"Trouvez-vous que c’est mal qu’on interdise aux exibitionnistes de faire leur numero à la sortie de l’ecole de vos enfants."
Il ne me semble pas que les organisateurs de ce salon de l’érotisme, et ses participants, soient venus s’accoupler devant vos enfants à la sortie de l’école, non ? Aussi, si cette manifesation vous pose problème, c’est bien par rapport à un contenu - le corps comme instrument sexuel - qui incommode votre esprit. Un esprit qui n’a fait pas sa mue, dirons-nous par euphémisme. Rassurez-vous : peut-être s’épanouira-t-il un jour comme une fleur au printemps.
En tout cas, condamner cet événement en mettant les enfants en première ligne, voilà ce que j’appelle un comportement d’un puritanisme exaspérant.
Je souscris totalement à ces propos de Romain Desbois. Ceux qui refoulent la réalité sexuelle de l’être humain et qui jettent l’anathème sur des mainfestations comme celle décrite dans le présent article, au nom de je ne sais quelles vertus et de je ne sais quelle pureté humaine, devraient consulter quelque spécialiste de la psyché pour mettre en bon état de marche leur esprit déréglé et devraient prendre conscience que ce sont peut-être eux les vrais pervers, et non pas les hédonistes (avec un "h", Romain) qu’ils montrent du doigt, dans la mesure où la perversité est souvent la conséquence d’un un problème psychologique personnel avec la dimension corporelle de l’homme.
(Désolé pour un cette phrase un tantinet proustienne.)
Il parle surtout de sexe, votre article, là. L’amour et l’horrible Saint-Valentin n’y occupent qu’une toute petite place. Remarquez, c’est bien mieux comme ça : le cul a toujours été plus intéressant que les sentiments.
Visiblement, Paul "Que la lumière soit, et la lumière fut" Villach, a beaucoup de mal à digérer que l’on ait pas réalisé un film sur lui lorsqu’il enseignait. Film dans lequel ses exceptionnelles qualités didactiques auraient jailli à la face du monde...
Que ce soit un jeune roquet qui ne lui arrive pas à la cheville, entouré d’autres jeunes roquets, analphabètes parce que n’ayant jamais suivi les cours de M. Villach, qui aient bénéficié de cet honneur à sa place semble très difficile à concevoir et à avaler pour lui... Et la pillule passe d’autant plus mal que "Entre les murs" a été primé et a reçu un acceuil international très favorable.
Bref, à partir de là, il faut prendre cet article pour ce qu’il est : un exutoire thérapeutique permettant à Paul "veni, vidi, vici" Villach de se libérer de toutes les mauvaises pulsions qui l’habitent du fait de ce terrible affront qu’on lui a fait, du fait qu’aucun metteur en scène ne se soit intéressé à l’immense pédagogue qu’il est.