoir pour arriver à sauver la planète (on a dépassé le stade où ce propos était naïf). Evidemment le problème est alors d’être suffisamment compétitif, pour l’obtenir, cette qualité. Mais il y a des marges de manoeuvre : au regard des positions monopolistiques, des budgets publicitaires et communicatoires, du manque de fonctionnalité de tant de produits et services. Non ? Et puis, pourquoi concurrencer directement ? Pourquoi ne pas plutôt développer une activité économique créative et alternative, répondant aux besoins non satisfaits, et nettement différenciée des circuits consommatoires habituels qu’il paraît vain de vouloir changer ?
    Gageure ? Voire. Personnellement, je ne suis satisfait, ni de la télé, ni de la radio, ni des journaux, ni des logiciels, ni de la bouffe industrielle, ni de la qualité des produits en général, etc, etc. C’est donc que mon pouvoir d’achat est disponible pour d’autres services et articles, élaborés dans une perspective sociale. Vastes potentialités que tout cela, surtout quand on voit le matraquage publicitaire essayant de faire passer les business les plus polluants pour des entreprises écologiques !!! Bien sûr, les banques classiques ne proposent pas d’épargner dans des "social business"... Où serait leur intérêt ? Et leurs agios ? Elles ne bossent pas pour rien, elles ont des bénéfices à verser, elles !... Qu’à celà ne tienne, confions notre épargne à des institutions plus fiables (je fais référence au scandale de la titrisation des risques) et surtout moins avides de gains !... Déjà qu’elles nous font payer l’argent qu’elles prêtent à la collectivité nationale !!


  • joelim joelim 15 août 2008 20:42

    Oui, j’ai regardé un instant les jeux et leurs grands prêtres : à mourir de rire... Sur france 2 ou 3, il y a le concept de l’"escarcelle française", qui contiendrait ou pas suffisamment de médailles. Je crois qu’il en faut le plus possible, si j’ai bien compris la logique. J’espère qu’ils vont nous la montrer à la fin des JOs, cette escarcelle qui semble si importante.

    J’aime aussi les lamentations et gémissements devant les médailles que les concurrents français n’arrivent pas à reproduire d’une année sur l’autre (comme si c’était une trahison nationale !). On a l’impression d’entendre une bande de maniaco-dépressifs franchouillards changeant totalement d’idée toutes les cinq secondes... Franchement, s’ils n’étaient pas aussi lourdingues ce serait un bon spectacle comique. Par ailleurs je trouve qu’on voit de moins en moins les athlètes en action, lesquels sont souvent marginalisés par des pannonceaux publicitaires ou dispensateurs de résultats, quand ce n’est pas la tronche des commentateurs...
    Y aura-t’il du dopage aux Olympiades ? Et, si oui, sera-ce sû ? Si oui j’ai déjà un surnom pour les JOs : les jeux Oulons’pique. Huum le canard enchaîné a déjà dû la faire...



  • joelim joelim 14 août 2008 23:41

     Cette information ubuesque est représentative de la logique sous-jacente des pouvoirs économiques actuels :

    - consommer de l’huile de moteur (usagée, si je me souviens bien de l’info du "canard" ?) est une aide au recyclage des produits toxiques, c’est un acte civique qui devrait même être généralisé, il suffirait de calculer au plus juste les quantités (presque arbitraires) à ne pas dépasser,
    - écouler ainsi des dérivés d’hydrocarbures (que sont les huiles de moteur) ne peut que contribuer à aider les pauvres entreprises de fabrication, de transformation et de vente d’hydrocarbures, qui sont si lourdement à la peine depuis les bruits de raréfaction de l’or noir.
     
    Je sais, cette logique paraît absurde, et dans un sens je plaisante. Les raisons tournent sûrement plus autour des coûts (et donc d’un manque à gagner potentiel), de la difficulté de communiquer à ce sujet, et de la simple inertie humaine. Néanmoins, si on s’en tient aux faits et si l’on ne présume pas de l’absurdité ou de la non-absurdité des motivations, on peut légitimement chercher d’autres motivations que le seul risque du "manque à gagner" et de la perte de bénéfice afférente. Pour compléter les motivations possibles, on peut conjecturer des 
    - "à quoi bon ?"
    - "on va pas s’emmerder"
    - "si on est discrets çà passe, comme une lettre à la poste"
    qui sont dignes à mon goût d’appartenir à la catégorie des éléments possibles de motivation, de la ribambelle de responsables - fort bien présentés dans cet excellent article) qui se sont empressés de décider de ne rien faire pour les clients/mandants/consommateurs/citoyens que nous sommes.
     
    Par ailleurs, le silence des médias traditionnels démontre une fois de plus que leur logique, auparavant partiellement journalistique, est plus que jamais communicationnelle et divertissatoire, apparaissant totalement à la solde des groupes d’intérêts financiers. C’est vrai quoi : à quoi bon prévenir les français qu’ils bouffent de la merde, puisque si on ne leur dit pas ils ne s’en rendront pas compte ? Soyons logiques !  Cerise sur le gâteau : on ne sait ni quels produits sont concernés, ni même quels sont les toxiques exacts présents dans ces produits vendus en supermarché !!!
     
    Conclusion : la logique de la bouffe industrielle et des supermarchés (je ne parle même pas des instances de contrôle, dont on se demande pourquoi on les paie) est d’empoisonner - certes à faible dose - autrui plutôt que de s’empoisonner la vie à l’informer. Je ne parle même pas de retirer les produits : tout doit être mélangé et il est peut-être impossible de cerner les séries de produits en cause (ce qui serait une erreur de "process"). Mais quand même, des analyses pourraient simplement être faites et les résultats rendus disponibles à tous. Çà ne mangerait pas de pain. Ce serait même le minimum dans une société réellement cohérente et respectueuse de la vie (et pas seulement dans les mots). Non ?
     
    Mais ne rêvons pas : ce raisonnement de bon sens n’est pas dans leur apparente "logique", tout à fait primaire, consistant à faire passer la maximisation des bénéfices avant l’intérêt collectif. Logique cynique et irresponsable, qui met en relief le concept de social-business du prix Nobel M. Yunus dont je retiens la contradiction malheureusement irréductible entre maximisation des profits (c-à-d dividendes) et entreprise à intérêt social/collectif visant à améliorer la qualité de vie plutôt qu’à la réduire. Cette tactique en faveur de l’actionnariat, me semble une très mauvaise stratégie commerciale à moyen terme, car la confiance s’effrite plus vite que l’on croit, et de façon impossible à rattraper. Par exemple, je me demande comment faire encore confiance à l’entreprise Lesieur et aux chaînes de grande distribution impliquées dans cette affaire. D’un autre côté, en termes de stratégie purement financière, l’omerta pratiquée est parfaitement logique (bien que proprement scandaleuse).
     
    Le pire pour moi est de m’apercevoir que je me suis encore récemment réapprovionné d’un grand pot de mayonnaise Lesieur, alors que je suis au courant depuis les articles du canard enchaîné. Allez c’est décidé, je passe à la concurrence (Benedicta). Mieux encore : j’essaie d’arrêter la bouffe industrielle et ses malfaçons. Avec toutes ces casseroles, l’industrie alimentaire fait drôlement monter la pression, on est en train d’entendre le bruit de la soupape !
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